Henri Galinié

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Henri Galinié
Archéologue
Image illustrative de l’article Henri Galinié
Présentation
Naissance (74 ans)
Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Nationalité Drapeau de la France française

Henri Galinié est un archéologue français, spécialiste de l'Antiquité, du Moyen Âge et de la transition entre ces deux époques. Il est également un des promoteurs du statut particulier de l'archéologie urbaine.

Depuis sa retraite, il se consacre à l'étude historique des cépages du Val de Loire.

Biographie et travaux[modifier | modifier le code]

Né le à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Henri Galinié s'installe en métropole en 1959. À l'issue d'études poursuivies à Paris (La Sorbonne) et à Caen, il est titulaire d'un doctorat d'Histoire obtenu en 1981 à l'université de Caen[1] à l'issue d'une thèse consacrée à la topographie de Tours du IVe au XIe siècle[Note 1]. Il suit parallèlement une formation en archéologie à Winchester (Hampshire, Royaume-Uni) où il participe au chantier de fouilles du Wolvesey Palace (en) sous la direction de Martin Biddle (en).

Henri Galinié s'installe à Tours en 1970. Après une période de huit ans où il enseigne à l'Institut universitaire de technologie de Tours, il intègre le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Enseignant en archéologie à l'Université François-Rabelais de Tours depuis 1992, il est directeur de thèses pour de nombreux doctorants en Histoire[2].

S'attachant à faire reconnaître le statut spécifique de l'archéologie en milieu urbain[3],[4], (Jean-Mary Couderc, cité par Pierre Audin, l'a qualifié de « maître d'œuvre de la révolution archéologique urbaine à Tours[5] »), Henri Galinié est le fondateur du Laboratoire d'archéologie urbaine de Tours (LAUT) en 1973[6] ; en 1984, le LAUT est transformé en Centre national d'archéologie urbaine (CNAU) dépendant du ministère de la Culture[7],[8] et Henri Galinié en assure la direction de 1984 à 1992. Cette structure est alors remplacée par le Laboratoire archéologie et territoires (LAT), structure propre au CNRS puis mixte, à la faveur d'un rapprochement entre le CNRS et l'Université François-Rabelais[9] ; Henri Galinié est à sa tête jusqu'en 2003. C'est toujours avec le même objectif qu'il organise du 17 au , à Tours, à la demande du ministère de la Culture le premier Colloque international d'Archéologie urbaine[10].

Archéologue de terrain, il conduit de nombreux chantiers de fouilles à Tours et en Touraine, dont :

  • 1969-1974 : Saint-Pierre le Puellier (Tours)[11]
  • 1974-78 : Le château de Tours (Tours)[Note 2]
  • 1978-82 : Les archives départementales (Tours)[12]
  • 1979-82 : Le cloître Saint-Martin (Tours)[13]
  • 1995-2001 : Rigny-Ussé[14].
  • 2000-2003 : Le square Prosper-Mérimée (Tours)[15].

Il est également connu, comme auteur, co-auteur ou directeur de publication, pour ses articles et ouvrages sur la ville de Tours à l'époque antique et médiévale et pour sa contribution à une meilleure connaissance de la transition Antiquité/Moyen Âge en milieu urbain (concept archéologique des terres noires[16]) :

  • Henri Galinié (H.G.), Bernard Randoin et al., Les archives du sol à Tours : survie et avenir de l’archéologie de la ville, Tours, La Simarre, , 63 p.
  • H.G., Recherches sur la topographie de Tours (IVe-XIe siècle.), , 576 p..
  • (de) H.G., « L'archéologie urbaine française face à des choix, Actes du Colloque « Archaologisch-historischen Stadtforshung », (Münster 1982) », Lübecker Schriften zur Archaölogie und Kulturgeschichte, no 14,‎ , p. 163-170.
  • (it) H.G., « L'archéologie urbaine française, recherche et information, Actes du colloque « Roma e le capitali europee dell'archeologia », (Rome, 1991) », Eutopia, vol. I, no 2,‎ , p. 125-132.
  • H.G. et Manuel Royo, Atlas des villes et des réseaux de villes en région Centre : Fascicule 2, Archea, , 73 p. (ISBN 978-2-9507320-2-6).
  • (en) Catherine E. Karkov (dir.), Kelly M. Wickham-Crowley (dir.), Bailey K. Young (dir.) et H.G., Spaces of the Living and the Dead : An Archaeological Dialogue, New-York, Oxbow Books, coll. « American Early Medieval Studies », , 162 p. (ISBN 978-1-900188-81-4 et 1-900188-81-3), « Tours from an archaeological standpoint ».
  • (en) Richard Macphail, H.G. et Frans Verhaeghe, « A future for Dark earth? », Antiquity, vol. 77, no 296,‎ , p. 349-358.
  • H.G., « L'expression « terres noires », un concept d'attente », Les petits cahiers d'Anatole, no 15,‎ (lire en ligne [PDF]).
  • H.G. (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, 30e supplément à la Revue archéologique du centre de la France (RACF), numéro spécial de la collection Recherches sur Tours, Tours, FERACF, , 440 p. (ISBN 978-2-913272-15-6)
  • H.G., Ville, espace urbain et archéologie, Presses universitaires François-Rabelais, , 136 p. (ISBN 978-2-86906-350-1, lire en ligne).
  • H.G., Philippe Husi, James Motteau et al., Des Thermes de l'Est de Caesarodunum au Château de Tours : le site 3 : 50e supplément à la Revue archéologique du centre de la France (RACF), Tours, FERACF, coll. « Recherches sur Tours 9 », , 170 p. (ISBN 978-2-913272-36-1), partie électronique en ligne : http://citeres.univ-tours.fr/rt9/

Une liste de publications plus complète est disponible sur consultation de la Base Malraux (Ministère de la Culture et de la Communication)[17].

Il crée les revues d'archéologie Recherches sur Tours (10 volumes parus entre 1981 et 2014), À propos d'archéologie urbaine et relance la Revue archéologique du Centre de la France[5].

À la fin de l'année universitaire 2008, retraite oblige, Henri Galinié quitte l'enseignement et le CNRS avec le titre de directeur de recherches honoraire[18]. Il continue toutefois à publier des articles et des comptes rendus de chantiers de fouilles[Note 2] et se consacre, entre autres activités, à l'étude de l'historique de l'encépagement de la Touraine, à partir des textes anciens[19],[20], et tient un blog d'ampélographie rétrospective[21].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Audin, Tours à l'époque gallo-romaine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 128 p.
  • Alain Ferdière, « Historique des recherches archéologiques », sur Atlas archéologique de Touraine, .
  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule : l'Indre-et Loire-37, Paris, Académie des Sciences et Belles-Lettres, , 141 p. (ISBN 2-87754-002-2).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Notice d'autorité d'Henri Galinié », sur le site de l'International Standard Name Identifier (ISNI) (consulté le 9 novembre 2014).
  2. « Notice d'autorité d'Henri Galinié », sur le site IdRef, le référentiel des autorités Sudoc (consulté le 9 novembre 2014).
  3. Alain Ferdière, Historique des recherches archéologiques
  4. « Henri Galinié et les « terres noires » de l'archéologie urbaine : Séminaire de géohistoire, à Paris, le 7 mars 2005 », sur le site de Espaces Temps.net, (consulté le 18 novembre 2014).
  5. a et b Audin, p. 15.
  6. Audin, p. 14.
  7. Provost, p. 19.
  8. Xavier Rodier, « Le Centre national d’archéologie urbaine est menacé de dissolution », sur le site de Mappemonde, (consulté le 9 novembre 2014).
  9. « Les acteurs de l'archéologie », sur Atlas archéologique de Tours, un site de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) (consulté le 30 octobre 2014).
  10. collectif, Actes du colloque international d'Archéologie urbaine. Tours, 17-20 novembre 1980, Imprimerie nationale, , 769 p.
  11. Henri Galinié, « Fouilles archéologiques sur le site de Saint-Pierre-le-Puellier (1969-1974). Rapport préliminaire », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXXVIII,‎ , p. 155-172.
  12. Henri Galinié, Élisabeth Lorans et al., « Fouilles archéologiques à Tours, 1978-1979. Rue des Ursulines, site 6 », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXXIX,‎ , p. 234 et suiv..
  13. Henri Galinié et Bernard Randoin, « Fouilles archéologiques à Tours, 1978-1979. Cloître Saint-Martin, site 7 », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXXIX,‎ , p. 211 et suiv..
  14. Élisabeth Zadora-Rio, Henri Galinié et al., « Fouilles et prospections 1986-1991- Rigny Ussé », Revue Archéologique du Centre de la France, Tours, La Simarre, t. 31,‎ .
  15. H.G. (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, 30e supplément à la Revue archéologique du centre de la France (RACF), numéro spécial de la collection Recherches sur Tours, Tours, FERACF, , 440 p. (ISBN 978-2-913272-15-6), p. 171-180.
  16. Cécilia Cammas, Quentin Borderie, Bruno Desachy et Stéphane Augry, « l'approche géoarchéologique de l'urbain » [PDF], sur le site de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) (consulté le 2 septembre 2014), p. 90 et suiv..
  17. « Publications d'Henri Galinié », sur la base Malraux, ministère de la Culture et de la Communication (consulté le 9 novembre 2014).
  18. Bastien Lefebvre, La formation d’un tissu urbain dans la Cité de Tours : du site de l’amphithéâtre antique au quartier canonial (5e-18e s.), Tours, Université François-Rabelais, Thèse de doctorat en histoire, mention archéologie, , 443 p. (lire en ligne), p. 3.
  19. « Projet VitiTerroir », sur le site de l'UFR Sciences et techniques de l'Université François-Rabelais (consulté le 14 novembre 2014).
  20. « Le Pineau d’Aunis, Recherches sur l’histoire des cépages de Loire, 1 », sur le site archives ouvertes.fr (consulté le 25 janvier 2015).
  21. « Cépages de Loire », sur Cépages de Loire (consulté le 10 juillet 2016)