Pierre-Anselme Garrau

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Pierre-Anselme Garrau
Fonctions
Député de la Gironde

(5 mois et 13 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Député au Conseil des Cinq-Cents

(1 an, 8 mois et 12 jours)
Député à la Chambre des Cent-Jours

(1 mois et 28 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sainte-Foy-la-Grande (Gironde)
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Saint-André-et-Appelles (Gironde)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Gauche
Profession Avocat
Inspecteur aux revues
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
députés de la Gironde

Pierre-Anselme Garrau, né le à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), mort le à Saint-André-et-Appelles (Gironde), est un homme politique français, député puis représentant en mission pendant la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Sainte-Foy-la-Grande, avocat à Libourne avant la Révolution, membre de la garde nationale de cette ville dès 1789, il est élu président du district de Libourne en 1790, député à l'Assemblée législative (1791) et à la Convention par le département de la Gironde (1793), il siège aux côtés des Montagnards, vote la mort de Louis XVI () et approuve l'arrestation des Girondins ().

Suite à la mise en application du plan Turreau relatif à la Guerre de Vendée le ), Garrau et le représentant en mission Hentz sont envoyés auprès du général Turreau. Le , les représentants en mission Garrau, Francastel et Hentz sont à Angers et écrivent au comité de salut public qu'ils soutiennent Turreau en évoquant son mérite et sa franchise [1].

Il accomplit plus tard plusieurs missions dans le Sud-ouest, à l'armée des Pyrénées, puis à celle de armée de Sambre-et-Meuse. Au cours de ses missions, il se lie avec Lazare Carnot qui, le , le fait nommer, en Italie, commissaire auprès de l'armée de Napoléon Bonaparte. Il soutient les « Jacobins » italiens et s'oppose à plusieurs reprises à Napoléon Bonaparte. Celui-ci s'efforce alors de s'en débarrasser et obtient du Directoire son rappel le . Rentré à Libourne, il est élu au Conseil des Cinq-Cents le  ; il s'y montre très "jacobin".

Après le coup d'État du 18 brumaire an VIII (), Napoléon Bonaparte le nomme inspecteur aux revues. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le , intendant de Varsovie en 1806 puis sert en Espagne de 1808 à 1813. Il est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur le .

Proscrit après les Cent-Jours, il se retire à Bruxelles puis à Wiesbaden. Absous par Louis XVIII, il peut revenir en Gironde où il meurt le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anne Louise Le Cossec, « Francastel, représentant en mission dans la guerre de Vendée », La Révolution française, Institut d'histoire de la Révolution française, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]