Gotham City

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Gotham City est un des surnoms de New York, dont l'initiative est attribuée à Washington Irving, auteur américain du XIXe siècle[1] dans le périodique Salmagundi en 1807. Le surnom reste si populaire que les auteurs de bande dessinée Bob Kane et Bill Finger s’en emparent dans les années 1940. Gotham devient l’univers urbain imaginaire où évoluent des super-héros tels que Green Lantern, Black Canary, la Société de justice d'Amérique et Anarky[2].

Mais Gotham City est surtout connue comme décor des aventures de Batman. Dans ce comics, Gotham s'apparente d'ailleurs plus à Chicago qu'à New York.

Gotham City
Univers de fiction
Présent dans lʼœuvre
Créateur
Éditeur
Première apparition
Batman #4 (Décembre 1940)
Caractéristiques
Type
Localisation
New Jersey, États-Unis
Localisation administrative
Langue
Monuments connus
Ace Chemicals
Asile d'Arkham
Pénitencier de Blackgate
Gotham City Police Department
Iceberg Lounge
Wayne Enterprises
Manoir Wayne

Origine du nom[modifier | modifier le code]

De mai 1939 à décembre 1940, Batman était le héros de la ville de New York. Gotham City n'apparut dans son univers qu'en janvier 1941.

Sur la raison de changer la localisation de Batman de New York à une ville fictive et au nom choisie pour celle-ci, le scénariste Bill Finger a dit "A l'origine, j'allais appeler Gotham City 'Civic City.' Puis j'ai essayé 'Capital City,' et ensuite 'Coast City.' J'ai alors feuilleté l'annuaire de New York City et je suis tombé sur le nom 'Gotham Jewelers' et j'ai dit 'c'est ça', Gotham City. Nous ne l'avons pas appelé New York parce que nous voulions que n'importe qui l’identifie à n'importe quelle autre ville[3]."

"Gotham" était le surnom de New York City qui devint populaire au dix-neuvième siècle. Washington Irving fut le premier à le rattacher à New York dans l'édition du 11 Novembre 1807 de Salmagundi[4], un périodique satirique sur la politique et la culture de New York. Irving prit le nom du village de Gotham, dans le Nottinghamshire, en Angleterre, un lieu qui serait habitait, d'après le folklore, par des idiots[5],[6]. Le nom du village vient du Vieil Anglais gāt 'goat' (chèvre) et de hām "home" (maison), littéralement "ferme où sont gardées les chèvres", et se prononce /ˈɡoʊtəm/ GOHT-əm, comme le mot goat. Le Joker fait référence à cette étymologie dans Detective Comics #880, dans lequel il dit à Batman que le mot signifie "un lieu sûr pour les chèvres"[7]. En revanche, le "Gotham" utilisé pour New York a une prononciation différente, par analogie aux autres mots épelés avec "th" et se prononce /ˈɡɒθəm/ GOTH-əm[8], comme le mot Goth.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation dans le New Jersey[modifier | modifier le code]

Gotham City, comme les autres cités du DC Univers, ont vu leur représentation varier avec les décades, mais l'emplacement de la ville est traditionnellement décrit comme étant dans le New Jersey. Dans Amazing World of DC Comics #14 (Mars 1977), l'éditeur Mark Gruenwald débat de l'histoire de la Justice League et indique que Gotham City est localisée dans le New Jersey[9].

Dans le comic strip World’s Greatest Super Heroes (Août 1978), une carte montre la place de Gotham City dans le New Jersey et Metropolis dans le Delaware[10]. World's Finest Comics #259 (Novembre 1979) confirme aussi que Gotham est dans le New Jersey. New Adventures of Superboy #22 (Octobre 1981) et Atlas of the DC Universe de 1999 montre tout deux des cartes de Gotham City dans le New Jersey et Metropolis dans le Delaware[11].

Detective Comics #503 (Juin 1983) inclus plusieurs références suggérant que Gotham City est dans le New Jersey. Un lieu sur la côte de Jersey y est décrit comme étant à "vingt miles au nord de Gotham", et Robin et Batgirl conduisent d'un "aérodrome secret de New Jersey" vers Gotham City, puis conduisent sur "l'autoroute du comté d'Hudson" ; le Comté d'Hudson est le nom d'un vrai comté du New Jersey.

Batman: Shadow of the Bat, Annual #1 (Juin 1993) établit plus loin que Gotham City est dans le New Jersey. Le permis de conduire de Sal E. Jordan dans le comic montre son adresse au "72 Faxcol Dr Gotham City, NJ 12345". "NJ" étant l'indicatif du New Jersey.

En 2016, le film Suicide Squad révèle que Gotham City est dans l'état du New Jersey à l'intérieur du DC Extended Universe[12],[13].

Relation avec Metropolis[modifier | modifier le code]

Gotham City est le foyer de Batman, tout comme Metropolis est la maison de Superman. Les deux héros travaillent souvent ensemble dans les deux cités. Dans les représentations des comics, la distance exacte séparant Gotham et Metropolis a varié avec les années, mais en général les villes sont suffisamment proches pour que l'on puisse s'y rendre en voiture. Les deux villes sont communément décrites comme des villes jumelles, sur les rives opposées de la Baie du Delaware, avec Gotham dans le New Jersey et Metropolis dans le Delaware[14],[15]. The Atlas of the DC Universe de 1990 place également les deux villes dans ces lieux.

Durant l'Âge de bronze des comics, le Pont Metro-Narrows était dépeint comme la route principale connectant les villes jumelles de Metropolis et Gotham City[16],[17]. Il fut décrit comme le plus long pont suspendu au monde[18].

Une carte des États-Unis dans The Secret Files & Origins Guide to the DC Universe 2000 #1 (Mars 2000) montre Metropolis et Gotham City comme étant quelque part dans la zone du Grand New York avec Blüdhaven.

A l'intérieur du DC Extended Universe, le film de 2016, Batman v Superman: Dawn of Justice montre Gotham City comme étant situé de l'autre côté d'une une baie, face à Metropolis[19].

Histoire fictive[modifier | modifier le code]

Dans le comics Swamp Thing #53, Alan Moore est le premier à avoir écrit l'histoire de la ville imaginaire de Gotham City, histoire que ses successeurs ont dans l'ensemble respectée. Selon Moore, la ville a été fondée par un mercenaire norvégien en 1635 à, selon Batman : Année Un, 60 milles au nord de Metropolis, avant de passer sous l'autorité des Britanniques. Ces antécédents ne sont pas sans rappeler l'histoire de New York, fondée par les Néerlandais sous le nom de Nouvelle-Amsterdam. Propriété de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales, la Nouvelle-Néerlande devait passer en 1664 (puis définitivement en 1674) sous la coupe britannique. Pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, Gotham City est le site d'une bataille décisive et le bruit court qu'elle est le siège de différentes sectes ésotériques. Gotham City est au XIXe siècle une métropole riche et grouillante. Fondée sur des marais, elle ne tarde pas à s'embourber dans des guerres intestines qui ruinent sa réputation. Les malfrats multiplient leurs crimes et délits alors que la corruption se généralise.

Dans le numéro 5 de Shadowpact, Bill Willingham étoffe la dimension ésotérique des traditions Gothamiennes en mettant en scène une créature endormie depuis 40 000 ans sous les fondations de la ville. Strega, tel est le nom du serviteur de la créature, explique que le caractère sombre et souvent maléfique de la ville est le résultat de l'influence de cette créature qui se fait appeler docteur Gotham.

Des récits enrichissent Gotham City d'événements fictifs qui affectent la ville et ses habitants. Par exemple, la diffusion d'un virus débilitant, le clench par Ra's Al Ghul dans la série Contagion. Dans Cataclysme paru en 1998, la ville est victime d'un tremblement de terre de force 7,6 sur l'échelle de Richter. Les récits catastrophes fournissent ainsi aux auteurs toute liberté pour redéfinir le caractère et l'ambiance de la ville. Gotham s'endurcit, ses habitants deviennent plus résistants, débrouillards et cyniques. L'architecture se diversifie, devient spectaculaire.

Une série de personnalités dysfonctionnelles (principalement les ennemis de Batman) plongent régulièrement la ville dans une forme de déchéance. C'est alors qu'intervient Bruce Wayne, alter ego de Batman et également propriétaire de l'influent conglomérat Entreprises Wayne, afin de stopper l'activité menaçante pour les citoyens de Gotham de ces dangereux criminels.

Architecture[modifier | modifier le code]

Des bâtiments Art deco et Art nouveau, tel que la Gare centrale d'Helsinki, inspirèrent l'apparence de Gotham dans le film Batman de 1989.

Dans les comics de Batman, la personne citée comme ayant été une figure influente dans le développement de l'architecture unique de Gotham City durant le 19e siècle, fut le Juge Solomon Wayne, ancêtre de Bruce Wayne. Sa campagne pour réformer Gotham came to a head quand il rencontre un jeune architecte du nom de Cyrus Pinkney. Wayne commissionna Pinkney pour créer et construire les premières structures "Style Gotham" qui devinrent le centre du quartier financier de la ville[20]. L'idée du "Style Gotham " des scénaristes correspond en partie au Style néo-gothique. Dans l'arc narratif Batman: Gothic, la Cathédrale de Gotham joue un rôle central dans l'histoire comme elle a été construite par Mr. Whisper, l'antagoniste de l'histoire.

Dans le scénario de 1992, un homme obsédé par l'architecture de Pinkney fait sauter plusieurs bâtiments de Gotham dans le but de révéler les structures de Pinkney qu'ils cachaient ; le but éditorial derrière ce fait était de transformer la ville dépeinte dans les comics pour qu'elle ressemble aux designs créés par Anton Furst dans le film Batman de 1989[21],[22],[23]. Alan Wayne développe les idées de son père et construit un pont pour étendre la ville. Edward Elliot et Theodore Cobblepot ont également un pont nommé d'après eux[24].

Christopher Nolan, qui a vécu autrefois à Chicago, réalise une représentation de Gotham en utilisant l'architecture distincte de Chicago[25]. Batman Begins montre une version de Chicago augmentée par les effets spéciaux, tandis que The Dark Knight présente plus directement l'infrastructure et l'architecture de la ville comme la Jetée Navy. Cependant, The Dark Knight Rises abandonne Chicago et tourne à Pittsburgh, Los Angeles, New York City, Newark, New Jersey, Londres et Glasgow[26],[27],[28].

Arkham Asylum: Living Hell mentionne "l'Acte Sprang" qui interdit aux entreprises de Gotham d'installer de la publicité sur les toits. Il fut passé après que le vilain Humpty Dumpty ai cassé le mécanisme de l'horloge de la mairie, causant le saut de l'aiguille des heures, qui en tombant sur les panneaux d'affichage, causa une réaction en chaîne[29].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Exécutif[modifier | modifier le code]

Judiciaire[modifier | modifier le code]

Le département de police de Gotham City a une longue réputation de corruption. Les éléments les plus connus en sont : le Commissaire James Gordon, Harvey Bullock et Renee Montoya.

L'une des unités les plus importantes est la Major Crimes Unit dirigée par Maggie Sawyer, une transfuge de Metropolis. Les enquêtes de cette unité dans l'ombre de Batman sont racontées dans la série Gotham Central.

Le GCPD, ainsi que la ville de Gotham sont représentés dans la série Gotham (2014).

La corruption[modifier | modifier le code]

Un thème commun aux histoires de déroulant à Gotham est la corruption rampante et récurrente à l'intérieur des administrations de la ville, en particulier dans le Département de la Police de Gotham City. Durant les récits se déroulant dans les premières années d'activités de Batman (en particulier dans Batman: Year One), le Commissaire Gillian B. Loeb a été décrit comme acceptant des pots de vin de nombreuses personnes. Cependant, Batman trouva des preuves pour des accusations de conspiration, et força Loeb à démissionner de son poste. Dans les récits suivants, les commissaires qui ont suivi, ont également été corruptibles, ou ouvert à diverses formes d'influence. Dans d'autres histoires, Batman dû neutraliser des policiers ripoux qui agissaient en collusion avec des super-vilains, qui travaillaient pour la mafia ou pour leur propre compte. Les récits présentant James Gordon comme le nouveau Commissaire, montrent les deux personnages faisant souvent équipe pour purger la corruption des forces de police. Gordon fut le Commissaire durant 9 à 10 ans de la continuité, puis prit sa retraite, confiant le poste à son remplaçant, le Commissaire Akins[30]. Dans les récits où Gordon reprend le poste de Commissaire, il découvre malheureusement que la corruption s'est répandue depuis son départ.

La corruption s'intensifie durant Batman Eternal quand Gordon est accusé à tort d'avoir causé un grave accident de train[31]. Le nouveau commissaire nommé possède des liens avec les anciens gangs, mais Batman et ses alliés ont été capable de le remplacer par leur allié Jason Bard. Malheureusement Bard démissionne quand il est révélé qu'il travaillait avec Silence pour détruire Batman. Durant la "retraite" temporaire de Bruce Wayne causée par son amnésie suite à son dernier combat contre le Joker, le département de police a créé son propre Batman en utilisant diverses technologies offertes par des dons[32]. C'est Gordon qui agit comme le Batman officiel du GCPD, mais il reprend son ancien rôle après le retour du vrai Batman. Dans la série télévisée de 1966, les forces de police de Gotham City n'étaient pas un des éléments principaux des histoires.

Principaux résidents[modifier | modifier le code]

La résidence principale de Bruce Wayne est le Manoir Wayne, qui se situe dans la banlieue de la cité.

Les différentes séries liées à la "Bat-Family" se déroulent principalement à Gotham, et présentent les personnages de Nightwing, Huntress, Black Canary, Barbara Gordon et Batwoman.

D'autres personnages vivent à Gotham, tel que le mercenaire Tommy Monaghan[33] et le démonologue de renom Jason Blood. Dans la continuité moderne du DC Univers, Batman n'est pas le premier héros de Gotham. Des histoires présentant Alan Scott, le Green Lantern de l'Âge d'or des comics, et se déroulant avant et pendant le Seconde Guerre Mondiale, le montrent vivant à Gotham. Plus tard, il est présenté en train de diriger sa société de radiodiffusion à Gotham[34].

La Pègre[modifier | modifier le code]

La Mafia[modifier | modifier le code]

Les Familles mafieuses[modifier | modifier le code]

  • Famille Falcone (Italien) - Dirigée par Carmine "le Romain" Falcone qui a maintenu une emprise sur l'ensemble du crime de Gotham City avant l'arrivée des 'masques'. Après son assassinat par Double-Face, sa fille, Sofia Gigante, en prit le contrôle[35]. Suite à sa mort et aux meurtres de plusieurs autres membres de la famille, la famille perdit son emprise sur la ville[36]. Après une longue absence, le fils de Falcone, Mario, récupéra une partie de l'ancien pouvoir de la famille.
  • Famille Sullivan (Irlandais) - Dirigée par Mickey "la Fouine" Sullivan, la famille était considérée comme subordonnée à la Famille Falcone. Après une tentative échouée de tuer Double-Face, ils furent tués dans un hôtel par Holiday[35].
  • Famille Ibanescu (Roumain) - Dirigée par Dragos "le Roumain" Ibanescu, la famille était impliquée dans les combats d'animaux, le trafic d'êtres humains et la prostitution[37]. Ils opèrent dans le East End.
  • Famille Maroni (Italien) - Dirigée par Luigi "Big Lou" Maroni jusqu'à sa mort, la famille a été reprise par le fils de Lou, Salvatore "l'Italien" Maroni. Salvatore est le responsable de la défiguration d'Harvey Dent et fut assassiné alors qu'il était en prison[35].
  • Famille Dimitrov (Russe) - Dirigée par Yuri "le Russe" Dimitrov, la famille est continuellement en guerre avec la Famille Maroni.
  • Famille Moxon (Britannique) - Dirigée par un ami éloigné de la famille Wayne, Lew Moxon, qui a tenu un vaste empire jusqu'à sa mort tragique[38].
  • Famille Odessa (Ukrainien) - Dirigée par Vasily et Alexandra Kosov, la famille a été prise en charge par Tobias Whale[39].
  • Famille Riley (Irlandais) - Dirigée par le père de Peyton Riley, Sean Riley jusqu'à sa mort.
  • Famille Sabatino (Italien) - Dirigée par Johnny Sabatino, qui épousa Peyton Riley pour cimenter la paix entre la mafia irlandaise et italienne. Leur mariage sans amour dégénéra en violence quand il essaya de la tuer. Peyton s'allia avec Scarface pour tuer Johnny, mais ils furent apparemment tous tués durant la lutte[40],[41].
  • Les Yakuza - Dirigée par Akahara jusqu'à sa mort durant une fusillade dans War Games[38].

Les Familles unifiées[modifier | modifier le code]

  • Black Mask - Durant les événements de Batman: War Games, Roman "Black Mask" Sionis prend le contrôle de tous les gangs de Gotham City et travaille avec la "Secret Society of Super Villains (en)" pour tuer Batman. Alors que ses opérations criminelles sont systématiquement paralysées par le Red Hood, il finit par être tué par Catwoman[42] et un vide du pouvoir mène à une série de guerres des gangs. Jeremiah Arkham prend le personnage de Black Mask après la mort de Sionis et réunifie les gangs de Gotham.
  • Great White - Warren "le Great White Shark" White (le Grand Requin Blanc) devient le successeur de l'empire du crime de Black Mask, réussissant à gérer tout le crime de Gotham de l'intérieur de l'Asile d'Arkham.

Les Gangs[modifier | modifier le code]

  • All-Americans - L'un des premiers gangs de Gotham depuis la fin des années 1800[43].
  • Free Men - L'un des premiers gangs de Gotham depuis la fin des années 1800[43].
  • Wound Ravens (Irlandais) - L'un des premiers gangs de Gotham depuis la fin des années 1800[43].
  • East-Siders (Italien) - L'un des premiers gangs de Gotham depuis la fin des années 1800[43].
  • Jewish Sons of David (Israélien) - L'un des premiers gangs de Gotham depuis la fin des années 1800[43].
  • La Ligue des Assassins (Arabe) - Dirigée par Ra's "la Tête de Démon" al Ghul. Cette organisation est constituée des assassins les plus dangereux au monde.
  • Gang du Joker - Dirigé par le Joker, ce gang est impliqué dans divers plans et cambriolages. Ils ont une perspective nihiliste et paraissent fous, s'habillant comme des clowns et des gens de cirque pour s'associer au Joker.
  • Gang de l’Épouvantail - Dirigé par le Dr. Jonathan "l’Épouvantail" Crane. Ce gang utilise la "toxine de la peur" de l’Épouvantail pour avoir l'air éthéré et démoniaque, déformant les perceptions de leurs victimes et passant d'un simple criminel à une vaste galerie d'hallucinations monstrueuses et trompeuses.
  • Gang du Sphinx - Dirigé par Edward "le Sphinx" Nashton, ce gang est connu pour laisser des énigmes et devinettes menant à un piège mortel sur leurs scènes de crimes.
  • Gang du Pingouin - Dirigé par Oswald "le Pingouin" Cobblepot. Ce gang était autrefois le premier pouvoir de Gotham jusqu'à ce qu'il soit évincé par Intergang mais fut restauré par Batman[44].
  • Gang de Double-Face - Dirigé par Harvey "Double-Face" Dent. Le Pingouin s'oppose et combat la domination de son gang[45].
  • Gang de Bane - Dirigé par le fils du Roi Serpent, Bane. Ce gang utilise une drogue, le Venin de Bane, pour les rendre plus résistants.
  • Intergang - Dirigé par Darkseid à travers un homme de paille, Bruno Mannheim. Le gang emploi Johnny Stitches qui prit le contrôle de la pègre de Gotham City. Ils réussirent à démanteler le gang du Pingouin et à acheter Tobias Whale pour gagner le plein contrôle.
  • False Facers - Dirigée par Roman "le Black Mask" Sionis, ce gang porte un masque de leur propre choix pour cacher leurs traits. Black Mask n'a jamais été capable de reformer le gang après qu'ils aient tous été tué durant l'attaque d'une banque par Killer Croc, le gang lui-même a été dissous depuis.
  • Les Mutants - Dirigée par le mystérieux Chef Mutant, ce gang a fait surface après la retraite de Batman dans le comic book de 1986, The Dark Knight Returns. Leurs méthodes brutales, des armes lourdes, et un nombre de membres importants font d'eux une menace bien trop grande pour que le GCPD puisse s'en charger par ses propres moyens. Quand Batman sortit de sa retraite et battit le Chef Mutant, le gang fut dissous et se divisa en plusieurs petits groupes[46].

Hauts-lieux et quartiers de Gotham[modifier | modifier le code]

L'asile d'Arkham[modifier | modifier le code]

Construit sur les collines de Gotham (sur une île dans Batman: Arkham Asylum), l'asile d'Arkham (Arkham Asylum en anglais) abrite les fous de Gotham City que Batman a affrontés depuis sa création comme Le Joker, Harley Quinn, Double-Face, Mr Freeze, ou même Killer Croc. Comme le dit Batman : « Cet asile est une vraie passoire »[47]. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu'un des patients ne s'évade.

Cependant, dans différentes versions, il est admis que seuls les grands esprits criminels parviennent à s'en extraire (Joker, Pingouin, etc.)

Ce fut Amadeus Arkham qui fonda cet asile au début du XXe siècle. Un des premiers patients de l'institut fut Martin Mad Dog Hawkins qui avait tué la fille et la femme d'Amadeus. Lors des séances de traitement, Amadeus exécutait l’assassin de sa famille avec des électro-chocs. Il fut à son tour incarcéré dans l'établissement qu'il avait lui-même créé[48].

Le directeur actuel de l'asile est le psychothérapeute Jeremiah Arkham, le neveu d'Amadeus[48].

Pénitencier de Blackgate[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pénitencier de Blackgate.

Les prisonniers sains d'esprit, dont des super-vilains, sont détenus dans le pénitencier de Blackgate, qui lors du séisme de 1998, avait une capacité d'environ 2 100 places. Il est situé dans une île isolée de la baie de Gotham.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Comics où la ville tient une place importante

Le 18 mai 2011 sort le premier numéro de la mini-série Les Portes de Gotham (Batman: Gates of Gotham). Elle dépeint sur 5 numéros la Gotham de 1881. Elle est écrite par Scott Snyder et Kyle Higgins et est illustrée par Trevor McCarthy.

En 1998, l'arc Cataclysme se déroule à travers les titres de Batman. La ville est en partie détruite suite à un tremblement de terre puissant.

Certains bâtiments de la ville ont également eu une place centrale dans plusieurs comics. Ainsi, l'Asile d'Arkham a fait l'objet de plusieurs récits propres :

(Les titres suivis d'une astérisque ont été traduits en français)

Jeux vidéo

L'asile est également le lieu où se déroule l'action du jeu vidéo Batman: Arkham Asylum, dépeint comme un établissement ancien équipé de matériel dernier cri fourni par Bruce Wayne ; la suite Batman: Arkham City Batman: Arkham Knight et le prequel Batman: Arkham Origins se déroulent dans la ville, construite autour d'une baie séparant la vieille ville des quartiers des affaires.

Inspirations[modifier | modifier le code]

Autres avatars littéraires de Gotham City[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

L'asile d'Arkham est inspiré de l'œuvre de Howard Phillips Lovecraft, un écrivain américain, auteur de nouvelles fantastiques notamment liées au mythe de Cthulhu. Dans ces récits, Arkham est une ville à part entière, que l'auteur situe dans une Nouvelle-Angleterre fictive.

Le Jardin Noir (The Black Garden en anglais), créé par le scénariste David Hine pour son héros Nightrunner, est l'équivalent français de l'Asile d'Arkham.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. (en) Jim Steranko, The Steranko History of Comics. Reading, Pa.: Supergraphics, Supergraphics, (ISBN 0-517-50188-0), p. 44
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Gotham (Nottinghamshire), bourgade anglaise dont la légende inspira au départ le surnom qu'Irving donna à New York
  • La ville d'Yverdon-les-Bains en Suisse effectue un jumelage avec la ville de Gotham City en mars 2014 à l'occasion d'une exposition sur les superhéros au musée La Maison d'Ailleurs.