Tramway de Liège

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Tramway de Liège
image illustrative de l’article Tramway de Liège

Situation Liège
Drapeau de la Belgique Belgique
Type Tramway
Entrée en service 2022 pour la ligne 1
Inconnu pour la ligne 2
Longueur du réseau 11,6 km
Longueur additionnée des lignes 11,6 km
Lignes 2
Stations 21 pour la ligne 1.
Inconnu pour la ligne 2.
Rames Alstom ou CAF
Propriétaire SRWT
Exploitant TEC Liège-Verviers
Vitesse moyenne 20 km/h
Lignes du réseau Ligne 1 : Sclessin à Herstal
Ligne 2 : Ans à Chaudfontaine

Le tramway liégeois est un chantier de création de deux lignes de tram pour relier les pôles importants de l'agglomération liégeoise. La ligne 1 sera réalisée, reliant la gare multimodale de Sclessin à Herstal[1] en passant par la gare TGV et la place Saint-Lambert. Cette même ligne devrait être mise en service en 2022[2]. La ligne serait exploitée en partenariat public-privé (comme cela se fait pour le métro de Londres).

La ligne 2 pourrait être réalisé plus tard entre Ans et Vaux-sous-Chèvremont (Chaudfontaine).

Les premiers tramways[modifier | modifier le code]

Tramways devant la Poste, avant la Première Guerre mondiale
Tramways devant la gare des Guillemins, dans les années 1910.
Histoire complexe des compagnies de tramway.

Les premiers tramways à Liège remontent à 1871. Il s'agissait en somme de divers modèles de véhicules guidés sur des rails et tractés par des chevaux[3].

L'électrification des lignes existantes débute en 1893, une première en Belgique[4]. En l'espace d'une décennie, le réseau grandit de manière considérable. De nouvelles lignes firent leur apparition tant au nord qu'au sud de la ville. En 1899, une ligne atteignait le pont de Wandre, en 1897 une autre reliait Liège à la ville de Chênée et en 1905, la ville d'Angleur était à son tour desservie par les trams[3]. Pour l'exposition de 1905 une quatrième ligne est mise en place.

En 1927, l'unification du réseau est réalisée par un regroupement des divers compagnies (Les Tramways Liégois et les Tramways Est-Ouest de Liège et Extensions. La Société des Tramways Unifiés de Liège et extensions (TULE) est créée.

Les lignes sont supprimées à partir des années 1930 et après la seconde Guerre mondiale et remplacées par des trolleybus. Le dernier tram s'arrête définitivement en .

Cette suppression est due au fait que le matériel devenait vétuste et aurait coûté trop cher à remplacer. Les bus modernes s'avéraient bien plus rentables[5].

Quelques anciens tramways liégeois sont maintenant exposés dans le Musée des transports en commun de Wallonie.

Le projet de métro avorté[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1970, la réalisation d’un métro est envisagée. Un tunnel sera ainsi construit sous les quais Saint-Léonard et de la Batte. Mais le métro ne vit jamais le jour, et le tunnel est aujourd’hui considéré comme l’un des Grands travaux inutiles du pays. Il sert actuellement de lieu de stockage[6].

Article détaillé : TAU (métro).

Renouveau[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, un consensus existe au sein de la conférence des bourgmestres, de la Région wallonne, et de la SRWT quant au retour du tram. En effet, d'une part, l'agglomération doit contrer l'augmentation constante[7] du trafic automobile à Liège, d'autre part, certains axes sont saturés, notamment le fond de vallée.

Le projet reste alors imprécis : une première ligne allant de Seraing à Herstal semble acquise, tandis qu'une seconde ligne allant d'Ans à Chênée, voire Vaux-sous-Chèvremont est envisagée. Certains soulignent en outre la nécessité de prévoir une boucle de centre ville qui remplacerait approximativement l'actuelle ligne 4 des bus liégeois[8].

Le coût pour la construction de la première ligne est estimé à 500 millions d'euros, celui de la seconde ligne, de 300 à 700 millions[9]. L'inauguration de la première ligne est souhaitée pour 2015. Longue de 17,5 km, cette ligne compterait 25 arrêts, dont sept points d'intermodalité forte avec les bus[10].

Le , le gouvernement wallon a adopté le tracé définitif de la ligne 1[11].

Le , le gouvernement wallon s’est accordé sur la réalisation de la première phase de la ligne 1, c’est-à-dire la liaison entre Sclessin et Coronmeuse. Ce tronçon aurait dû voir le jour d'ici 2017[12],[13]. Le projet est envisagé dans le cadre de la candidature de la ville à l'Exposition internationale de 2017.

Le , la demande de permis unique a été déposée par la SRWT. L'enquête publique s'est déroulée du au .

Le , le permis unique (environnement et urbanisme) a été accordé par la Région wallonne.

En , Eurostat, l'organe européen de contrôle des normes comptables, recale le dossier de financement du tram liégeois.

En , Eurostat rend, pour la seconde fois et suite à des modifications du dossier, un avis négatif.

Le , la Ville de Liège annonce avoir reçu pour la 3e fois consécutive un avis négatif d'Eurostat. Le même jour, elle lance une pétition citoyenne en faveur du tram[14].

Le , Eurostat approuve le montage financier. Les travaux devraient débuter fin 2018 pour un début d'exploitation au printemps 2022.

Le , le délai pour le dépôt officielle des offres pour le tram de Liège arrivait à échéance. La lutte se résume à un duel entre les français Alstom, et le fabriquant espagnol de matériel ferroviaire Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles[15].

Le choix définitif du fabriquant devrait intervenir au premier trimestre 2018[1].

Le nouveau réseau[modifier | modifier le code]

Tracé[modifier | modifier le code]

Ligne 1 : Herstal à Sclessin[modifier | modifier le code]

  • La ligne aura une distance de 11 kilomètres entre Herstal et Sclessin[1].
  • Le projet est évalué à 360 millions d'euros.
  • Il y aura 21 stations pour le tram.
  • 50 hectares seront aménagés.

Ligne 2 : Ans à Chaudfontaine[modifier | modifier le code]

La ligne aura une distance de 14,5 kilomètres entre Ans et Chaudfontaine.

Chantier[modifier | modifier le code]

Les travaux sont prévus pour durer quatre ans, entre 2017 et 2021[16] pour la ligne 1.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Le choix du matériel sera confié au consortium qui réalisera les travaux. En , la SRWT a reçu 3 offres de consortium :

Le , la SRWT a sélectionné deux consortium qui devront remettre leur offre finale pour le  : « Mobiliège » et « Legiaexpress »[17].

Le consortium « Tramardent » recevra une indemnité de 1 200 000  et ce, à titre de compensation forfaitaire pour les frais d'établissement de son offre.

Le , la SRWT a annoncé que les négociations en vue de l'attribution du marché du Tram de Liège se poursuivraient avec un soumissionnaire préférentiel, à savoir le consortium « Mobiliège » emmené par Alstom et BAM.

Cette décision donne évidemment une indication importante sur le partenaire privé qui sera chargé de réaliser le tram de Liège, cela n’exclut pas totalement son concurrent, LegiaExpress, qui pourrait être rappelé autour de la table si la négociation finale avec Mobiliège n'aboutissait pas.

Au terme de cette négociation, c'est au gouvernement wallon que reviendra le choix définitif du consortium retenu.

La signature du contrat DBFM (Design, Build, Finance, Maintain) est prévue au printemps 2015. Celle-ci sera suivie par une phase d’études préparatoires puis d’un chantier pour une mise en service commercial du tram à l'automne 2018.

À la suite de l'annulation du marché en raison de l'avis négatif d'Eurostat sur le montage négatif, un nouveau marché est lancé en . Le , le délai pour le dépôt officielle des offres pour le tram de Liège arrivait à échéance. La lutte se résume à un duel entre les français Alstom, et le fabriquant espagnol de matériel ferroviaire CAF[15].

Le choix du fabriquant devrait être choisis par le gouvernement wallon vers la fin de l'année 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Le réseau de tram verra bien le jour à Liège: voici les détails du projet », sur http://www.rtl.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  2. « Le gouvernement wallon donne son feu vert définitif au dossier du tram à Liège », sur https://www.rtbf.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  3. a et b « Liège autrefois : Trams et trolleybus », sur http://www.aywaille1.be (consulté le 22 octobre 2017)
  4. LE JOUR, 25 avril 2006
  5. http://vapeurtta.realbb.net/trolleybus-et-autres-moyens-de-transport-guide-f8/69-des-liegeois-sont-favorables-au-retour-du-tram-a-liege-t38.htm
  6. « Le métro de Liège (1986) », sur https://www.rtbf.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  7. LE SOIR, 6 février 2009 http://www.lesoir.be/regions/liege/mobilite-d-ici-2020-la-2009-02-06-688574.shtml
  8. urbAgora, « Quel tram pour Liège ? », Conférence de presse [PDF], sur http://urbagora.be,
  9. « Le tram à Liège: c’est dans moins de 10 ans ! », sur http://www.lameuse.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  10. Bruno Boutsen, « Priorité absolue au tram à Liège », sur http://www.lalibre.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  11. Michel Gretry, « Liège: le tracé du futur tram a été adopté », sur https://www.rtbf.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  12. « Une décision sur le tram à Liège », sur http://tramliege.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  13. « Accord sur un tram de crise à Liège », sur http://www.lalibre.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  14. « Today in Liege - Sondage : votre opinion sur le tram liégeois et le nouveau refus de l’Europe », sur www.todayinliege.be, https://plus.google.com/102282095611500945052 (consulté le 18 janvier 2016)
  15. a et b Michel Gretry, « Un duel franco-espagnol, Alstom contre Caf, pour le tramway liégeois », sur https://www.rtbf.be, (consulté le 22 octobre 2017)
  16. Michel Gretry, « Le tram à Liège, objectif 2021 », sur https://www.rtbf.be, (consulté le 16 mars 2016)
  17. « Le partenariat public-privé », sur http://keskistram.eu (consulté le 22 octobre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]