Saint-Jean-d'Ataux

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Saint-Jean-d'Ataux
Saint-Jean-d'Ataux
Le village de Saint-Jean-d'Ataux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes Isle Vern Salembre en Périgord
Maire
Mandat
Jean-Michel Sébastien
2020-2026
Code postal 24190
Code commune 24424
Démographie
Gentilé Atauziens ou Saint-Jeannois
Population
municipale
133 hab. (2018 en augmentation de 10,83 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 34″ nord, 0° 24′ 37″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 157 m
Superficie 12,11 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Isle
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Jean-d'Ataux

Saint-Jean-d'Ataux est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Beauronne en limites de Douzillac et Saint-Jean-d'Ataux.

À l'ouest du département de la Dordogne, en forêt de la Double, la commune de Saint-Jean-d'Ataux est arrosée par la Beauronne et plusieurs de ses affluents. Son territoire s'étend sur 12,11 km2.

L'altitude minimale, 71 mètres, se trouve au sud, juste en amont du lieu-dit le Moulin de Milliol, là où la Beauronne quitte la commune pour servir de limite entre celles de Beauronne et de Douzillac. L'altitude maximale avec 157 mètres est localisée à l'extrême nord-est, à l'est de l'étang d'Ataux, en limite des communes de Chantérac et de Saint-Germain-du-Salembre.

En bordure de la route départementale (RD) 41, le village de Saint-Jean-d'Ataux se situe, en distances orthodromiques, neuf kilomètres à l'ouest de Saint-Astier, treize kilomètres au nord-nord-est de Mussidan et autant au sud-est de Ribérac.

Le territoire communal est traversé du nord au sud par la RD 709 qui relie Ribérac et Mussidan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-d'Ataux est limitrophe de cinq autres communes. À l'ouest, le territoire communal se trouve à moins de cent cinquante mètres de celui de Saint-André-de-Double.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Jean-d'Ataux est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2]. La commune est en outre hors attraction des villes[3],[4].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Outre le petit bourg de Saint-Jean-d'Ataux proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[5] :

  • les Belles Places
  • Billebeau
  • le Bleuil
  • les Bouyssoux
  • Chanteperdrix
  • chez Coste
  • Claud de la Pouge
  • Claud Marty
  • la Croix de Barrière
  • les Fontenelles
  • le Grand Claud
  • le Gué de l'Âne
  • Landes des Martelles
  • la Latte
  • les Marroux
  • les Martelles
  • le Moulin de Billebeau
  • le Moulin du Bleuil
  • la Pièce du Claud
  • les Planches
  • les Pouges
  • Puy de Siorac
  • Puymarchou
  • la Roche
  • Sandeau
  • la Siboutie
  • les Sirieix
  • la Veyssière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à saint Jean-Baptiste alors qu'« Ataux » pourrait provenir d'un personnage d'origine germanique nommé Asthaldwulf[6], Astaldus ou Hastadus[7].

En occitan limousin[8], la commune porte le nom de Sent Joan d'Astaus[6].

Les habitants de la commune sont appelés les Atauziens ou les Saint-Jeannois[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît au XIIIe siècle sous la forme « Astaut », puis « Astaux » au siècle suivant[7]. Les premières mentions connues de son église, Sanctus Johannes Atauli, Sanctus Johannes d'Atauli ou Sanctus Johannes de Atauxo, sont encore plus tardives puisqu'elles sont avérées au XVe siècle[7].

Au XIVe siècle, le lieu était rattaché à la châtellenie de Saint-Astier[10].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Saint Jean d'Ateaux[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Saint-Jean-d'Ataux a été rattachée au canton de Neuvic qui dépendait du district de Mussidan (nommé district de Montpon dans un premier temps) jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Ribérac, puis à l'arrondissement de Périgueux en 1926[12].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[13]. La commune est alors rattachée au canton de la Vallée de l'Isle.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2003, Saint-Jean-d'Ataux intègre la communauté de communes de la Moyenne Vallée de l'Isle créée sept ans plus tôt. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[14],[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
(1880 ou avant) mai 1884 Jean Baptise E. de Lentilhac    
mai 1884 juillet 1893 Léonard Lescure[Note 2]    
juillet 1893 février 1909 Léonard Chevalier[Note 3]    
mars 1909 mai 1929 Gaston Chevalier[Note 4]    
mai 1929 août 1942 Jean Maury[Note 3]    
1942 octobre 1944 André Maury    
octobre 1944 novembre 1947 Léo Audemard    
novembre 1947 1953 André Maury    
1953 1959 Léo Audemard    
1959 août 1990 Jean Oklé    
août 1990
(réélu en mai 2020)
En cours Jean-Michel Sébastien SE[17] Ouvrier en maçonnerie

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Saint-Jean-d'Ataux relève[18] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 133 habitants[Note 5], en augmentation de 10,83 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
231217194251283279306319301
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
296284272252275270289242231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
220232216199201199189144137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
13111994127136150126123119
2013 2018 - - - - - - -
120133-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune n'a pas d'école. Saint-Jean-d'Ataux est organisée en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec les communes de Saint-André-de-Double et Saint-Vincent-de-Connezac[22] au niveau des classes de primaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[23], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent cinquante-deux personnes, soit 43,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (sept) a augmenté par rapport à 2010 (quatre) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 13,5 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte dix établissements[24], dont trois au niveau des commerces, transports ou services, trois dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, deux dans la construction, un dans l'industrie, et un relatif au secteur administratif[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'étang d'Ataux en forêt de la Double.

Traversant le territoire communal du nord au sud, la Beauronne fait partie, avec plusieurs de ses affluents, des vallées de la Double, considérées comme site important par le réseau Natura 2000[26] pour la conservation d'espèces animales européennes menacées. On peut y trouver notamment la cistude d'Europe (Emis orbicularis), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la loutre (Lutra lutra), le vison d'Europe (Mustela lutreola), le chabot commun (Cottus gobio) ou encore la lamproie de Planer (Lampetra planeri)[27].

En pleine forêt de la Double, la totalité du territoire communal fait partie d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2, essentiellement forestière[28],[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Démissionnaire.
  3. a et b Décédé en fonctions.
  4. De 1915 à 1919, en l'absence de Gaston Chevalier, c'est son adjoint Adrien Lavignac, qui a fait fonctions de maire.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 1er décembre 2020)
  5. « St-Jean-d'Ataux » sur Géoportail (consulté le 23 novembre 2014).
  6. a et b Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 27 mars 2014.
  7. a b c et d Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 328-329.
  8. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 15.
  9. Annuaire des maires de la Dordogne 2009, Mediapress, Périgueux, 2009, (ISSN 1770-3387), p. 250.
  10. a et b Florence Broussaud-Le Strat, La Double Un pays en Périgord, Éditions Fanlac, 2006, (ISBN 2-86577-252-7), p. 93.
  11. « St Jean d'Ateaux » sur Géoportail (consulté le 25 mars 2013).
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 2 décembre 2014)
  14. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 11 septembre 2020.
  15. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 18 novembre 2020.
  16. Registres de délibérations communales (périodes 1880-1950 et 1960-1990) + registres de mariages (période 1950-1960) de la mairie de Saint-Jean-d'Ataux, consultés le 18 juillet 2013.
  17. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 19.
  18. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 11 décembre 2020).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Bernard Gillibert, « Une belle école pour les Doublautins », Sud Ouest édition Périgueux, 27 décembre 2019, p. 16d.
  23. Dossier complet - Commune de Saint-Jean-d'Ataux (24424) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 8 janvier 2019.
  24. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 8 janvier 2019).
  25. Dossier complet - Commune de Saint-Jean-d'Ataux (24424) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 8 janvier 2019.
  26. Carte des Vallées de la Double sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 25 mars 2013.
  27. Vallées de la Double sur le site du réseau Natura 2000, consulté le 25 mars 2013.
  28. [PDF] La Double orientale sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 25 mars 2013.
  29. Carte de La Double orientale sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 25 mars 2013.