Jacquou le Croquant

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Jacquou le Croquant
Image illustrative de l'article Jacquou le Croquant
Première page diffusée en 1899 dans la Revue de Paris

Auteur Eugène Le Roy
Pays Drapeau de la France France
Genre roman social
Éditeur La Revue de Paris
Calmann-Lévy
Lieu de parution Paris
Date de parution 1899

Jacquou le Croquant est un roman social français écrit par Eugène Le Roy de mars 1896 à mai 1897. Le titre choisi par l'auteur est La Forêt barade mais l'œuvre est publiée pour la première fois en 1899 sous forme de feuilleton dans la Revue de Paris[1] sous le titre Jacquou le Croquant. L'ouvrage est édité en 1900 par Calmann-Lévy.

Origine du titre[modifier | modifier le code]

Jacquou est inspiré du terme « jacquerie », désignant la révolte paysanne de l'Ancien régime. Il est surnommé le croquant en référence aux révoltés qui agitèrent le Sud-Ouest de la France aux XVIe et XVIIe siècles.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire commence en 1815 (Napoléon 1er est alors exilé à Sainte-Hélène) à Combenègre, pauvre métairie dépendant du château de l'Herm où les Ferral sont métayers du comte de Nansac. À la suite du meurtre de Laborie, régisseur du château, Martissou, le père de Jacquou, est condamné aux galères où il meurt peu après[2].

Françou, sa mère, obligée de quitter Combenègre, se réfugie dans une masure à Bars où, minée par les trajets et le peu de travail trouvé, elle meurt à son tour[2]. Jacquou est orphelin ; il a neuf ans. Désormais seul au monde, il s'en va par les chemins glaner un peu de travail çà ou là. Affamé le plus souvent, dormant dans les fossés, il échoue à Fanlac et s'endort au pied du vieux puits sur la place, épuisé.

Le curé du village, Bonal, le recueille et entreprend son éducation. Peu à peu, Jacquou se remet mais il n'oubliera jamais l'injustice qui a fait mourir ses parents[2]. À la mort du bon curé Bonal, Jacquou, qui fréquente Lina, devient charbonnier avec son ami Jean. Il braconne aussi quelquefois dans les bois du comte. Un soir, il se fait prendre par les gardes du comte qui l'enferment dans les oubliettes du château. Ne voyant plus son ami et le croyant mort, Lina se jette dans le Gour (gouffre près de Thenon). Pendant ce temps le chevalier de Galibert, ami de Bonal, délivre Jacquou en menaçant le comte de représailles judiciaires. Jacquou est libéré mais, en apprenant la mort de sa belle, il rassemble autour de lui tous ceux qui ont eu à se plaindre du comte, qui sont nombreux. Un soir, ils incendient le château. Nansac est ruiné, Jacquou jugé et libéré. Il revient à l'Herm où il se marie avec Bertrille, une amie de Lina et reprend son métier tranquille de paysan.

Lieux de l'action[modifier | modifier le code]

La plupart des lieux décrits dans le roman existent réellement, sur la rive droite de la Vallée de la Vézère, dans le Périgord :

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Jacquou dit « Le Croquant » : Le personnage principal du livre, de sa plus petite enfance à la fin de sa vie. Enfant, il assiste impuissant aux malheurs qui l'entourent. Peu à peu, il se révolte envers le grand responsable de ceux-ci, le noble de la région, le comte de Nansac.
  • Martissou : Le père de Jacquou, métayer du comte de Nansac. Il braconne malgré les mises en garde du comte.
  • Françou : La mère de Jacquou, brave épouse et mère qui doit travailler dur pour élever son fils. Elle meurt épuisée dans la misère.
  • Le comte de Nansac : Le noble de la région, habitant le château et propriétaire de nombreuses fermes, de maisons ainsi que d'une forêt. Puissant et très dur, il jette à la rue ceux qui lui résistent. Il ira jusqu'à faire condamner Martissou et emprisonner Jacquou.
  • Le curé de Fanlac : Le brave curé qui recueille Jacquou devenu orphelin. Il passe sa vie à aider les pauvres, ce qui déplaît aux nobles et aux autres curés.
  • Le chevalier Galibert : Le seul noble parmi les amis du curé de Fanlac. Tous les deux aideront beaucoup les pauvres.
  • Lina : Fille de la collègue de travail de Françou, elle devient à l'âge adulte la fiancée de Jacquou.
  • Bertrille : L'amie de Lina qui deviendra plus tard la femme de Jacquou.

Adaptations audiovisuelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Le Roy, « Jacquou le Croquant », Revue de Paris,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c, d et e « Jacquou le croquant d'Eugè Le Roy - aLaLettre », sur www.alalettre.com (consulté le 13 juillet 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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