Saint-Didier-en-Velay

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Saint-Didier-en-Velay
Saint-Didier-en-Velay
Blason de Saint-Didier-en-Velay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Semène
Maire
Mandat
Emmanuel Salgado
2020-2026
Code postal 43140
Code commune 43177
Démographie
Gentilé Désidérien(ne)s
Population
municipale
3 451 hab. (2019 en diminution de 0,63 % par rapport à 2013)
Densité 135 hab./km2
Population
agglomération
4 931 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 11″ nord, 4° 16′ 32″ est
Altitude Min. 640 m
Max. 1 100 m
Superficie 25,56 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Didier-en-Velay
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Étienne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Deux Rivières et Vallées
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web st-didier-en-velay.fr

Saint-Didier-en-Velay est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle porte ce nom depuis 1925 (loi du [1]) à la suite de la création de la commune de la Séauve-sur-Semène dont le territoire s'est détaché de celui de Saint-Didier. Avant cette date, elle portait le nom de Saint-Didier-la-Séauve. Déjà en 1866, le territoire de Saint-Didier avait été amputé d'une partie de ses terres lors de la création de la commune de Pont-Salomon[1].

Ses habitants sont appelés les Désidériens, le nom venant du latin Desiderius (Didier).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe depuis le XIIIe siècle au moins, dans le Velay. Il tire une partie de son nom de association au Velay, se trouvant en zone frontalière. Il est situé à une moyenne de 850 mètres d'altitude.

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Saint-Didier-en-Velay se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Elle se situe à 57 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[2], préfecture du département, à 33 km d'Yssingeaux[3], sous-préfecture, et à 11 km de Sainte-Sigolène[4], bureau centralisateur du canton des Deux Rivières et Vallées dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : La Séauve-sur-Semène (2,1 km), Saint-Victor-Malescours (3,1 km), Pont-Salomon (4,4 km), Saint-Just-Malmont (5,0 km), Saint-Ferréol-d'Auroure (6,0 km), Saint-Romain-Lachalm (6,2 km), Saint-Pal-de-Mons (6,3 km), La Chapelle-d'Aurec (6,5 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Didier-en-Velay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[6],[I 2],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Didier-en-Velay, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[I 3] et 4 931 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,1 %), forêts (31,3 %), zones agricoles hétérogènes (9,9 %), zones urbanisées (5,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 762, alors qu'il était de 1 709 en 2013 et de 1 597 en 2008[I 8].

Parmi ces logements, 80,2 % étaient des résidences principales, 6,3 % des résidences secondaires et 13,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 70,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 29,7 % des appartements[I 9].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Didier-en-Velay en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (6,3 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 71,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (68,6 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 10].

Le logement à Saint-Didier-en-Velay en 2018.
Typologie Saint-Didier-en-Velay[I 8] Haute-Loire[I 11] France entière[I 12]
Résidences principales (en %) 80,2 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 6,3 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 13,5 12,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Didier-en-Velay conserve la trace de plusieurs éléments toponymiques. Le premier est l'importance de l'église locale dont le saint patron donne la première partie du nom: saint Didier (un débat existe afin de savoir s'il s'agit à l'origine de saint Didier l'évêque de Cahors ou de saint Didier, l'évêque de Vienne)[9] . Le second concerne l'installation en Velay de cette terre. Le terroir de Saint-Didier ne figure pas dans la liste des églises du Velay réalisée au XIIe siècle par l'hostier du Monastier Saint-Chaffre[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Didier est mentionnée pour la première fois au XIe siècle dans le cartulaire de Chamalières-sur-Loire, sous l'appellation : « Parochia castri de S. Desiderio »[11]. Cette appellation souligne le lien important qui existe dès l'origine entre l'église et le château local[12].

Quelques découvertes fortuites plaident en faveur d'une présence ponctuelle de personnes dans ce secteur dès l'époque préhistorique, sans qu'aucun élément structuré n'atteste d'une réelle occupation des lieux à cette époque.

Les recherches archéologiques réalisées sur la commune démontrent que l'espace connaît une certaine occupation antique. Il existe plusieurs petites exploitations rurales sur le territoire de cette commune à l'époque gallo-romaine, certaines étant spécialisées dans la production de péjat[13] (goudron de bois) utilisé alors notamment pour enduire les amphores. À partir des premiers temps médiévaux ce secteur connaît un développement significatif. À la fin du XIIe siècle, la paroisse de Saint-Didier ne semble pas rattachée, d'un point spirituel au moins, aux terres vellaves.

Tel n'est plus cas au XIIIe siècle. Saint-Didier devient alors le centre d'une des principales baronnies du Velay (ayant droit d'entrée aux États), et même la plus importante dans la partie orientale de ce territoire. En 1600, le duc de Montpensier la vend à Philibert de Nérestang, qui la fait ériger, avec Aurec (sa résidence) et autres terres, en marquisat de Nérestang (1619). À la mort du dernier marquis (1733), elle est vendue aux Genestet, qui en reprennent le titre[14].

Au XVIe siècle, Saint-Didier est la deuxième ville du Velay[15] au coude à coude avec celle voisine de Monistrol et bien avant la cité d'Yssingeaux. Elle dispose dans la seconde moitié du XVIe siècle d'un jeu de paume, signe de l'importance de la ville[16]. À partir de cette période et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la cité de Saint-Didier est réputée pour ses fromages vendus sur un marché spécifique une fois par semaine[17]. Elle est aussi connue pour son carnaval[18].

Le tissage de la soie[19] prend peu à peu le relais de l'activité de travail du cuir[20]. Les tanneries de la Pêchoire[21] installées au Moyen Age fonctionnent jusqu'au XIXe siècle.

Au cours de la Convention nationale (1792-1795), la commune, alors appelée Saint-Didier-la-Séauve, porte provisoirement le nom de Mont-Franc[22].

En 1865, une portion du territoire communal a été cédée pour la création de Pont-Salomon, conjointement avec des contributions des communes d'Aurec-sur-Loire et de Saint-Ferréol-d'Auroure. En 1925, une autre partie du territoire communal a servi à la création de la commune de La Séauve-sur-Semène[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Didier-en-Velay est membre de la communauté de communes Loire et Semène[I 13], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à La Séauve-sur-Semène. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[24].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Yssingeaux, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 13].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Deux Rivières et Vallées pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 13], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[25].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Joseph Collard    
1947 1959 Gabriel Bergeron    
1959 1977 Régis Vidal    
1977 mars 1989 Régis Ploton UDF-CDS Sénateur (1996-1998)
mars 1989 2002 Michel Driot DVD Conseiller général (1998-2015)
Vice-président du conseil général
2002 mars 2014 Michel Bonnefoy DVG  
mars 2014 avril 2017 Christian Blanchard[26] DVD  
avril 2017[27] mai 2020 Madeleine Chabanolle[28] DVG  
mai 2020 En cours Emmanuel Salgado[29],[30]    
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].

En 2019, la commune comptait 3 451 habitants[Note 5], en diminution de 0,63 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 2033 1754 1533 5403 7953 8663 9724 0454 555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 1165 2204 9414 7434 9064 9634 9295 3465 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 8916 1795 8575 1263 0873 0342 8102 5862 586
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 6032 5552 4222 5802 7232 8913 2543 3023 476
2017 2019 - - - - - - -
3 4033 451-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,5 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 698 hommes pour 1 745 femmes, soit un taux de 50,68 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 14]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
2,8 
7,0 
75-89 ans
9,9 
15,9 
60-74 ans
16,3 
20,8 
45-59 ans
20,3 
18,9 
30-44 ans
19,0 
15,3 
15-29 ans
13,0 
21,2 
0-14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2018 en pourcentage[I 15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,4 
75-89 ans
11,6 
19,7 
60-74 ans
19,6 
21,6 
45-59 ans
20,5 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,4 
17,4 
0-14 ans
16,1 

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la ville de Saint-Didier-en-Velay a des équipes sportives dans diverses disciplines.

Football[modifier | modifier le code]

  • Le club de l'AS Saint-Didier Saint-Just-Malmont (ASSDJ) qui évolue au premier niveau régional de la ligue Auvergne/Rhône-Alpes (R3) depuis quelques années. Son équipe 2 évolue en District 3. En 2020, l'ASSDJ crée une section jeunes.
  • En 2022 est créé un second club : le FC Saint-Didier.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 1 438 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 3 441 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 860 [I 16] (20 800  dans le département[I 17]). 48 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 7] (42,8 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 18] 5,2 % 6,4 % 5,5 %
Département[I 19] 6,3 % 7,7 % 7,7 %
France entière[I 20] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 2 052 personnes, parmi lesquelles on compte 77,6 % d'actifs (72,1 % ayant un emploi et 5,5 % de chômeurs) et 22,4 % d'inactifs[Note 8],[I 18]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 21]. Elle compte 1 022 emplois en 2018, contre 1 068 en 2013 et 1 130 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 487, soit un indicateur de concentration d'emploi de 68,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,1 %[I 22].

Sur ces 1 487 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 417 travaillent dans la commune, soit 28 % des habitants[I 23]. Pour se rendre au travail, 87,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,8 % les transports en commun, 7,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[35][modifier | modifier le code]

La première église Saint-Didier[36][modifier | modifier le code]

Elle a été bâtie dans le courant du Xe siècle comme l'attestent les résultats des recherches archéologiques menées sur place[37]. La première mention de l'édifice date du début du XIe siècle[38]. L'édifice actuel n'est cependant pas antérieur au XIIe siècle[39]. Il comprend des parties de diverses périodes avec des agrandissements et des restaurations nombreuses[9]. La nef date pour sa partie romane du XIIe siècle (notamment les chapiteaux historiés)[40]. La partie gothique date globalement du XIVe[41]. Une reprise de la voûte de l'ancien chœur a été réalisée au XVIe siècle, comme l'atteste la présence de quatre blasons sculptés de dames de la famille de La Fressange[42]. Le clocher est une tour carrée surmontée d’une flèche du XIXe siècle[9].

L'ancien couvent des Soeurs de Jésus
Les vitraux de la Chapelle Claire-Joie ont été réalisés par le maître verrier Louis-René Petit en 1964.
Les mêmes vitraux vu de l'extérieur

Le centre du bourg de Saint-Didier-en-Velay est composé de rues pavées et de bâtiments anciens aux façades en pierres apparentes :la maison Guilhomon (XVIe s.)[43], la maison Pradel (vestiges XVIe s.)[44], la maison La Fayette[45], la maison Montmorency[46], l'hôtel particulier de la Fressange[47] et les Halles[48].

La chapelle Claire-Joie a vu le jour en 1931 grâce à une souscription organisée par les Soeurs de Jésus.

La Halle aux grains[modifier | modifier le code]

Une halle aux grains existe à Saint-Didier au moins depuis le XVe siècle, elle est qualifiée de marché aux grains au XVIe siècle[49]. C'est au milieu du XIXème qu'un nouveau marché couvert vient remplacer et agrandir l'espace jadis occupé par l'ancienne halle médiévale. Les marchés très fréquentés se tenaient sur les places et dans les rues sans abri en cas d'intempéries. Le premier emplacement choisi est le Pré de la Foire (l'actuelle place Foch). Le projet d'une halle en fer n'a jamais été réalisé. Après les élections municipales de 1878, la nouvelle équipe plus républicaine que la précédente s'engage dans des travaux importants. Elle construit une école qui hébergera plus tard la Mairie puis la Médiathèque. Le projet de la halle d'un étage est décidé, en centre-ville, plusieurs maisons sont achetées pour être démolies. Il devait s'agir d'une halle aux grains, mais celle-ci n'a jamais été réalisée en raison de l'arrivée du train en gare de Saint-Didier-la-Séauve. Cette nouvelle configuration va nuire à l'attractivité de la ville et de ses marchés, au profit de Firminy. L'étage est aménagé pour l'école de garçons et une école d'industrie. Une salle est dédiée à la fanfare des enfants de Saint Didier, une autre aux sapeurs-pompiers dont les garages se trouvent au rez-de chaussée, à l'emplacement de la Place des Droits de l'Homme, la salle du fond qui sert pour les réunions, a également été utilisée comme cinéma. En 1970, La Maison des Jeunes est créée. En 1975, le maire crée le Musée des Arts et Traditions Populaires qui ferme en 2010 avec la vente de la collection privée.

Des travaux de rénovations de ce bâtiment sont en cours. La nouvelle Halle sera terminée avant l'été 2021 (actualisation nécessaire ?).

Les Sœurs de Jésus et la Chapelle Claire Joie[modifier | modifier le code]

Les Sœurs de Jésus ont longtemps animé la vie sociale de la commune. Ce sont elles qui ont fait construire la chapelle Claire-Joie. L’histoire de la résidence Claire Joie est liée à celle des sœurs de Jésus, une congrégation qui s'occupait des plus pauvres. Elles héritent de l’actuelle propriété Claire-Joie en 1858, lorsque, sur son lit de mort, l’ancien maire, Amable Sovignet, leur cède son château et une usine de rubans, la Grand’Maison, sur le pré de la Foire (aujourd’hui la place Foch). Le château devient tour à tour école, patronage pour jeunes filles, lazaret et maison de retraite pour les sœurs ursulines. Pendant plusieurs siècles, les religieuses avaient occupé une maison dans le faubourg de Lyon , et qui a brûlé en 1934. Elles s’occupaient des malades, des orphelins et de l’enseignement des pauvres, non seulement dans leur fief mais aussi à l’ancien hôtel-dieu et à la Charité, situés faubourg de la Pêchoire, jusqu’à la création, au milieu du XVIIIe siècle, du futur Ehpad, l’hôpital général, au faubourg de La Séauve. Quatre classes d'école seront construites dans leur nouvelle demeure, le long du Charreyron et, en 1894, une cinquième classe voit le jour. L’école fermera ses portes en 1905 à cause de la loi de séparation de l'Église et de l'État. En 1911, elles cèdent la Grand’Maison à Pierre Goyet. En 1929, Marie Thérèse Marze fonde à Saint-Didier-en-Velay les sœurs de Jésus Rédempteur et de Marie-Médiatrice, communauté reconnue de droit diocésain par Norbert Rousseau, évêque du Puy[50]. Elles fusionnent en 2013 avec les sœurs de Notre Dame de La Salette[51]. L’ancienne chapelle étant devenue trop petite, il fallait construire un nouveau sanctuaire. Grâce à des dons et des billets de souscription, l’actuelle chapelle voit le jour en 1931. Parallèlement, le couvent devient une maison à caractère sanitaire. En 1933, les sœurs acquièrent, lors d’une vente aux enchères, l’ancienne usine de rubans Sangoy, construite dix ans plus tôt. Rebaptisée « clôs Sainte-Marie », l'usine y accueille dès 1935 des colonies de vacances. Leurs activités s’insèrent dans la pastorale paroissiale : catéchisme, visites et soins aux malades, participation à la vie liturgique. Elles créent le patronage qui accueille les enfants de la commune : les garçons au clos Sainte-Marie, les filles au couvent, puis à la maison commune, faubourg de Montfaucon. Mais les colonies et le patronage sont délaissés et à partir de 1960, les sœurs ne s’occupent plus que de soins infirmiers à domicile. En 1964, l’atelier monastique de Saint-Benoît-sur-Loire réalise des vitraux spécialement conçus par Louis-René Petit, maître verrier reconnu, qui ont été authentifiés par les services du ministère de la Culture[52]. En 1970, les bâtiments sont cédés à la congrégation des Ursulines pour une maison de retraite des religieuses âgées. C’est là où apparaît le nom "Claire-Joie". Le , Claire-Joie ferme ses portes et deux ans plus tard les Ursulines quittent le village.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Saint-Didier-en-Velay se blasonnent ainsi :

D'azur au lion d'argent, à la bordure de gueules chargée de huit fleurs de lys aussi d'argent.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Ronin, D'azur au Lion d'Argent, 3 tomes, Saint-Étienne, 1944-1947.
  • Vital Chausse, Saint-Didier-en-Velay, Saint-Étienne, 1948.
  • C. et M. C. Bertholet, Le carnaval de Saint-Didier-la-Séauve, Le Puy, 1992.
  • Pierre-Eric Poble, La citadelle royaliste du Velay "delà les bois", Saint-Didier-la-Séauve dans la seconde moitié du XVIe siècle, Saint-Étienne, 1997.
  • Jérôme Sagnard, Le député La Fressange : dans Cahiers de la Haute-Loire 1997, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  • Pierre-Eric Poble (dir.), Dominique Bernard, Philippe Brunon, Isabelle Eymard, Philippe Lyothier, Laurence Vialleton, Guide historique de la vieille ville de Saint-Didier-en-Velay, Le Puy-en-Velay, 1998 (lire en ligne).
  • Pierre-Eric Poble, Blasons de dames dans l'église paroissiale de Saint-Didier-en-Velay, in Cahiers de la Haute-Loire 2000, Le Puy, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  • Pierre-Eric Poble, Le château de Saint-Didier-en-Velay, centre d'une parrochia castri au XIe siècle : in Châteaux du Moyen Âge, de l’étude à la valorisation - Actes du colloque du Puy-en-Velay des 3-5 juin 2004, Le Puy-en-Velay, Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire et Cahiers de la Haute-Loire, (ISBN 978-2-9516-5810-3, ligne)
  • Pierre-Eric Poble, L'église paroissiale de Saint-Didier-en-Velay, in Régis Thomas (dir.), Eglises de Haute-Loire, Yssingeaux, 2015, p. 552-554.
  • Pierre-Eric Poble, Le Lignon, une limite orientale de la cité vellave augustéenne ?, in Cahiers de la Haute-Loire 2019, Le Puy, p. 23-47.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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