Mythe de Cthulhu dans la culture populaire

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Affiche satirique polonaise lors de l'élection présidentielle de 2010 parodiant Cthulhu. « Choisissez un plus grand mal. Votez pour Cthulhu. »

Plusieurs décennies après la mort de l'écrivain Howard Phillips Lovecraft, d'autres auteurs s'inspirent du mythe de Cthulhu — développé à partir de ses écrits — pour créer à leur tour des œuvres originales se référant plus ou moins à l'univers littéraire de l'auteur.

Outre les romans et nouvelles consacrés au mythe, des adaptations avouées ou de simples références se retrouvent dans d'autres médias : films, bandes dessinées, jeux de rôle, jeux vidéo, musique rock ou classique[1], etc.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans Légendes des Contrées du Rêve de Brian Lumley, les deux protagonistes se retrouvent à devoir combattre le monstre dans le tome 3 du cycle.
  • Christophe Michaud dans son roman Le Sacrifice des dieux retrace le journal d'un enquêteur confronté à la lecture du Cultes des goules ainsi que ses effets sur sa perception de la réalité.
  • Dans la saga Fatalis, Cyril Sche Sulken fait quelques allusions au mythe de Cthulhu et plusieurs éléments laissent à penser que le surnaturel théologique a une origine lovecraftienne[2].
  • Graham Masterton fait référence aux Grands Anciens dans les romans suivants : Apparition (Grands Anciens, Yog-Sothoth), Manitou (Misquamacus, sorcier indien, invoque une divinité nommée le Grand Ancien), La Vengeance du Manitou (Misquamacus invoque Ossadagowah, fils de Sadogowah et un autre dieu nommé Ka-tua-la-hu, allusion à Cthulhu) et Les puits de l'enfer (allusion à Cthulhu).
  • Jose Carlos Samosa, La clé de l’abîme, 2010.
  • Lyubko Deresh dans le roman Culte reprend des éléments du mythe (Yog-Sothoth, le Necronomicon...)
  • Maxime Chattam fait apparaitre dans son roman Le Cinquième Règne différents livres empruntés à Lovecraft : le Necronomicon et le Liber Ivonis.
  • Dans Moi, Cthulhu, l'auteur britannique Neil Gaiman met en scène sur un mode parodique Cthulhu, qui raconte sa naissance et son enfance à un esclave humain chargé de prendre des notes.
  • Roger Zelazny dans Songe d'une nuit d'Octobre dépeint le combat entre "ouvreurs" et "fermeurs", les premiers cherchant à faire venir Cthulhu sur Terre, les seconds à les en empêcher.
  • Stephen King fait parfois ouvertement mention aux divinités du Mythe dans certaines de ses romans et nouvelles (Bazaar, Danse macabre par exemple, ou Celui qui garde le ver, sa première référence, ou la nouvelle Crouch End).
  • Dans La Huitième Couleur, premier livre des Annales du Disque-monde de Terry Pratchett, deux protagonistes se retrouvent dans le temple de Bel-Shamharoth, créature en forme de poulpe, dont le temple est d'une géométrie assez inexplicable. L'auteur fait de nouveau référence au mythe dans le dixième livre, Les Zinzins d'Olive-Oued.
  • Hastur est présenté comme le Duc des Enfers dans le roman De bons présages de Terry Pratchett et Neil Gaiman.
  • Dans Le Pendule de Foucault, le sataniste Pierre de Marseille s'écrie, chapitre 113: "I'a Cthulhu! I'a S'hat'n!".

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Jeux de société[modifier | modifier le code]

Jeux de rôle[modifier | modifier le code]

« Le Roi en jaune », illustration d'Earl Geier pour le scénario « Tatterdemalion » paru dans le supplément Expériences fatales du jeu de rôle L'Appel de Cthulhu publié par Chaosium.
  • L'Appel de Cthulhu est un jeu de rôle créé aux États-Unis créé en 1981 par Sandy Petersen et édité par Chaosium. En France, il a été publié par Jeux Descartes jusqu'en 2005, avec la 5e édition. La licence du jeu a été reprise par les Éditions Sans-Détour en 2008, à compter de la sortie de la sixième édition française. Le titre provient de la nouvelle du même nom écrite par H. P. Lovecraft. Une version D20 a également été créée en 2001 par Monte Cook et John Tynes.
  • Trail of Cthulhu est un jeu de rôle créé par Kenneth Hite, édité en 2007 par Pelgrane Press et publié en France par Le Septième Cercle[4].
  • Lovecraftesque est un jeu de rôle créé par Josh Fox et Becky Annison, édité en 2016 par Black Armada et publié en France par 500NDG en 2019. Contrairement au JdR classique L’Appel de Cthulhu, Lovecraftesque est un jeu sans MJ avec un seul personnage central ; l'objectif[5] de ce rôle tournant de « Témoin » étant de se rapprocher de l'ambiance des récits de HP Lovecraft où le personnage tombe par hasard sur l'horreur et se trouve toujours démuni face aux évènements.
  • Dans le jeu de rôle Donjons et Dragons, une aberration aquatique nommée « Cthuul », de grande taille, possédant des tentacules et des pinces, d'alignement chaotique mauvais, est sans doute un clin d'œil à Cthulhu. Par ailleurs, Cthulhu apparaissait tel quel dans la première édition du supplément Deities & Demigods (en), mais il fut ensuite retiré à cause d'un problème de droits. La première version du Deities comprenait également tout le panthéon Cthonien.
  • Call of Catthulhu est un jeu de rôle parodiant l'Appel de Cthulhu, les joueurs y incarnant des chats[6].
  • Le jeu de rôle Naheulbeuk, dans son extension Les Confins du Givre, présente un « Démon Tentaculaire », qui semble « venu qu'un plan inconnu », qui serait une référence à Cthulhu.

Jeux de plateau[modifier | modifier le code]

  • Horreur à Arkham est un jeu de plateau coopératif où chaque joueur incarne un investigateur qui va s'efforcer d'aller fermer les portails permettant à un Grand Ancien de réinvestir notre monde. Créé par Richard Launius, le jeu est sorti dans une première version éditée en 1987 par Chaosium. Une version remaniée voir le jour en 2005, éditée par Fantasy Flight Games et traduite en France par Edge. Il existe à l'heure actuelle de nombreuses extensions permettant de dérouler l'action notamment dans d'autres villes du mythe (Dunwich, Kingsport, Innsmouth) ou en ajoutant d'autres thèmes (une exposition égyptienne arrive en ville, le culte Chèvre Noire des Bois, le Rôdeur devant le Seuil...).
  • Les Demeures de l'épouvante (et ses extensions et scénarios) est un jeu coopératif reprenant le même univers graphique qu’Horreur à Arkham, mais à une échelle plus tactique, lors de l'exploration d'une maison hantée.
  • Le Signe des Anciens est un jeu coopératif qui reprend le même univers graphique qu’Horreur à Arkham, mais axé autour de lancers de dés permettant de résoudre des enquêtes (de manière similaire à un jeu de Yams). Un à huit joueurs incarnent des investigateurs luttant pour combattre un des Grands Anciens, des créatures gigantesques demeurant dans l’espace entre les dimensions. En lançant des dés spéciaux, les joueurs vont vivre des aventures dans le musée et ses alentours, où se concentrent ces étranges créatures. La version originale de Fantasy Flight Games est éditée en France par Edge.
  • Le jeu Cthulhu Wars présente le combat des différentes factions rattachées aux Grands Anciens afin de plonger le monde dans le chaos.
  • Créatures et Cultistes est un jeu de société parodiant le Mythe de Cthulhu. Il a été créé en 1993 par Jeff Barber et John Tynes, et illustré par John Kovalic.
  • Salem : l'Ombre de Cthulhu est un jeu coopératif de 2 à 4 joueurs dans l'univers de H. P. Lovecraft d'après le roman de Wolfgang Hohlbein. La version française a été éditée en 2009 par Iello.
  • La série de jeux de société Munchkin, créée par Steve Jackson, inclus une version nommé Munchkin Cthulhu.
  • Les Contrées de l'horreur est un jeu coopératif basé sur le jeu Horreur à Arkham mais se déroulant dans le monde entier. Sorti chez Fantasy Flight Games en 2013.

Jeux de cartes[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans le domaine du jeu vidéo, Lovecraft est l'un des auteurs littéraires les plus adapté dans le monde de l'horreur vidéo-ludique, à savoir le "survival horror".[réf. nécessaire] Le jeu Eternal Darkness : Sanity's Requiem, sorti en 2002 sur Nintendo GameCube, s'inspire abondamment de l’œuvre de Lovecraft, que ce soit dans le panthéon, le bestiaire ou l'intrigue, il incorpore de la même façon les états d'altération de la santé mentale des différents personnages jouables.

Plus tard viendront d'autres jeux adaptés de l'œuvre de Lovecraft : Call of Cthulhu: Dark Corners of the Earth, ou encore Darkness Within : À la poursuite de Loath Nolder, sorti en 2007. La série des Mass Effect reprend certains concepts "lovecraftiens" également : un scientifique de l'organisation secrète Cerberus compare un moissonneur au dieu endormi.[réf. nécessaire]

Certaines créatures du jeu en ligne World of Warcraft sont également largement inspirés d'entités tirées du Mythe de Cthulhu, avec une simple déformation de nom : C'Thun se rapporte à Cthulhu, Yogg-Saron à Yog-Sothoth, N'Zoth à Zoth-Ommog, et Y'Shaarj à Shub-Niggurath[7]. Par ailleurs, dans le jeu vidéo Hearthstone: Heroes of Warcraft du même éditeur et qui reprend les codes de l'univers Warcraft, l'extension Les Murmures Des Dieux Très Anciens se base grandement sur ces références.

Les créatures sous-marines du jeu de stratégie X-COM: Terror from the Deep développé par Microprose sont fortement inspirées de l'œuvre de Lovecraft.

Plus récemment encore, l'ambiance du jeu Darkest Dungeon, un jeu gothique du même style que Donjon et Dragons, s'inspire énormément des œuvres de Lovecraft, reprenant le principe de la santé mentale se dégradant des héros alors qu'ils font face à des créatures tentaculaires, des hommes cochons (Swine), et des squelettes morts - vivants (Unholy).

Autres
  • La série de jeux Alone in the dark.
  • Bloodborne (2015) développé par FromSoftware sur PlayStation 4, son directeur Hidetaka Miyazaki s'inspire fortement du mythe de Cthulhu et de l'univers de l'auteur en général.
  • Dans le jeu Shadow Hearts: From the New World, le professeur Lovecraft est présent à l'université d'Arkham et a la faculté de voir les monstres présents dans les souvenirs des gens pour les répertorier ensuite dans un livre. Il peut également leur donner corps et propose au joueur d'affronter ces monstres dans une arène virtuelle.
  • Dans le jeu Discworld Noir, une majeure partie du déroulement de l'histoire est truffée de références : le héros trouve de nombreuses réponses en effectuant des recherches sur le Necronomicon, et "l'horreur filée" (une créature verdâtre tentaculaire, gigantesque et monstrueuse qui semble n'être autre que Cthulhu) envahit la ville d'Ankh-Morpork.
  • Dans le jeu Call of Duty: Black Ops III, on peut rencontrer de nombreuses références aux œuvres de Lovecraft dans la carte Shadows Of Evil du mode Zombies. L'ourson que l'on peut obtenir dans la boîte se nomme d'ailleurs « Teddy-Thulu », une référence évidente à Cthulhu.
  • The Hound of Shadow, 1989
  • Necronomicon, l'aube des ténèbres, 2000
  • Call of Cthulhu: Destiny's End, 2006 (annulé)
  • Robert D. Anderson & the Legacy of Cthulhu, 2007
  • Amnesia: The Dark Descent, 2010
  • Magicka, 2011 : la campagne additionnelle « The stars are left » s'inspire directement du mythe et contiennent moult références ainsi que des succès et des boss dont Cthulhu.
  • Cthulhu saves the world, 2014
  • Call of Cthulhu: The Official Video Game, 2018.
  • Shadow of the Comet (aussi publié sous le nom de Call of Cthulhu: Shadow of the Comet) est un jeu vidéo d'aventure sorti en 1993. Le jeu a été développé et édité par Infogrames. Sa suite, Prisoner of Ice, est sortie sur PC en 1995.
  • 1996 : Quake : Shub-Niggurath apparaît en tant que boss final sous la forme d'un arbre maléfique au tronc énorme et à l'aspect gélatineux.
  • 2005 : Call of Cthulhu: Dark Corners of the Earth, jeu vidéo de type survival horror sorti en 2006[8].
  • 2006 : Les Aventures de Sherlock Holmes : La Nuit des sacrifiés est un jeu vidéo mêlant les univers littéraires de Lovecraft et de Conan Doyle. L'intrigue du jeu reprend grosso-modo le scénario de la nouvelle, avec Sherlock Holmes aux commandes de l'enquête. De nombreuses différences existent néanmoins entre les deux intrigues[9].
  • 2011 : Cthulhu Saves the World (en) Dans ce jeu de rôle parodique « rétro », Cthulhu perd ses pouvoirs lors de son réveil ; il doit alors devenir un héros et sauver le monde s'il veut retrouver ses capacités et pouvoir détruire le monde.
  • 2012 : * Dans le MMORPG The Secret World, nombreuses sont les références à Lovecraft, une rue de Kingsmouth portant même le nom de « Lovecraft's Lane ». De plus, le dernier boss du premier donjon est une créature à l'apparence de l'ancien dieu.
  • 2014 : Dans le jeu vidéo d'arène de bataille en ligne multijoueur (MOBA) SMITE, une apparence alternative du dieu Ah-Muzen-Cab fait référence à Cthulhu.
  • 2014 : Terraria, deux boss font référence à Cthulhu: l’œil de Cthulhu et le cerveau de Cthulhu.
  • 2017 : South Park : L'Annale du destin, un culte sacrifie des gens pour Shub-Niggurath.
  • Dans le deuxième volet du jeu vidéo Scribblenauts, intitulé Super Scribblenauts, les énigmes de Maxwell, une des quêtes consiste à créer un monstre légendaire. Cette quête est appelée « Cthulhu fhtagn ». Il est par ailleurs possible de créer un Cthulhu dans ce jeu, tout comme dans le premier volet.
  • Dans le jeu vidéo Scratches, un tableau au premier étage de la maison représente Cthulhu.
  • Dans le jeu vidéo Penny Arcade Adventures: On the Rain-Slick Precipice of Darkness (en), Cthulhu est un des personnages déblocables dans le jeu. Ce Cthulhu est le même que celui du jeu Cthulhu Saves the World, les deux jeux provenant du même studio de développement Zeboyd Games (en).
  • Dans le jeu vidéo en flash Doodle Devil, il est possible de créer Cthulhu à partir d'un démon et de l'eau[10].
  • Dans le jeu vidéo Darksiders II, une créature nommée « Le Hurleur » ressemble trait pour trait à la représentation de Cthulhu[11].
  • Dans la première mission du jeu vidéo Secret Agent Clank, on peut trouver un char d'assaut derrière une vitrine, et un panneau qui dit qu'il s'agit en fait d'un jouet qui appartient à une créature appelé « Ktoulou ».
  • Dans le jeu en ligne Mutants: Genetic Gladiator Guide de Kobojo , « C'thlig » possède une apparence inspirée de Cthulhu.
  • Dans la première mission du jeu vidéo Octodad, on peut clairement voir Cthulhu représenté sur un vitrail.
  • Dans le jeu The Vanishing of Ethan Carter, un passage entier avec l'apparition d'une créature marine rappelle beaucoup l'univers de Cthulhu.
  • Dans le jeu The Park, le joueur incarne une mère cherchant son enfant ; sur le t-shirt de ce dernier on y voit une représentation de Cthulhu.
  • Le dieu Daedrique, « Hermaeus Mora », de la série The Elder Scrolls, ainsi que ses laquais, semblent être fortement inspirés du mythe de Cthulhu et de la mythologie Lovecraftienne en général, aussi bien dans les sonorités des noms utilisés que dans l'aspect visuel et le principe du dieu ancien et obscur qui fait basculer les hommes jusque dans la folie.
  • Dans le jeu vidéo Sam and Max : The Devil's Playhouse, un être diabolique essaie d'appeler un certain dieu nommé « Yog Soggoth » pour ravager la Terre.
  • Dans le jeu vidéo Disgaea 4: A Promise Unforgotten, le personnage de Desco est en partie inspiré de Yog-Sothoth par son apparence et sa volonté de détruire le monde. Yog-Sothoth est aussi la dernière attaque qu'apprend Desco. Elle se transforme alors en immense créature dotée de tentacules qui écrase littéralement ses adversaires.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le « H.P. Lovecraft Film Festival » au Hollywood Theater, Portland, Oregon, 2014.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans le dessin animé South Park, on aperçoit Cthulhu parmi les autres monstres dans les épisodes de la Trilogie Imaginationland, mais il n'a qu'un rôle de figuration. Il apparaît à la fin de l'épisode 11 de la saison 14 à cause d'une erreur de forage marin de la société pétrolière BP (renommée DP) qui l'a libéré d'une autre dimension, puis intervient ensuite dans les deux épisodes suivants. En effet, Eric Cartman, déguisé en super héros « Le Coon », s'allie et devient ami avec lui après avoir été viré du « Coon et sa bande », l'association d'élèves de son école déguisés en super héros qu'il avait créée un peu plus tôt.

Anime[modifier | modifier le code]

  • Dans Bungo Stray Dogs Saison 2, épisode 9, un membre de la Guild est appelé Lovecraft, sa forme orginelle est celle du Cthulhu.
  • Dans Myriad Colors Phantom World (titre original : Musaigen no Phantom World), le personnage principal Haruhiko Ichijo qui a la capacité d'invoquer les créatures qu'il dessine, s'inspire du Necronomicon pour invoquer Cthulhu.

Musique[14][modifier | modifier le code]

Dans le domaine musical, de manière générale, de nombreux groupes de métal européens ont enregistré des chansons fondées sur des thèmes lovecraftiens, notamment Thergothon et Mekong Delta[15]. Plus récemment, en 2011, l'album Back to Lovecraft met en musique des poésies de l'auteur dans un style bluegrass, folk, et dixieland. Réalisé par un collectif d'artistes européens et américains (notamment l'harmoniciste Charlie McCoy), ce concept-album a été conçu entre l'île de Corse et Londres (studio Abbey Road)[16].

De nombreux groupes de musique, en particulier des groupes de heavy metal, ont composé des chansons en s'inspirant du Mythe. Parmi les plus connues, on trouve :

  • Le groupe français de metal progressif / metal néo-classique Adagio a composé une chanson du nom de R'Lyeh The Dead sur l'album Dominate sortit en 2006, inspirée de la nouvelle de Lovecraft.
  • le groupe de métal Sulphur Aeon est un groupe de death metal Allemand dont toutes les chansons tournent autour de la mythologie de Cthulhu.
  • The Call d'Angelus Apatrida (You are Next, It's Rising!)
  • Black Sabbath, groupe de Heavy metal anglais, s'est inspiré de la nouvelle Beyond The Wall of Sleep pour son morceau du même nom.
  • Le groupe Caravan, dans leur album For Girls Who Grow Plump in the Night de 1973, comporte le titre C'thlu Thlu (avec une mauvaise orthographe).
  • Dans l'album Midian du groupe Cradle Of Filth se trouve la chanson intitulée « Cthulhu Dawn » ainsi que dans Mother of Abomination de l'album Nymphetamine où l'on entend « Ia! Ia! Cthulhu fhtagn! », scandé par une foule de plus en plus grande.
  • Lovecraftian Dark de Dawn of Relic
  • Dans l'album 4×4=12 de Deadmau5, la chanson plus mouvementée de l'album est intitulée Cthulhu Sleeps. Durant ces concerts, lorsque Deadmau5 joue Cthulhu Sleeps, les projecteurs ainsi que tout l'équipement multimédia projettent une image de multiples tentacules en mouvement. Dans son album While 1<2, une autre chanson est appelée R'lyeh Laments, en français « Les lamentations de R'lyeh ». L'artiste a également produit une piste, n'ayant pas été mise en vente, intitulée Cthulu Dreams.
  • Le groupe de stoner doom Electric Wizard a aussi été influencé par Lovecraft pour Dunwich ou Supercoven.
  • Dreamquest de Evol.
  • Le groupe de rock psychédélique H. P. Lovecraft a sorti quatre albums dans les années 1960 et 1970.
  • Le dernier album du groupe Iced Earth, Plagues of Babylon, contient une chanson intitulée Cthulhu.
  • The Mad Arab et Kutulu de Mercyful Fate
  • The Call of Ktulu, Orion, The Thing That Should Not Be, inspiré par Le Cauchemar d'Innsmouth, All Nightmare Long et Dream no More de Metallica. Plusieurs explications ont été avancées pour expliquer la différence d'orthographe entre Ktulu et Cthulhu : volonté de voir les fans prononcer correctement le mot, peur que le terme Cthulhu ne soit sous copyright ou encore volonté de coller au fait que nul mortel n'est censé pouvoir prononcer ou écrire ce nom sans en subir les conséquences[17].
  • Le groupe Nile a sorti un album intitulé Amongst the Catacombs of Nephren-Ka
  • Le groupe de hardcore metal parisien Providence s'inspire du mythe sur l'album Far Beyond Over Depth. Le monstre est visible sur la pochette du disque et le titre Tentacles of Evilution sont des références à Cthulhu. Quant au nom du groupe, il réfère directement à Lovecraft.
  • Shadow out of time et In a nameless time de Rage
  • Rite of Cthulhu de Samael
  • Lovecraft's Death et Our Church, Below the Sea de Septicflesh
  • Dans l'album Continent du groupe The Acacia Strain, on trouve une chanson nommée « Cthulhu ».
  • Le groupe de rock canadien The Darkest of the Hillside Thickets (en) ne fait « que » des chansons en rapport avec le cycle de Cthulhu.
  • Le groupe français de black metal The Great Old Ones a également un univers musical s'inspirant de l’œuvre de Lovecraft. Il diffuse avant leurs concerts un extrait de l’œuvre. Les artistes posent également sur scène une sculpture du visage du Grand Ancien.
  • Call of Dagon de Therion
  • Le groupe The Vision Bleak a fait les chansons Horror of Antarctica, la trilogie Part I: Introduction - Part II: The shining trapezohedron - Part III: The vault of Nephren-Ka et l'album Carpathia - A Dramatic Poem sorti en 2005, dont une chanson est intitulée Kutulu! où on peut entendre l'incantation « IA! IA! KTULU FTHAGHN! IA! R'LYEH! KTULU FTHAGN! ».
  • Le premier morceau Ieya de l'album The Blue Meaning (1980 SAFARI records) du groupe Toyah parle à de nombreuses reprises du Necronomicon, « Zion, Zuberon, Necronomicon. »
  • Sur Chauds, Sales et Humides, le deuxième album du groupe Wampas paru en 1988, la chanson Quivoron fait allusion à Cthulhu, Yog-Sothoth et aux Grands Anciens.

Le groupe de heavy metal britannique Iron Maiden, a sorti le 14 octobre 1985 l'album Live After Death sur la pochette de l'album qui dépeint la renaissance de leur mascotte Eddie qui s'extrait de sa tombe dont le pierre tombale et graver d'une citation extraite de La Cité sans nom (The Nameless City) publié en 1921 du romancier fantastique américain H. P. Lovecraft :

« That is not dead which can eternal lie

Yet with strange aeons even death may die. »

La citation originelle exacte est « And with strange... » au lieu de « Yet with strange... ».

Accessoires[modifier | modifier le code]

Statuette de Cthulhu faite maison.

À noter la fabrication par des fans de l'œuvre de H. P. Lovecraft, d'objets (« Props » en anglais pour accessoires de cinéma ou de théâtre) tirés du mythe de Cthulhu. Cela va de la reproduction du Necronomicon en passant par des restes de Cthulhu en bouteilles ou des plans conduisant aux Montagnes Hallucinées. Souvent utilisés lors de jeux de rôle, ces objets font aussi la joie des collectionneurs[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joshi : The Recognition of H. P. Lovecraft, 1937-2013, p. 619.
  2. leschroniquesduchroniqueur, « Temps de malheur, de Cyril Sche Sulken », sur Les Chroniques du Chroniqueur, (consulté le 29 octobre 2019)
  3. Fiche de la BD sur le site www.soleilprod.com (consulté le 17 janvier 2016).
  4. « Trouver Objet Caché », sur www.tentacules.net (consulté le 19 mai 2019).
  5. Ole Peder Giæver (trad. Maya), « Dans les interstices du monde connu », sur ptgptb.fr, PTGPTB (vf).
  6. « Call of Catthulhu », sur Le Guide du rôliste galactique.org (consulté le 17 juin 2016).
  7. (en) « 8 Creepy Video Game Urban Legends (That Happen to Be True) », sur Cracked.com, (consulté le 8 octobre 2015).
  8. www.jeuxvideo.com
  9. Les Aventures de Sherlock Holmes : La Nuit des sacrifiés sur jeuxvideo.com
  10. http://wiki.answers.com/Q/How_do_you_complete_doodle_devil
  11. http://cdn.supersoluce.com/file/docs/docid_4f717b088f152f5d6600c5cf/elemid_4ee9fac00a2fe93e0e000014/thumb_darksiders-2-xbox-360-044.flv.jpg
  12. « Colour from the Dark », sur imdb.com
  13. « Le Territoire des Ombres - Première partie : Le secret des Valdemar », sur horreur.net
  14. Baert, Sébastien, 1969-...., Cthulhu metal : H. P. Lovecraft : l'influence du mythe, Bragelonne, dl 2019 (ISBN 979-10-281-0632-4, OCLC 1117758403, lire en ligne)
  15. Article sur l'influence de Lovecraft sur le rock européen
  16. http://www.back-to-lovecraft.com
  17. The Call of Ktulu sur le site L'encyclopédie Metallica

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Allart, Guide du mythe de Cthulhu, Amiens / Paris, Encrage / Les Belles Lettres, coll. « Cahier d'études lovecratiennes » (no 6), , 158 p. (ISBN 2-911576-13-6, présentation en ligne sur le site NooSFere).
  • Sébastien Baert, Cthulhu metal : l'influence du mythe, Bragelonne, , 432 p. (ISBN 979-1028106324).
  • Thomas Bauduret, « Écran blanc et magie noire », Mythologica, Montrouge, Éditions Mythologica, no 2 « Spécial H. P. Lovecraft »,‎ , p. 163-168 (ISBN 979-10-93004-01-3).
  • Julien Bazile, « Ludoformer Lovecraft : Sunless Sea comme mise en monde du mythe de Cthulhu », Sciences du jeu, no 9 « Du ludique au narratif. Enjeux narratologiques des jeux vidéo »,‎ (DOI 10.4000/sdj.996, lire en ligne).
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  • (en) Bobby Derie, Sex and the Cthulhu Mythos, New York, Hippocampus Press, , 314 p. (ISBN 978-1-61498-088-9, présentation en ligne).
  • Laurent Di Filippo, « Jouer avec l'horreur : Réception et adaptation ludique du «  Mythe de Cthulhu  » », Revue des sciences sociales, Presses universitaires de Strasbourg, no 58,‎ , p. 110-119 (lire en ligne).
  • Christophe Gelly (dir.) et Gilles Menegaldo (dir.), Lovecraft au prisme de l'image : littérature, cinéma et arts graphiques, Cadillon, Le Visage vert, coll. « Essais », , 354 p. (ISBN 978-2-91806-177-9, présentation en ligne sur le site NooSFere).
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    Réédition augmentée : (en) S. T. Joshi, The Rise, Fall, and Rise of the Cthulhu Mythos, New York, Hippocampus Press, , 357 p. (ISBN 978-1-61498-135-0, présentation en ligne).
  • (en) S. T. Joshi, Lovecraft and a World in Transition : Collected Essays on H.P. Lovecraft, New York, Hippocampus Press, , 645 p. (ISBN 978-1-61498-079-7, présentation en ligne), « The Recognition of H. P. Lovecraft, 1937-2013 », p. 616-620.
  • (en) Tanya Krzywinska, « Reanimating Lovecraft : the Ludic Paradox of Call of Cthulhu : Dark Corners of the Earth », dans Bernard Perron (dir.), Horror Video Games : Essays on the Fusion of Fear and Play, Jefferson (Caroline du Nord) / Londres, McFarland & Company, , 310 p. (ISBN 978-0-7864-4197-6, présentation en ligne), p. 267-287.
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