Moustafa Djemilev

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Moustafa Djemilev au Parlement ukrainien le 17 mars 2010.

Moustafa Djemilev (tatar de Crimée : Mustafa Abdülcemil Cemilev, Мустафа Абдульджемиль Джемилев, russe : Мустафа́ Абдулджеми́ль Джеми́лев, ukrainien : Мустафа́ Абдульджемі́ль Джемі́лєв), né le 13 novembre 1943 à Ay-Serez en Crimée (alors RSFS de Russie à l'époque), est l'ancien président du Majlis du peuple tatar de Crimée (succédé par Refat Choubarov) et un membre du Parlement ukrainien depuis 1998. Il est un chef de file reconnu du Mouvement national des Tatars de Crimée et un ancien dissident soviétique admiré pour son principe de non-violence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie en URSS[modifier | modifier le code]

Dès 1951 (alors que sa famille avait été déportée en 1944), à l'âge de 18 ans, il milite pour la reconnaissance des droits des Tatars et leur retour en Crimée en fondant l'Union des jeunes Tatars de Crimée. Entre 1966 et 1986, il est arrêté à six reprises par les autorités d'URSS pour activités anti-soviétiques et a purgé ses peines dans les prisons soviétiques et les camps de travail, ou vécu sous surveillance. Djemilev serait aussi connu pour avoir initié une longue grève de la faim.

Médaille Nansen[modifier | modifier le code]

En octobre 1998, il se voit décerné la médaille Nansen par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour ses efforts exceptionnels et « son attachement au droit au retour des Tatars de Crimée ».

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En mai 1989, il est élu à la tête du Mouvement national des Tatars de Crimée nouvellement fondé. La même année, il retourne en Crimée avec sa famille, un mouvement qui sera suivi par le retour des 250 000 Tatars criméens de Russie.

Adhérent au Mouvement populaire d'Ukraine, il annonce au début du mois de novembre 2011 de se retirer de la vie politique du pays mais rejoint l'Union panukrainienne « Patrie » pendant les élections législatives ukrainiennes de 2012.

Crise de Crimée[modifier | modifier le code]

Le 13 mars 2014 (alors qu'il se trouvait à Ankara en Turquie), Djemilev appelle les habitants de Crimée à boycotter le référendum prévu le 16 mars portant sur le rattachement à la Russie, qu'il considère comme « illégal » et « manipulé » par les Russes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]