Tramway de Liège

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Tramway de Liège
Image illustrative de l’article Tramway de Liège
Maquette CAF Urbos au musée des transports en commun de Wallonie

Situation Liège
Drapeau de la Belgique Belgique
Type Tramway
Entrée en service pour la ligne 1

+- pour l'extension de la ligne 1 (à confirmer)

Longueur du réseau 11,7 km

18,2 km après extension

Longueur additionnée des lignes 11,7 km

18,2 km après extension

Lignes 1
Stations 23 pour la ligne 1.

32 après l'extension (à confirmer)

Rames CAF Urbos
Propriétaire TEC
Exploitant TEC
Site internet https://letram.be
Vitesse moyenne 19 à 20 km/h
Lignes du réseau Ligne 1 : Sclessin à Coronmeuse et Bressoux

Ligne 1 après extension : Jemeppe à Herstal et Bressoux


  • Voie simple
  • Voie double
  • Maki2-square-stroked-18.svg : Zone en cours d'étude
  • Maki2-triangle-stroked-18.svg : Plan non disponible

Le tramway de Liège est une ligne de tramway en chantier pour relier les pôles importants de l'agglomération liégeoise. La ligne reliera la gare multimodale de Sclessin vers un terminus à Coronmeuse (avec une possibilité d'extension future vers Herstal) et un second terminus à Bressoux (centre de maintenance et de remisage)[1] en passant par la gare TGV et la place Saint-Lambert. Cette même ligne devrait être mise en service au printemps 2024 (dates à confirmer). Le projet initial prévoyant de relier Herstal à Jemeppe a été relancé en juin 2021 et la ligne devrait être prolongée pour 2026 (à confirmer). La ligne serait exploitée en partenariat public-privé[2]. Une hypothétique ligne 2 pourrait être réalisée plus tard entre Ans et Vaux-sous-Chèvremont (Chaudfontaine)[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les transports publics à Liège[modifier | modifier le code]

Les anciens réseaux de tramway[modifier | modifier le code]

Tramways devant la gare des Guillemins, dans les années 1910.

La ville de Liège a connu de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1960 plusieurs réseaux de tramway, le principal à écartement standard était à l'origine exploité par différentes compagnies qui ont fusionné en 1928 pour former la compagnie des Tramways unifiés de Liège et extensions (TULE). Ce réseau, le principal à Liège est toujours resté indépendant du réseau exploité par la Société nationale des chemins de fer vicinaux(SNCV) à écartement métrique ainsi que du tramway de Liège à Flémalle et Seraing (avec une antenne ultérieure vers Ougréé) également à écartement standard mais exploité tout au long de son existence par la société anonyme des Railways économiques de Liège-Seraing et extensions(RELSE).

Ces différents réseaux sont supprimés au cours des années 1950 et 1960, la dernière ligne circulera en . Le Musée des transports en commun de Wallonie préserve de nombreux véhicules de ces anciens réseaux.

Le projet de métro avorté[modifier | modifier le code]

En 1971, la réalisation d’un métro est décidée[5]. Un tunnel de 750 mètres de long[6] sera ainsi construit sous les quais Saint-Léonard et de la Batte. Mais le métro ne vit jamais le jour, et le tunnel est aujourd’hui considéré comme l’un des Grands travaux inutiles du pays. Le TEC y entreposait une trentaine d'anciens autobus jusqu'à la nuit du mercredi 30 au jeudi , nuit durant laquelle un incendie s'est déclaré[7],[8]. Le lieu est en effet victime depuis plusieurs années de " l'urbex ". On retrouve sur youtube une vidéo montrant l'exploration illégale du lieu[9]. Dans le cadre de la construction de la ligne de tram 1, la trémie sera rebouchée en pour laisser plus de place aux marchands lors de la batte[10].

Le projet[modifier | modifier le code]

Les prémices[modifier | modifier le code]

Ligne 1
Image illustrative de l’article Tramway de Liège
Réseau Tramway de Liège
Communes desservies 1 (Liège)

3 (Herstal, Liège, Saint-Nicolas, Seraing) après extension

Histoire
Mise en service Mai 2023
Dernière extension 2026
Exploitant Opérateur de Transport de Wallonie
Exploitation
Matériel utilisé CAF Urbos
Dépôt d’attache Bressoux
Points d’arrêt 23

32 après extension (à confirmer)

Longueur 11,7 km

après extension : 18,2 km

Jours de fonctionnement LMaMeJVSD

Depuis 2008, un consensus existe au sein de la conférence des bourgmestres, de la Région wallonne, et de la SRWT quant au retour du tram. En effet, d'une part, l'agglomération doit contrer l'augmentation constante[11] du trafic automobile à Liège, d'autre part, certains axes sont saturés, notamment le fond de vallée.

Le projet reste alors imprécis : une première ligne allant de Seraing à Herstal semble acquise, tandis qu'une seconde ligne allant d'Ans à Chênée, voire Vaux-sous-Chèvremont est envisagée. Certains soulignent en outre la nécessité de prévoir une boucle de centre ville qui remplacerait approximativement l'actuelle ligne 4 des bus liégeois[12].

Le coût pour la construction de la première ligne est estimé à 500 millions d'euros, celui de la seconde ligne, de 300 à 700 millions[13]. L'inauguration de la première ligne est souhaitée pour 2015. Longue de 17,5 km, cette ligne compterait 25 arrêts, dont sept points d'intermodalité forte avec les bus[14].

Le , le gouvernement wallon adopte le tracé définitif de la ligne 1[15].

Le , le gouvernement wallon s’accorde sur la réalisation de la première phase de la ligne 1, c’est-à-dire la liaison entre Sclessin et Coronmeuse. Ce tronçon aurait dû voir le jour pour 2017[16],[17], le projet étant envisagé dans le cadre de la candidature de la ville à l'Exposition internationale de 2017.

L'échec du premier marché public[modifier | modifier le code]

Le , la demande de permis unique a été déposée par la SRWT. L'enquête publique s'est déroulée du au .

En , la SRWT a reçu 3 offres de consortium :

Le , le permis unique (environnement et urbanisme) est accordé par la Région wallonne.

Le , la SRWT a sélectionné deux consortium qui devaient remettre leur offre finale pour le  : « Mobiliège » et « Legiaexpress »[18]. Le consortium « Tramardent » reçoit une indemnité de 1 200 000  et ce, à titre de compensation forfaitaire pour les frais d'établissement de son offre.

Le , la SRWT annonce que les négociations en vue de l'attribution du marché du Tram de Liège se poursuivraient avec un soumissionnaire préférentiel, à savoir le consortium « Mobiliège » emmené par Alstom et BAM. Cette décision donne évidemment une indication importante sur le partenaire privé qui aurait dû être chargé de réaliser le tram de Liège, cela n’exclut pas totalement son concurrent, LegiaExpress, qui pourrait être rappelé autour de la table si la négociation finale avec Mobiliège n'aboutissait pas. Au terme de cette négociation, c'est au gouvernement wallon que doit revenir le choix définitif du consortium retenu.

La signature du contrat DBFM (Design, Build, Finance, Maintain) était prévue au printemps 2015. Celle-ci devait être suivie par une phase d’études préparatoires puis d’un chantier pour une mise en service commercial du tram à l'automne 2018. Cependant, en , Eurostat, l'organe européen de contrôle des normes comptables, recale le dossier de financement du tram liégeois.

En , Eurostat rend, pour la seconde fois et à la suite des modifications du dossier, un avis négatif.

Le , la Ville de Liège annonce avoir reçu pour la 3e fois consécutive un avis négatif d'Eurostat[19]. Le même jour, elle lance une pétition citoyenne en faveur du tram[20].

Le second marché public[modifier | modifier le code]

Le , Eurostat approuve le montage financier[21]. Les travaux devraient débuter fin 2018 pour un début d'exploitation au printemps 2022.

Un nouvel appel d'offres est lancé en .

Le , le délai pour le dépôt officiel des offres pour le tram de Liège arrivait à échéance. La lutte se résume à un duel entre le français Alstom, et le fabricant espagnol de matériel ferroviaire Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles[22].

Le choix définitif du fabricant aurait dû intervenir au premier trimestre 2018[1]. Mais la mutation du groupe Tec en un Opérateur de Transports de Wallonie (OTW) occasionne un report supplémentaire, la décision d'attribuer le marché devant être prise par le Conseil d'Administration de la nouvelle structure. En juillet 2018, il est annoncé une réunion de ce nouveau CA en septembre 2018[23].

Le , l'Opérateur de Transport de Wallonie (OWT – nouveau nom de la SRWT) a attribué le marché à l'association momentanée « TramArdent ». C'est donc l'espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) qui fournira les véhicules, qui seront des tramways de sa gamme Urbos. Quant aux travaux des infrastructures, c'est l'entreprise Colas qui s'en chargera[24]. Cette décision a été confirmée par le conseil d'administration de l'OTW le [25].

L'extension[modifier | modifier le code]

Le , la Commission européenne approuve les projets de développement post-covid et donne un budget. Les tronçons Jemeppe-Sclessin et Herstal-Coronmeuse sont remis à jour et devraient être mis en service d'ici 2026.

Le nouveau réseau[modifier | modifier le code]

Tracé[modifier | modifier le code]

Ligne 1 : Coronmeuse/Bressoux à Sclessin

  • La ligne aura une longueur totale de 11,7 kilomètres. Les terminus se situeront d'une part à Sclessin et d'autre part à Coronmeuse et Bressoux[1].
  • Le projet est évalué à 360 millions d'euros.
  • Il y aura 23 stations pour cette ligne de tram.
  • 50 hectares seront aménagés.

Extension de la Ligne 1 : Herstal/Bressoux à Jemeppe

  • La ligne aura une longueur totale de 18,2 kilomètres. Les terminus se situeront d'une part à Jemeppe et d'autre part à Herstal et Bressoux.
  • Le cout total de l'extension seule est encore inconnue.
  • Il y aura 32 stations (à confirmer) pour cette ligne de tram.
  • La superficie totale aménagée avec l'extension est encore inconnue.

Chantier[modifier | modifier le code]

Travaux rue Léopold en avril 2021.

Les travaux sont prévus pour durer trois ans, entre 2019 et 2023 pour la ligne 1[26]. À cause de la pandémie, les travaux ont pris du retard[27],[28]. L'extension devrait être terminée en , cette dernière reste à confirmer.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Maquette 1:1 d'une moitié de rame du futur tram.

Le , l'Opérateur de Transport de Wallonie (OWT – nouveau nom de la SRWT) a attribué le marché à « TramArdent ». C'est donc l'espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) qui fournira les véhicules, qui seront des tramways de sa gamme Urbos[24].

Une maquette bois et acier grandeur nature d'une demi-rame en livrée TEC a été exposée du 5 au sur l'espace Tivoli où les futurs utilisateurs pouvaient la découvrir[29]. Elle est ensuite exposée au musée des transports en commun de Wallonie[30],[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Le réseau de tram verra bien le jour à Liège: voici les détails du projet », sur http://www.rtl.be, (consulté le )
  2. « Le tram, Liège en commun ! », sur Le tram (consulté le )
  3. R. T. L. Newmedia, « Un tram à Liège dans moins de 10 ans », sur RTL Info (consulté le )
  4. « Un tracé sinueux pour monter à Ans en passant par Glain », sur Le Soir (consulté le )
  5. Ph. Bx, « Du projet de métro, il subsiste un tunnel » [PDF], Le Soir,
  6. « Liège : incendie dans un tunnel désaffecté - RTC Télé Liège », sur www.rtc.be (consulté le )
  7. « Le métro de Liège (1986) », sur https://www.rtbf.be, (consulté le )
  8. R. T. L. Newmedia, « Scène impressionnante à Liège: un tunnel destiné au pré-métro a brûlé toute la nuit », sur RTL Info (consulté le )
  9. « Liège : le tunnel des bus fantômes par un youtubeur néerlandais - RTC Télé Liège », sur www.rtc.be (consulté le )
  10. « Les travaux // Tronçon de l'Opéra à la place des Déportés », sur Le tram (consulté le )
  11. LE SOIR, 6 février 2009 http://www.lesoir.be/regions/liege/mobilite-d-ici-2020-la-2009-02-06-688574.shtml
  12. urbAgora, « Quel tram pour Liège ? », Conférence de presse [PDF], sur http://urbagora.be,
  13. « Le tram à Liège: c’est dans moins de 10 ans ! », sur http://www.lameuse.be, (consulté le )
  14. Bruno Boutsen, « Priorité absolue au tram à Liège », sur http://www.lalibre.be, (consulté le )
  15. Michel Gretry, « Liège: le tracé du futur tram a été adopté », sur https://www.rtbf.be, (consulté le )
  16. « Une décision sur le tram à Liège », sur http://tramliege.be, (consulté le )
  17. « Accord sur un tram de crise à Liège », sur http://www.lalibre.be, (consulté le )
  18. « Le partenariat public-privé », sur http://keskistram.eu (consulté le )
  19. « Eurostat recale le financement du tram de Liège - La Ville de Liège lance une pétition en faveur du », sur Site-LeVif-FR, (consulté le )
  20. « Today in Liege - Sondage : votre opinion sur le tram liégeois et le nouveau refus de l’Europe », sur www.todayinliege.be, https://plus.google.com/102282095611500945052 (consulté le )
  21. « Bonne nouvelle pour le tram de Liège », sur L'Echo, (consulté le )
  22. Michel Gretry, « Un duel franco-espagnol, Alstom contre Caf, pour le tramway liégeois », sur https://www.rtbf.be, (consulté le )
  23. Anne Poncelet, « Un nouveau report pour le tram de Liège », RTBF Info,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. a et b Michel Gretry, « Le tram 94 va relier Roodebeek », RTBF,‎ (Tram à Liège: TramArdent l'emporte face à MobiLiège)
  25. La Libre.be, « Le tram de Liège sera bien Tram'Ardent », sur www.lalibre.be (consulté le )
  26. « Tram'Ardent construira le tram à Liège », sur https://www.lecho.be, (consulté le )
  27. « Privacy settings », sur myprivacy.dpgmedia.be (consulté le )
  28. La Libre.be, « Liège : impacté par la "crise", le chantier du tram a pris du retard », sur LaLibre.be, (consulté le )
  29. « À quoi ressemblera le futur tram de Liège ? », sur www.rtbf.be le 25 septembre 2019
  30. « Liège: une maquette grandeur nature du futur tram exposée au public », sur www.rtbf.be le 8 octobre 2019
  31. « Découvrez la maquette du tram de Liège à l'espace Tivoli ! » sur letram.be, non daté, vu le 8 octobre 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]