Saint-Germain-du-Salembre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Germain.
Saint-Germain-du-Salembre
Le château de Saint-Germain-du Salembre.
Le château de Saint-Germain-du Salembre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Vallée de l'Isle
Intercommunalité Communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord
Maire
Mandat
Jean-Yves Rohart
2014-2020
Code postal 24190
Code commune 24418
Démographie
Gentilé Salembrais
Population
municipale
931 hab. (2014 en augmentation de 7,75 % par rapport à 2009)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 17″ nord, 0° 26′ 59″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 184 m
Superficie 19,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte administrative de la Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Germain-du-Salembre

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Germain-du-Salembre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-du-Salembre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-du-Salembre
Liens
Site web http://www.saintgermaindusalembre.fr/

Saint-Germain-du-Salembre est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisée au centre-ouest du département de la Dordogne, la commune de Saint-Germain-du-Salembre est traversée du nord-est au sud par un affluent de l'Isle, le Salembre, ruisseau qui en deux tronçons lui sert de limite naturelle avec Chantérac au nord et Neuvic au sud.

Au niveau géologique, toute une moitié ouest de la commune, située en forêt de la Double, est recouverte de sables, d'argiles et de graviers éocènes et oligocènes. Les hauteurs orientales, en limite de Saint-Astier, Saint-Léon-sur-l'Isle et Neuvic, sont également composées de terrains éocènes. Le reste de la commune, dans sa partie orientale est composé de calcaires du Crétacé[1].

L'altitude minimale, 55 mètres, se situe au sud, à proximité de Neuvic-Gare, là où le Salembre quitte la commune pour entrer sur celle de Neuvic. Le point culminant avec 184 mètres se trouve à l'extrême nord-est, près du lieu-dit Puymarsou, en limite de Saint-Astier.

Le bourg de Saint-Germain-du-Salembre est situé, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'ouest de Saint-Astier et 14 kilomètres au nord-est de Mussidan, en rive droite du Salembre et au croisement des routes départementales 39, 41, 44 et 104.

Entre Douzillac et Neuvic, le territoire communal est parcouru au sud par le sentier de grande randonnée GR 646.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Germain-du-Salembre
Chantérac Saint-Astier
Saint-Jean-d'Ataux Saint-Germain-du-Salembre Saint-Léon-sur-l'Isle
Douzillac Neuvic

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune se nomme Sent Gèrman de Salembre[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Saint Germain du Salambre.

Le 27 juillet 1944, les Allemands tuent 29 résistants, fusillent quatre habitants et incendient le village d'Espinasse[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
 ? 1972 Jean Faure    
1972 mars 2008 André Daix PCF Artisan plombier couvreur
mars 2008 (réélu en mars 2014) en cours Jean-Yves Rohart DVG Banquier chargé de clientèle

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2014, la commune comptait 931 habitants[Note 1], en augmentation de 7,75 % par rapport à 2009 (Dordogne : +1,04 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 096 963 989 1 002 901 861 892 906 895
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
877 892 886 794 791 768 799 749 692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
687 664 634 650 690 672 699 713 786
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
823 790 837 837 787 762 819 910 931
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les locaux de « La Chanteracoise » en 2014.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[8], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 348 personnes, soit 37,6 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (trente-sept) a diminué par rapport à 2007 (quarante-cinq) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,5 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte cinquante-huit établissements[9], dont vingt-neuf au niveau des commerces, transports ou services, neuf dans la construction, sept dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, sept dans l'industrie, et six relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[10].

Entreprises[modifier | modifier le code]

En 2011, la dernière biscotterie artisanale de France, « la Chanteracoise »[11], est implantée à Saint-Germain-du Salembre. Pour s'agrandir et faire face aux demandes croissantes de ses clients (production annuelle en hausse de 25 à 30 %), elle change de site en 2011, toujours sur la commune[12]. Pour faire face à la demande croissante de ses produits, elle va ouvrir un deuxième site de production à Saint-Léon-sur-l'Isle en octobre 2016, notamment ceux issus de l'agriculture biologique[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Située à l'est de la forêt de la Double, et traversée par le Salembre, la commune représente un grand intérêt par sa faune et sa flore locales. Deux zones de protection y sont donc délimitées.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

La vallée du Salembre fait partie des vallées de la Double, considérées comme site important par le réseau Natura 2000 pour la conservation d'espèces animales européennes menacées[16]. On peut y trouver notamment la cistude d'Europe (Emis orbicularis), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la loutre (Lutra lutra), le vison d'Europe (Mustela lutreola), le chabot commun (Cottus gobio) ou encore la lamproie de Planer (Lampetra planeri) [16].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La Double orientale, zone boisée présente sur environ la moitié ouest du territoire communal, est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II[17],[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Louis Poumiès de la Siboutie (1789-1863), né le 8 juin 1789 à Saint-Germain-du-Salembre, médecin réputé exerçant à Paris, auteur de Mémoires publiés en 1910[19].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, p. 18, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501-4761-5)
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 27 mars 2014.
  3. Le massacre d'Espinasse dans les mémoires, Sud Ouest édition Périgueux du 8 août 2013, p. 18.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 26 novembre 2015.
  9. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 26 novembre 2015).
  10. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 26 novembre 2015.
  11. Site de la Chanteracoise, consulté le 8 avril 2011.
  12. Marylin Bernet, La Chantéracoise voit plus grand, Sud Ouest, édition Périgueux, 7 avril 2011
  13. Nancy Ladde, « La biscotte a la cote », Sud Ouest édition Dordogne, 28 avril 2016, p. 13.
  14. « Château de Saint-Germain-du-Salembre », notice no PA00083080, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 22 février 2010
  15. Thierry Hourlier, Les églises fortifiées de Dordogne, p. 29, Éditions patrimoines & médias, 1997, (ISBN 2-910137-20-1)
  16. a et b Vallées de la Double sur le réseau Natura 2000. Consulté le 21 février 2010
  17. [PDF] DIREN Aquitaine - La Double orientale. Consulté le 21 février 2010
  18. Carte de la ZNIEFF 2651 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 21 février 2010
  19. http://www.ruevisconti.com/Histoire/EnfantsduMarais/PoumiesdelaSiboutie.html