Maison de Faucigny

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de Faucigny
Armes de la famille.
Armes de la famille : de Faucigny

Blasonnement Palé d'or et de gueules de six pièces
Branches Faucigny-Châtillon
Blason fr faucigny-lucinges.svg de Faucigny-Lucinge
Grésy (Greysier)
Blason fr faucigny-lucinges de vevey.svg de Faucigny Lucinge, branche de Vevey
Blason fr faucigny-lucinges de marlioz.svg de Faucigny Lucinge, branche de Marlioz
Pays ou province d’origine Blason ville fr La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie).svg Comté de Genève
Drapeau du comté de Savoie Comté de Savoie
Allégeance Drapeau du comté de Savoie Comté de Savoie
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Seigneurie de Faucigny
Beaufortain
Principauté de Lucinge (1828)
Comté de Faucigny (1640)
Comté de Coligny le Neuf
Demeures Faucigny, Châtillon, Flumet, Beaufort
Fonctions ecclésiastiques évêques de Genève
22e évêque de Saint-Jean-de-Maurienne
21e évêque de Lausanne

La maison de Faucigny est représentée par une famille de haute noblesse, attestée dès le XIe siècle, dont le nom est issu d'un château, implantée en vallée de l'Arve. Famille très probablement vassale des comtes de Genève, les seigneurs de Faucigny contrôlent la vallée de l'Arve et le Beaufortain jusqu'à ce que la branche principale s'éteigne en s'alliant au XIIIe siècle à la Maison de Savoie, puis aux Guigonides, dauphins de Viennois.

La branche aînée disparait au XIIIe siècle. La branche des Lucinge, détachée dès le XIIe siècle, prend le nom de Faucigny-Lucinge à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elle est une famille subsistante de la noblesse française.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Faucigny

Les armes de la famille de Faucigny se blasonnent ainsi :

Palé d'or et de gueules de six pièces[1],[2].

Amédée de Foras indique que le pallé (d'or et de gueules) a prévalu depuis que la Maison de Savoie l'a fait passer dans son écu d'alliances[1], dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Auparavant, les sceaux l'évêque Guy de Faucigny portent trois pals et non du pallé ; celui d'Aymon II porte trois pals billetés ; tandis que d'autres sceaux portent deux pals[1].

Origines[modifier | modifier le code]

L'origine des seigneurs de Faucigny est « mal connue »[3], voire « obscure »[4]. Elle est tout aussi « obscure que celle des comtes de Savoie ou de Genève »[5], leurs principaux voisins et rivaux[6]. La filiation de cette famille est connue des historiens par deux actes de la fin XIe siècle et au début du siècle suivant. Pour la connaissance du lignage avant cette filiation, l'origine fait l'objet de débats entre les différents spécialistes.

Premiers documents[modifier | modifier le code]

Les plus anciens membres de cette famille sont cités dans deux actes de la fin du XIe siècle et au début du siècle suivant, 1083 et 1119. Le premier est la donation du prieuré de Contamine-sur-Arve, par l'évêque de Genève, Guy de Faucigny, à l'abbaye de Cluny, datée de l'année 1083[4],[7]. Cet acte, considéré comme la charte de fondation du prieuré, est publié pour la première fois par l'historien suisse Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz (1862) et reprise par le Régeste genevois (1866)[ReG 1]. Voici l'extrait par lequel les premières informations concernant la famille de Faucigny nous sont parvenues :

« …fratribus meis domno Wuillelmo et domno Amedeo […] specialiter avi nostri bonae Aimarardi et patris nostri Ludiovici, atque Widonis, Giserberti, Ottonis, Vilentii, avunculorum nostrorum, […] Huis rei testes Vuillelmus et Amadeus, eiusdem episcopi fratres

Traduction : "… Je donne, mes frères y consentant, pour le bien de leur âme et de la mienne et pour le soulagement de notre aïeul Emerard, de notre père Louis, de nos oncles Guy, Gisebert, Otton, Vilence et autres aïeux ou successeurs" »[ReG 1],[8]

— () Cartulaire de Cluny, côte B, p. 191

Ce document énumère ainsi la parentèle de l'évêque Guy (S. Widonis episcopi genevensis) avec son grand-père, Aimerard/Eimerard (Emerard), décédé ; son père, Louis (Ludiovici), décédé ; ses oncles Guy, Giselbert (Gisebert), Otton et Willelme (Vilence), tous décédés[4],[ReG 1]. Ses frères Willelme/Guillaume (Wuillelmo) et Amédée (Amedeo) sont présents en tant que témoin[ReG 1]. Le prieuré de Contamine deviendra plus tard le lieu de sépulture du lignage de Faucigny. Une confirmation de cet acte est faite en 1119, où cette fois-ci la généalogie est complétée[4],[ReG 2] :

« "…patris mei Ludovici et avi mei Ermenradi et Guillelmi fratris mei et filiorum eius Rodulfi, Ludoici, Raimundi et episcorum Geraldi Lausannensi et Amadei Morianensis nepotum meorum et matris eorum Utilie et matrie mee Teberge…" »[ReG 2],[9],[10]

— () Cluny V 3940

Le neveu du prélat, Raoul/Rodolphe de Faucigny (Rodulphus de Fulciniaco), est dit en possession de la seigneurie et du château de Faucigny. Le document mentionnent également sa mère, Tetberge, son frère Willelme/Guillaume et son épouse, Utilie, ainsi que leurs enfants, Rodolphe, Louis, Reymond, Gérard/Gérold, futur évêque de Lausanne, et Amédée, futur évêque de Maurienne[ReG 2],[11].

L'abbé de Cluny, Pierre le Vénérable déclare à propos de l'évêque Guy et de sa famille qu'ils sont de grande noblesse, magne [...] nobilitatis[11],[12]. L'abbé traite surtout dans son De Miraculis de l'attitude du prélat en raison de sa noble noble origine et des conséquences sur ses mœurs : « Il était de haute noblesse selon le siècle et, à cause de cela, d'une vie beaucoup plus dissolue qu'il n'aurait convenu à un évêque. » (Fuit hic magne secundum seculum nobilitatis, et ideo multo plus quam episcopum decuisset uite dissolutioris)[13].

Hypothèses aux XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le généalogiste Samuel Guichenon, dans son Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie (1660), propose à partir de l'acte une généalogie depuis le grand-père Emerard (Aimerard) jusqu'à Marguerite dite de Faucigny, épouse vers 1196 du comte de Savoie, Thomas Ier[14]. Cependant le généalogiste bugiste se garde d'avancer une origine à cette famille[4]. Au cours de la même période Dom Hilaire Leyat[Note 1], dans son Tableau généalogique de la maison de Faucigny (1679)[15], avance deux hypothèses[4]. Emerard serait le personnage mentionné dans une charte des archives de l'abbaye de Saint-Maurice lors d'une donation au début du XIe siècle[4]. Mentionné avec sa femme, Aalgirt/Aalgert, ils auraient reçu des terres en échange de la part de l'abbé Burchard I, demi-frère du roi Rodolphe III de Bourgogne, plusieurs terres en Chablais[15],[11]. Dom Hilaire Leyat avance ainsi « Emmérard de Foucigni commandait donc dans ce païs, soit que ses aïeuls en fussent déjà les seigneurs, sous les roys de Bourgogne, d'Allemagne et d'Arles (...), soit que lui-même en ait été établi le gouverneur par Rodolphe III (993-1032), au commencement de son règne »[15],[4].

Hypothèses aux XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Grillet (1756-1812), dans la notice sur la « Maison souveraine des barons de Faucigny » qu'il propose dans son Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman (1807), se garde de proposer une origine. À propos d'Emmerard il précise notamment « on ignore son origine, on sait seulement qu'il fut père de Louis »[16],[4]. Il avance par contre « audacieusement »[4] « qu'il fit hommage à l'empereur Conrard qui avoit [sic] succédé aux droits des rois de Bourgogne »[16]. Alors que l'historien suisse, Édouard Mallet (1805-1856), dans l'article « Sur l'évêque Guy de Faucigny et les chartes qui le concernent », avance une émancipation au cours de la succession de Bourgogne (1032-1034)[4], indiquant que « Ermérard est la souche connue de la maison de Faucigny, l'une de ces dynasties de seigneurs locaux qui, après que le second royaume de Bourgogne, [...], eut passé sous la suzeraineté contestée et lointaine des Empereurs germaniques, devinrent de fait indépendants, et exercèrent les droits utiles, attributs essentiels de la souveraineté. »[17].

Les historiens régionaux — Gingins de la Sarraz (1790-1863)[18], Ménabréa (1804-1857)[11], Lavorel (1846-1926)[19] — à la suite de Dom Hilaire Leyat reprennent la thèse d'une origine locale de la famille[4].

Le généalogiste Amédée de Foras, s'il indique en introduction que l'origine de cette famille « se perd dans la nuit des temps », reprend lui la thèse de l'émergence de cette famille lors de « l'affaiblissement des rois burgondes [et qu'ils] étaient les seigneurs les plus importants dans la province de ce nom » (le Faucigny)[5].

L'abbé Marie Rannaud (1841-19..), membre de l'Académie salésienne et de l'Académie chablaisienne, dans sa Vita consacrée à Ponce de Faucigny, développe l'hypothèse qu'Aimerard serait le fils d'un dignitaire ecclésiastique du diocèse d'Arles, Sigefroy (968-1002), portant les titres de « gonfalonier de la sainte Église Romaine et préfet du Prétoire Apostolique aux Royaumes d'Arles et de Bourgogne »[20].

Ferdinand de Faucigny-Lucinges (1868-1928), membre de la famille, explique, de façon très affirmative, que les seigneurs de Faucigny auraient la même origine que les Féterne et seraient « issus des « vicomtes de Savoie », eux-même descendants supposés de l'empereur Louis III l'Aveugle »[21]. Le prince de Faucigny-Lucinge justifie cette affirmation[21] en indiquant qu'« Aymerard, premier seigneur du Faucigny connu jusqu'ici, était le frère de Louis, sire de Féterne. Tous deux étaient fils de Guy de Féterne, qui lui même était fils de Guiffred, premier vicomte de Savoie, fils lui-même de l'empereur Louis l'Aveugle, roi de Provence, qui descendait de saint Engelbert et des rois de Kent »[22]. Pierre de Viry, continuateur de l'Armorial et nobilaire de l'ancien duché de Savoie du comte de Foras, apporte une lecture critique de l'ouvrage (1914), reprenant, entre autres, la citation précédente et démontrant que les faits ne sont pas établis[23].

Hypothèses contemporaines[modifier | modifier le code]

Le médiéviste Jean-Yves Mariotte s'interroge sur cette origine, avançant les hypothèses « d'une famille de dignitaires carolingiens ou de potentats locaux élevés à la force du poignet »[12]. Il opte toutefois, comme pour Dom Hilaire Leyat au XVIIe siècle, pour une appartenance, tout en étant vassale, à la maison de Genève[12],[24].

Les médiévistes Nicolas Carrier et Matthieu de La Corbière (2001, 2005) considèrent que les Faucigny sont des feudataires des comtes de Genève, récusant toutefois l'appartenance à une branche cadette d'un lignage illustre[6],[21]. Les Faucigny sont apparentés à la dynastie de Genève depuis la mi-XIe siècle[6].

Seigneur ou baron ?[modifier | modifier le code]

De nombreux auteurs — Hilaire de Saint-Jean-Baptiste (1679), Grillet (1807), Lullin et Le Fort (1866), Victor Flour de Saint-Genis (1868) mais aussi plus récemment Alfred Dufour (2014)[25] — qualifient les seigneurs de Faucigny de « baron ». L'historien Jean-Yves Mariotte (1981) rappelle, tout comme précédemment Ménabréa (1854)[26], que « le titre de « baron » dont les parent certains historiens modernes n'est attesté par aucun document du haut moyen âge », ils sont simplement mentionnés comme « dominus »[12] ou « domini »[26]. À l'usage, les auteurs spécialisés de la région les désignent sous l'expression sires de Faucigny[4],[27],[28].

La mention de la baronnie de Faucigny n'apparait dans les documents qu'à partir de l'année 1256[29]. Jusque-là, les seigneurs de Faucigny semblent disposer, dès le XIIe siècle, « d'une organisation princière », avec notamment l'existence d'officiers, comme un sénéchal et un maréchal[29]. Son territoire n'est pas réellement connu[29]. Les historiens Nicolas Carrier et Matthieu de La Corbière indiquent que les seigneurs de Faucigny sont « avoués du prieuré de Contamine-sur-Arve dès 1083-1119, et du prieuré de Chamonix en 1202 », charges leur permettant ainsi d'avoir des « droits sur la vallée de l'Arve entre ses deux points extrêmes »[29]. Le château de Faucigny, mentionné pour la première fois en 1119 et dont est issue la famille[30], apparait comme le « noyau » de leur pouvoir, selon l'expression de l'historien Nicolas Carrier[31]. Le nom de « Faucigny » est « transmis peu à peu à l'ensemble de la grande vallée », le Faucigny, région naturelle correspondant à la vallée de l'Arve[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciens membres du lignage[modifier | modifier le code]

Les deux actes de 1083 et 1119 permettent de dresser une filiation établie par les différents auteurs. Elle débuterait avec Aimerard/Eimerard et ses fils, Louis, Guy, Giselbert, Otton et Willelme[ReG 1],[12],[3]. Louis de Faucigny est l'époux de Thetberge/Thietburge[12],[3]. Cette dernière appartiendrait à la maison de Rheinfelden (Rheinfelden (Baden)) et serait ainsi la fille de Rodolphe de Rheinfelden[3], duc de Souabe et Thetberge en 1060-1061. Ils ont trois enfants : Guy, futur évêque de Genève et à l'origine des actes, Amédée, considéré comme l'auteur probable, mais sans certitudes, de la famille de Blonay, et Guillaume/Willelme dit le Sage[ReG 3] (Filius W. sapientis de Fucinie)[26], seigneur de Faucigny qui continue la lignée[3]. Veuve, Thetberge ou Thietburge épouse en secondes noces le comte Gérold de Genève[12],[3].

Le seigneur Guillaume/Willelme et son épouse, Utilie, ont pour enfants Raoul/Rodolfe/Rodolphe (I), Louis, Reymond, Gérold/Gérard, futur évêque de Lausanne, et Amédée, futur évêque de Maurienne[ReG 2],[11],[3]. Le père et ses fils sont mentionnés comme témoins lors d'une donation, sans date (avant 1103 selon Ménabréa) à l'abbaye d'Aulps[ReG 4]. Un certain Saviu ou Sayvin (Sayvinus), fils d'Augeron de Faucigny, est aussi mentionné sur ce document[ReG 4],[26]. Ménabréa, dans un article consacré à la chartreuse de Vallon, avance l'hypothèse que cet Augeron pourrait être un frère de Guillaume/Willelme de Faucigny[26].

Raoul/Rodolfe/Rodolphe (I) succède à son père, « longtemps avant la mort de Guillaume laquelle est postérieure à 1124, [...] probablement à cause des infirmités de son père », nous dit Ménabréa[26]. Les documents le concernant restent cependant rares[26]. Dans l'acte de confirmation de 1119, il est dit seigneur et en possession du château de Faucigny[ReG 2],[11]. Rodolphe (I) est déjà mentionné comme témoin, vers 1094, pour le comte de Savoie, Humbert II[ReG 5]. On trouve son nom sous la forme Rodulfus de castro fulciniaco, vers 1121, dans une donation à laquelle il apporte son accord[ReG 6]. Les historiens semblent ignorer le nom de son épouse[3]. Les fils de Rodolphe (I) sont connus à travers différentes sources[11],[3] : Arducius († 1185), futur évêque de Genève ; Ponce († 1178), futur fondateur de l'abbaye de Sixt ; Aymon/Aimon, qui lui succèdera et continuera la lignée[26] ; Raoul/Rodolphe, auteur de la branche de Lucinge[12] et Raymond, probablement auteur de la famille de Thoyre-Boussy[32],[33],[34]. L'année de mort de Rodolphe (I) reste inconnue, mais elle doit être considérée comme « antérieur à 1138 » (Ménabréa)[26].

Le chevalier Aymon/Aimon (I) succède à son père Rodolphe (I), à la tête de la seigneurie. Son épouse Clémence pourrait appartenir, selon Foras, à la famille de Briançon, implantée en Tarentaise[35]. Le couple a six enfants, dont Raoul/Rodolphe (II), qui lui succède et probablement mort avant 1178 où Henri, son frère cadet, est mentionné comme seigneur[35]. Aymon (I) et son fils Rodolphe participent à la deuxième croisade (vers 1147), aux côtés du comte Amédée III de Savoie[26],[12]. Peu de temps auparavant, vers 1138, les moines Chartreux sont invités à s'installer dans la vallée du Brevon, à proximité d'un prieuré bénédictin, sur des terres « qualifiées de désertes » de Vallon[ReG 7], sur la rive relevant du Faucigny. Le seigneur de Faucigny fait certaines donation à la chartreuse de Vallon[ReG 8],[26]. À son retour, il est à à l'origine de la fondation, le , de la Chartreuse du Reposoir, en Faucigny[ReG 9].

L'un des autres fils, Rodolphe est surnommé l'Allemand[33] ou le Teuton/Teutonique[34], en raison de sa probable présence au sein de l'armée des Impériaux, Rodulfus de Fulciniaco cognomento Alamant, Rodoflfus Alamandus testis ou encore Rodoflfus Teutonicus testis (Ménabréa citant Besson)[26],[11]. Il est dit aussi de Greysier (Foras)[33],[36]. Il est l'auteur de la branche de Lucinge (Faucigny-Lucinge)[12],[35], ainsi que de la branche des Graisier/Greysier[26],[33] (voir ci après). Les auteurs Ménabréa (1854[26], 1865[11]), puis Chaix d'Est-Ange (1921[34]) indiquent qu'il a épousé Emma Eynard, issue d'une « illustre famille du Dauphiné qui est aujourd'hui connue sous le nom de Monteynard »[34]. Ménabréa (1865) précise qu'« un titre de prieuré de Domène, en Grésivaudan, nous apprend qu'il épousa la fille de Guigues de Domène, lequel était fils de Ponce-Aymard, illustre seigneur de ce pays »[11]. Le Régeste genevois (1866) mentionne également une donation de Guigues de Domène, estimée vers 1155, où il est indiqué que « Ce don est confirmé [...] par sa fille, épouse de Rodolphe de Faucigny »[ReG 10]. Les auteurs commentent ainsi « Il s'agit dans la présente charte d'Emma de Domène et de son mari Rodolphe, dit l'Allemand, frère d'Arducius »[ReG 10],[26] Rodolphe meurt avant 1233[34].

Henri, seigneur de Faucigny, fils d'Aymon (I), épouse « Comtesson » ou « la comtesse », fille issue du second mariage du comte Amédée Ier de Genève[6],[37]. Il est le père du seigneur Aymon II de Faucigny avec qui la branche aînée s'éteint dans les mâles (voir ci-après).

Une puissante famille régionale[modifier | modifier le code]

Dans la second moitié du XIIe siècle, la famille s'est imposée dans la région possédant un « important domaine sur les rives de l'Arve, doté de ramifications sur les berges du lac Léman et du Rhône »[29]. Amédée de Foras observe que « le fouillis inextricable de l'enchevêtrement féodal, les alliances entre Genevois et Faucigny, entre Faucigny et Savoie, la cession ou la conquête de territoires partiels [...] mais on ne serait douter que les Sires de Faucigny ne fussent princes indépendants, quoique astreints à l'hommage pour quelques seigneuries aux comtes de Genève, tout comme ceux-ci l'étaient vis-à-vis de l'évêque, du comte de Savoie et même du seigneur de Faucigny. »[38] Paul Guichonnet précise dans une étude que les seigneurs de Faucigny se trouvent principalement implanté « dans la vallée du Giffre et la moyenne et haute-Arve » et s'étendent peu à peu dans la partie basse à proximité de la cité de Genève[39]. Ils possédaient notamment les places fortes de Faucigny, de Châtillon et de Sallanches[12]. Vers 1200, Aymon II de Faucigny s'installe au château de Châtillon, dont la position au centre de la province, lui permet une meilleure administration de ses possessions. Les seigneurs de Faucigny possèdent également le château de Flumet, dès cette moitié du XIIe siècle, leur permettant le contrôle du Val d'Arly et son accès, depuis la combe de Savoie[40].

Dans la partie basse de la vallée, la situation est celle décrite par Amédée de Foras[39],[41]. Les sire de Faucigny semblent contrôler la rive gauche de l'Arve, obtenant au XIIIe siècle, le châtelet du Crédoz et Bellecombe, à proximité de Reignier[39]. Sur la rive gauche, la famille s'appuie sur le château de Bonne, permettant le contrôle de la vallée de la Menoge (ou vallée de Boëge), Vétraz et le château de Monthoux et enfin la maison forte de Lucinge[39]. Aymon II est à l'origine de la fondation de ces deux villes neuves, Hermance et Monthoux, vers 1245, villes qui se situent très près de Genève[42]. Avec l'édification du château d'Hermance, Aymon II réalise la stratégique familiale de s'implanter sur les rives du Léman[39],[42],[43].

Les seigneurs de Faucigny ont pour vassaux « les Dardel d'Arthaz, mais aussi, feudataires de Genève, les Faucigny-Lucinge, les Thoire, les Bellegarde, les Cissé [Chissé] de Polinges, les Magny de Reigner, les Nangy, les La Fléchère de Saint-Jeoire »[41].

Les historiens Nicolas Carrier et Matthieu de La Corbière précisent sur cette puissance « Outre ses fondement patrimoniaux, d'une ampleur toute relative cependant, la fortune des Faucigny paraît résulter de trois causes majeurs intervenues au cours du XIIe siècle et dans la première décennie du siècle suivant », notamment leur politique religieuse (voir ci-après) et les tensions à la suite de la mort du comte Amédée Ier de Genève (1128-1178)[44].

Les Faucigny et l'Église[modifier | modifier le code]

La famille, à l'instar des familles princières de la région, noue des liens avec l'Église tant par ses attentions, ses fondations ou le placement des cadets au sein de l'institution[6],[44]. Les historiens Nicolas Carrier et Matthieu de La Corbière parlent « d'heureux « placement » qui leur offrirent entre 1083 et 1185, quatre grands sièges épiscopaux et abbatiaux alpins »[44]. Lors des deux actes de 1083 et 1119, trois membres occupent des sièges épiscopaux voisins : Guy à Genève (v.1083-1119) et ses neveux Gérard/Gérold/Giraud à Lausanne (1103-1124) et Amédée en Maurienne (v.1116-1124)[11],[44]. Dans la génération suivante, Arducius († 1185) est évêque de Genève (1135-1185) et son fère, Ponce (1144-1178), fonde et devient abbé de Sixt[11],[3],[44].

Les historiens considèrent que leur rôle a très probablement été « déterminant dans les choix politiques du lignage »[44]. Arducius joue notamment un rôle dans son opposition au comte Amédée Ier de Genève (1128-1178)[44]. Cela lui permet d'obtenir de la part de l'empereur le titre de « Prince », en 1154[45].

Disparition de la branche aînée[modifier | modifier le code]

Dans un contexte de conflit avec les comtes de Genève, dont les Faucigny se reconnaissent vassaux, le seigneur Aymon II s'éloigne de la promesse, voire se rapproche des comtes de Savoie. Le comte Thomas Ier de Savoie semble lui apporter un soutien financier lors de conquêtes dans la partie nord du Léman[46], et obtenant l'hommage de seigneurs vaudois au détriment du comte de Genève. Sans héritier mâle, Aymon II est approché par le parti savoyard pour le mariage de sa seconde fille, Agnès, dont il fait son héritière universelle[46],[47]. En 1234, Agnès épouse ainsi Pierre, le fils du comte de Savoie. Le mariage a lieu au château de Châtillon faisant entrer la vallée de l'Arve dans le domaine d'influence des comtes de Savoie. Les deux princes se chargent de consolider la puissance du jeune Pierre dans la région.

En 1256, le Faucigny est qualifié de baronnie, puis en 1265, il est organisé en bailliage[29]. Celui-ci comporte dix châtellenies : Bonne, Crédoz, Châtillon, Faucigny, Flumet, Hermance, Monthoux, Pont-sur-Arve (Boringe), Sallanches et Toisinges (puis Bonneville).

En 1268, la mort du comte Pierre II de Savoie et de sa femme, Agnès, amène le partage des terres du Faucigny entre leur fille Béatrice de Savoie, dite de Faucigny et sa tante, Béatrice de Thoire-Villars[48]. La première, épouse sous l'influence de son grand-père Aymon II en 1241 Guigues VII du Viennois, dauphin de Viennois, comte d'Albon, de Grenoble, d'Oisans, de Briançon, d'Embrun et de Gap[49], quant à la seconde elle épouse Etienne II, sire de Thoire et Villars. Dans le cadre de cette succession, le nouveau comte de Savoie observe l'éloignement du Faucigny de son contrôle. Attisant la tension entre les deux femmes, le comte Philippe Ier de Savoie soutient la tante contre la nièce. La guerre éclate et le comte de Savoie, après avoir fait emprisonner Béatrice de Savoie et son fils, obtient non seulement l'hommage d'Étienne II de Thoire, mais aussi un regard sur la terre de Faucigny. Cependant le conflit perdure. Béatrice de Savoie dut rendre hommage au comte de Savoie en , en jusqu'en 1296 où elle doit céder ses droits en apanage à son petit-fils Hugues († 1329).

Le conflit entre la maison de Savoie et le dauphin s'amplifie. Il faut attendre le traité de Paris, en 1355, pour qu'un échange territorial ait lieu entre le Faucigny et les pays de la Bresse et du pays de la Valbonne, intégrant définitivement l'État savoyard[50].

Une branche cadette puissante : les Faucigny-Lucinge[modifier | modifier le code]

Rodolphe dit l'Allemand et de Grésier est à l'origine de la branche cadette dite de Lucinge, puis Faucigny-Lucinge[33],[36],[34]. Il a deux fils Guillaume/Vullielme, chevalier, « qui forma ou a pu former les branches de Greysier » (Foras reste cependant très prudent) et Rodolphe (II) l'Allemand dit aussi de Greysie, qui prit premier le nom de Lucinge[33],[51]. Ce Rodolphe (II) est sénéchal de Faucigny[34]. Il devient le premier seigneur de Lucinge à la suite de son mariage avec Kéberge/Tetberge (Foras)[51] ou Roberge ou Tatberge (Chaix d'Est-Ange)[34], « nièce ou petite-fille de Turembert de Lucinge, sénéchal de Faucigny, dont Rodolphe hérita »[51],[ReG 11],[52]. Les Lucinge anciens étaient investis dès le XIIe siècle du sénéchalat de Faucigny[52]. Rodolphe (II) semble avoir eu pour seconde épouse, Alix, fille du comte Humbert de Genève[34], selon une donation faite à l'abbaye de Sixt par Turumbert de Lucinge et où Alix de Genève apparaît comme témoin et épouse de Rodolphe de Grésier[ReG 11],[53].

Rodolphe (II) a trois fils : Rodolphe (III), mort avant 1289, chevalier qui poursuit la lignée ; Augeron, mort sans descendance, et Vullielme/Guillaume, dit de Greysier ou de Chuyt[34],[51]. Foras hésite entre lui et son oncle comme étant l'auteur des deux branches dites de Greysier et de Chuyt[34],[51]. Il semble que Rodolphe (III), avant l'année 1229, porte le nom de Lucinge en lieu et place de Faucigny[51]. Marié à Marguerite, ils ont deux fils, Guillaume et Aymon[51]. Rodolphe (III) est seigneur de Lucinge et d'Arenthon, sénéchal de Faucigny[34],[51].

La branche de Lucinge possède « les seigneuries d'Arenthon et de Lucinge et différents biens en Faucigny, [exerçant] héréditairement les fonctions de sénéchal qui lui permettaient d'exercer la justice et de percevoir d'importants revenus »[36].

La puissance prise par ce rameau inquiète la branche aînée[36]. Cette dernière empêche donc régulièrement les Lucinge à fortifier leur maison forte[36],[54]. L'un des descendants, Guillaume de Lucinge († v.1276), petit-fils de Rodolphe (II)[55], bailli de Faucigny, fortifie son bien et entre en opposition avec la dernière héritière de la branche aînée, la dauphine Béatrice de Savoie, dite de Faucigny[36],[ReG 12],[54]. Une transaction a lieu entre la Dauphine et le sénéchal, moment au cours duquel les deux seigneurs expriment leurs plaintes[ReG 12]. Guillaume de Lucinge meurt avant la fin de cette transaction[ReG 12]. Le , sa femme et ses héritiers, mentionnés dans l'acte — « Eléonore, veuve de Guillaume de Lucinge, ancien sénéchal de Faucigny et seigneur d'Arenthon, ainsi que ses enfants, savoir : Humbert, Aimon, François, Raymond, Guillaume, Agnès, Béatrix, Amphélise, Marguerite et Isabeau » — doivent « renoncer à la sénéchaussée et à l'exercice de la haute justice »[36], ainsi qu'au « château de Ravorée, [...] reconnaissent tenir en fief de Béatrix toutes leurs possessions à Lucinge, à Arenthon, et dans toute la baronnie de Faucigny, depuis la Dranse jusqu'à La Roche et depuis Versoix jusqu'à Flumet »[ReG 12].

Branches cadettes[modifier | modifier le code]

La maison de Faucigny semble avoir donné naissance à plusieurs branches comme les Lucinge, les Vozerier ou encore les Châtillon, ou d'autres rameaux moins majeurs[12]. Amédée de Foras donne également les noms de familles qui « sortent ou ont prétendu sortir » de la famille de Faucigny : « les Allamand de Saint-Jeoire, les Alleman du Bugey, de Valbonnais du Dauphiné, d'Aubonne et de Coppet au pays de Vaud », probablement les Blonay, mais aussi les Arenthon ou encore les (du Fresney, qui « ont été reconnus par les sires de Faucigny comme issus de leur estoc »[32]. À propos de ces derniers, Amédée de Foras, dans la notice consacrée à cette famille, précise « Les Fresney se disant anciens nobles et de genere Fucigniaci obtinrent, le 22 avril 1328, du dauphin Humbert, des patentes reconnaissant cette descendance et les exemptant des tailles et subsides. Malheureusement il n'est pas dit comment ils pouvaient descendre de la dynastie princière de Faucigny : on est donc induit à supposer que c'était d'une façon illégitime. »[56]

Branche des Faucigny-Lucinge[modifier | modifier le code]

Armes de Faucigny-Lucinge

Les armes de la famille de Faucigny-Lucinge se blasonnent ainsi :

écartelé de Faucigny (qui est pallé d'or et de gueules) et de Lucinge (qui est bandé de gueules et d'argent) ou bien parti de Faucigny et de Lucinge[57]

parti au 1 palé d'or et de gueules, qui est de Faucigny ; au 2 d'argent, à trois bandes de gueules ou au 2 bandé de gueules et d'argent, qui est de Lucinge[58].

Blason fr faucigny-lucinges2.svg On trouve aussi la forme : Écartelé en 1 et 4 palé d'or et de gueules de six pièces et en 2 et 3 d'argent, à trois bandes de gueules

Couronne de prince[57],[58] ; Cimier : un bras armé, brandissant une épée d'argent[57],[58] ; Tenants : deux sauvages d'or[57],[58]

Devise : Usquequo (Foras)[57] donné comme cri de guerre par Chaix d'Est-Ange : Usque Quo, qui donne pour seconde devise À la bonne ville, bonne nouvelle[58]

Rodolphe de Faucigny, fils de Raoul II (ou Rodolfe)[12], est seigneur de Greysier, d'Arenthon et de Lucinge, ainsi que sénéchal du Faucigny. Il est surnommé l'Allemand[59] ou le Teutonique, en raison des faveurs qu'il obtient à la cour de l'Empereur. Il épouse Tetberge (v. 1180), nièce et héritière de Turumbert de Lucinge (Lucinges). Leur fils, Rodolphe de Greysier ou Grésy, portera le nom de Faucigny-Lucinge[ReG 13].

Cette branche, héritière de la fonction de sénéchal du Faucigny, voit son pouvoir s'accroître au point de gêner la branche aînée[59]. Des conflits éclatent entre Guillaume de Lucinge et Aymon II de Faucigny, puis le comte Pierre II de Savoie et enfin Béatrice de Faucigny, en raison de la volonté du seigneur de vouloir fortifier Lucinge[60].

À la mort de Guillaume, une transaction a lieu entre Béatrice et Aliénor, femme de Guillaume de Lucinge, et ses enfants, qui voyait les Faucigny-Lucinge de renoncer à la fonction de sénéchaux et l'exercice de haute justice[59].

La famille de Faucigny-Lucinge prend les noms de Coligny et Chastillon à la suite du mariage, en 1752, de Louis Christophe de Faucigny Lucinge et de Eléonore Charlotte de Sandersleben (1720-1781).

Les différentes branches des Lucinges portent des brisures[57].

Rameaux des Faucigny-Lucinge
  • Blason fr faucigny-lucinges de vevey.svg seigneurs de Drusilly et banche de Vevey : De sinople à trois bandes d'argent[61]. Dans l'édition de 1856, l'Armorial historique du canton de Vaud indique que cette famille aurait porté deux blasons : 1/ écartelé à deux fasces de sinople, et d'argent à trois bandes de gueules ; 2/ de sinople à trois bandes d'argent[61]. Dans la seconde édition de 1880, seule la seconde est mentionnée de sinople à trois bandes d'argent[61].
  • Blason fr faucigny-lucinges de marlioz.svg Lucinges de Passy, seigneurs de Marlioz : Brisait de Lucinge d'une étoile à huit rais d'or sur le premier bandé de gueules en chef[62] ou Bandé d'argent et de gueules, la première bande de gueules chargée d'une étoile à huit branches de sable en chef.
  • Ecu bandé argent gueules.svg seigneurs puis marquis de Lucinge, barons d'Arenthon : Bandé de gueules et d'argent[63]. Plusieurs auteurs indiquent que la famille d'Arenthon serait probablement un rameau[64],[65]
  • Ecu bandé argent gueules.svg coseigneurs de Lucinge, seigneurs d'Arcine: Bandé de gueules et d'argent[66].
  • Lucinges-les-Alymes, coseigneurs de Lucinge, seigneurs de Saint-Cergues, etc.[67]
  • Faucigny-Lucinge et Coligny (Comté de Coligny)

Autres branches[modifier | modifier le code]

  • Vozerier[12] (ou Vosereu, Vozerier, Vauserier, Vaugerier Faucigny-Vozerier), cependant que l'on ne retrouve pas dans l'Armorial de Savoie de Foras. Originaires d'un hameau près de La Roche, seigneurs de Scionzier (Mussel) ;
  • Châtillon (ou Faucigny-Châtillon)[12],[68]. Seigneurs de Châtillon ;
  • Grésy ou Greysier (Grésier, Graisy, Graisier)[69],[70],[ReG 14]. Seigneurs de Grésy[71] et de Chuyt[69] ;

Guillaume de Faucigny dit de Greysier (Wullielmum de Greysier), fils de Rodolphe Ier de Faucigny, dit l'Allemand[72]. Ce dernier épouse Agnès, de la famille de Montmayeur[72]. Le chevalier Guillaume de Greysier est mentionné dans un acte de donation à l'abbaye d'Abondance en 1180[72].

Armes de Greysier

Les armes de la famille de Greysier se blasonnent ainsi :

Palé d'or et de gueules de six pièces, à la fasce d'argent.

Armes de Thoire

Les armes de la famille de Thoire se blasonnent ainsi :

D'azur, à la bande d'argent.

dont les Thoire de Pilly

Charges[modifier | modifier le code]

Les sires de Faucigny sont les souverains de Faucigny, correspondant pour partie à la vallée de l'Arve.

La branche de Lucinge avait la charge de sénéchal, puis de bailli de Faucigny (1138 jusqu'au règne de Béatrix de Faucigny) lors de la domination faucignerande[74],[75],[76].

Avec l'intégration du Faucigny aux États de Savoie, les membres de la branche de Lucinge ont servi les comtes puis ducs de Savoie.

Hugonin (Hugues ?) de Lucinge a exercé la charge de bailli pour le Faucigny, pour la période de 1410 à 1419[76].

Certains membres ont été châtelains de[77] :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Le généalogiste bugiste, Samuel Guichenon, publie, dans son ouvrage Histoire généalogique de la royale maison de Savoie en 1660, une table généalogique des familles illustres dont la famille de Faucigny, mentionnant la généalogie suivante[78], ainsi que les travaux du comte de Foras, et en partie confirmée de nos jours. Le début de cette généalogie est connue notamment à travers une charte du (voir ci-dessus pour le texte)[ReG 2].

Personnalités religieuses[modifier | modifier le code]

La politique de la famille leur permis d'obtenir des sièges épiscopaux ou abbatiaux[44] :

évêques de Genève 
évêque de Maurienne 
évêque de Lausanne 
abbé de Sixt

Personnalités de la famille Faucigny-Lucinge[modifier | modifier le code]

Possessions[modifier | modifier le code]

Liste par ordre alphabétique et non exhaustive des possessions tenues en nom propre ou à titre de fief de la famille de Faucigny :

Alliances des Faucigny-Lucinges[modifier | modifier le code]

La maison de Faucigny-Lucinges a contracté des alliances avec les familles de Genève, de Thoire-Villars, de Bourgogne, de Savoie, de Montferrand, d'Ornano, de Rochefort d'Ailly (1633), Boësse (1717), Sanderleben, Bernard de Sassenay (1781), Bourbon d'Issoudun (1823), de Sesmaisons, de Mailly-Nesle, Mortier de Trévise, Cahen d'Anvers[91] (1891), Ephrussi, de Montesquiou-Fezensac, Chastenet de Puységur, Terry y Dorticos, de Choiseul-Gouffier, Beaumont d'Erlanger, Ratisbonne, Sauvage de Brantes (1929), Fabvier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Fonds[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels et papiers de terres de la famille Faucigny-Lucinge sont conservés aux Archives nationales sous la cote 88AP Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hilaire de Saint-Jean-Baptiste, dit Dom Hilaire Leyat ou Layat, prieur claustral d'Abondance et historien.

Références[modifier | modifier le code]

Régeste genevois[modifier | modifier le code]

Actes publiés dans le Régeste genevois (1866) :

  1. a b c d et e Acte du in Régeste genevois, 1866, p. 62 (présentation en ligne, ou en version numérique : REG 0/0/1/215), d'après Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz, « Note sur Guy de Faucigny, évêque de Genève, et sur sa parenté (1078 à 1120) », publié dans Indicateur d'histoire et d'antiquités suisses, 1862, n°1, janvier 1862, p. 6.
  2. a b c d e et f Acte du in Régeste genevois, 1866, p. 71 (présentation en ligne ou version numérique REG 0/0/1/256).
  3. Acte sans date (entre 1107 à 1128) in Régeste genevois, 1866, p. 69 (présentation en ligne).
  4. a et b Acte sans date (avant 1103 selon Ménabréa) in Régeste genevois, 1866, p. 67 (présentation en ligne).
  5. Acte sans date (avant 1094 selon Besson) in Régeste genevois, 1866, p. 65 (présentation en ligne).
  6. Acte sans date (vers 1121 selon Ménabréa) in Régeste genevois, 1866, p. 74 (présentation en ligne).
  7. Acte 1138 in Régeste genevois, 1866, p. 84-85 (présentation en ligne).
  8. Acte sans date (1138 environ) in Régeste genevois, 1866, p. 85 (présentation en ligne).
  9. Acte du in Régeste genevois, 1866, p. 92-93 (présentation en ligne).
  10. a b et c Acte sans date (vers 1155) in Régeste genevois, 1866, p. 65 (présentation en ligne).
  11. a et b Vers 1210 in Régeste genevois, 1866, p. 92-93 (présentation en ligne ou version numérique : REG 0/0/1/0525 BIS).
  12. a b c et d Acte du in Régeste genevois, 1866, p. 275 (présentation en ligne).
  13. Régeste genevois, 1866, p.434.
  14. Donations faites à l'abbaye de Sixt par Turumbert de Lucinge, puis confirmées par ses héritiers, acte entre 1206 et 1213 (REG 0/0/1/525 BIS).
  15. Régeste genevois, 1866, p. n° 173 & Tableau généalogique des Barons du Faucigny.
  16. Régeste genevois, 1866, p. Tableau généalogique des Barons du Faucigny.
  17. Régeste genevois, REG 0/0/1/408, acte sans date, p. 112 (lire en ligne).

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Foras, p. 317, (lire en ligne).
  2. M. Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines de l'Europe, 1855, pp.378-379.
  3. a b c d e f g h i et j Chaix d'Est-Ange, 1921, p. 137 (présentation en ligne).
  4. a b c d e f g h i j k l et m Carrier, La Corbière, 2005, p. V-VII (présentation en ligne).
  5. a et b Foras, p. 318, (présentation en ligne).
  6. a b c d et e Nicolas Carrier, La vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge, Éditions L'Harmattan, , 620 p. (ISBN 978-2-7475-1592-4, lire en ligne), p. 26.
  7. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 163.
  8. Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz, « Histoire de la cité et du canton des Équestres : suivie de divers autres opuscules », Mémoires et Documents (Société d'histoire de la Suisse romande), G. Bridel, t. XX,‎ , p. 266-267 (lire en ligne).
  9. Bernard, A. and Bruel, A. (eds.) (1876-1903) Recueil des chartes de l'abbaye de Cluny ( Paris), Tome V, 3940, p. 293.
  10. Note de bas de page de la notice Geraud de Faucigny, sur le site MedLands.
  11. a b c d e f g h i j k l et m Léon Ménabréa, Des origines féodales dans les Alpes occidentales, Imprimerie royale, , 596 p. (lire en ligne), p. 351-369 , Chapitre V..
  12. a b c d e f g h i j k l m n et o Histoire des communes savoyardes, 1980, p. 13.
  13. Pierre le Vénérable (auteur), Jean-Pierre Torrell (traducteur et éditeur scientifique) et Denise Bouthillier (traductrice et éditrice scientifique), Livre des merveilles de Dieu (De Miraculis), Paris et Fribourg, Cerf et Éditions Universitaires de Fribourg, , 302 p. (ISBN 2-8271-0527-6 et 2-204-04578-0, lire en ligne), p. 158 et suivantes, « Chapitre XXIV De l'évêque de Genève, Guy ».
  14. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques. Livre 3, Lyon, G. Barbier, (lire en ligne), p. 1171_1172.
  15. a b et c Hilaire de Saint-Jean-Baptiste, Tableau généalogique, historique et chronologique de la très-ancienne, très illustre et puissante Maison des Princes des Foucigny, anciens Barons et Seigneurs souverains de la province du même nom, avec toutes les familles qui en dépendent, , feuille XIV.
  16. a et b Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, vol. 3, t. 2, Chambéry, J.F. Puthod, , p. 258 (tome. II). (présentation en ligne).
  17. Édouard Mallet, « Sur l'évêque Guy de Faucigny et les chartes qui le concernent », Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève (MDG), t. 2,‎ , p. 128-129 (lire en ligne).
  18. Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz, « Note sur Guy de Faucigny, évêque de Genève, et sur sa parenté (1078 à 1120) », publié dans Indicateur d'histoire et d'antiquités suisses, 1862, n°1, janvier 1862, pp. 1-6.
  19. Jean-Marie Lavorel, Cluses et le Faucigny, usages locaux, les actes de famille dès la fin du XVIe siècle, communication faite au XIe Congrès des sociétés savantes (Chambéry, 1890), Chambéry, impr. de C. Drivet, , 11 p. (lire en ligne).
  20. Marie Rannaud, Le bienheureux Ponce de Faucigny, fondateur de l'abbaye de Sixt : sa vie, son culte, Genève, Imp. du courrier de Genève, 1905, 427 pages, p. 4-5.
  21. a b et c Carrier, La Corbière, 2005, p. VIII (présentation en ligne).
  22. Ferdinand de Faucigny-Lucinges, Origines Savoisiennes, Genève, 1914, p. 9.
  23. Pierre de Viry, « Auteur d'un livre », La Savoie littéraire & scientifique : revue trimestrielle publiée sous le patronage de l'Académie de Savoie,‎ , p. 61-69 (lire en ligne).
  24. Carrier, La Corbière, 2005, p. VIII (lire en ligne).
  25. Alfred Dufour, Histoire de Genève, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », , 128 p. (lire en ligne), p. 15
  26. a b c d e f g h i j k l m n et o Léon Ménabréa, « Notice sur l'ancienne chartreuse de Vallon en Chablais avec des chartes inédites et des éclaircissements relatifs à la famille souveraine des sires de Faucigny », Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, vol. série 2, t.2,‎ , p. 241-307 (lire en ligne).
  27. Léon Ménabréa, Des origines féodales dans les Alpes occidentales, Imprimerie royale, , 596 p. ("sires+de+Faucigny" lire en ligne), p. 321.
  28. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 84, 94, 164.
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  30. a et b Histoire des communes savoyardes, 1980, p. 12.
  31. Nicolas Carrier, La vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge : économie et société, fin XIIIe-début XVIe siècle, Éditions L'Harmattan, , 620 p. (ISBN 978-2-7475-1592-4, lire en ligne), p. 31.
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  35. a b et c Foras, p. 322-323, (lire en ligne).
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  37. M. A. Pollock, Scotland, England and France After the Loss of Normandy, 1204-1296, vol. 3, St Andrews Studies in Scottish History, Boydell & Brewer Ltd, , 288 p. (ISBN 978-1-84383-992-7, lire en ligne), p. 218, note n°283.
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  39. a b c d et e Paul Guichonnet, Histoire d'Arthaz-Pont-Notre-Dame, t. 92-93, Académie salésienne, coll. « Mémoires et document », , 319 p. (lire en ligne), p. 70-71.
  40. Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5), p. 403-409. ([PDF] lire en ligne).
  41. a et b Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », (ISBN 978-2-8420-6342-9, présentation en ligne), p. 51, « Les grands féodaux et leurs vassaux ».
  42. a et b Louis Binz, Vie religieuse et réforme ecclésiastique dans le diocèse de Genève pendant le grand schisme et la crise conciliaire (1378-1450), vol. Mémoires et Documents, t. 1, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 550 p. (ISBN 978-2-600-05020-3, lire en ligne), p. 237.
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  46. a et b Matthieu de la Corbière, L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève : Étude des principautés et de l'habitat fortifié (XIIe – XIVe siècle), Annecy, Académie salésienne, , p. 49-50.
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  54. a et b Élisabeth Chalmin-Sirot, « Lieu de résidence de la petite aristocratie en territoire genevois du XIIe à XVIe siècle », Archéologie médiévale, no 33,‎ , p. 115-138 (ISSN 0153-9337).
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  67. Foras, p. 347-347, (lire en ligne).
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  80. Charte du "...patris mei Ludovici et avi mei Ermenradi…" Cluny V 3940, p.293
  81. Charte du , "matrie mee Teberge" Cluny V 3940, p.293.
  82. Charte du , …Guillelmi fratris mei…, Cluny V 3940, p. 293
  83. charte du , …Guillelmi fratris mei et filiorum eius Rodulfi, Ludoici, Raimundi et episcorum Geraldi Lausannensi et Amadei Morianensis nepotum meorum et matris eorum Utilie…, Cluny V 3940, p.293.
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  89. Dominique Dilphy, Les châteaux et maisons fortes du Pays du Mont-Blanc, Sallanches, Les Chats-Huants de Charousse, , 47 p., p. 24.
  90. Dominique Dilphy, Les châteaux et maisons fortes du Pays du Mont-Blanc, Sallanches, Les Chats-Huants de Charousse, , 47 p., p. 42.
  91. Raphaëla Cahen d'Anvers épouse Ferdinand de Faucigny-Lucinge en 1891 et meurt huit ans plus tard à l'âge de 27 ans. Cf Fichier:Cahen d'Anvers Noms.JPG.