Édouard Limonov

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Édouard Limonov

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Édouard Limonov au VIe Festival International du Livre de Moscou, en 2011.

Nom de naissance Édouard Veniaminovitch Savenko
Activités Romancier, nouvelliste, poète, journaliste, polémiste, personnalité politique
Naissance 22 février 1943 (71 ans)
Dzerjinsk, oblast de Gorki, RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Langue d'écriture Russe

Édouard Veniaminovitch Savenko, dit Édouard Limonov (en russe : Эдуард Вениаминович Лимонов), né le 22 février 1943, est un écrivain franco-russe et dissident politique, fondateur et chef du Parti national-bolchevique.

Truand à Kharkov, poète à Moscou, sans-abri puis domestique à New York, écrivain et journaliste à Paris, soldat en Serbie, dissident puis prisonnier politique dans l'ex-URSS, Limonov est candidat à la présidentielle russe de 2012.

Selon Emmanuel Carrère, son biographe, « sa vie symbolise bien les rebondissements de la seconde partie du XXe siècle ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Limonov est né à Dzerjinsk, en URSS - une ville industrielle située sur la rivière Oka -, près de la grande ville de Nijni Novgorod (Gorki, sous le régime soviétique). Dans les premières années de sa vie, sa famille s'installe à Kharkov, RSS d'Ukraine, où Limonov a grandi. Son père est un officier subalterne du NKVD. Contrairement à la rumeur que l'auteur laisse courir, sans doute par goût de provocation, son père n'est pas un tchékiste haut placé de la police politique, et il n'a donc pas orchestré de purge ou de répression ; petit officier sans ambition, son père est l'équivalent d'un gendarme français, qui sert comme surveillant d'usine pendant la Seconde Guerre mondiale, sans connaître par conséquent le front. Les premières années de la vie de Limonov s'écoulant en grande partie avec des militaires, ces derniers racontent sans cesse des récits de guerre, que le jeune fils d'officier admire. Très affecté, il l'est quand il apprendra que sa myopie l'empêchera d'épouser la carrière militaire, et qu'il devra porter des lunettes, ce qui ne sied pas, selon lui, au grand héros qu'il voudrait devenir[1] Petit, il lit avec passion les romans de Jules Verne et d'Alexandre Dumas, et souhaite parcourir le monde en aventurier et en héros. Il dira plus tard que tout ce dont il a rêvé, il l'a fait.

Banlieue de Kharkov[modifier | modifier le code]

Dans la banlieue de Kharkov appauvrie et qui sent encore les secousses de la guerre, Limonov et ses amis deviennent des petites frappes, enchaînant les petits coups, qui le font parfois aller en garde à vue, mais il évite la prison grâce à la position de son père, connu et apprécié dans toute la ville[2]. Limonov racontera sa vie à Kharkov et notamment ses aventures de petit truand dans Autoportrait d'un bandit dans son adolescence, L'adolescent Savenko et Le Petit Salaud. Cette vie de petit bandit s'arrête quand ses deux meilleurs amis sont pour l'un mis en prison pour deux ans, et pour l'autre envoyé à l'usine pour vivre et obligé de se marier car il a mis sa petite copine enceinte[3].

Il commence ensuite, par l'intermédiaire de son nouvel ami Kostia, à fréquenter la bohème kharkovienne, dont le centre est la librairie 41, où l'on s'échange des livres interdits, les apprend par cœur ou les recopie ; c'est ainsi qu'il découvre Anna Akhmatova, Marina Tsvetaïeva ou le poète montant Joseph Brodsky (qu'il haïra par la suite), et qu'il commence à écrire des poèmes, encouragé par ses amis.

Moscou, début des années 1970[modifier | modifier le code]

Ses poèmes obtiennent un certain succès, mais il est bientôt invité à quitter l'Union soviétique (officiellement, il serait parti de son plein gré pour les USA).

New York en 1974[modifier | modifier le code]

À trente ans, il commence à écrire des romans. À cette époque, il fréquente les milieux punk et avant-gardistes de New York et admire la musique de Lou Reed. Il découvre les revers de la liberté : après avoir été un dissident acclamé par l'Occident, la maigre pension qu'on lui donne lui suffit juste à se payer un hôtel miteux, dans lequel il ne peut même pas allumer le gaz. Sa vie est miséreuse ; il s'engouffre dans les bas-fonds new-yorkais, l'envers du rêve américain, et fréquente des sans-abris, avec qui il a des relations sexuelles débridées, expérience décrite dans son livre Le Poète russe préfère les grands nègres. Il arrive ensuite à trouver un emploi chez un millionnaire new-yorkais. De cette période sont issus deux ouvrages autobiographiques Journal de son serviteur et Journal d'un raté, ce dernier publié en France en 1983.

Paris en 1982[modifier | modifier le code]

Il s'y installe avec sa compagne Natalia Medvedeva, avec pour seuls biens propres une affiche de Lénine, la Remington pesant plus de vingt kilos de son père, et un uniforme d'officier de l'Armée rouge. Il devient rapidement actif dans les cercles littéraires français.

Il collabore à des journaux communistes (L'Humanité) et nationalistes (Le Choc du mois), et surtout à L'Idiot international, ce qui a nourri sa réputation de « rouge-brun » (c'est-à-dire fasciste et communiste), ou national-bolchévique.

C'est à L'Idiot international qu'il vit une des périodes les plus fastes de sa vie, pendant laquelle il se lie d'amitié avec des écrivains français comme Marc-Édouard Nabe, Patrick Besson ou Philippe Sollers.

Alors que l'empire soviétique rend l'âme, il s'en prend violemment à Gorbatchev, mais aussi à l'Amérique « maître du monde » et à la publicité dont nous serions tous les « victimes consentantes ». La chute du mur de Berlin le laisse sidéré ; il pose simplement une sorte d’épitaphe avec la formule restée célèbre : « Le mur est mort, vive le mur ! »[4] On le voit passer à deux reprises à la télévision sur le plateau de Thierry Ardisson. Il est notamment défendu par Patrick Gofman.

Retour bref en Russie[modifier | modifier le code]

Après la chute du bloc soviétique, il retourne un court temps en Russie, où il retrouve brièvement ses parents non revus depuis 20 ans [5].

Épisode serbe[modifier | modifier le code]

Pour des raisons inconnues, il décide de repartir, et on le retrouve quelque temps plus tard en Serbie, pendant les guerres de Yougoslavie. Les images de Limonov discutant avec Radovan Karadžić, alors que les troupes serbes mitraillent Sarajevo, choquent fortement les Occidentaux. À partir de cette période, Limonov, sulfureux, n'est plus réédité en France ; il sombre peu à peu dans l'oubli dans tout le monde occidental.

Fin des années 2000[modifier | modifier le code]

Il sort de l'oubli, d'une part pour son rôle dans la vie politique russe (voir la section suivante) et, en France, lors de la publication du roman d'Emmanuel Carrère, Limonov, qui retrace la vie de l'écrivain russe. Ce roman a reçu le prix Renaudot et s'est vendu à plus de 220 000 exemplaires en France en 2011[6]. Limonov redevenu fréquentable, le succès du livre de Carrère permet la réédition chez Albin Michel d'une partie de ses œuvres, notamment le Journal d'un raté, Autoportrait d'un bandit dans son adolescence et Le Petit Salaud, réédités entre novembre 2011 et janvier 2012.

Vie politique[modifier | modifier le code]

National-bolchévique[modifier | modifier le code]

Revenu en Russie, l'écrivain fonde, sous la direction d'Alexandre Douguine, le Parti national-bolchévique (PNB). Après avoir rompu avec ce dernier, il est arrêté en 2002 pour trafic d'armes et tentative de coup d'État au Kazakhstan. Il est conduit à purger deux ans de prison, au lieu des quatorze années auxquelles il est condamné[7]. Libéré sous la pression d'une campagne internationale. Il reçoit le prix Andreï Biély en 2002.

Lors de son dernier congrès, au début de l'année 2006, le Parti national-bolchévique éclate. Une fraction minoritaire (le Front national-bolchévique) rompt avec le PNB, et se rapproche de l'Union de la jeunesse eurasiste, branche jeune du parti d'Alexandre Douguine, ce dernier étant proche du Kremlin. Limonov maintient son action avec ses partisans sous le même nom[8].

Depuis, des heurts très violents (avec usage d'armes) opposent partisans de Limonov et ceux de Douguine. Les seconds reprochent aux premiers de travailler contre la Russie et pour l'Occident, du fait de l'alliance conclue par Limonov avec le Front civique unifié, qui regroupe nombre de militants pro-occidentaux ou libéraux. On constate aujourd'hui un désengagement de ce dernier dans cette alliance, que Limonov lui-même considérait comme tactique. Alain Soral a évoqué, à ce sujet, le terme de « peste orange-brune »[réf. nécessaire]. Douguine pense qu'il ne reste rien de brun aux nazbols, qu'il qualifie d'opportunistes sans idéologie claire. Les libéraux, quant à eux, hésitent à aller plus loin, pour des raisons contraires.[Quoi ?] Pour Limonov, la liberté n'est pas une question d'idéologie, et c'est cette première question qui se pose aujourd'hui. Il accepte tous les alliés, car il n'y en aura jamais assez dans un combat inégal contre le régime. Ce sont les libéraux qui avaient répondu à l'appel, mais ça pourrait être des nationalistes, qu'il a également invités à participer au combat civil.

Le 31 janvier 2009, Limonov ainsi que d'autres membres du Parti national-bolchevique sont interpellés par la police à la suite d'une manifestation opposée à la politique du Kremlin, à Moscou[9].

Le 31 mai 2009, il est de nouveau arrêté avec des membres de son parti, ainsi que d'autres opposants à Poutine, lors d'une manifestation non autorisée[10]. Limonov avait, à ce moment, déclaré se présenter aux élections présidentielles de 2012[11].

Le 22 avril 2010, le « NET » russe le montre dans ses ébats avec une prostituée.

Le 31 mai 2010, pour la première fois, il n'est pas arrêté, dans le cadre d'un meeting non sanctionné de 3 000 personnes, niveau comparable aux années 1990.

"L'autre Russie" et Stratégie 31[modifier | modifier le code]

Edouard Limonov à la conférence "Strategy-31"

Son engagement contre Poutine et l'interdiction du parti national-bolchévik entraînent Limonov à se rallier aux libéraux, bien qu'il conserve un très fort nationalisme. Il mène un parti nommé L'autre Russie, dont le nom est une réponse au parti de Poutine, Russie unie. Il se rapproche notamment de Garry Kasparov, le joueur d'échecs, figure traditionnelle de l'opposition au régime poutinien. Il considère que Poutine est « une sorte de César présidant la chute de l'Empire romain » [12]

À partir de janvier 2010, il codirige un mouvement appelé Stratégie 31, qui manifeste tous les 31 du mois (c'est-à-dire un mois sur deux) pour demander le respect de l'article 31 de la Constitution russe, qui, en théorie, promet le droit de manifester. Ces manifestations sont suivies par un petit millier de personnes. Il est arrêté après chaque manifestation avec quelques-uns de ses partisans, et passe quelques jours en prison, avant d'être libéré, souvent au bout de deux semaines[13]. Après avoir dirigé un parti considéré « rouge-brun » et extrémiste, c'est un revirement surprenant : Limonov s'impose comme un grand défenseur de la liberté d'expression, de la liberté de pensée et de manifester.

Le 4 décembre 2011, alors que Limonov vient de s'être déclaré candidat à l'élection présidentielle de mars 2012, et que les élections législatives s'apprêtent à se dérouler, il est arrêté à Moscou lors d'une manifestation contre le trucage avéré des élections législatives, qui ont donné le parti de Vladimir Poutine gagnant, malgré une baisse significative des voix qui lui sont accordées.

Dans une interview au JDD parue le 6 décembre (alors que Limonov est en prison), il affirme vouloir lancer la voie de la résistance civile, car il pense désormais qu'une révolution n'est pas possible car elle serait immédiatement écrasée. Alors qu'il voyait Kasparov comme le chef possible d'une opposition unie, il avoue sa déception : depuis sa dernière arrestation et son passage de quatre jours en prison, ce dernier s'est retiré de la scène politique. C'est une des raisons qui ont poussé Limonov à se présenter aux présidentielles de mars 2012  : il pense être le seul à avoir la carrure nécessaire[14].

Le 18 décembre, la commission électorale russe rejette sa candidature sous prétexte que l'écrivain a été investi dans un bus. Ce fait était vrai, mais avait obligé car des policiers empêchaient l'entrée de ses partisans dans l'hôtel où il devait être investi. Limonov, dégoûté, répondra laconiquement « Il n'y avait rien d'autre à attendre d'un État policier »[15]. Il porte plainte à la Cour européenne des droits de l'homme, lui demandant de se pencher sur son cas en priorité, pour qu'il puisse se présenter aux élections du 4 mars[16].

Le 31 décembre, il est simplement interpellé (et non plus arrêté et mis en prison) lors d'une de ses habituelles manifestations pour le respect de l'article 31 de la Constitution russe.

Écriture[modifier | modifier le code]

Limonov fut un auteur très prolifique, ayant écrit de très nombreux livres (tous originalement en russe) ou articles (en russe, anglais ou français). Ses livres sont pour la plupart de nature autobiographique, caractérisée par leur cynisme et leur violence. Limonov raconte ses expériences, d'abord de jeune Russe ("Autoportrait d'un bandit dans son adolescence", "Discours d'une grande gueule coiffé d'une casquette de prolo"), puis d'émigré à New York ("Journal d'un raté", "Le Poète russe préfère les grands nègres"), de son séjour en prison à son retour en Russe ("Mes prisons") et enfin de son engagement politique contre le pouvoir de Vladimir Poutine ("L'autre Russie", "Limonov vs Poutine"), toujours de manière très crue et directe.

Malgré sa très bonne connaissance de l'anglais et du français, Limonov a toujours écrit ses livres en russe. Ses seules productions littéraires en langue étrangère sont des articles parus dans divers journaux français.

Premiers écrits en URSS[modifier | modifier le code]

Limonov a commencé sa carrière d'écrivain en tant que poète, fortement influencé par Vladimir Maïakovski. Aucun de ses recueils de poésie de cette époque n'est traduit en français. On sait en revanche qu'il se fit connaître dans un cercle dissident, et que son travail fut apprécié, et suffisamment connu pour qu'on lui enjoigne de quitter l'URSS. Il voua toute sa vie une grande animosité au poète Joseph Brodsky, de trois ans plus âgé que lui, également dissident et futur prix Nobel de littérature, car Brodsky lui aurait pris la place de dissident reconnu et acclamé que Limonov estimait mériter[17].

New York[modifier | modifier le code]

Arrivé à New York, il passe un long moment sans écrire, environ deux ans, et vit de manière assez misérable, soit sans-abri soit vivant dans un taudis. Il sortira de cette expérience un roman autobiographique, Le poète russe préfère les grands nègres, qui raconte ses aventures sexuelles avec les clochards de New-York. Ce livre choqua largement l'opinion, et valut à Limonov une petite reconnaissance.

Article détaillé : Journal d'un raté.

Dans la foulée, il écrit Journal d'un raté, un autobiographie en forme de journal, mais non daté. Les textes forment des ensembles indépendants, racontant chacun soit une expérience, une observation, une remarque sur la société en général, un souvenir ou une apostrophe au lecteur (l'utilisation du pronom personnel "Tu" dans ces textes peut par ailleurs renvoyer au lecteur, à un éventuel ami auquel Limonov dédierait son livre, ou à Limonov lui-même). Il fait un constat amer sur sa vie : « J'ai trente-quatre ans et je suis fatigué des relations humaines » [18] Il raconte sa vie marginale, et se sert de ce point de vue marginal pour montrer la société new-yorkaise de manière extrêmement cynique. Ce livre ne peut être qualifié de roman, étant donné l'absence de trame dans tout l'ouvrage, mais ce n'est pas non plus un journal, étant donné l'absence de datation ; ce livre échappe donc à la catégorisation dans un genre littéraire. Cependant, pour la réédition du Journal d'un raté chez Albin Michel en 2011, le livre est qualifié de roman.

Enfin, il raconte son expérience de domestique d'un milliardaire new-yorkais dans Journal de son serviteur, toujours avec une grande violence, notamment envers son « maître », qui pourtant l'appréciait beaucoup, et qui fut apparemment très choqué par le livre[19].

Paris[modifier | modifier le code]

Limonov possède déjà un petit succès en France grâce à la traduction du Poète russe préfère les grands nègres, puis grâce à la parution du Journal d'un raté en 1982. Il devient à cette époque une des personnalités de Saint-Germain-des-Prés[20]. À Paris, sa production est surtout journalistique, notamment pour le journal L'idiot international. Il s'essaye au roman, avec notamment La Mort des héros modernes, son seul roman traduit en français pour l'instant. Il compose également un certain nombre de nouvelles, parues en recueils à la fin des années 1980 : Salade niçoise (nouvelle), Discours d'une grande gueule coiffée d'une casquette de prolo, ou encore Écrivain international.

Prisonnier en ex-URSS[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'URSS, Limonov passe un long moment sans écrire, pendant lequel il se trouve tout d'abord aux côtés des nationalistes serbes en ex-Yougoslavie, puis dans l'opposition russe. Son engagement politique lui vaut d'être mis en prison pendant trois ans. En trois années, il écrit trois livres, dont le seul traduit en français est Mes prisons, dans lequel il raconte toutes les prisons qu'il a connues dans sa vie. Un second, non-traduit en français mais dont le titre signifie Le Livre des eaux, consiste en une réflexion lyrique sur les eaux, lacs, mers, fleuves, rivières ou océans qui ont marqué sa vie, et les amours qui sont associées à chacun de ces souvenirs.

Russie[modifier | modifier le code]

Après sa libération, ses ouvrages sont pour majorité politiques : "L'autre Russie", manifeste de son parti, et "Limonov vs Poutine", pamphlet contre le dirigeant russe.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « J'ai un physique agréable, mais je mords. Attirant et venimeux. Des gens comme moi, on devrait les fusiller, qu'ils n'aillent pas répandre leur venin. Les États ont bien raison, ils s'y prennent même trop tard, il faudrait abattre préventivement les êtres capables de détruire. Je suis un chien enragé. » (Le Journal d'un raté, 1982) [21]
  • « Il n'y a plus ni gauche ni droite, il y a le système et les ennemis du système[22] ».
  • Soljenitsyne déclara que Limonov est « un petit insecte qui écrit de la pornographie »[23].
  • « Il n'y a pas de Russie de Poutine. Poutine n'est qu'un petit moment dans l'histoire de notre pays » [24]
  • « L'Europe se ment quand elle se dit qu'elle défend le Bien, la démocratie, les droits des hommes. L'Europe, en fait, tue les pays dissidents, les pays différents, l'homme différent. L'Europe poursuit le Bien avec tous les moyens du Mal. L'Europe est en crise profonde, en crise de conscience. L'Europe est perdue. Moi, je suis l'homme naïf, comme un saint, je ne suis pas un monstre. Je suis honnête. Peut-être qu'être honnête, c'est être un monstre pour les Européens ? » [25]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

La bibliographie a été établie d'après celle présente sur le site limonow.de[26].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Limonov présentant son livre intitulé Дети гламурного рая, en décembre 2008.
  • Мы — национальный герой, 1977
  • Русское, 1979
  • Это я, Эдичка (Eto ja, Editchka), 1979
  • История его слуги (Istoriïa ego slugi), 1981
  • Дневник неудачника (Dnevnik neudatchnika), également publié sous le titre Секретная тетрадь (Sekretnaja tetrad'), 1982
  • Подросток Савенко (Podrostok Savenko), également publié sous le titre Автопортрет бандита в отрочестве (Avtopotret bandita v otrotchestve), 1983
  • Чужой в незнакомом городе , 1985
  • Укрощение тигра в Париже, 1985
  • Молодой негодяй (Molodoi negodiaï), 1986
  • Палач, 1986
  • У нас была великая эпоха (U nas byla velikaïa epokha), 1987
  • Коньяк "Наполеон" (Koniak Napoleon), 1990
  • Иностранец в смутное время, 1992
  • Великая мать любви, 1994
  • Смерть современных героев (Smert' sovremennyh geroev), 1994
  • Убийство часового (Ubiïstvo tchasovogo), 1994
  • Исчезновение варваров, 1993
  • Лимонов против Жириновского, 1994
  • Мой отрицательный герой, 1995
  • Анатомия героя, 1997
  • Американские каникулы, 1999
  • Охота на Быкова: расследование Эдуарда Лимонова, 2001
  • Книга мёртвых, 2001
  • В плену у мертвецов, 2002
  • Книга воды, 2002
  • Дисциплинарный санаторий, 2002
  • Моя политическая биография, 2002
  • Девочка-Зверь, 2002
  • Смерть в автозаке, également publié sous le titre Бутырская-сортировочная, 2003
  • 316, пункт „В“, 2003
  • Контрольный выстрел, 2003
  • Другая Россия, 2003
  • Русское. Стихотворения, 2003
  • Русское психо, 2003
  • Священные монстры, 2004
  • По тюрьмам (Po tiurmam), 2004
  • Торжество метафизики, 2005
  • Настя и Наташа, 2005
  • Лимонов против Путина, 2006
  • Ноль часов, 2006
  • Смрт, 2008
  • Ереси, 2008
  • Дети гламурного рая, 2008
  • Последние дни супермена, 2008

Autres œuvres disponibles en français[modifier | modifier le code]

Les ouvrages suivants sont des nouvelles ou des recueils de nouvelles :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Carrère, Limonov, édition P.O.L, 2001, p. 40, 45, 46
  2. Emmanuel Carrère, Limonov, édition P.O.L, 2001, p. 60
  3. Emmanuel Carrère, Limonov, éditions P.O.L, 2011, p. 74
  4. Philippe Lecardonnel, Limonov envers et contre tous, Slate.fr
  5. Emmanuel Carrère, Limonov, éditions P.O.L, 2011, p. 282
  6. Top 30 des ventes 2011, source : Edistat: http://www.slate.fr/widgets/proust/top30_plus_vendus.pdf
  7. Emmanuel Carrère, « Limonov, l'agité des lettres », Le Figaro,‎ 29 janvier 2009 (lire en ligne).
  8. (en) The Moscow Times, « Former Bolsheviks Create a New Group », The Moscow Times,‎ 30 août 2006 (lire en ligne).
  9. Le Monde.fr, « Arrestation à Moscou d'opposants réclamant la démission de Vladimir Poutine », Le Monde.fr,‎ 1er février 2009 (lire en ligne).
  10. Le Monde.fr, « L'opposant Limonov arrêté lors d'une manifestation contre Poutine », Nouvelobs.com,‎ 31 mai 2009 (lire en ligne).
  11. (en) AFP, « Russian opposition leader arrested at Moscow demo », Nouvelobs.com,‎ 31 mai 2009 (lire en ligne).
  12. Interview d’Édouard Limonov par BoOks, "Je suis le seul intellectuel de Russie", publiée sur le site du NouvelObs le 4 novembre 2011
  13. L'Express.fr "Limonov : "Staline régnait par la violence, Poutine, par le mensonge total"" publié le 30/11/2011
  14. Russie : Poutine passe par la case élections et gagne. Édouard Limonov, passe par le prix Renaudot et gagne la case prison, interview parue dans le JDD du 6 décembre 2011
  15. Site internet de France Info, par Cécile Quéguinier, dimanche 18 décembre 2011
  16. Clémence Laroque, Le Courrier de Russie (site web), le 12 janvier 2012
  17. Limonov, Emmanuel Carrère, édition P.O.L, 2011
  18. Le Journal d'un raté, page 127, Albin Michel, 2011
  19. Emmanuel Carrère, Limonov, éditions P.O.L,
  20. Quatrième de couverture du Journal d'un raté d’Édouard Limonov, traduit du russe par Antoine Pingaud, Albin Michel, 2011
  21. Édouard Limonov, Le Journal d'un raté, traduit du russe par Antoine Pingaud, Albin Michel, quatrième de couverture
  22. (en) Eduard Limonov : There is no left or right. There's the system and the enemies of the system, entretien avec Timur Chagunava pour le journal russe Ptchela.
  23. Le Figaro, « Un voyou qui écrit des poèmes et lit Gandhi », Le Figaro,‎ 29 janvier 2009 (lire en ligne).
  24. La Matinale de Canal+, interview diffusée le 8/11/2011
  25. Propos recueilli par Étienne Gernelle pour Le Point.fr, interview publiée le 17/11/2011
  26. (ru) « Bibliographie », sur Site personnel

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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