Famille de La Fléchère

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille de La Fléchère.

La Fléchère
Armes de la famille.
Armes de la famille : La Fléchère

Blasonnement D'azur, au sautoir d'or, cantonné de quatre aiglettes d'argent
Branches La Fléchère de Nyons
La Fléchère de Concise
Période XIIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Duché de Savoie
France
Suisse

La famille de La Fléchère est une famille noble de Savoie, installée dans le comté de Savoie au XIIIe siècle. La famille possède, depuis 1236, le château de Beauregard. Malgré le jugement du comte Amédée de Foras, la famille de La Fléchère a donné quelques personnalités notables au cours du XIXe siècle.

« Cette maison n’a fourni aucun personnage ayant occupé les premières charges de l’État, mais elle présente une suite non interrompue d’hommes distingués dans l’armée et dans l’Église... Cette constante distinction, jointe à la haute ancienneté, à la possession de nombreuses seigneuries, aux belles alliances avec Vuagnard, Menthon, Lucinge, Saint-Jeoire, Lornay, Châtillon, Rovorée, Chevron-Villette, La Forest, Blonay, Mareschal-Duyn, Arenthon, Gerbais, Seyssel, Genève-Boringe, etc., justifie la place que feu le Marquis Costa de Beauregard a assignée aux La Fléchère parmi les familles historiques du duché de Savoie. »

— Comte Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Selon Amédée de Foras, auteur de l'Armorial de Savoie, les de la Fléchère seraient originaires d'Écosse, et pourrait être une branche de la famille des Flescher[2],[3]. Une autre version leur prête une origine irlandaise[3],[4], ce que reprend Jean-Louis Grillet[5]. Certains historiens indiquent que ce seigneur aurait accompagné Pierre II de Savoie à son retour d'Angleterre dans son comté[4]. Cependant, l'apparition de la famille Flescher ne daterait que du XIIIe siècle en même temps que la citation de cette branche savoyarde[3]. La version de l'historien suisse Louis Vulliemin, dans son Chillon : étude historique, propose une autre possibilité avec des membres de familles savoisiennes accompagnant le comte en Angleterre et ayant fait souche[6].

Au-delà de ces origines supposées, la première mention d'un membre de cette famille, répertoriée dans le Régeste genevois, se trouve dans un acte passé entre le sieur Aymon II de Faucigny (v.1180-†ap. octobre 1253) et le prieuré de Chamonix, indique Pierre de La Fléchère, en 1236, comme témoin[7],[3].

Émergence d'une Savoie[modifier | modifier le code]

La famille, installée à Saint-Jeoire-en-Faucigny, est à l'origine du château de Beauregard, place forte qui contrôle l'accès à la vallée du Risse, sur les pentes de la montagne de l'Herbette[8].

La notabilité de cette famille peut s'établir par la présence de sépultures de membres de la famille dans l'église Saint-Georges[9].

En 1366, Hugues de La Fléchère (v. 1320-1370), et le seigneur voisin Pierre de Saint-Jeoire, accompagnent le comte Amédée VI de Savoie lors de la Croisade d'Orient, afin secourir son cousin Jean V Paléologue. Ce seigneur aurait épousé vers 1340 Elisabeth de Lucinge[9].

Plus tard, le mariage, en 1654, d'un des descendants - François-Marie - avec la nièce du prince évêque de Genève — Jean d'Arenthon d'Alex — scelle définitivement l'union de cette famille avec les plus hautes instances de la noblesse savoyarde[10],[11].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Armoiries De la Fléchère
  • Jacques de La Fléchère, écuyer seigneur des Clefs, qui épouse en 1549 Charlotte de la Rovorée[12],[13].
  • Claude-François de La Fléchère (?-1630), premier commandeur des saints Maurice et Lazare. Il épouse Madeleine de la Forest (vers 1580- † 1632), fille de Philibert de La Forest Divonne, baron de la Bâtie d'Albanais, épouse le 2 juin 1602, Claude François de La Fléchère, seigneur de Rovorée[14],[15]. Ils ont plusieurs enfants :
    • Françoise-Innocente (voir section Ecclésiastiques)
    • Antoinette, qui épouse Louis de Coysia, deuxième président au souverain Sénat de Savoie

Hommes politiques[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

  • François de La Fléchère (vers 1540-1602), frère de Jacques de La Fléchère, moine de Contamine-sur-Arve, puis prieur de Sillingy, cumulant ensuite la charge de prieur de Contamine. Il devient avocat au Sénat de Savoie et prieur de Sion. Il est parrain de saint François de Sales[9].
  • Sœur Madeleine de la Forest, dame de La Fléchère (vers 1580- † 1632). À la mort de son époux, elle entre dans les ordres et fonde le monastère de la Visitation de Rumilly[9].
  • Sœur Françoise-Innocente de la Fléchère (1608-1655), fille de la précédente, est supérieure de la Visitation d’Annecy, puis supérieure de la Visitation de Rumilly où elle succède à sa mère en 1632[9]. Saint François de Sales est son parrain et son tuteur[15].

Titres, droits et charges[modifier | modifier le code]

Au cours de l'histoire, les La Fléchère sont

Des membres de la famille ont été châtelains de[18],[19] :

Possessions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines, vol. A18, Grenoble, Allier Frères, (ISSN 2019-8086, lire en ligne), p. 373 - 388. Les pages 373-388 correspondent au « Nobiliaire de Savoie ». Les autres pages renvoient à d'autres volumes de l'Annuaire.
  • [PDF] Didier Dutailly, « La mort du dernier comte de La Fléchère », Le Bénon, no 73,‎ , p. 8-11 (lire en ligne).
  • Comte Amédée de Foras, continué par le comte F.-C. de Mareschal, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 2, Grenoble, Allier Frères, 1863-1910 (lire en ligne), p. 388-398, « Fléchère (Comtes de la) »
  • Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 337.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Foras, p. 389.
  2. René-Louis Piachaud et Marc Chouet, Œuvres complètes (Volume 2), Éditions Slatkine, (ISBN 978-2-05100-365-0), p. 284.
  3. a b c et d Benon, p. 8-9.
  4. a et b Borel, p. 379.
  5. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, vol. 3, t. 2, Chambéry, J.F. Puthod, ..
  6. « D'autres encore de ces gentilshommes s'allièrent à de grandes familles d'Angleterre et se fixèrent dans ce royaume. Les La Porte y sont devenus des Porter, les Boutillier des Butiller, les La Fléchère des Fletscher » cité dans Louis Vulliemin, Chillon : étude historique, G. Bridel, 339 pages, 1851, p.94.
  7. Mémoires et documents, Académie salésienne, Volume 47, 1929, p.195.
  8. a et b Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4).
  9. a b c d et e Benon, p. 9, l'auteur cite en exemple Hugues de La Fléchère († vers 1370).
  10. Chanoine Adrien Gavard, Quelques notes sur Étrembières à travers les siècles, Paris, Le livre d’histoire-Lorisse, p. 52-55.
  11. a b c d e et f Jean Plançon, Histoire de la communauté juive de Carouge et de Genève : De l'antiquité à la fin du XIXe siècle, Slatkine, , 363 p. (ISBN 978-2-83210-321-0), p. 212-213.
  12. André Jean Marie Hamon, Jean-François Gonthier, George Letourneau, Vie de Saint François de Sales : évêque et prince de Genève, docteur de l'Église, J. Gabalda, Volume 1, 1909, p.2.
  13. Mémoires et documents, Académie salésienne, p.221.
  14. Roger Devos, La Pratique des documents anciens. Actes publics et notariés, documents administratifs et comptables, Archives départementales de la Haute-Savoie, 335 pages, 1978, p.86, « Testament solennel d'Antoinette de la Fléchère, 1630 ».
  15. a et b Danielle Pister, L'image du prêtre dans la littérature classique : XVIIe-XVIIIe siècles : Actes du colloque organisé par le Centre "Michel Baude - Littérature et spiritualité" de l'Université de Metz, 20-21 novembre 1998, Peter Lang, , 278 p., p. 42.
  16. Germain, p. 337.
  17. Benon, p. 10.
  18. « SA - Comptes des châtellenies, des subsides, des revenus et des judicatures », sur le site des Archives départementales de la Savoie - enligne.savoie-archives.fr (consulté en février 2018), p. 3
  19. [PDF] Nicolas Payraud, « Châteaux, espace et société en Dauphiné et en Savoie du milieu du XIIIe siècle à la fin du XVe siècle », HAL - Archives ouvertes, no tel-00998263,‎ , p. 671-682, Annexe 11 (lire en ligne) extrait de sa Thèse de doctorat d'Histoire dirigée par Etienne Hubert, Université Lumière-Lyon-II (lire en ligne).
  20. Benon, p. 8.
  21. « La fraternité Eucharistein est arrivée dans le diocèse d'Annecy », Famille chrétienne,‎ (lire en ligne).
  22. Benon, p. 10.
  23. Paul Bissegger, Les Monuments d'art et d'histoire du canton de Vaud VII : Rolle et son district, vol. 120, Berne, Société d’histoire de l’art en Suisse, coll. « Les monuments d’art et d’histoire de la Suisse », , 485 p. (ISBN 978-3-03797-029-4), p. 207