Alain Destexhe

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Alain Destexhe
Fonctions
Député au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et au Parlement de la Communauté française de Belgique
Sénateur
Réélection
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Liège
Parti politique Mouvement réformateur (MR)
Mouvement réformateur.svg

Alain Destexhe est un homme politique belge libéral, né à Liège le . Il est membre du Mouvement réformateur. Il a été secrétaire général du réseau international de Médecins sans frontières, président de International Crisis Group, de Parlementarians for Global Action et du Réseau parlementaire sur la banque mondiale et le FMI.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Il est docteur en médecine de l'université de Liège (1983), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP-1987), détenteur d'un certificat en management de l'INSEAD (Fontainebleau) et d'une licence en expertise médicale de l'UCL.

Après avoir étudié la médecine à Liège, il travaille comme bénévole pour Médecins sans frontières (1985-1988). Il travaille successivement :

  • dans un camp de réfugiés salvadoriens (Mesa Grande) au Honduras ;
  • en Guinée, à la suite de la mort du dictateur Sékou Touré ;
  • au Guatémala dans les zones frontières entre le gouvernement et la guérilla. Toute son équipe a été expulsée par le régime militaire ;
  • au Soudan, avec des réfugiés du Tigré fuyant la grande famine d'Éthiopie en 1995 ;
  • à Djibouti.

De 1989 à 1991, il travaille comme directeur médical adjoint de Pasteur Vaccins (une filiale de l'Institut Pasteur et de l'Institut Mérieux), responsable de l'Asie et de l'Amérique latine.

En 1993, il devient pour deux ans le premier secrétaire général du réseau international de Médecins Sans Frontières[1]. À ce titre, il est confronté aux crises de la Bosnie, de l'Irak (première guerre du Golfe), du Rwanda (génocide de 1994) et de la Somalie (famine).

De 1997 à 1999, il est le président de l'International Crisis Group.

En 2014, il devient Vice-Président de la délégation belge de l'Union-interparlementaire. Il est nommé Rapporteur quelques mois plus tard sur le thème de la protection durable du patrimoine culturel matériel et immatériel de l'humanité contre la destruction et la dégradation.

Il est également Vice-président de la délégation belge de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au sein du Groupe ALDE. En janvier 2016, il est nommé Président de la Commission des questions juridiques et des droits de l'Homme.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

  • En 1995, il est élu sénateur au Parlement belge. Après l'avoir initiée, il est secrétaire de la Commission spéciale du Sénat belge sur les événements du Rwanda en 1994 (1997).
  • En 1999, il en est nommé premier vice-président de la Commission des Affaires étrangères.
  • En 2003, il est élu sénateur pour le collège électoral francophone.
  • Le 10 juin 2007, il est réélu à son poste de sénateur, sur la liste du Mouvement réformateur.
  • En 2009, il est élu au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et au Parlement de la Communauté française de Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles, qui représente les francophones de Belgique). Il siège au bureau du Parlement dont il est le secrétaire.
  • Il est réélu à ces deux Parlements à la suite des élections du et redevient sénateur.

Écrits et prises de position[modifier | modifier le code]

Destexhe se popularise d'abord comme membre d'une commission parlementaire sur le génocide du Rwanda, puis en 2000 dans les médias, lors d'une diffusion par l'émission Strip-Tease à la RTBF, d'un reportage intitulé Une délégation de très haut niveau et retraçant une mission parlementaire belge en Corée du Nord. Ce documentaire dénonce la situation dans ce pays dont on possède si peu d'images, mais aussi l'attitude et les positions de certains membres de cette délégation. On y voit notamment Destexhe marquer son mépris pour le régime en place, notamment face à un élu socialiste laudateur dudit régime[2].

En 2005, il publie Wallonie, la vérité des chiffres où il présente comme désastreuse la situation économique en Région wallonne.

Il publie également un livre livrant son interprétation du génocide rwandais[évasif].

Depuis janvier 2007, il tient un blog : Alain Destexhe. Basta le politiquement correct ![3].

En 2008, il publie Le Mouvement flamand expliqué aux francophones[4].

En 2013, il publie Syndicats : enquête sur le plus puissant lobby du pays[5].

Destexhe reçoit le Prijs voor de Vrijheid (en) (prix de la liberté) 2006 de Nova Civitas (en), un think tank libertarian flamand[6]. Il a aussi été honoré, en 2001-2002, par la Chaire Weisberg en relations internationales du Beloit College (en) (Wisconsin, États-Unis)[7], où il a enseigné.

De 2005 à 2007, il est président de Parliamentarians for Global Action.[réf. nécessaire]

En juillet 2013, il publie une lettre ouverte sur le site de La Libre dans laquelle il critique les prises de position et l'action de Bernard De Vos, délégué général aux droits de l'enfant, qui selon lui, n'aurait « de comptes à rendre à personne » [8]. Il reçoit sur le même site une réplique de la part de Matthieu Daele, président de la Commission jeunesse et aide à la jeunesse du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui rappelle que « le délégué général peut à tout moment être entendu par le Gouvernement ou le Parlement » et invite Destexhe à participer aux travaux de la commission[9].

En août 2013, Alain Destexhe publie un communiqué dénonçant une « explosion » de la criminalité à Bruxelles sur la base d'une compilation de diverses statistiques, intitulé Bruxelles, "Orange mécanique" ?[10]. La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, contestera rapidement non pas les chiffres cités, mais la méthode d'analyse jugée partisane[11]. Certains journalistes discuteront de manière plus complète les conclusions proposées par l'auteur[12].

En octobre 2013, à la suite de la présence de quatre députées voilées à une séance du Parlement turc, il s'offusque de cette première, en en attribuant l'origine à la députée belge Mahinur Ozdemir, « première députée voilée à siéger dans un parlement européen, un acte qui a compté pour briser l'interdit en Turquie »[13].

En février 2014, il écrit un nouvel ouvrage Avenir des régions - Croissance ou déclin dans lequel il dresse un portrait de la situation économique des trois régions de Belgique. Après un diagnostic qui démontre une économie déplorable, il propose plusieurs recommandations afin d'améliorer la croissance.

En Juin 2016, le quotidien La Libre Belgique révèle que Alain Destexhe à été exclu de la Liste électorale du Mouvement réformateur (Belgique) à la commune d'Ixelles pour les élections communal de 2018 suite à plusieurs propos tenus sur l'Islam et les étrangers.[14]

De septembre à aujourd'hui, il écrit chaque semaine une chronique L'actualité vue de Belgique pour FigaroVox[15]. Il y aborde des thématiques qui lui tiennent fortement à cœur telles que les questions d'intégration ou l'enjeu de la surpopulation mondiale et partage son point de vue sur l'actualité française en faisant de nombreux parallèles avec la Belgique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Santé, médicaments et développement : Les soins primaires à l'épreuve des faits, Paris, Fondation Liberté sans frontières, , 271 p.
  • L'Humanitaire impossible, ou, Deux siècles d'ambiguïté, Paris, Éditions Dalloz Sirey, coll. « Le temps du monde », , 236 p. (ISBN 978-2-200-21414-2)
  • Rwanda, Paris, Éditions Complexe, , 124 p. (ISBN 978-2-87027-538-2)
  • Amérique centrale, Paris, Éditions Complexe, coll. « Questions au XXe siècle », , 276 p. (ISBN 978-2-87027-274-9)
  • La Folie du Net. Mieux vaut en être, Bruxelles, Luc Pire,
  • Qui a tué nos paras ?, Bruxelles, Luc Pire, , 110 p. (ISBN 978-2-930088-33-4)
  • Corée du Nord, voyage en dynastie totalitaire, Paris, L'Harmattan, , 105 p. (ISBN 978-2-7475-1323-4)
  • L'École de l'échec : comment la reformer ? Du pédagogisme à la gouvernance, Marcinelles, Belgique, Éditions Cortex, coll. « La Noria », (ISBN 978-2-8040-1932-7)
  • Hainaut : enfin une stratégie gagnante ?, Marcinelles, Belgique, Éditions Cortex, coll. « Quartier libre », (ISBN 978-2-8040-2628-8)
  • 7 défis pour 2007 - Oser la vérité, Bruxelles, , (dir.), Luc Pire/Labor, , 144 p. (ISBN 978-2-507-00105-6)
  • Démocratie Ou Particratie ? 120 Propositions pour refonder le système belge, Marcinelles, Belgique, Éditions Cortex, coll. « Quartier libre », (ISBN 978-2-8040-2633-2)
  • Le Mouvement flamand expliqué aux francophones, Bruxelles, Luc Pire, , 144 p. (ISBN 978-2-507-00105-6)
  • Comment l'État gaspille votre argent, Roeselare, Belgique, avec Rudy Aernoudt, Roularta Books, (ISBN 978-90-8679-169-9)
  • 50 dates-clés de l'Histoire de Belgique, Bruxelles, Luc Pire, , 176 p. (ISBN 978-2-507-00161-2)
  • Lettre aux progressistes qui flirtent avec l'islam réac, Cuesmes, Belgique, avec Claude Demelenne, Éditions du Cerisier, (ISBN 978-2-87267-132-8)
  • Syndicats : enquête sur le plus puissant lobby du pays, Bruxelles, Belgique, La Renaissance du Livre, (ISBN 978-2-507-05013-9)
  • L’Avenir de nos Régions. Croissance ou déclin ?, Bruxelles, Belgique, Filipson Éditions,

Références[modifier | modifier le code]

  1. Médecins sans frontières : Anciens secrétaires généraux
  2. Site de Paris Cinéma
  3. Alain Destexhe. Basta le politiquement correct !
  4. Destexhe explique le Mouvement flamand aux francophones, dhnet.be, 18 mai 2011
  5. publie un livre brûlot sur les syndicats, lesoir.be, 29 avril 2013
  6. Prijs van de Vrijheid voor Alain Destexhe
  7. Weissberg Chair in International Studies
  8. Destexhe au Délégué aux droits de l'enfant : "Je n'accepte pas vos leçons de morale !"
  9. Le président de la commission jeunesse tacle Alain Destexhe
  10. Bruxelles, Orange mécanique ?
  11. Milquet conteste les chiffres sur la sécurité à Bruxelles présentés par Destexhe
  12. La criminalité est-elle en train d'exploser à Bruxelles ?
  13. La défaite d'Atatürk : des députées voilées au Parlement turc
  14. « Suite à ses dérapages, Alain Destexhe a été exclu de la liste MR à Ixelles », la libre,‎ (lire en ligne)
  15. Le Figaro - Alain Destexhe

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]