Aubas

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Aubas
Aubas
Vu depuis le coteau de l'Escaleyrou, le château de Sauvebœuf à Aubas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Homme
Maire
Mandat
Valène Dupuy
2020-2026
Code postal 24290
Code commune 24014
Démographie
Gentilé Aubasins
Population
municipale
621 hab. (2018 en diminution de 2,05 % par rapport à 2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 59″ nord, 1° 11′ 29″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 255 m
Superficie 17,53 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Homme
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.aubas.fr

Aubas est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Vézère entre Aubas (à gauche) et Condat-sur-Vézère.

À l'est du département de la Dordogne, en Périgord noir, la commune d'Aubas s'étend sur 17,53 km2. Elle est traversée du nord au sud-ouest par l'un des principaux affluents de la Dordogne, la Vézère qui, en deux endroits lui sert de limite naturelle. Sur les coteaux, le sol se compose principalement de calcaires jurassiques ou crétacés, alors que la vallée de la Vézère est recouverte d'alluvions quaternaires du Pléistocène et de l'Holocène[1].

Le bourg d'Aubas est situé, en distances orthodromiques, trois kilomètres au nord-est de Montignac-Lascaux, et dix kilomètres au sud-ouest de Terrasson-Lavilledieu.

La route départementale 704 (l'ancienne route nationale 704) est la principale voie de communication de la commune, également desservie au nord-ouest par la route départementale 46.

Au sud, le sentier de grande randonnée GR 461 traverse le territoire communal, sur un peu plus d'un kilomètre, entre Montignac et Saint-Amand-de-Coly.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte d'Aubas et des communes avoisinantes en 2018.

En 2019, Aubas est limitrophe de six autres communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aubas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,2 %), terres arables (22,4 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9 %), prairies (3,1 %), zones urbanisées (2,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2000 pour la Vézère — qui traverse la commune du nord-est au sud-ouest — à Aubas, impactant ses rives jusqu'à une largeur pouvant atteindre près de 600 mètres juste en amont du bourg[8],[9].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg d'Aubas proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[10] :

  • l'Arzemme
  • Baunac
  • Bois de la Plaine
  • la Borie
  • le Bourdal
  • le Bousquet
  • Brégedelle
  • la Cabane
  • Château de Sauvebœuf
  • le Chemin Royal
  • Claveillère
  • la Clavière
  • le Clos du Bousquet
  • Combe Albert
  • les Combeaux
  • Combecuite
  • le Combel
  • les Combes
  • le Communal
  • le Duc
  • l'Escaleyrou
  • les Escures
  • les Faux
  • Feletz
  • la Garenne
  • les Genèbres
  • les Granges
  • le Lac de Borgne
  • Laudigerie
  • Leyssartrou
  • Ligal
  • la Maison Neuve
  • Métairie Neuve
  • la Migeardie
  • le Montant
  • Murat
  • Péchany
  • le Peuch
  • le Pigeonnier
  • les Places
  • les Placettes
  • le Port
  • les Régates
  • Rochemalière
  • le Sablou
  • la Salle
  • le Single
  • les Sivadoux
  • le Sourbel
  • la Tournerie
  • la Treille
  • Vialard.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ambas au XIIIe siècle, Aubas en 1365[11], Albacium en 1479.

Le nom d'Aubas se référerait à un personnage d'origine gallo-romaine : Albatius ou Albasius[12],[13]. Selon Bénédicte Fénié, l'explication pourrait provenir d'aubars, correspondant aux saules blancs en occitan[14] ou du peuplier blancs, Populus alba en latin, Aubars en occitan que l'on retrouve aussi sous l'appellation Aube en français.

En occitan, la commune porte le nom d'Aubàs[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs gisements préhistoriques ont été découverts sur le territoire communal[12].

L'église a été bâtie au XIIe siècle[15].

La première mention écrite connue du lieu apparait au XIVe siècle sous sa forme actuelle : « Aubas »[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune d'Aubas a été rattachée au canton de Montignac qui dépendait du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, ce canton dépend de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[16].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[17]. La commune est alors rattachée au canton de la Vallée de l'Homme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Aubas intègre dès sa création la communauté de communes de la Vallée de la Vézère. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes de la Vallée de l'Homme.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2017, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2020[18],[19].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1953 mars 2001 Jean Burg PS Agriculteur
Conseiller général du canton de Montignac (1979-1998)
mars 2001 juillet 2020 Patrick Gourdon PS[20] Ambulancier
juillet 2020[21] En cours Valène Dupuy    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Aubas relève[22] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Aubas se nomment les Aubasins[23].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2018, la commune comptait 621 habitants[Note 2], en diminution de 2,05 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600605565629663677649654685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
690673617542578604591560547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
519525515482503456506385346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
363348348395458488587601627
2017 2018 - - - - - - -
609621-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[27], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 295 personnes, soit 46,6 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (41) a augmentéé par rapport à 2010 (37) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 13,7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte cinquante-quatre établissements[28], dont vingt au niveau des commerces, transports ou services, seize dans la construction, neuf dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, cinq relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et quatre dans l'industrie[29].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  8. PPR inondation - 24DDT20000002 - Aubas - Vézère, DREAL Aquitaine, consulté le 10 avril 2019.
  9. [PDF] Vallée de la Vézère - Aubas – Révision du plan de prévention du risque inondation, DREAL Aquitaine, consulté le 10 avril 2019.
  10. « Aubas » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2015)..
  11. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 641 - (ISBN 2600028838).
  12. a b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 33.
  13. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1989, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 33.
  14. a et b Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 31 janvier 2014.
  15. a et b « Église Saint-Cyr et Sainte-Julitte », notice no PA00082325, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 mai 2015.
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 23 janvier 2015).
  18. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 28 août 2020.
  19. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 22 octobre 2020.
  20. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 15.
  21. « Mise en place de la nouvelle municipalité », Sud Ouest édition Dordogne, 7 juillet 2020, p. 26.
  22. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 14 décembre 2020).
  23. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 4 décembre 2016.
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. Dossier complet - Commune d’Aubas (24014) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 5 août 2018.
  28. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 5 août 2018).
  29. Dossier complet - Commune d’Aubas (24014) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 5 août 2018.
  30. « Château de Sauvebœuf », notice no PA00082324, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 mai 2015.
  31. Site du château de Sauvebœuf, consulté le 14 mai 2015.
  32. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 52.
  33. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 110-111.