Stade Maurice-Dufrasne

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Stade Maurice-Dufrasne
Généralités
Surnom
Stade de Sclessin
l'Enfer de Sclessin
le Chaudron de Sclessin
Sclessin
Nom complet
Stade Maurice Dufrasne
Adresse
2, rue de La Centrale
4000 Liège
Drapeau de la Belgique Belgique
Construction et ouverture
Ouverture
Rénovation
Extension
Utilisation
Clubs résidents
Standard de Liège (depuis 1909)
Équipement
Surface
Gazon naturel
Capacité
30 023
Tribunes
Tribune I (9 033 places)
Tribune II (7 336 places)
Tribune III (6 887 places)
Tribune IV (6 767 places)
Affluence record
Dimensions
105 m × 68 m
Localisation
Coordonnées

Le stade Maurice-Dufrasme, ou stade de Sclessin, accueille les matchs du Standard de Liège. Le nom du stade est celui du cinquième président du Standard de Liège, Maurice Dufrasne, en fonction de 1909 à 1931, mais il est mieux connu en Belgique sous le nom de stade de Sclessin, quartier de l'agglomération liégeoise où il est situé. Le stade se trouve le long de la Meuse, non loin des usines sidérurgiques ArcelorMittal, ce qui donne une atmosphère particulière au « chaudron de Sclessin ». Ce stade est communément appelé l'« Enfer de Sclessin » en raison de l'ardeur des supporters liégeois qui s'y regroupent pour manifester leur soutien aux joueurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le stade en 1925, depuis le terril Perron ouest.

Après avoir évolué sur les collines de Cointe, au vélodrome de la Boverie ou encore à Grivegnée, le Standard de Liège, qui dut quitter ces différents endroits, trouve un bout de prairie à Sclessin en 1909 en bord de Meuse. Sclessin, quartier de ce qui était la commune d'Ougrée.

Ils louent alors ce terrain pour 300 francs belges par an et année après année, le stade se modifie si bien qu'en 1925, la capacité du stade fut portée à 20 000 places. En 1940, on érigea une grande tribune debout en béton de 10 000 places.

En 1972, le Stade de Sclessin est l'un des quatre stades qui accueillent Euro 72 et voit se jouer la petite finale où la Belgique s'impose contre la Hongrie, 2 à 1.

Le Stade atteint sa capacité maximale en 1973 avec 43 000 places. En 1985, 1992 et 1995 ont eu lieu des rénovations importantes lors desquelles trois nouvelles tribunes ont été bâties.

Le stade en 1994. Il comprend alors deux tribunes latérales nouvellement construites, et deux tribunes anciennes qui disparaîtront bientôt.

Pour accueillir l'Euro 2000, le stade a été une nouvelle fois transformé en 1999 pour devenir un magnifique "temple du football", aux couleurs du club, avec 27 500 places assises. Trois rencontres y sont organisées lors du tournoi (Allemagne-Roumanie, Norvège-RF Yougoslavie, Danemark-République tchèque).

En 2006, le stade a été doté d'une toute nouvelle pelouse chauffée pour un montant de plus d'un million d'euros. Le Standard de Liège, champion de Belgique en 2007/2008 et 2008/2009, est connu pour sa capacité à rassembler des supporters venus des quatre coins de Belgique malgré la frontière linguistique.

Les Supporters du Standard, renommés pour leur ferveur, se répartissent en quatre grands groupes installés dans les tribunes 2, 3 et 4 : le « Kop Rouches 68 » (en tribune 2), premier groupe de supporters; le « Hell Side 81 (HS81) » (en tribune 3), ayant une approche anglo-saxonne; les « Ultra Inferno 96 (UI96) » (en tribune 3), au caractère latin; et le « Publik Hysterik Kaos 04 (PHK 04)» (tribune 4).

En décembre 2009, le standard avait annoncé son intention de faire passer la capacité de "l'enfer rouche" à 50 000 places dont 4 000 places VIP. Il s'agissait de rivaliser avec les grands d'Europe mais aussi d'organiser la Coupe du monde en 2018 ou 2022 conjointement avec les Pays-Bas (comme pour l'Euro 2000). Le stade aurait alors été catégorisé 4 ou 5 étoiles selon les normes UEFA de l'époque. Une nouvelle enceinte à Coronmeuse, soit de l'autre côté de la ville, ou sur un site charbonnier à Glain fut également envisagée[2].

En décembre 2010, la capacité du stade est revue à la baisse à 40 000 places à la suite de la non-obtention de la coupe du monde 2018 ou 2022[3] et sera portée à 30 023 places en 2012.

En 2011, Roland Duchâtelet achète le Standard de Liège et mettra en place divers projets pour rénover le stade (avec par exemple un toit amovible et une pelouse artificielle, s'inspirant du Parken Stadium, le stade du FC Copenhague[4]).

Finalement, après des altercations avec les supporters, Roland Duchâtelet cède le club à Bruno Venanzi en 2015. Lors du business meeting suivant, un projet visant la rénovation est lancé et programmé pour une réalisation en 2019.

Le 28 juin 2019, le permis de construction[5] du nouveau stade est déposé par le club. Les plans prévoient la fermeture complète de l'arène via notamment une destruction et reconstruction de la tribune 2 et un allongement des tribunes 3 et 4. Une coursive dotée de cellules commerciales sera également construite autour de la structure et un parking souterrain sera également aménagé. Cette refonte complète de l'esplanade verra la disparition de l'ancien terrain du Standard Femina.

Surnoms et noms[modifier | modifier le code]

Le stade est nommé d'après le cinquième président du Standard de Liège, Maurice Dufrasne, qui fut le président du club mosan de 1905 jusqu'en 1925-26. C'est en effet sous son ère que les premières grandes constructions importantes sont menées.

Mais le Stade Maurice-Dufrasne est plus connu sous le nom de Stade de Sclessin, Sclessin étant l'un des quartiers de la ville de Liège depuis la fusion des communes en 1977.

En ce qui concerne les surnoms, le stade est souvent est dénommé « Enfer de Sclessin », une appellation qui est apparue la première fois le 4 février 1959, après le succès du Standard de Liège face au Stade de Reims, 2 à 0 lors des quarts de finale de la Coupe des clubs champions. C'est un journaliste français qui émit ce surnom pour la première fois.

Un surnom qui sera popularisé trois ans plus tard par Luc Varenne (RTBF) et Raymond Arets (Les Sports), toujours lors des quarts de finale de la Coupe des clubs champions où le Standard inflige un 4 à 1 au Rangers Football Club.

L'expression « Chaudron de Sclessin » est également dérivé de celle-ci, faisant référence aux usines ArcelorMittal situées en face du stade.

Clubs accueillis[modifier | modifier le code]

Le stade appartient aujourd'hui au Standard de Liège qui y a élu domicile depuis plus d'un siècle. Mais l'équipe première n'est pas la seule à y avoir évolué puisque la section féminine y joue lors de matchs très importants.

À noter que le RFC Liège y disputa plusieurs rencontres durant sa dernière année en division 1. Le club exilé du Stade Vélodrome de Rocourt trouve refuge au début de la saison 1994-1995 au Stade du Kehrweg à Eupen mais la terminera dans les installations de son plus grand rival.

L'équipe nationale, les Diables rouges, y joue de manière occasionnelle.

Capacités[modifier | modifier le code]

Le stade dispose de 30 023 places, soit la deuxième plus grande capacité de Belgique après le Stade Roi Baudouin.

  • Tribune I (9 033 places) - côté rue de la Centrale
  • Tribune II (7 336 places) - côté rampe du pont d'Ougrée
  • Tribune III (6 887 places) - côté rue Ernest Solvay
  • Tribune IV (6 767 places) - côté Meuse

La capacité effective est cependant ramenée à 27 670 places lors des compétitions ce qui place la stade de Sclessin en troisième position en terme de capacité en Belgique, derrière le stade Jan-Breydel de Bruges (29 042 places).

Événements[modifier | modifier le code]

Championnat d'Europe de football 1972[modifier | modifier le code]

Date Tour Équipe Score Équipe Affluence
12 juin Finale de consolation Belgique Drapeau : Belgique 2 - 1 Drapeau : Hongrie Hongrie 9 000

Championnat d'Europe de football 2000[modifier | modifier le code]

Date Tour Groupe Équipe Score Équipe Affluence
12 juin 1er A Allemagne Drapeau : Allemagne 1 - 1 Drapeau : Roumanie Roumanie 25 000
18 juin 1er C Norvège Drapeau : Norvège 0 - 1 Drapeau : République fédérale de Yougoslavie RF Yougoslavie 24 000
21 juin 1er D Danemark Drapeau : Danemark 1 - 1 Drapeau : République tchèque République tchèque 25 000

Moyens d'accès[modifier | modifier le code]

Voiture[modifier | modifier le code]

Pendant les jours de matchs, la rue Ernest-Solvay qui longe le stade est complètement bloquée, dès l'entrée sur le parking terrils, les voitures sont alors soit déviées vers le parking soit sur le quai Vercourt via la rue Gilles-Galler.

Autobus[modifier | modifier le code]

TEC
232794

Le réseau d'autobus TEC Liège-Verviers permet également de se rendre à des matchs grâce aux lignes suivantes : la 3 reliant Liège (République française) à Flémalle (Les Trixhes/Les Chaffours), la 2 reliant Liège (République française) à Seraing et au Sart-Tilman (Beausejour/Boncelles/CHU), la 27 reliant Liège (Opéra) à Seraing (Bois de l'Abbaye/Pont de Seraing) ou encore la 94 reliant Liège (Place Saint-Lambert) à Rotheux.

Train[modifier | modifier le code]

LogoBR.svg Ligne 125 Omnibus L

Le réseau de la SNCB permet d'accéder au stade grâce à la Gare de Sclessin où passe l'Omnibus (L) la reliant à Liège-Palais, Liers, Statte et Huy. Cependant, les trains ne s'y arrêtent pas le week-end, donc pendant les principaux jours de match, car la ligne est considérée comme une ligne estudiantine.

Tramway (en projet)[modifier | modifier le code]

A l'horizon 2022, la future ligne 1 du tramway de la ville de Liège desservira le stade.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le stade a été utilisé comme illustration de la pochette du jeu vidéo de football FIFA 10[6].

Il apparait dans les films Je suis supporter du Standard (2013) de Riton Liebman ainsi que dans Standard Le Film (2014), documentaire de Benjamin Marquet.

Jusqu'en 2018, le stade Maurice-Dufrasne recevait une visibilité importante puisqu'un monument du sport professionnel, passait juste à côté du stade chaque année. En effet pendant vingt-sept éditions et dans les derniers kilomètres, les coureurs de la doyenne des classiques Liège-Bastogne-Liège passaient le pont d'Ougrée et contournaient le Stade.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Vue panoramique du stade avant un match et depuis le terrils

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Standard.be. Le club: la fiche du Standard Consulté le 8 juin 2008
  2. « Standard et CHC convoitent le même site » - lalibre.be,
  3. « Voilà à quoi devrait ressembler le nouvel "Enfer de Sclessin" » , sur dhnet.be, le 9 février 2011. (consulté le 13 octobre 2014)
  4. « Roland Duchâtelet a de grands projets pour le stade du Standard » , sur dhnet.be, le 16 décembre 2011 . (consulté le 30 juin 2016)
  5. « Voici à quoi ressemblera le nouveau stade du Standard », sur L'Echo, (consulté le 28 juin 2019)
  6. « Sclessin illustre le nouveau FIFA 2010 », RTBF Sport,‎ (lire en ligne, consulté le 14 octobre 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]