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Philibert Trudaine de Montigny

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Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny, né le à Clermont-Ferrand et mort le à Montigny-Lencoup, est un administrateur et un savant français.

Issu de la famille Trudaine, il est le fils de Daniel-Charles Trudaine, seigneur de Montigny (1703-1769), intendant des finances et directeur du département des Ponts et Chaussées de 1743 à sa mort, en , et de Marguerite Chauvin. Il est le petit-fils de Charles Trudaine.

En 1751, il est nommé conseiller au Parlement de Paris et en 1754 maître des requêtes[1].

Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny, qui collaborait avec son père depuis 1754 aux départements des Fermes générales, des manufactures, du Commerce et des Ponts et Chaussées, lui succéda en 1769 dans ses différentes fonctions en poursuivant son œuvre[2].

Suivant la politique de son père, il promeut dans les années 1760 et 1770, avec le soutien de son ami Turgot, la liberté du commerce, en particulier celui des grains[2].

Il est aussi un chimiste renommé dans un laboratoire aménagé pour lui à Montigny, membre de l'Académie des sciences. Grâce à sa fortune, il joue un rôle de mécène anonyme, finançant notamment la création du Journal de Physique. Ayant comme son père encouragé les voyages de savants et de techniciens à travers la France et à l’étranger (dont en Italie le botaniste Latapie en 1775 et l'inspecteur des manufactures Roland de La Platière en 1776), il voyage lui-même dans la péninsule en 1770-1771 mais toutes ses archives ont malheureusement disparu.

Comme Turgot, dont il est un proche ami, il s'oppose aux corvées et se range parmi les physiocrates[3].

La chute de Turgot, en mai 1776, suivie par la nomination de Necker, amène la suppression des charges d'intendants des finances par Necker en 1777 et l'éloigne du gouvernement, peu avant sa mort, qu'il trouve sur un chemin desservant le château de Montigny, frappé d'apoplexie à seulement 45 ans[4].

Philibert Trudaine de Montigny est seigneur de la vicomté de Fronsac, Montigny-Lencoup, Laleu, Saint-Maurice, L'Houmeau, Le Plomb, Lozières, La Jarrie, les Menus-Fiefs, Château-Guibert, Guimenerie et L'Airaudière.

Fontaine offerte par Philibert Trudaine à Montigny-Lencoup

Il offrit au village de Montigny-Lencoup une fontaine[5].

Publications

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  • Avis aux peuples des provinces où la contagion sur le bétail a pénétré, et à ceux des provinces voisines, Paris : Impr. royale, 1775, in-8°, 16 p.

Mariages et descendance

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Il se marie deux fois : en 1756 avec Françoise-Bernardine Gaigne de Perrigny, puis en 1762 avec Anne-Marie-Rosalie Bouvard de Fourqueux, fille de Michel Bouvard de Fourqueux, alors procureur général de la chambre des comptes de Paris, et de Marie Louise Auget de Monthyon.
Sa seconde épouse lui donne deux fils[6],[7]:

Ralliés à la Révolution, proches d'André Chénier et de François de Pange, les deux frères sont guillotinés avec André Chénier le 26 juillet 1794 (8 Thermidor an II).

Charles-Michel Trudaine a été l'amant de Victoire de Montmorin-Saint-Hérem, comtesse de La Luzerne (1765-1794), fille du ministre assassiné en 1792, dont le mari était parti en émigration. En 1793, elle mit au monde une fille naturelle, déclarée sous le nom de Françoise Oberton, qui est adoptée ensuite sous le nom d’Élisa par sa tante, Mme Maynon d'Invault. Victoire de La Luzerne est emprisonnée pendant la Terreur avec sa famille. Malgré le fidèle soutien de son amie et cousine, la comtesse de Sérilly, elle sombre dans la folie et se laisse mourir.

Notes et références

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  1. Michel Antoine, Le Gouvernement et l'Administration sous Louis XV, Paris, Editions du CNRS, , 319 p., p. 240
  2. a et b Ernest Choullier, « Les Trudaine », Revue de Champagne et de Brie, vol. 14,‎ , p. 208-213 (lire en ligne)
  3. Ernest Choullier, « Les Trudaine », Revue de Champagne et de Brie, vol. 14,‎ , p. 263-272 (lire en ligne)
  4. Monographie communale
  5. Ernest Choullier, « Les Trudaine », Revue de Champagne et de Brie, vol. 15,‎ , p. 102 (lire en ligne)
  6. Ernest Choullier, « Les Trudaine », Revue de Champagne et de Brie, vol. 14,‎ , p. 465-470 (lire en ligne)
  7. Ernest Choullier, « Les Trudaine », Revue de Champagne et de Brie, vol. 15,‎ , p. 12-16, 97-103, 285-293 (lire en ligne)
  8. Etienne Pattou, « Maison de Trudaine », racineshistoire.free.fr (consulté le )

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Suzanne Delorme, « Une famille de grands commis de l'État, amis des sciences, au XVIIIe siècle : les Trudaine », Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1950, vol. 3, n° 3-2, p. 101-109. [1]

Articles connexes

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Liens externes

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