Communautarisme (sociologie)

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Le communautarisme est un terme repris (de l'anglais) aux États-Unis dans les années 1980 pour désigner une philosophie dite « communautarienne » qui soutient que « l'individu n'existe pas indépendamment de ses appartenances, qu'elles soient culturelles, ethniques, religieuses ou sociales. »[1]

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme vient du latin « communis », formé de « cum » qui signifie « avec, ensemble » et de « munus » signifiant « charges, problèmes, dettes ». D'un point de vue strictement étymologique, le communautarisme désigne donc le fait de se mettre ensemble pour affronter des problèmes communs.

Le mot serait apparu aux États-Unis dans les années 1980. Mais selon Louis-Georges Tin, le mot y serait jusqu'à aujourd'hui très peu utilisé, mis à part dans les milieux ultra-conservateurs[2].

En France, le mot était quasiment absent dans la presse jusqu'en 1994. Entre 1994 et 1995, la fréquence du terme dans les dépêches AFP est soudainement multipliée par 15 ; puis entre 2001 et 2002, la moyenne annuelle est encore multipliée par 7. Selon Fabrice Dhume, l'année 1995 correspond à l'affaire Khaled Kelkal ; et l'année 2001, évidemment, aux attentats du World Trade Center à New York. Dans ces deux cas, la notion de “communautarisme” s’impose au profit et par l’intermédiaire de la réalité du terrorisme islamique.

Si le terme est au départ surtout appliqué à des musulmans, il est rapidement appliqué dans certains discours politiques et médiatiques également à d'autres situations et d'autres communautés (noires, asiatiques...etc), mais quasiment toujours dans un sens péjoratif[3].

Définition[modifier | modifier le code]

Selon Pierre-André Taguieff, « le communautarisme est défini par ses critiques comme un projet sociopolitique visant à soumettre les membres d'un groupe défini aux normes supposées propres à ce groupe, à telle communauté, bref à contrôler les opinions, les croyances, les comportements de ceux qui appartiennent en principe à cette communauté. »

En France, le terme s'emploie de manière péjorative et généralement idéologique pour désigner une sorte de menace qui pèserait sur la nation, et qu'on oppose de façon équivoque autant au républicanisme qu'à la laïcité, au nationalisme, à l'universalisme ou à l'individualisme[4].

Critique du terme[modifier | modifier le code]

Le terme a été critiqué[Par qui ?] pour son usage jugé tendancieux pouvant servir à légitimer un discours raciste : le « communautariste », c'est toujours l'autre, une figure pathologique composite pointée du doigt comme une sorte d'ennemi de la nation[5].

Selon la sociologue Sylvie Tissot, le terme est constamment utilisé pour désigner des minorités ethniques ou religieuses, mais jamais l’entre-soi bourgeois, blanc et masculin qui structure largement le monde des décideurs économiques et politiques. Elle souligne également ce paradoxe : la « communauté » se voit « parée de toutes les vertus quand elle est nationale, et elle appelle une allégeance, un amour, un dévouement impérieux et exclusifs (un « bon communautarisme »). Elle devient suspecte dès qu’elle est régionale, sociale, sexuelle, religieuse, ou plus précisément dès que, sous ces différentes modalités, elle est minoritaire. »[6].

Différents communautarismes[modifier | modifier le code]

Argumentation[modifier | modifier le code]

Selon les adversaires du communautarisme les droits d’un individu risquent de devenir différents en fonction de son appartenance à telle ou telle communauté, fondée sur une religion, une ethnie ou une communauté linguistique[7].

Pour les républicains, le communautarisme remet en cause l’espace public neutre, et empêche l’individu de se définir ou de se redéfinir[8] : une fois membre d’une communauté, il devient difficile d’en sortir (par exemple, le Conseil français du culte musulman (CFCM), sous la pression de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), refuse d’accepter le droit à changer de religion pour les musulmans, et préfère que ne soit cité dans la charte, que la référence aux droits de l'Homme et non à la seule liberté de changer de religion car cela accréditerait l'idée qu'il y ait quelque chose en islam qui limite cette liberté[9]).

Mais la confrontation des différences entre ces communautés pose encore de nombreux problèmes (cf. les débats actuels, qui démontrent par leur simple présence que les « complexités » de la vie contemporaine dans une société de plus en plus « communautaire » ou ségrégée [réf. nécessaire] ne sont pas réglées), l'un de ces problèmes étant l'échelle que l'on adopte (mondialité, etc.) pour décrire les phénomènes de dissolution et de recomposition identitaires.

Les positions extrêmes et le positionnement situé[modifier | modifier le code]

Pour ses défenseurs les plus extrêmes, aucune perspective n'existe en dehors de la communauté et il est impossible de se détacher de son histoire et de sa culture [réf. nécessaire]. Pour eux,

  • La communauté précède l'individu, l'idéal partagé est plus important que la défense de la liberté individuelle.
  • L'État - ou l'autorité, pour les communautés plus petites -, ne peut être neutre ou laïc en matière de choix culturels, religieux ou de morale.
  • Les valeurs de référence sont essentiellement traditionnelles, construites sur un passé mythique ou idéalisé.

Il existe cependant des formes de communautarisme n'adoptant pas des positions aussi caricaturales [réf. nécessaire], souvent empreintes de fanatisme religieux et de traditionalisme [réf. nécessaire]. Pour eux, l'individu est simplement engagé dans une histoire dont il ne peut être totalement indépendant[10].

Communautarisme et anticommunautarisme en France[modifier | modifier le code]

En France, le terme prend une autre signification : il qualifie les revendications culturelles ou politiques de groupes minoritaires, et il est en général utilisé par les opposants à cette tendance à la sectorisation de la société française. Selon Laurent Lévy, le mot "communautarisme" se définit avant tout en creux, en définissant ce que les critiques du communautarisme condamnent quand ils se servent de ce mot. Ainsi, si le mot communautarisme peut rencontrer des réalités sociales avérées, ce n’est le plus souvent pas dans l’un de ces sens qu’il est employé, mais plutôt dans le sens de ceux qui condamnent le communautarisme[11]. Toujours selon Laurent Lévy, « Le "communautarisme" n’existe pour l’essentiel que comme figure de ce qu’il faut rejeter. »[12]. De même selon Pierre-André Taguieff, « le "communautarisme" est d'abord un mot qui dans le discours politique français depuis une quinzaine d'années fonctionne ordinairement comme un opérateur d'illégitimation » et « le communautarisme est défini par ses critiques comme un projet sociopolitique visant à soumettre les membres d'un groupe défini aux normes supposées propres à ce groupe, à telle communauté, bref à contrôler les opinions, les croyances, les comportements de ceux qui appartiennent en principe à cette communauté »[1].

Le communautarisme est un terme polémique utilisé en France pour qualifier l'attitude ou, plus généralement, le mode de vie d'une communauté minoritaire devant lesquels les idéaux républicains, égalitaires et laïcs devraient s'effacer au nom d'un droit à la différence revendiqué par ces mêmes minorités[réf. nécessaire]. Bien originellement utilisé par les opposants à ces comportements, ce mot est maintenant repris par certaines associations représentant ces minorités[réf. nécessaire].

Pierre-André Taguieff a pu écrire : « Le terme "communautarisme" est utilisé, surtout en langue française (depuis les années 1980), pour désigner avec une intention critique toute forme d'ethnocentrisme ou de sociocentrisme, toute autocentration de groupe, impliquant une autovalorisation et une tendance à la fermeture sur soi, dans un contexte culturel dit "postmoderne" où l'"ouverture", et plus particulièrement l'"ouverture à l'autre", est fortement valorisée... »[13]

La République française est, selon certains, par essence anticommunautariste, ceci est parfois contesté[14]. Les articles suivants résultent de versions successives de la constitution qui ont constamment durci l'attitude du pouvoir vis-à-vis des communautés et par extension vis-à-vis des minorités :[réf. nécessaire]

Ce dernier article a été rajouté dans le cadre de la révision constitutionnelle de 1992, lors du processus d'adoption du traité de Maastricht. (voir Politique linguistique de la France)

Ces principes s'opposent donc à la reconnaissance publique de groupes, minorités ou communautés autres que la communauté des citoyens, quelles qu'en soient leur nature (raciale, ethnique, linguistique, religieuse...). L'idéologie sous-jacente à la constitution (l'état-nation : « Une langue, un peuple, une nation, un état ») s'oppose donc à la reconnaissance de minorités nationales voire de peuples minoritaires en France.

Ils ont été à chaque fois réaffirmés et durcis par le Conseil constitutionnel et par le Conseil d'État, notamment :

  • Décision du Conseil constitutionnel du 09/05/1991 : « Considérant que la France est, ainsi que le proclame l'article 2 de la Constitution de 1958, une République indivisible, laïque, démocratique et sociale qui assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens quelle que soit leur origine ; que dès lors la mention faite par le législateur du "peuple corse, composante du peuple français" est contraire à la Constitution, laquelle ne connaît que le peuple français, composé de tous les citoyens français sans distinction d'origine, de race ou de religion »[15].

L'anticommunautarisme est mis en cause, par exemple :

  • indirectement par des personnalités politiques :
    • La nomination de préfets en mettant en avant leur religion[19],
    • La volonté de Nicolas Sarkozy de « faire apparaître l'origine ethnique des délinquants dans les statistiques de la police »[20].[réf. nécessaire]

Critiques de l'anticommunautarisme français[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs ont critiqué l'anticommunautarisme français (voir bibliographie).

Les adversaires de l'anticommunautarisme dénoncent la spécificité de l'anticommunautarisme français, alors que les pays anglo-saxons reconnaissent les communautés et le multiculturalisme[réf. nécessaire] et connaissent cependant nettement moins d'émeutes raciales que la France.

Les anticommunautaristes sont accusés[réf. nécessaire], en fonction des attitudes qu'ils adoptent :

En France, la conception de l'Universalisme républicain est censée résoudre ces contradictions en :

  • Définissant un socle de valeurs ou caractéristiques communes (laïcité, langue française, etc.)
  • Laissant à chacun le libre choix de ses convictions ou de ses particularismes / spécificités culturelles, religieuses, ...

Affirmation de l'anticommunautarisme[modifier | modifier le code]

En fait, toutes les politiques se déclarent anticommunautaristes, tant le mot contient des charges péjoratives.

Ceci n'empêche nullement la défense des minorités. Par exemple, François Bayrou qui se dit attaché au modèle républicain français déclare : « La défense du français n'est pas contradictoire avec la défense des langues de France, avec la défense de la diversité culturelle de notre patrimoine que chacune des langues régionales constitue ! Alors que nous nous battons pour la diversité culturelle, devrions-nous pas considérer que parce qu'une langue est minoritaire, elle est moins digne d'intérêt ? Ces langues sont victimes d'un ostracisme. Si nous laissons faire, un jour le français sera lui aussi ostracisé, car c'est une langue minoritaire en Europe et dans le monde.

Les langues régionales sont en danger de mort [réf. nécessaire]. Pour certaines, c’est une question d’années [réf. nécessaire]. La loi doit imposer, non seulement le respect de ces langues, mais leur défense : le respect ne suffit plus [réf. nécessaire]! Nous avons besoin de fonder une politique positive. L’inscription dans la loi de la défense de ces langues induira une décision politique de première importance : la signature par la France de la Charte des langues régionales ou minoritaires.

Il s’agit de défendre un droit. En tant que citoyens français, nous avons tous le droit de pratiquer les langues qui nous ont faits ce que nous sommes. »[21]

Illustrations de l'anticommunautarisme français[modifier | modifier le code]

Le juge pénal a refusé le bénéfice des dispositions du Code pénal à des justiciables qui portaient plainte contre un courrier d'un lecteur réunionnais publié le dans le Journal de l'île de la Réunion, dirigé par Philippe Hersant. Ce courrier indiquait : « Tout le monde sait et dit que les Corses, dans leur immense majorité, ne sont que des voleurs et des profiteurs, des racketteurs et des racistes et quand ils ne sont pas directement engagés dans l'action illégale, ils en sont complices en observant l'Omerta, cette loi du silence que l'on veut nous faire croire inspirée par l'honneur alors qu'elle n'est qu'une manifestation de la trouille, de la couardise et du terrorisme. Ils sucent la Nation française et l'Europe en utilisant des vrais faux certificats administratifs. Et ne parlons pas des assassins jamais poursuivis ou, en tous cas, jamais condamnés même lorsqu'ils sont pris en flagrant délit. Les Corses sont des racistes et ont organisé de façon efficace la préférence régionale et le zoreil déor (en créole : continentaux dehors) ». La Cour d'appel de la Réunion a débouté les plaignants en jugeant : « Attendu qu'il n'existe ni ethnie, ni nation, ni race, ni religion dite "corse" ; que, dès lors l'article incriminé ne s'inscrit pas dans le champ d'application des dispositions susvisées de la loi du 29 juillet 1881 » (Cour d'appel de Saint-Denis, , Philippe Hersant).

Anticommunautarisme et politiques régionalistes[modifier | modifier le code]

Les anticommunautaristes voient dans l'existence de communautés (voire de minorités) d'origine ou régionales un danger pour l'unité nationale (selon le principe « Une seule langue, un seul peuple, une seule nation, un seul État ») et une menace pour la cohésion sociale.

Les régionalistes voient, à l'inverse, dans le développement de l'utilisation du terme anticommunautarisme :

Les défenseurs des langues et cultures minoritaires ne considèrent pas (et depuis au moins un siècle) qu'il y a opposition entre l'existence du peuple français et l'existence des peuples minoritaires.

Selon eux, le terme "indivisibilité" pose une volonté d'union - ce qui est positif et ne s'oppose pas à l'existence de minorités : il ne s'agit pas de revendications communautaristes. Ils sont donc en désaccord avec l'interprétation donnée actuellement par le conseil d'État et par les nationaux-républicains, puisqu'elle aboutit à nier l'existence de minorités nationales en France et donc à la négation des droits des minorités culturelles en France, comme l'a maintenu la France lors de la signature de différents textes juridiques internationaux. Les républicains estiment de leur côté que la définition de droits culturels implique une limitation des droits de l'individu[réf. nécessaire].

L'action de nombreuses personnes parmi les nationaux-républicains consiste à dévaloriser systématiquement les langues et cultures minoritaires ainsi que leurs défenseurs (notamment dans le choix des termes tribus, repli identitaire, ethnicisation, communautarisme). Les questions linguistiques ne sont jamais abordées du point de vue des droits de l'homme, tels qu'ils apparaissent dans les documents juridiques internationaux de l'ONU.

Sentiments antirégionalistes bretons[modifier | modifier le code]

Des régionalistes parlent de la brittophobie (néologisme peu employé)[réf. nécessaire] qui serait la manifestation d'un sentiment antibreton que certains individus éprouvent à l'égard soit des Bretons eux-mêmes, soit de leur culture ou de leurs langues, ou de ce qui est considéré (à tort ou à raison) comme particulièrement breton. Ils parlent aussi de racisme antibreton.

Exemples de brittophobie :

  • Les quolibets de la presse parisienne lors de la création de diplômes de la langue bretonne (licence, CAPES)[22], qui ouvrirent la voie aux diplômes pour les autres langues minorisées, quolibets qui ne se renouvelèrent pas lors de la création des diplômes de créole.
  • L'indignation de parlementaires quand la France fut représentée à l'Eurovision par une chanson en breton interprétée par Dan Ar Braz[23].
  • La dénonciation des écoles Diwan, sous prétexte qu'elles n'enseigneraient pas le français, alors qu'elles sont bilingues[24],[25].
  • L'opposition du préfet du Finistère aux panneaux évoquant la révolte des Bonnets Rouges aux abords de la ville de Carhaix, épisode marquant de l'histoire de Bretagne[26].
  • L'opposition de certains élus locaux aux panneaux routiers bilingues breton-français en Bretagne apposés à l'initiative du Conseil général du Morbihan, à la suite de la mobilisation du mouvement breton[27].

Anticommunautarisme européen[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, le terme a été employé dans un article du Figaro.fr pour désigner l'attitude, jugée hostile par la Commission européenne, du gouvernement allemand d'Angela Merkel à l'égard des institutions européennes[28]. Au niveau d'une communauté de pays, comme l'Union européenne, le terme peut être employé pour désigner une attitude ou une politique hostile à l'égard de cette communauté ou de ses institutions[29]. Certains inversent le terme, présentant par exemple les défenseurs de la Communauté européenne comme communautaristes, auxquels s'opposent les souverainistes, en fait plus repliés sur leur communauté nationale.

Communautarisme au Québec[modifier | modifier le code]

Le communautarisme au Québec s'apparente beaucoup plus au communautarisme américain qu'au communautarisme français et se base sur un concept socio-ethnolinguistique. Il est presque exclusivement associé aux regroupements issus de l'immigration (Italo-québécois[30], Québécois d'origine haïtienne, Arméno-québécois, ou Irlando-québécois) incluant les Anglo-québécois qui sont également considérés comme une communauté historique (peuples fondateurs). En général, le terme de communautarisme ne s'applique pas aux autochtones du Québec. On va plutôt parler de « communauté autochtone » pour définir une population spécifique dans un territoire donné (Réserve ou établissement). Le facteur social n'étant pas nécessairement pris en compte.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie sur le sujet[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b article de Sciences Humaines, Communautarisme, une notion équivoque Catherine Halpern
  2. êtes-vous communautaristes ?, Les Mots sont importants, 8 mai 2005.
  3. Fabrice Dhume, L’imaginaire nationaliste entre catégorisation ethnique et prescription identitaire, Revue VEI-Diversité, N°150, septembre 2007.
  4. Communautarisme, une notion équivoque, Sciences Humaines, 15 juin 2011.
  5. Autour du communautarisme, Les Cahiers du Cevipof, septembre 2005.
  6. Qui a peur du communautarisme ?, Les mots sont importants, 7 novembre 2012.
  7. Selon René Andrau. « Les tentatives de définition des droits culturels au sens de droits d'une culture impliquent une limitation des droits de l'individu. » Interview pour l'Observatoire du communautarisme. En ligne [1]. Consulté le 6 février 2007
  8. Henri Pena-Ruiz. Laïcité et égalité, leviers de l’émancipation. Observatoire du communautarisme, 1er mars 2004. En ligne [2]. Consulté le 13 février 2007
  9. [PDF]Mohamed El Khatib. Le processus de mise en place d'instances représentatives de l'islam en France. De Pierre Joxe à Nicolas Sarkozy : 1990-2003. Disponible en ligne [3], p.  58
  10. On appelle alors « individualisme » (triomphant) ce qui reste lorsque les attaches et les appartenances ont été laminées, abêties, disqualifiées. Voir, en ce sens critique, la réflexion sur les agencements collectifs et l'écologie des pratiques proposée par la philosophe Isabelle Stengers.[MP3]
  11. [4] cité en substance : « On peut certes trouver au mot "communautarisme" des sens qui rencontrent des réalités sociales avérées. Mais ce n’est le plus souvent pas dans l’un de ces sens qu’il est employé. On s’attachera donc pour une part à chercher à comprendre de quoi l’on parle lorsque l’on condamne le communautarisme. Car - le fait est notable - la plupart des discours sur le "communautarisme" sont d’abord et avant tout des discours de l’anticommunautarisme. » dans le texte
  12. extrait du livre le spectre du communautarisme Laurent Lévy
  13. [5]
  14. « La République, dans les textes, fut toujours très tolérante, et basée sur les trois principes bien connus de Liberté, Égalité, Fraternité, le troisième axe définissant l’esprit de tolérance français de la différence, ce qui, d’une certaine façon, fait référence à l’esprit des Lumières. Il n’est donc pas de théorie anti-communautaire au sein des lois de la République. On notera même que depuis un siècle, les lois des associations civiles dites "de loi 1901" et des associations cultuelles dites "de loi 1905" opèrent dans une légitimité juridique incontestable. » Voir Déconstruction du concept de communautarisme 1001nights.free.fr
  15. Décision n° 91-290 DC du 9 mai 1991
  16. www.conseil-etat.fr et www.conseil-etat.fr
  17. Décision n° 99-412 DC - 15 juin 1999
  18. Voir la page Ils ne nous aiment pas sur le site du mouvement des Indigènes de la République
  19. Nicolas Sarkozy et le "préfet musulman" : France 2, 20/11/2003
  20. RMC, 13/02/2006
  21. François Bayrou, circulaire du . Voir notamment www.bayrou.fr.
  22. « Monsieur Lang ayant créé un Capes de patois breton, pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver, comme on dit de nos jours. » (Jean Dutourd, France-Soir Magazine, novembre 1985)
  23. « La promotion des langues régionales et la préservation de nos cultures régionales, et en particulier bretonne, sont essentielles. Au 43e concours de l'Eurovision qui vient d'avoir lieu en Norvège, la France a présenté une chanson bretonne. Mais ne conviendrait-il pas que, dans les organisations internationales, nos représentants s'expriment en français ? Lorsque la langue française est menacée, il est choquant de voir la France représentée par le breton. » (Madame Monique Rousseau, député RPR du Doubs, 1996)
  24. Voir l'article sur les écoles Diwan
  25. Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon remet en cause la légitimité des écoles DIWAN : « Décider qu’on va organiser toute la scolarité d’un enfant dans une langue qui n’est pas celle que parlent tous les habitants du pays révèle une dimension psychologique qui m’effraie. J’assimilerais cela davantage à une pratique sectaire qu’à une pratique éducative. »
  26. Le panneau interdit par le préfet
  27. Ouest-France des 18 novembre 2005, 10 et 11 février 2007, et Les Infos, hebdomadaire de Ploërmel, 14 février 2007. Voir également les communiqués de Bemdez sur le site de l'Agence Bretagne Presse : www.agencebretagnepresse.com 1, www.agencebretagnepresse.com 2 et www.agencebretagnepresse.com 3. Dans son communiqué du , « L'association culturelle Bemdez » affirme s'être « fortement mobilisée pour la mise en place de cette signalisation bretonne. »
  28. Voir Pierre Avril, « L'attitude du gouvernement Merkel vis-à-vis des institutions européennes est jugée hostile. », publié le sur le site du Figaro.fr
  29. Voir Pierre Avril, « L'attitude du gouvernement Merkel vis-à-vis des institutions européennes est jugée hostile. », publié sur le site du Figaro.fr
  30. Les écrivains italo-québécois dans leur rapport à la langue et à la culture ou comment se positionner comme écrivain à part entière dans le contexte québécois par Jérôme Ceccon, Universiteit Antwerpen