Cthulhu

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Cthulhu
Personnage de fiction apparaissant dans
les récits du Mythe de Cthulhu.

Cthulhu,illustration de Sofyan Syarief.
Cthulhu,
illustration de Sofyan Syarief.


Créé par Howard Phillips Lovecraft
Films The Call of Cthulhu (en)
Romans L'Appel de Cthulhu,
Celui qui chuchotait dans les ténèbres,
Le Cauchemar d'Innsmouth,
Les Montagnes hallucinées
Première apparition L'Appel de Cthulhu (1928)

Cthulhu est une créature fantastique de fiction tirée de l'œuvre littéraire de l'écrivain américain Howard Phillips Lovecraft. Il apparaît pour la première fois dans la nouvelle L'Appel de Cthulhu, publiée en 1928.

Gigantesque monstre extraterrestre, Cthulhu possède une tête de seiche ainsi que des tentacules de pieuvre et des ailes semblables à celles d'un dragon[1]. Certains humains dévoyés lui vouent un culte immémorial.

L'écrivain August Derleth désigne sous le vocable « mythe de Cthulhu » l'ensemble des pastiches littéraires qui s'inspirent de l'univers fictionnel de Lovecraft. Le terme est resté, contribuant à multiplier les références à la créature dans la culture populaire à travers la littérature, les jeux de rôle et les jeux vidéo.

Présentation[modifier | modifier le code]

Description et historique[modifier | modifier le code]

Statuette de Cthulhu dessinée par Howard Phillips Lovecraft dans une lettre adressée à Robert Barlow le
(John Hay Library (en), université Brown, Providence).

Mélange de mythologies européennes (le Kraken des Scandinaves) et du Proche-Orient (Dagon, le dieu-poisson des Philistins), Cthulhu est l'archétype du dieu cosmique monstrueux : d'apparence humanoïde (bien qu'il ne soit pas tout à fait correct de dire cela, Lovecraft insistant bien sur l'aspect totalement inconcevable de la créature), avec une tête de pieuvre et de grandes ailes filandreuses, il est vénéré par des créatures dégénérées, thème récurrent dans l'œuvre de Lovecraft. Cthulhu inspire également les rêves des hommes, élargissant ainsi le cercle de ses adorateurs[1].

Dans la nouvelle L'Appel de Cthulhu (1926), le vieux Castro, l'un des membres de la secte, présente Cthulhu comme le « prêtre des Grands Anciens. » Cthulhu est également évoqué en ces termes : « Nul ne saurait décrire le monstre ; aucun langage ne saurait peindre cette vision de folie, ce chaos de cris inarticulés, cette hideuse contradiction de toutes les lois de la matière et de l'ordre cosmique. » 

Selon l'interprétation d'August Derleth, postérieure à la mort de Lovecraft, Cthulhu fut jadis banni du lointain système de Xoth (lequel pourrait correspondre à l'étoile Bételgeuse dans la constellation d'Orion) par les bienveillants « Dieux très anciens », et dort désormais au fond du Pacifique Sud dans la cité sous-marine de R'lyeh, en attendant l'heure de son retour.

Prononciation[modifier | modifier le code]

« La véritable sonorité, si les organes humains peuvent l'imiter, ou la retranscrire par courrier, ressemble à : khlûl'-hloo, la première syllabe étant prononcée gutturalement et très sèchement. Le « u » ressemble à celui de « full ». Cette première syllabe n'est pas sans rappeler « klul », puisque le « h » affirme l’épaisseur gutturale. Quant au son « l », lui, il n'est pas représenté »

— Lettre de H. P. Lovecraft à Duane Rimel, 23 juillet 1934[réf. souhaitée].

Culte fictif[modifier | modifier le code]

Les adorateurs de Cthulhu dans les marécages de Louisiane,
illustration de Gwabryel.
Article détaillé : Mythe de Cthulhu.

« Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn » est une litanie liée au culte de Cthulhu, traduit dans les ouvrages français par « Dans sa demeure de R'lyeh la morte, Cthulhu rêve et attend ». Cette traduction semble inexacte, la version anglaise étant « In his house at R'lyeh dead Cthulhu waits dreaming », signifiant plutôt « Dans sa demeure de R'lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant », ce qui est d'ailleurs cohérent avec la prononciation avancée du Necronomicon : « N'est pas mort ce qui à jamais dort et au long des ères étranges peut mourir même la Mort ».

August Derleth, dans sa nouvelle Le retour d'Hastur, mentionne une construction négative de cette phrase, se terminant par « Cthulhu naflfhtagn » et indiquant de ce fait le réveil de Cthulhu[2].

L'injonction « Iä, Iä, Cthulhu fhtagn » revient également souvent dans la bouche de ses adorateurs.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

On parle souvent du « mythe de Cthulhu » pour désigner l'œuvre fantastique de Howard Phillips Lovecraft. Toutefois, ce dernier même n'a jamais utilisé ce terme, inventé par August Derleth après la mort de l'écrivain de Providence[3].

Cthulhu a d'ailleurs souvent été cité ou repris en littérature, au cinéma, à la télévision, dans la musique rock, dans les jeux de rôle et les jeux vidéo. On peut même le trouver en peluche[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Meurger 1991, p. 65-88.
  2. Le retour d'Hastur, dans Lovecraft T.III, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1992, p. 544
  3. August Derleth, « H. P. Lovecraft, Outsider », River, 1, no 3, juin 1937, p. 88-89.
  4. (en) T. S. Miller, « From Bodily Fear to Cosmic Horror (and Back Again) : The Tentacle Monster from Primordial Chaos to Hello Cthulhu », Lovecraft Annual, Hippocampus Press, no 5,‎ , p. 121-154 (ISBN 978-1-61498-010-0, ISSN 1935-6102, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]