Tocane-Saint-Apre

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Tocane-Saint-Apre
Le bourg de Tocane-Saint-Apre.
Le bourg de Tocane-Saint-Apre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Brantôme
Intercommunalité Communauté de communes du Pays ribéracois
Maire
Mandat
Gérard Senrent
2014-2020
Code postal 24350
Code commune 24553
Démographie
Population
municipale
1 658 hab. (2014)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 19″ nord, 0° 29′ 50″ est
Altitude Min. 68 m – Max. 232 m
Superficie 32,35 km2
Localisation

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Tocane-Saint-Apre est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Dronne entre Montagrier et Tocane-Saint-Apre.

La commune de Tocane-Saint-Apre, entièrement située en rive gauche de la Dronne, principal affluent de l'Isle, comprend également plusieurs îles au milieu de la Dronne.

Son altitude minimale, 68 mètres, se situe au nord-ouest de la commune, à la pointe occidentale de l'île de Bressol, là où la Dronne quitte la commune pour entrer sur celle de Douchapt. Le point culminant, 232 mètres, se trouve au sud-est, au château d'eau de La Cipierre, à une centaine de mètres de la limite avec les communes de Mensignac et Saint-Aquilin.

Le bourg de Tocane-Saint-Apre est situé, en distances orthodromiques, 13 kilomètres à l'est de Ribérac et 20 kilomètres à l'ouest-nord-ouest de Périgueux, au croisement des routes départementales 78, 103 et 710 (l'ancienne route nationale 710).

La commune est également desservie au sud par la route départementale 109.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tocane-Saint-Apre
Saint-Victor Grand-Brassac
Montagrier
Lisle
Douchapt Tocane-Saint-Apre
Segonzac Saint-Aquilin Mensignac

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Barra sur Dronne · Beauséjour · Bel-Air · Belle Étoile · Bonas · Bos du Puy · Bourgogne · Brouillaud · Chargnac · Charleroix · Château de Fayolle · Chazelas · Combenègre · Courtaudie · Fayolle · Fouillarge · Fourmieux · Gandy · Grands Champs · Grange Neuve · Jauzet · la Beylie · la Boissière · la Borie · la Chabane · la Chauprade · la Cipierre · la Clavelie · la Côte · la Filolie · la Filolie de Gandy · la Font du Sable · la Gatine · la Grange · la Jarrige · la Lande · la Martinie · la Ponchetie · la Quintinie · la Serve · la Trépinie · la Vaurelie · Lagorce · Larue · Lavalade · Lavergne · le Bouquet · le Brandeau · le Château Jalet · le Clos de Palus · le Jarrigeal · le Moulin de Bonas · le Moulin de Bressol · le Moulin de Lavalade · le Moulin de Salles · le Parc de Fayolle · le Plantier · le Rieumançon · le Treuil · les Charroufeix · les Combes · les Gacheries · les Garennes · les Grandes Terres · les Grèzes · les Grillaudes · les Peyronnies Basses · les Peyronnies Hautes · les Piles · les Plantes · les Trémoulades · les Trois Maisons · les Vergnades · l'Étang · Lorraine · Maison Neuve · Manieux · Margnac · Maureloux · Millard · Montamas · Notre-Dame de Perdux · Palus · Paymie · Pebre · Peymie · Peyretoux · Peyvie · Plaisance · Planchelorau · Puy de Bout · Puychauvet · Puypinet · Puyponchet · Rieumançon · Ruisseau des Planches · Saint Apre · Sermage · Siove · Tailleferie · Tantaloup · Tourate · Vernodes

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Sent Abre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, une bastide appelée Tocane est fondée entre les bourgs de Sainte-Marie de Perdus et Saint-Apre de Perdus. Elle ne se développe pas mais dès le XVe siècle, le nom de Tocane remplace celui de Sainte-Marie de Perdus[2].

Les communes de Saint-Apre et Tocane fusionnent en 1852 sous le nom de Tocane-Saint-Apre. Ladite commune de Saint-Apre porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Barra-sur-Dronne[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires de Saint-Apre[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de la commune de Saint-Apre[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1794 Nicolas Paradol    
1794 1794 Philippe Fargeot   Notaire
1794 1801 Jean Fargeot-Lagane   Médecin
1801 1817 Jean-François Lamy Bos du Pic    
1817 1851 Pierre Fargeot   Notaire
1851 1852 Pantaléon Lamy Bos du Pic    

Maires de Tocane-Saint-Apre[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de la commune de Tocane-Saint-Apre[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
janvier 1881 ou avant  ? Joseph Lavaure    
mai 1892 mai 1896 Henri Puygauthier    
mai 1896 1917 Antoine Puygauthier[Note 1]    
1918 octobre 1919 Robert Brunet   Adjoint faisant fonction de maire
octobre 1919 août 1922 Robert Brunet[Note 2]   Docteur
août 1922 mai 1945 Charles Roby   Vétérinaire
mai 1945 octobre 1947 Élie Beaudeau    
octobre 1947 mai 1953 Roger Puygauthier    
mai 1953 octobre 1981 Raymond Gayou[Note 1]    
novembre 1981 août 2007 Michel Debet PS Député
Conseiller général
août 2007 (réélu en mars 2014[6]) en cours Gérard Senrent PS Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1852, les communes de Saint-Apre et de Tocane étaient indépendantes.

Démographie de Saint-Apre[modifier | modifier le code]

Évolution de la population de Saint-Apre
1793 1800 1806 1821 1831
754 710 718 779 725
1836 1841 1846 1851 -
792 655 828 865 -
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[3])

Démographie de Tocane, puis de Tocane-Saint-Apre[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués depuis 1793 à Tocane, puis à Tocane-Saint-Apre. En 1852, Saint-Apre fusionne avec Tocane qui devient Tocane-Saint-Apre.

À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Tocane-Saint-Apre[7]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Tocane-Saint-Apre comptait 1 658 habitants.

           Évolution de la population de Tocane, puis de Tocane-Saint-Apre  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
990 1 017 1 080 1 097 1 158 1 171 1 243 1 184 1 226
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 140 2 040 2 098 2 016 2 171 2 145 2 061 2 044 1 893
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 848 1 794 1 731 1 573 1 575 1 535 1 517 1 475 1 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 413 1 359 1 318 1 376 1 377 1 484 1 519 1 679 1 658
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique de Tocane, puis de Tocane-Saint-Apre

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[10], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 651 personnes, soit 38,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (83) a augmenté par rapport à 2007 (69) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 174 établissements[11], dont 84 au niveau des commerces, transports ou services, trente-deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, trente dans la construction, 18 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et dix dans l'industrie[12].

Entreprises[modifier | modifier le code]

En 2012-2013, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, on trouve sur Tocane-Saint-Apre, la SARL des établissements Delord et fils (exploitation forestière) qui se classe 13e en termes de chiffre d'affaires HT dans le secteur agroalimentaire, avec 8 716 k€[13]. En termes d'exportations parmi les entreprises de Dordogne, elle se classe 33e avec 1 636 k€ de chiffre d'affaires HT à l'exportation[14]. Avec 1 511 k€ à l'exportation, la Tonnellerie bordelaise (fabrication d'emballages en bois) est 37e dans ce même classement[14].

La scierie Delord, créée en 1933, emploie 43 personnes dont 31 à Tocane-Saint-Apre[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité, XIXe siècle, de style néo-roman[22].
  • Chapelle Notre-Dame de Perdux, fin du XIXe siècle[23], en bordure de la Dronne.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au nord de la commune, la Dronne et sa vallée représentent une zone Natura 2000 : la « vallée de la Dronne de Brantôme à sa confluence avec l'Isle ». La rivière s'écoule dans un milieu principalement composé de prairies humides et de terres cultivées avec des zones de bocage. On y rencontre plusieurs espèces de poissons menacées ainsi que des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et des visons (Mustela lutreola)[24].

C'est également une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2[25],[26] protégée pour sa faune et sa flore spécifiques.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Depuis 1991, le village accueille chaque année en juillet, les « Rencontres musicales irlandaises de Tocane », festival de musique traditionnelle irlandaise de portée internationale qui se traduit par des concerts, un stage de quatre jours animé par des musiciens irlandais (flûte, tin whistle, violon, uilleann pipes, accordéon, concertina, banjo, chant, danse, etc.), et qui est l'occasion d'une forte activité musicale dans les bars du village dès l'après-midi et jusque tard dans la nuit[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Pommarède, Tocane et Saint-Apre oubliés, tome 1 Les racines, Tocane, (ISBN 2-86577-111-3)
  • Pierre Pommarède, Tocane et Saint-Apre oubliés, tome 2 Saint-Apre, (ISBN 2-86577-183-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décédé durant la mandature.
  2. Démissionnaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 21 avril 2014.
  2. Notice no IA24000724, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 26 octobre 2009
  3. a et b « Notice communale de Saint-Apre », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 12 juin 2013)
  4. Pierre Pommarède, Tocane et Saint-Apre oubliés, t. 2, Fanlac, Périgueux, 1996, p. 225.
  5. Période 1881-1981 : registres de délibérations communales consultés en mairie le 4 octobre 2009.
  6. À Tocane, Sud Ouest édition Périgueux du 1er avril 2014, p. 22a.
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 21 avril 2014)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 10 octobre 2015.
  11. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 10 octobre 2015).
  12. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 11 décembre 2015.
  13. « Agroalimentaire : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 32.
  14. a et b « Export : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 18.
  15. Philippe Christophe, « Un avenir en chêne », Sud Ouest édition Dordogne, 9 mai 2014, p. 11.
  16. « Maison forte dite château de Beauséjour », notice no IA24000381, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 7 octobre 2009
  17. « Inscription du château de Fayolle », notice no PA00083021, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 17 septembre 2009
  18. « Manoir dit château de Lavalade », notice no IA24000371, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 7 octobre 2009
  19. « Classement du donjon de Vernode », notice no PA00083022, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 17 septembre 2009
  20. « Hôtel Paradol », notice no IA24000383, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 7 octobre 2009
  21. Alain Beyneix, Monuments mégalithiques en Aquitaine, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, , 96 p. (ISBN 978-2-84910-957-1), p. 77
  22. « Église Notre-Dame de la Nativité », notice no IA24000373, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 26 mai 2017.
  23. « Chapelle Notre-Dame de Perdux », notice no IA24000375, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 26 mai 2017.
  24. Vallée de la Dronne de Brantôme à sa confluence avec l'Isle sur le réseau Natura 2000. Consulté le 26 octobre 2009
  25. [PDF] DIREN Aquitaine - Zone bocagère de la vallée de la Dronne de l'embouchure à Épeluche. Consulté le 26 octobre 2009
  26. Carte de la ZNIEFF 2678 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 26 octobre 2009
  27. Les rencontres musicales de Tocane, consulté le 19 juillet 2013.
  28. Francis Lacoste, Eugène Le Roy, périgourdin : un romancier militant et sa province, p. 14-16, Presses universitaires de Bordeaux, 1985, (ISBN 978-2-86781-019-0)