France Nature Environnement

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France Nature Environnement
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Conservation de la nature
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1968
Origine Fédération française des sociétés de protection de la nature
Identité
Siège Paris 13e (Île-de-France)
Personnages clés François Hüe, Jean-Claude Lefeuvre, Jean-Pierre Raffin, Christian Garnier
Président Michel Dubromel[1]
Vice-président Jean-David Abel, Alain Chabrolle, Jérôme Partos
Secrétaire générale Florence Denier-Pasquier, Arnaud Schwartz
Trésorier Thierry Dereux, Elodie Martinie-Cousty (trésorière adjointe)
Affiliation européenne Bureau européen de l'environnement
Volontaires 850 000 bénévoles
Membres 80 associations membres représentant 3 500 associations affilées
Employés 46 salariés
Slogan Partout où la nature a besoin de nous
Site web http://www.fne.asso.fr/

France nature environnement (FNE) est la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement. Créée en 1968 sous le nom de Fédération française des sociétés de protection de la nature (FFSPN), elle est reconnue d'utilité publique en 1976. Elle est la porte-parole d'un mouvement de trois mille associations, regroupées au sein de quatre-vingts organisations adhérentes, en métropole et outre-mer[2]. Le logo de la Fédération est le hérisson, sa signature est « Partout où la nature a besoin de nous ».

Au 31 décembre 2014, FNE fédérait 52 associations ou fédérations régionales[3] telles la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), Nord Nature, Alsace Nature, Eau et rivières de Bretagne, Poitou-Charentes Nature, France nature environnement Île-de-France[4], quinze associations nationales dont la Société nationale de protection de la nature, la Ligue pour la protection des oiseaux, Humanité et Biodiversité, l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes, l'Office pour les insectes et leur environnement (OPIE)[5], Surfrider Foundation Europe[6] et treize associations « correspondantes »[3], dont la Fédération française de randonnée pédestre (FFRP)[7], la Fédération française de naturisme et la Fédération des parcs naturels régionaux de France[8].

Au niveau international, FNE est membre du Bureau européen de l'environnement (BEE), de Transport et Environnement[9] et Seas at Risk[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

France nature environnement est issue d'une volonté commune de réunir les associations nationales, régionales, départementales et locales en un même ensemble où chaque élément garde son originalité et son autonomie en poursuivant des buts identiques : à la suite de l'éditorial du président de la Société nationale de protection de la nature (SNPN), François Hüe, dans Le Courrier de la Nature appelant à l'union des protecteurs de la nature[11], dix-huit associations participent à la création de la Fédération française des sociétés de protection de la nature (FFSPN)[12] en 1968. En 1990, la FFSPN prend le surtitre France nature environnement[13].

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, France Nature Environnement appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[14].

Organisation[modifier | modifier le code]

Pour accomplir ses missions, France Nature Environnement s'appuie sur 180 dirigeants bénévoles (administrateurs, responsables de réseaux, représentants dans différentes commissions), issus des associations de terrain. Ces bénévoles déterminent les orientations politiques, décident des combats à mener en priorité, coordonnent l'action des associations. Ils travaillent avec les 46 salariés de l'équipe nationale[15].

Sur chaque thématique environnementale, une équipe nationale, composée de bénévoles et salariés, coordonne un réseau de militants venus des associations de FNE. Cette organisation a été mise en place en 1995. Il existe aujourd'hui treize réseaux et missions : agriculture ; biodiversité et biotechnologies ; eau et des milieux aquatiques ; éducation et sensibilisation à l’environnement et à la nature ; énergie ; forêt ; juridique ; océans, mers et littoraux ; prévention et gestion des déchets ; risques et impacts industriels ; santé et environnement ; transports et mobilités durables ; villes et territoires soutenables[15].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

La gouvernance de la fédération est assurée par plusieurs organes statutaires : l’Assemblée générale, le Conseil d'administration, le Bureau et la Conférence des présidents.

Le Conseil d'administration compte 24 membres, élus pour 3 ans lors de l'Assemblée générale. Le Conseil d'administration élit un bureau composé de 8 personnes (président, 3 vice-présidents, 2 secrétaires nationaux, un trésorier et un trésorier-adjoint). Ces administrateurs sont désignés par les associations membres de FNE qui votent chaque année[16]. La Conférence des présidents réunit simultanément les présidents des associations adhérentes et les membres du Conseil d’administration.

FNE a rejoint le Mouvement associatif en décembre 2017[17].

Présidence[modifier | modifier le code]

Présidents de la fédération :

  • Pierre Aguesse (1968-1975)
  • François Ramade (1975-1978)
  • Jean-Claude Lefeuvre (1978-1982)
  • Jean-Pierre Raffin (1982-1986)
  • Pierre Delacroix (1986-1990)[18]
  • Jean Untermaier (1990-1992)
  • Patrick Legrand (1992-1995)
  • Lionel Brard(1995-1999)
  • Bernard Rousseau (1999-2005)
  • Sébastien Genest (2005-2010)
  • Bruno Genty (2010-2014)
  • Denez L'Hostis (2014-2017)
  • Michel Dubromel (2017-)

Denez L'Hostis a été élu président de France Nature Environnement le samedi 5 avril 2014 à la suite de l'Assemblée générale annuelle de France Nature Environnement, réunissant les associations membres de la fédération[19]. Né en 1947, adhérent à Eau et rivières de Bretagne et Bretagne Vivante depuis le début des années 1970, Denez L'Hostis a créé dans les années 1980 PREDEO, association pour la préservation et le développement de l'estuaire de l'Odet. Il s'implique au niveau associatif national à partir des années 2000. Il a représenté France Nature Environnement au Grenelle de l'Environnement (Comop 12) et au Grenelle de la Mer (2008-2009). Responsable de la mission Mers, océans et littoraux de France Nature Environnement depuis octobre 2009 (devenue le réseau Mers, océans et littoraux en mars 2014), Denez L'Hostis est administrateur de France Nature Environnement depuis 2013. Il a également été directeur de la Cité de la Mer à Cherbourg de 1998 à 2007, conseiller municipal de Quimper et Vice-président de Quimper Communauté de 2008 à 2014.

L'actuel président, Michel Dubromel, est ingénieur chimiste de formation. Ancien salarié de 1977 à 2003 de la multinationale américaine Rohm & Haas[20], Michel Dubromel a un long parcours associatif. Après avoir occupé différentes responsabilités au sein d'Alsace Nature de 1994 à 2008, il a rejoint Jura Nature Environnement et est devenu administrateur de FNE Franche-Comté. Il a ensuite été responsable du « réseau Transports et Mobilité Durables » de FNE de 2003 à 2015. Administrateur de la Fédération à partir de 2008, il est devenu membre du Bureau en 2009 et vice-président de FNE. Il a été élu président de FNE le 4 avril 2017[21]

Positions défendues[modifier | modifier le code]

La fédération est fortement attachée à la démocratie. Dans ses relations extérieures, elle prône le dialogue avec les institutions, les élus, et les autres parties prenantes représentatives (syndicats, autres associations...). Dans son fonctionnement interne, elle est dirigée par des bénévoles démocratiquement élus et s'appuie sur des procédures de gouvernance transparentes. Le mouvement France Nature Environnement est avant tout un mouvement citoyen. France Nature Environnement est indépendante de tout parti politique[22].

Les positions de France Nature Environnement sont élaborées par les bénévoles, militants de terrain, secondés par une équipe de permanents au sein de chaque réseau thématique.

France Nature Environnement défend :

  • la biodiversité[23]
  • la qualité de l'eau[24]
  • la mer, les océans et les littoraux[25]
  • la ville « durable »
  • la progression du droit de l'environnement[26]
  • l'éducation et la sensibilisation à l'environnement pour tous les publics[27]
  • la lutte contre le gaspillage alimentaire[28]
  • la lutte contre le changement climatique[29]
  • l'agriculture biologique et l'agriculture de haute valeur environnementale[30]
  • un changement de modèle énergétique[31], fondé sur la sobriété et l’efficacité énergétiques, le développement des énergies renouvelables, la fin du recours aux énergies fossiles et la sortie du nucléaire
  • une mobilité durable (augmentation du fret ferroviaire, fluvial et maritime, interdiction des méga-camions, développement des mobilités douces[32]...)
  • l'éco-consommation[33]
  • le développement de l’économie circulaire[34]
  • le développement de la prévention des déchets[35]
  • une meilleure prise en compte et une diminution des risques industriels[36]
  • la lutte contre les risques sanitaires liés à l'environnement, y compris émergents (nanotechnologies, ondes téléphoniques, bruit, qualité de l'air...)[37].
  • la transition vers une économie respectueuse de l'homme et de l'environnement[38]

France Nature Environnement s'oppose :

Actions[modifier | modifier le code]

France Nature Environnement est présente dans les principales commissions nationales de concertation. Elle participe notamment aux travaux du Conseil national pour la transition écologique[44].

6 membres du conseil d'administration de France Nature Environnement siègent au Conseil économique, social et environnemental depuis fin 2010, au sein du groupe environnement et nature[45]. La fédération est la porte-parole des dizaines de milliers de bénévoles des associations membres et affiliées.

France Nature Environnement siège aux Conseils d'administration de l'Office national des forêts, de l'ADEME et de la SNCF. France nature environnement agit également au sein des commissions de suivi d'état de l'eau, de suivi d'activités polluantes, d'établissement de DOCOB (document d'objectifs) pour le réseau Natura 2000 en particulier.

La fédération soutient les projets développés par les associations qu'elle rassemble, comme la préservation des espaces naturels, la sensibilisation des citoyens et la progression du droit de l'environnement[46].

FNE suit plus d'une centaine de procédures contentieuses chaque année - 148 dossiers juridiques en 2014[47] - en appui ou en lien avec ses associations membres ou affiliées, contre les atteintes à la nature et à l'environnement (pollutions, destructions d'espèces protégées...).  

France Nature Environnement s'est impliquée dans le processus dit du Grenelle Environnement. Elle participe à la Conférence environnementale annuelle mise en place depuis 2012. En 2014, France Nature Environnement a boycotté la table ronde sur les transports, en signe de protestation à la suite de l’abandon de l’écotaxe[48],[49].

En , l'association a lancé une campagne publicitaire[50] pour sensibiliser l'opinion publique aux conséquences que peuvent avoir l'élevage de porc industriel et les engrais sur la qualité des algues. Se sentant directement visé, le conseil régional de Bretagne a porté plainte contre l'association pour atteinte à l'image de la région. Début , après réception d'un courrier de FNE regrettant que cette campagne ait pu être interprétée « comme étant dirigée contre la Bretagne »[51], le conseil régional a décidé de retirer sa plainte[52].

Le 21 septembre 2011, pour commémorer les dix ans de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, France Nature Environnement a demandé à l'artiste Julian Beever de reproduire à la craie un cratère, en trompe-l'œil sur le sol, comme à la suite d'une explosion, place Raoul Dautry, en face de la Gare Montparnasse à Paris[53]

En janvier 2012, lors de son congrès, à Montreuil, France Nature Environnement a réuni 7 des principaux candidats à l'élection présidentielle qui ont présenté devant les 2 000 personnes présentes leurs positions sur les questions environnementales. François Hollande, alors candidat, s'est engagé notamment sur les futures conférences environnementales[54], la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte[55] et la loi sur la biodiversité.

Dans la nuit du 6 juillet 2012[56], France Nature Environnement a réalisé des « reverse graffiti » sous le pont d'Austerlitz et Place du Trocadéro, à Paris, pour alerter l'opinion publique sur les impacts sanitaires et environnementaux des particules fines de diesel. Le tag a été obtenu avec un nettoyeur haute pression.

Jeudi 22 novembre 2012[57], France Nature Environnement a installé un food-truck sur le parvis de la Gare Montparnasse à Paris et proposé un repas anti-gaspillage aux passants. Une centaine de repas ont été servis, à base d'aliments récupérés auprès de supermarchés : bananes, poulet, artichauts, etc. L'objectif de cette opération était de dénoncer le gaspillage alimentaire, un « scandale éthique, environnemental et économique » selon la fédération[58].

En novembre 2013, l’association écologiste a posé un cube de toile blanche sur le toit d’un immeuble parisien. Sur l'une des faces, un produit collant a été apposé. Les polluants présents dans l'air s'y sont fixés, laissant apparaître le mot « irrespirable ». Par cette action, France Nature Environnement a voulu dénoncer les impacts sanitaires et environnementaux de la pollution de l’air[59].

Le 2 novembre 2014, à la suite de la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014. Rémi Fraisse était adhérent à Nature Midi-Pyrénées, association membre de France Nature Environnement, FNE organise un sit-in pacifique à Paris[60], sur le Champ-de-Mars, en sa mémoire, qui rassemble environ 700 personnes. Le vendredi 7 novembre, Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement, est reçu par François Hollande, président de la République Française, et lui demande l’abandon du projet de barrage sur le site de Sivens. [61]

France Nature Environnement s'oppose au projet Val Tolosa à Plaisance-du-Touch.

Le 26 mars 2018, France Nature Environnement, Sherpa et Mighty Earth interpellent 20 entreprises de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution française sur les conséquences désastreuses du soja utilisé dans l'alimentation des animaux d'élevage et les rappellent à leur « devoir de vigilance » sur leurs sources d'approvisionnement[62].

Lobbying[modifier | modifier le code]

Auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

France Nature Environnement est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. L'association déclare à ce titre un budget global de 3 461 268 euros dont 1 470 847 euros de financement public et indique que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 100 000 et 150 000 euros[63].

En province[modifier | modifier le code]

FNE en Bretagne[modifier | modifier le code]

FNE en Corse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : U Levante.

France Nature Environnement Grand Est[modifier | modifier le code]

La confédération France Nature Environnement Grand Est (FNE Grand Est) est née environ un an après la création de la région du Grand Est[64]. Eu égard au souhait exprimé par la région du Grand Est et les administrations régionales d'avoir un interlocuteur unique en face d'elles, les fédérations de protection de la nature d'Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine se sont fédérées au sein de FNE Grand Est[65], qui comprend au total 50 000 personnes, militant dans 250 associations. Les fédérations régionales de protection de la nature qui lui préexistaient sur le territoire de la région en deviennent membre de droit, cette fois-ci à l'échelle infra-régionale. Elles ne disparaissent pas, et continuent donc d’exister[66]. La confédération est présidée par Arnaud Schwartz, issu d'Alsace Nature, et également secrétaire national de France Nature Environnement[67]. L'Office des données naturalistes du Grand Est ODONAT Grand Est[68], la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports Grand Est (FNAUT Grand Est)[69] ainsi que la Ligue pour la protection des oiseaux du Grand Est (LPO Grand Est)[70] rejoignent également la confédération FNE Grand Est.

FNE Grand Est craint que le Grand Est ne devienne la « poubelle nucléaire » de la France[71],[72]. La Champagne héberge déjà les centres de stockage de Morvilliers et de l'Aube. Maintenant, la France songe à enfouir les plus dangereux de ses déchets nucléaires dans son sous-sol, entre Champagne et Lorraine, dans le cadre du projet Cigéo.

Une confédération sera mieux à même d'être l'interlocuteur d'une administration qui commence à agréger ses statistiques régionales, à l'échelle du Grand Est. À titre d'exemple, en matière de qualité de l'air et d'énergie, ATMO Grand Est[73] assure la relève des organismes chargés de la mesure de la qualité de l'air et de l'établissement des statistiques sur l'énergie, qui existaient en Alsace, Champagne-Ardenne et en Lorraine. La confédération devient leur interlocuteur, à charge pour elle de transmettre les informations aux fédérations infra-régionales.

Membres de droit[modifier | modifier le code]

Les membres de droit sont Alsace Nature, Champagne-Ardenne Nature Environnement, ainsi que Mirabel-Lorraine Nature Environnement.

Champagne-Ardenne Nature Environnement[modifier | modifier le code]
Le lac d'Orient, près de Troyes, en Champagne, classé en qualité de zone spéciale de conservation.

Le siège de Champagne-Ardenne Nature Environnement est basé au bord du lac du Der-Chantecoq, à Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement[74].

L'avancement du projet du parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne, futur parc national de plaine, situé à cheval sur le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté, toujours en état de préfiguration, est suivi avec vigilance par la France Nature Environnement[75].

L'agriculture industrielle constitue un sujet d'inquiétude en Champagne. Ainsi, l'association Robin Wood fournit les consommations de pesticides cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques en France. L'Aube occupe la première place avec 788 tonnes par an, suivi de la Marne avec 701 tonnes par an[76]. En matière de consommation de glyphosate, l'Aube occupe également la première place avec 276 tonnes par an[77]. L'interdiction de ce dernier se fait attendre[78].

L'énergie éolienne en Champagne-Ardenne est particulièrement bien développée, à tel point que la production éolienne de la « subrégion » de Champagne-Ardenne, au sein de la région du Grand Est, devance celle de la Bretagne[79]. Les deux centres de stockage de déchets nucléaires font l'objet d'un suivi par la fédération infra-régionale. Deux centrales nucléaires sont implantées sur le territoire: celle de Nogent-sur-Seine, située à une centaine de kilomètres de l'agglomération parisienne, et celle de Chooz.

Office des données naturalistes Grand Est[modifier | modifier le code]

La côte de Meuse vue depuis la côte Saint-Germain.

L'Office des données naturalistes du Grand Est[80] (Odonat Grand Est) s'est donné pour objectif de recenser la biodiversité de la région. Il comprend naturellement des associations naturalistes.

Les membres en sont les suivants:

  • Alsace Nature
  • Association Nature du Nogentais
  • BUFO
  • CPIE de Meuse
  • CPIE du pays de Soulaines
  • Groupe d’Étude des Mammifères de Lorraine
  • Groupe d’Étude et de Protection des Mammifères d’Alsace
  • Groupe Tétras Vosges
  • IMAGO
  • Ligue pour la protection des oiseaux de Meurthe-et-Moselle
  • Ligue pour la protection des oiseaux de Moselle
  • Ligue pour la Protection des Oiseaux en Alsace
  • Ligue pour la protection des oiseaux en Champagne-Ardenne
  • LOrraine Association NAture (LOANA)
  • Lorraine Information Naturaliste
  • Petite Camargue Alsacienne
  • REgroupement des Naturalistes ARDennais (RENARD)
  • Saumon Rhin
  • Société Botanique d’Alsace
  • Société d’Histoire Naturelle et d’Ethnographie de Colmar
  • Société Mycologique de Strasbourg
  • Société Mycologique du Haut-Rhin,

sans oublier le Conservatoire des sites lorrains ainsi que le Conservatoire des sites alsaciens, qui œuvrent en faveur de la biodiversité. Le Conservatoire botanique de Nancy, en tant que membre de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux, constitue un des conservatoires botaniques nationaux[81], tandis que le Conservatoire botanique national du Bassin Parisien a une délégation en Champagne[82].

Odonat Grand Est est un partenaire privilégié de la région du Grand Est en matière de biodiversité[83]. Dans le cadre des « 24 heures de la biodiversité », les naturalistes d'Odonat Grand Est venus des quatre coins du Grand Est se sont retrouvés sur l'Île du Rhin à Fessenheim en mai 2018. Une centaine de personnes étaient présentes, comptant dans leurs rangs des ornithologues, mammalogistes, entomologistes, herpétologues (spécialistes des serpents) ou encore malacologues (spécialistes des mollusques). Mais il n'y avait aucun spécialistes des coléoptères sur place[84]. Les centres agréés de soin pour la faune sauvage du Grand Est décident de coopérer[85].

On assiste à une disparition massive des oiseaux dans les campagnes françaises. En Alsace, le phénomène se déroule en deux temps[86] : d'abord dans les années 1960 avec le remembrement, qui conduit à l'arrachage des haies, et l'utilisation des pesticides, puis au début des années 2000, avec l'arrêt des jachères, et surtout la généralisation des néonicotinoïdes[76],[77]. Les populations d'insectes ailés dont se nourrissent les oiseaux des champs baissent très significativement[Note 1]. La situation est grave, mais pas encore désespérée[86]. Les pratiques agricoles sont en cause. Le Muséum national d'histoire naturelle et le CNRS évoquent une situation « proche de la catastrophe écologique »[87],[88],[Note 2]. En Champagne, les taux d'utilisation des pesticides atteignent des records nationaux[76],[77]. Le Grand hamster d'Alsace voit sa population littéralement s'écrouler : « l'espèce risque de disparaître »[89],[88]. Les routes sont source de fragmentation, préjudiciable à la biodiversité. À titre d'exemple, la passerelle à gibier négligemment jetée au-dessus de l'autoroute A4 dans la traversée des Vosges ne sert qu'aux randonneurs, et pas à la faune sauvage. Elle a été mal conçue, et ne permet pas l'échange de population entre les Vosges du Nord et le reste du massif[90]. Le jeudi 7 juin 2018, quarante apiculteurs environ, emmenés par Michel Kernéis, président de la Confédération régionale des apiculteurs d'Alsace, ont manifesté à Strasbourg dans le but de sensibiliser le public au « désastre écologique » que constitue d'ores et déjà la mortalité des abeilles[91]. À la faveur du congrès national de la Ligue pour la protection des oiseaux à Obernai, son président Allain Bougrain-Dubourg se confie aux dernières nouvelles d'Alsace sur l'état de la biodiversité. « Les hommes ne survivront pas au déclin de la biodiversité », explique-t-il. Le rôle des consommateurs, qui « votent trois fois par jour »[Note 3] est essentiel[92].

L'action indirecte de l'homme, au travers de la chimie ou du réchauffement climatique, n'est plus à démontrer. Mais l’action directe, mal intentionnée, n’est pas à exclure. Entre la mi-mars et la mi-mai, les naturalistes observent la migration des batraciens. Le col de Steige, à Ranrupt, ne devrait pas faire exception. Or, en 2018, les batraciens n’ont pas été aperçus, seuls les tritons étaient présents. Un témoin a fait le rapprochement avec un couple d’individus se promenant à plusieurs reprises dans les environs avec des seaux. L’Agence française pour la biodiversité a été prévenue[93].

Même si elle n'est pas a priori opposée à l'énergie éolienne en Champagne-Ardenne ou en Lorraine (l'Alsace n'étant que très peu concernée, car peu ventée), FNE ne délivre pas de blanc-seing, et demande une meilleure prise en compte des risques auxquels oiseaux et chiroptères sont exposés[94].

Aucune agence régionale de la biodiversité n'est pour l'instant en place, mais la réflexion est en cours[95].

FNE en Guyane française[modifier | modifier le code]

Le projet de la Montagne d'Or[96]; s'il venait à se concrétiser, constituerait le premier projet minier aurifère à échelle industrielle en Guyane. Pour FNE, il porterait une grave atteinte à la biodiversité de la région[97]. 70 % des Guyanais sont opposés au projet[98].

France Nature Environnement Hauts-de-France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nord Nature.

France Nature Environnement Normandie[modifier | modifier le code]

La confédération France Nature Environnement Normandie a été fondée après le redécoupage régional de 2016[99].

La Seine étant fortement polluée aux PCBs, il s'ensuit que phoques de la baie des Veys, baie secondaire de la Baie de Seine à cheval sur le Cotentin et le Bessin, sont contaminés de façon assez alarmante[100],[Note 4].

France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SEPANSO.

France Nature Environnement Provence-Alpes-Côte d'Azur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir aussi le paragraphe Agence de l'eau (France)#Pollutions.
  2. Voir aussi Printemps silencieux de Rachel Carson.
  3. Il est fait référence aux trois repas quotidiens: il s'agit donc des courses alimentaires.
  4. Voir aussi Agence de l'eau Seine-Normandie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Dubromel succède à Denez L’Hostis
  2. Rapport d'activité 2014 de France Nature Environnement, page 10
  3. a et b [PDF]http://www.fne.asso.fr/statuts_financements/2014/ra2014/ra_fne_2014_total_web.pdf
  4. http://fne-idf.fr/
  5. http://www.insectes.org/opie/monde-des-insectes.html
  6. http://www.surfrider.eu/
  7. https://www.ffrandonnee.fr/
  8. http://www.parcs-naturels-regionaux.fr
  9. http://www.transportenvironment.org/members
  10. http://www.seas-at-risk.org/n2.php?page=35
  11. François Hüe, 1967. Éditorial du no 1-2 du Courrier de la Nature, p. 4-5.
  12. 4e trimestre 1968. Création de la Fédération française des sociétés de protection de la nature. Le Courrier de la Nature no 8, p. 158
  13. http://www.drome.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=691
  14. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », lejdd.fr, 29 avril 2017.
  15. a et b https://www.fne.asso.fr/qui-sommes-nous
  16. « Notre organisation », sur France Nature Environnement, (consulté le 17 avril 2015)
  17. « France Nature Environnement devient membre du Mouvement associatif », (communiqué de presse), sur lemouvementassociatif.org, (consulté le 3 février 2018)
  18. « Pierre Delacroix nous a quitté », Pierre Delacroix était président de la SEPANSO de 1993 à 2002, sur sepanso.org, (consulté le 31 décembre 2017)
  19. « Denez L'Hostis succède à Bruno Genty à la présidence de France Nature Environnement », sur www.fne.asso.fr, (consulté le 24 avril 2014)
  20. « Michel Dubromel élu président de France Nature Environnement », sur actu-environnement.com, (consulté le 5 octobre 2017)
  21. « Michel Dubromel succède à Denez L’Hostis à la présidence de France Nature Environnement », sur fne.asso.fr, (consulté le 5 octobre 2017)
  22. « Nos statuts », sur fne.asso.fr, (consulté le 17 avril 2015)
  23. « La biodiversité », sur fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  24. « Eau », sur http://www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  25. « Mer et littoral », sur http://www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  26. « La stratégie contentieuse comme appui aux actions associatives », sur http://www.fne.asso.fr/ (consulté le 24 avril 2015)
  27. « Éducation & Sensibilisation - Présentation », sur http://www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  28. « Le scandale du gaspillage alimentaire », sur http://www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  29. « Nos demandes politiques », sur http://www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  30. « Agriculture », sur www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  31. « Présentation », sur www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  32. « Se déplacer moins, mieux, autrement », sur http://www.fne.asso.fr/ (consulté le 24 avril 2015)
  33. « Eco-consommation - nos objectifs », sur fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
  34. « Quelle économie circulaire voulons-nous ? », sur www.fne.asso.fr (consulté le 24 avril 2015)
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