Thenon

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Thenon
Le bourg de Thenon.
Le bourg de Thenon.
Blason de Thenon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Haut-Périgord noir
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort
Maire
Mandat
Dominique Bousquet
2014-2020
Code postal 24210
Code commune 24550
Démographie
Population
municipale
1 261 hab. (2014 en diminution de 1,71 % par rapport à 2009)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 14″ nord, 1° 04′ 15″ est
Altitude Min. 136 m
Max. 285 m
Superficie 25,92 km2
Localisation

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Thenon est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Thenon. Depuis 2015, elle est le bureau centralisateur du canton du Haut-Périgord noir.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'étang du Maine alimenté par la Laurence.

À l'est du département de la Dordogne, Thenon est une commune du nord Sarladais, d'une superficie de 2 592 hectares[1], chef-lieu du canton du même nom. Elle est arrosée par la Laurence et le Manoire qui prennent leur source sur le territoire communal. Celui-ci s'étend jusqu'en bordure de la forêt Barade, connue à travers l'histoire du personnage célèbre de Jacquou le Croquant dont le roman d’Eugène Le Roy, publié en 1899, est inspiré de faits réels.

L'altitude minimale, 136 mètres, se trouve au sud-est, en amont du Moulin de Ségelard, là où la Laurence quitte la commune pour entrer sur celle d'Auriac-du-Périgord. L'altitude maximale avec 285 mètres est localisée au sud-ouest, près du lieu-dit les Brandes.

Sur les nombreux plateaux, qui entourent le bourg, poussent des châtaigniers, ormeaux (en voie de disparition), chênes et pins. Dans les champs et vallées on trouve la plupart des arbres fruitiers, et, surtout, noyers, figuiers et poiriers. Comme pour la majeure partie du département de la Dordogne, le climat est de type océanique dégradé à tendance semi-continentale étant donné la proximité des causses. Les hivers sont froids, parfois doux, et les étés chauds avec des précipitations relativement importantes tout au long de l'année. Les saisons intermédiaires (automne et printemps) sont souvent propices aux orages parfois violents et aux averses de grêle.

Le bourg de Thenon est situé sur une colline à une altitude de 268 mètres, au carrefour des routes départementales 67 et 6089. Il se situe, en distances orthodromiques, 11 km au nord-ouest de Montignac, 22 km au sud d'Excideuil, 18 km à l'ouest de Terrasson-Lavilledieu et 28 km à l'est de Périgueux.

La commune est également desservie à l'ouest par les routes départementales 31 en direction de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, et 68 en direction d'Ajat.

Le nord de la commune est traversé par l'autoroute A89 mais son échangeur no 17 (sortie Thenon) se situe en fait huit kilomètres plus à l'est, sur la commune de La Bachellerie.

Au niveau ferroviaire, la gare de Thenon est desservie par les trains entre Brive-la-Gaillarde et Périgueux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thenon
Ajat Azerat
Thenon
Fossemagne Bars Auriac-du-Périgord

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Tenon[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Occupé depuis les temps préhistoriques, le territoire de la commune recèle plusieurs gisements paléolithiques.

C'est à l'époque gallo-romaine que le bourg se développa. Son étymologie serait issue de cette époque. Il semble que Teno soit issu d'un nom de personne gallo-romaine, Attienus ou Attenus, accompagné du suffixe -onem.

À l'époque médiévale, l'existence de la paroisse est relevée dans le cartulaire de Saint Amand dès 1185, elle constituait un castrum, position de défense délimitée à l'ouest par des « fossés » aujourd'hui comblés. Il ne subsiste que peu de vestiges de cette époque.

L'orthographe de Thenon a beaucoup varié. Ainsi, jusqu'au début du XIIIe siècle, seule Teno est usitée. Mais dès 1209, le célèbre troubadour Bertran de Born écrit Thenon.

La seigneurie de Thenon, d'abord possession des La Faye, échut par la suite à la puissante famille des Hautefort, ces liens étant renforcés par des alliances comme celle qui unit en 1237 Aymard de La Faye, fils d'Adhémar, seigneur de Thenon, à Marguerite de Born, petite fille du troubadour.

Plus tard, Jean de Hautefort fit son testament à Thenon et « fut ensevely dans l'église de Thenon devant l'autel de Sainte-Anne et de la Vierge, au tombeau de sa mère, avec des obsèques honorables selon sa qualité ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune de Thenon est devenue, dès 1790, le chef-lieu du canton de Thenon qui dépendait du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Périgueux[3].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[4]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Haut-Périgord noir, dont elle est le bureau centralisateur.

En 2017, Thenon est rattachée à l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda[5],[6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Thenon intègre dès sa création la communauté de communes Causses et Vézère. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1946 1970 René Salon    
1971 1983 Roger Deschamps PS  
mars 1983[7] (réélu en mars 2014[8]) en cours Dominique Bousquet UMP Vétérinaire
Conseiller général du canton de Thenon (1982-2015)
Conseiller départemental du canton du Haut-Périgord noir (depuis 2015)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2014, la commune comptait 1 261 habitants[Note 1], en diminution de 1,71 % par rapport à 2009 (Dordogne : +1,04 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 348 1 035 1 237 1 444 1 499 1 500 1 509 1 752 1 838
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 770 1 898 1 874 1 852 1 850 1 928 1 902 1 798 1 728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 646 1 577 1 638 1 414 1 416 1 361 1 336 1 256 1 147
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 130 1 096 1 253 1 259 1 339 1 205 1 273 1 277 1 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[12], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 522 personnes, soit 40,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (68) a diminué par rapport à 2007 (75) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 13,1 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 147 établissements[13], dont 79 au niveau des commerces, transports ou services, vingt-neuf relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, dix-sept dans la construction, douze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et dix dans l'industrie[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château : forteresse, du XIIe siècle, le château se composait d'un corps de logis, d'une tour carrée, d'un pavillon à l'est et d'un mur d'enceinte au nord avec une porte fortifiée de 40 mètres de hauteur qui fut démolie en 1872 car le passage était trop étroit. L'ensemble occupant un emplacement de 1 000 m2 environ, bordé de fossés. Il fut plusieurs fois assiégé et pris pendant la guerre de Cent Ans. Les Anglais commandés par le capitaine Houdington s'emparent de la place forte le 1er septembre 1439. Ainsi, par lettres données à Orléans le 9 octobre 1439, Charles VII s'adressait à l'évêque de Tulle pour remettre « en son obéissance » la place et forteresse de Thenon, « naguères prinse par les ennemis ». Libéré le 28 décembre, un incendie se déclara au milieu du château, brûlant parchemins et titres. Il dépendait tout d'abord de la châtellenie d'Hautefort. Ancien repaire noble : fief des La Faye, des de Born et enfin des Hautefort de Vayres. En 1760, il avait haute justice sur la ville et sur une partie d'Azerat. Aujourd'hui, il ne subsiste qu'une partie de son donjon et de ses logis du XIVe siècle.
  • L'église Saint-Martial : le clocher de l'église se situe, semble-t-il, à la place du donjon de l'ancien château. La nef, en forme de croix latine, possède un arc triomphal en plein cintre et une voûte en cul de four ainsi qu'un maître autel en marbre de Carrare datant de 1882. L'abside du XIIe siècle a été préservée.
  • La halle, récemment rénovée, abritait le marché du mardi, l'un des plus anciens de la région, qui est fréquenté depuis des siècles.
  • Le lavoir a été détruit pour créer des places de parking.
  • Au moins cinq moulins, ceux du Paradel, de Létang, du Lavaux, de la Roche et du Basty.
  • Le Jarripigier (en direction de l'étang) fut à l'époque de la route des Canons, un hameau important qui possédait sa chapelle et son cimetière. Relais de diligences au croisement de routes majeures, Bordeaux-Brive et Périgueux-Cahors, c'était probablement un lieu de péage.
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest, une portion d'environ 2 km2 du territoire communal fait partie du causse de Thenon qui s'étend également sur six autres communes. Cette zone calcaire boisée remarquable pour sa flore spécifique est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2[15],[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Suzanne Lacore (1875-1975), femme politique, fut institutrice stagiaire pendant six ans, de 1894 à 1900, à Thenon[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thenon Blason D'azur à l'arbre au naturel accosté de deux fleurs de lys d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thenon sur le site de l'Institut géographique national (archive), consulté le 27 juin 2012.
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 avril 2014.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  5. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  6. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  7. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 3 septembre 2014.
  8. À Thenon, Sud Ouest édition Périgueux du 2 avril 2014, p. 25.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 11 décembre 2015.
  13. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 11 décembre 2015).
  14. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 11 décembre 2015.
  15. [PDF] Causse de Thenon sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 18 octobre 2012.
  16. [PDF] Carte de la ZNIEFF 2655 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 18 octobre 2012.
  17. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 523-524, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)