Saint-Étienne-de-Puycorbier

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Saint-Étienne-de-Puycorbier
Saint-Étienne-de-Puycorbier
La mairie de Saint-Étienne-de-Puycorbier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Vallée de l'Isle
Intercommunalité Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord
Maire
Mandat
Daniel Tournier
2014-2020
Code postal 24400
Code commune 24399
Démographie
Population
municipale
112 hab. (2015 en augmentation de 5,66 % par rapport à 2010)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 32″ nord, 0° 19′ 46″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 157 m
Superficie 13,54 km2
Localisation

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Saint-Étienne-de-Puycorbier est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La forêt de la Double sur le territoire communal.

À l'ouest du département de la Dordogne, en forêt de la Double, la commune de Saint-Étienne-de-Puycorbier est limitée sur toute sa bordure ouest par le Grolet qui la sépare de Saint-Michel-de-Double.

L'altitude minimale, 50 mètres, se trouve au sud-ouest, près du lieu-dit Fougeraud, là où le Grolet quitte la commune pour servir de limite entre celles de Saint-Martin-l'Astier et Saint-Michel-de-Double. L'altitude maximale avec 157 mètres est localisée à l'extrême sud-est, près du lieu-dit Colombat, en limite des communes de Saint-Front-de-Pradoux et de Saint-Martin-l'Astier.

À proximité de la route départementale (RD) 40, le hameau de Saint-Étienne-de-Puycorbier se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres au nord-nord-ouest de Mussidan et seize kilomètres au nord-est de Montpon-Ménestérol.

Le territoire communal est également desservi au sud par la RD 38 et par le sentier de grande randonnée GR 646.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Étienne-de-Puycorbier
Saint-André-de-Double
Saint-Michel-de-Double Saint-Étienne-de-Puycorbier Beauronne
Saint-Martin-l'Astier Saint-Front-de-Pradoux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à saint Étienne alors que « Puycorbier » provient de « puy », dérivé de podium signifiant « colline », et de « corbier », en rapport avec les corbeaux ou tiré d'un nom de personne[1]. Ainsi Puycorbier pourrait signifier soit la « colline aux corbeaux », soit la « colline de Corbier ».

En occitan, la commune porte le nom de Sent Estefe de Puei Corbier[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les gallo-romains ont laissé quelques traces de présence sur le territoire de la commune[1].

La première mention de Puycorbier remonte au XIIIe siècle sous la forme « Poi Corber », suivie de « Corbene » à la fin du siècle suivant, puis de « Podium Corbier » au milieu du XVIe siècle[1].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune fut un lieu important de la Résistance à l'occupant en Dordogne[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Saint-Étienne-de-Puycorbier intègre dès sa création la communauté de communes du Mussidanais en Périgord. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1995 2008 Guy Dumas PCF  
2008[4] (réélu en mars 2014) en cours Daniel Tournier SE Exploitant agricole

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 112 habitants[Note 1], en augmentation de 5,66 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
315233269273339289277300303
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
294310315278264272249239251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247231229183180162179162138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
15112499117118113103102116
2015 - - - - - - - -
112--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[9], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 51 personnes, soit 44,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (huit) a augmenté par rapport à 2007 (cinq) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte onze établissements[10], dont six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, quatre au niveau des commerces, transports ou services, et un relatif au secteur administratif[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne.
  • Mémorial de la Résistance : ce monument s'élève à l'endroit où les maquisards de la Double appartenant au 4e régiment FTP avaient organisé leur camp. Au plus fort des combats, au printemps et en été 1944, lorsque la mission des résistants de l'intérieur consistait à retarder la montée des renforts allemands vers la Normandie, le camp de Virolles avait un effectif de plus de 600 hommes. Un rassemblement commémoratif y a lieu chaque 1er dimanche de juillet.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Grolet en limites de Saint-Étienne-de-Puycorbier et de Saint-Michel-de-Double.

Longeant le territoire communal à l'ouest, le Grolet fait partie, avec ses affluents le ruisseau de la Boulbène et la Mouline, des vallées de la Double, considérées comme site important par le réseau Natura 2000[12] pour la conservation d'espèces animales européennes menacées. On peut y trouver notamment la cistude d'Europe (Emis orbicularis), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la loutre (Lutra lutra), le vison d'Europe (Mustela lutreola), le chabot commun (Cottus gobio) ou encore la lamproie de Planer (Lampetra planeri)[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 316.
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 25 mars 2014.
  3. Florence Broussaud-Le Strat, La Double Un pays en Périgord, Éditions Fanlac, 2006, (ISBN 2-86577-252-7), p. 93.
  4. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 27 août 2014.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 9 octobre 2015.
  10. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 9 octobre 2015).
  11. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 9 octobre 2015.
  12. Carte des Vallées de la Double sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 26 mars 2013.
  13. Vallées de la Double sur le site du réseau Natura 2000, consulté le 26 mars 2013.