Albert Dubois-Pillet

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Albert Dubois-Pillet
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Albert Dubois-Pillet
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Albert Dubois, dit Dubois-Pillet ( à Paris - au Puy), est un peintre et officier français.

Il fit partie de la Société des artistes indépendants dont il fut l'un des membres fondateurs en 1884.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le fils de Jules Sylvain Dubois, négociant fortuné, et de Sophie Hortense Pillet, son épouse, elle-même proche du commissaire priseur Charles Pillet, grandit à Paris[1]. Après des études à Toulouse et à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il fait partie du 1er régiment de voltigeurs de la Garde impériale pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Après la défaite de Sedan, il est interné à Paderborn. Il rentre à Toulouse en avril 1871. En mai 1871, il participe dans l'Armée régulière à la Semaine sanglante qui réprime la Commune de Paris. Nommé lieutenant le 21 mai 1872, il est affecté au 90e régiment d'infanterie de ligne puis il nommé capitaine au 77e régiment d'infanterie le 8 mai 1876. Nommé capitaine, il est muté à Poitiers en 1876. En 1878 il demande à être affecté à la Garde Républicaine, ce qu'il obtient et regagne Paris le 11 novembre 1879.

Il expose au Salon des indépendants en 1884 un Enfant mort. Zola s'en inspirera pour écrire l'Œuvre. Il rencontre, à l'occasion de la création de la société des indépendants, dont il est un des fondateurs Paul Signac et Georges Seurat dont il devient l'ami.

Albert Dubois Pillet débat avec eux de la peinture, de la couleur ː Jules Christophe, cité par R. Gounod, écrit « Dubois-Pillet ne se voua à la technique nouvelle (division du ton, mélange des couleurs sur la rétine) qu'en 1887, après la scandaleuse (on m'entend) manifestation de Georges Seurat... Mais, depuis ce moment, toujours en éveil, inquiet, il cherche, il cherche, il chemine, courageux, plus, aventureux, vers la muse Certitude, avec, sous le bras, la traduction de la Théorie des Couleurs de Sir O. N. Rood, professeur de physique à New York. Et ses investigations dans cette bible l'ont conduit à une division du ton plus affinée encore."

Le 21 novembre 1889 il est muté au Puy en qualité de chef d'escadron il est le nouveau commandant de la gendarmerie[2].de la Haute-Loire.

Après avoir occupé, à Paris, un atelier au 19 quai Saint-Michel, il dispose de son dernier atelier au Puy[3].

Albert Dubois-Pillet meurt en 1890 à l'âge de 43 ans de la variole à l'hôpital mixte du Puy.

Plaque au no 19, quai Saint-Michel à Paris en hommage aux peintres qui y ont vécu et travaillé.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Erzen : À la découverte du gendarme peintre Dubois-Pilet (1846-1890), publié sur le site de la Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG (lire en ligne)
  2. R. Gounod, « Le peintre Dubois-Pillet », Cahiers de la Haute-Loire (le Puy),‎ , p. 99-132
  3. Cf. Frédéric Erzen

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Gounot, Le peintre Dubois-Pillet : in Cahiers de la Haute-Loire 1969, 32 p., Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  • Lily Bazalgette, Albert Dubois-Pillet: sa vie et son œuvre : 1846-1890, [Paris] : [L. Bazalgette] : diffusion Gründ, 1976, 183 p.
  • Le pointillisme : Charles Angrand, Henri-Edmond Cross, Albert Dubois-Pillet..., catalogue de l'exposition (Petit Palais, Genève, 1996), Genève : Petit Palais, 1996, 43 p.
  • P. Offenstadt (dir.), Albert Dubois-Pillet (1846-1890) : Catalogue raisonné et monographie,

Liens externes[modifier | modifier le code]