Fossemagne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ne doit pas être confondu avec Foussemagne.

Fossemagne
Fossemagne
L'église Saint-Astier de Fossemagne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Haut-Périgord noir
Intercommunalité Communauté de communes du Terrassonnais en Périgord Noir Thenon Hautefort
Maire
Mandat
Annie Delage
2014-2020
Code postal 24210
Code commune 24188
Démographie
Population
municipale
540 hab. (2016 en diminution de 10,3 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 37″ nord, 0° 59′ 07″ est
Altitude Min. 173 m
Max. 282 m
Superficie 21,88 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte administrative de la Dordogne
City locator 14.svg
Fossemagne

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Fossemagne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fossemagne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fossemagne
Liens
Site web fossemagne.fr

Fossemagne est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le Manoire au pont qui mène à Bonneval.

À l'est du département de la Dordogne, en limite du Périgord central et du Périgord noir, la commune de Fossemagne est traversée d'est en ouest par un petit affluent de l'Isle : le Manoire. Le sud-est du territoire communal se trouve en forêt Barade.

L'altitude minimale, 173 mètres, se trouve à l'ouest, là où le Manoire quitte la commune pour servir de limite entre celles de Milhac-d'Auberoche et Saint-Antoine-d'Auberoche. L'altitude maximale avec 281 ou 282 mètres[Note 1] est localisée à l'est, près du lieu-dit Fontjarisse.

Le bourg de Fossemagne, traversé par la route départementale 6089, se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres à l'ouest de Thenon et seize kilomètres au nord-ouest de Montignac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Fossemagne est limitrophe de six autres communes.

Communes limitrophes de Fossemagne
Limeyrat Ajat
Bassillac et Auberoche Fossemagne Thenon
Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac Bars

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2012 pour le Manoire et ses rives, depuis la Fontaine du Chat en amont jusqu'à la limite communale à l'ouest[1],[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Fòssa Manha[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, les évêques de Périgueux, à la recherche d'appuis suffisamment puissants, ont inféodé la châtellenie d'Auberoche[4] aux vicomtes de Limoges. Fossemagne fait partie de cette châtellenie, située au contact de la vicomté de Limoges et du comté de Périgord, à la limite des paroisses de Bars, Thenon et Rouffignac, et des châtellenies de Montignac et Hautefort.

La châtellenie d'Auberoche a été placée sous la domination d'Isabelle de Castille, en 1317, après son mariage en 1312 avec le vicomte de Limoges et duc de Bretagne, Jean III de Bretagne, et à la suite de l'intervention du roi de France car elle faisait partie de son douaire. Isabelle de Castille a rapidement rendu hommage, en 1318, à l'évêque de Périgueux pour cette châtellenie et l'a administrée jusqu'à sa mort, en 1328.

Dans sa recherche de l'origine de la bastide vicomtale de Bonneval, située à près de 600 m à l'est de Fossemagne, Bernard Fournioux a remarqué que sa première mention date de 1324. Elle n'est pas mentionnée dans l'hommage rendu en 1318 par Isabelle de Castille à l'évêque de Périgueux. Cette bastide a due être établie entre ces deux dates. Parmi les raisons qu'il évoque pour la fondation de cette bastide, il peut y avoir l'intérêt de consolider la présence française dans une zone de conflits entre les Capétiens et les Plantagenêts, mais aussi l'augmentation démographique dans cette période de calme, avant la reprise de la guerre. Les Anglais s'étaient implantés au château de Miremont et au château de Reilhac. La bastide se trouve dans les bois de Bonneval. Ce bois a permis de développer une activité de verrerie dans la bastide dont le comte de Derby s'est emparé en 1345. Elle est reprise peu après par le roi de France qui la vend peu après au cardinal de Périgord qui laisse son administration à son frère, Roger-Bernard, comte de Périgord, par un acte du . En 1438, la bastide revient dans le domaine des vicomtes de Limoges, puis dans celui de la Maison d'Albret. La justice haute, moyenne et basse a été vendue en 1486 à François Hélie, seigneur de La Mothe, puis est entrée dans le domaine de François de Hautefort. Finalement, cette bastide n'a pas réussi à se développer[5].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de « Foussemagne ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Fossemagne est rattachée au canton de Thenon qui dépend du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Périgueux[6].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, le canton de Thenon disparaît aux élections départementales de mars 2015[7]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Haut-Périgord noir.

En 2017, Fossemagne est rattachée à l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda[8],[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Debord    
mars 2008[10] (réélue en mars 2014[11]) En cours Annie Delage UMP Rédacteur en chef territorial

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2016, la commune comptait 540 habitants[Note 2], en diminution de 10,3 % par rapport à 2011 (Dordogne : -0,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8511 0139179681 0831 0561 0351 1501 089
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 008973960888924876871838802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
782778757667663647670640582
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
558556505544535528575602540
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fossemagne est organisée en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec les communes de Limeyrat et Saint-Antoine-d'Auberoche au niveau des classes de primaire. À la rentrée de septembre 2015, la commune de Saint-Antoine-d'Auberoche n'accueillera plus d'enfant scolarisés, qui seront alors dirigés vers les deux autres communes[15].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Football-Club de Fossemagne, avant sa disparition en 1978, a réalisé des performances de très bon niveau pour l'équipe d'un village d'environ 500 habitants.

Jouant au plus haut niveau régional (Division d'honneur), le FC Fossemagne frôle la montée en 3e division nationale en 1971[16] et en 1972[17] en terminant à la seconde place. En 1973, le FC Fossemagne est cette fois champion de division d'honneur (groupe Centre-Ouest)[18] et accède au niveau national.

Pendant quatre années, le FC Fossemagne joue alors en 3e division, terminant à une honorable 12e place en 1974[19], à la 10e place en 1975[20], à une belle 8e place en 1976[21].

Le « miracle » de Fossemagne prend fin en 1977 avec la dernière place[22] et le retour en division d'honneur.

À la fin de la saison 1977-1978, le FC Fossemagne termine 5e de division d'Honneur[23] et gagne de fait le droit de revenir au niveau national grâce à la création cette année-là de la 4e division. Mais, constatant probablement que leur petit club n'a plus la capacité de relever un tel défi, les dirigeants du FC Fossemagne acceptent une fusion avec le club d'un quartier de Périgueux, l'US Gour de l'arche.

Cette fusion donne naissance au FC Périgueux qui hérite du coup de l'accession en 4e division. C'est donc de fait la disparition du nom de Fossemagne des tablettes du football français, mettant un terme à une aventure peu commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête locale a lieu chaque année, pendant un week-end de juillet (10e édition en 2014[24]).

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[25], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 247 personnes, soit 43,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-neuf) a augmenté par rapport à 2010 (vingt-trois) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 11,9 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte soixante-six établissements[26], dont vingt-neuf au niveau des commerces, transports ou services, quatorze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, onze dans la construction, six dans l'industrie, et six relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[27].

Entreprises[modifier | modifier le code]

En 2014, une nouvelle installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) du département de la Dordogne a été mise en service sur 51 hectares entre Milhac-d'Auberoche et Fossemagne, au lieu-dit Madaillan, pour prendre le relais du site de Milhac-d'Auberoche, ouvert en 1992, et arrivé à saturation, après vingt-deux années de fonctionnement[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Astier, romane du XIIe siècle[29], avec un clocher-mur à quatre baies campanaires. Elle a été rénovée en trois périodes : la toiture dans les années 2000, puis le parvis et l'extérieur, et enfin l'intérieur en 2015-2016[29].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux données contradictoires selon le Géoportail : 281 mètres sur la carte et 282 pour la boîte « Communes ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. PPR inondation - 24DDT20100004 - Manoire, DREAL Aquitaine, consulté le 9 février 2019.
  2. [PDF] Fossemagne - Plan de prévention du risque inondation p. 2, DREAL Aquitaine, consulté le 9 février 2019.
  3. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 28 février 2014.
  4. Abbé Farnier, Autour de l'abbaye de Ligueux, tome II, p. 242, Le livre d'histoire-Lorisse, 2003 (fac-similé de l'édition de 1931), (ISBN 2-84373-342-1)
  5. Bernard Fournioux, Une bastide vicomtale en Périgord : Bonneval, dans Annales du Midi, 1980, tome 92, no 147, p. 133-150 (lire en ligne)
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Légifrance, « Décret no 2014-218 du portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2016).
  8. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  9. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  10. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 18 août 2014.
  11. Annie Delage a été réélue, Sud Ouest édition Périgueux du 1er avril 2014, p. 22d.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Aimée Faconnier, « À Saint-Antoine-d'Auberoche, l'école, c'est définitivement fini », Sud Ouest édition Dordogne, 4 juillet 2015, p. 14.
  16. Le Championnat de France de Football DH Centre-Ouest - 1971
  17. Le Championnat de France de Football DH Centre-Ouest - 1972
  18. Le Championnat de France de Football DH Centre-Ouest - 1973
  19. Le Championnat de France de Football Division 3 Gr. Centre-Ouest 1974
  20. Le Championnat de France de Football Division 3 Gr. Centre-Ouest 1975
  21. Le Championnat de France de Football Division 3 Gr. Centre-Ouest 1976
  22. Le Championnat de France de Football Division 3 Gr. Centre-Ouest 1977
  23. Le Championnat de France de Football DH Centre-Ouest - 1978
  24. Hervé Froidefond, La fête locale ce week-end, Sud Ouest édition Dordogne du 16 juillet 2014, p. 20b.
  25. Dossier complet - Commune de Fossemagne (24188) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 31 octobre 2018.
  26. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 31 octobre 2018).
  27. Dossier complet - Commune de Fossemagne (24188) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 31 octobre 2018.
  28. Hervé Chassain, « Nouvelle poubelle », Sud Ouest édition Périgueux, 26 novembre 2014, p. 11.
  29. a et b Hervé Froidefond, « L'église, entièrement rénovée, inaugurée », Sud Ouest édition Périgueux, 19 août 2016, p. 27.
  30. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 523-524, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)