Cessens

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Cessens
Vue du Lac du Bourget de l'abbaye de Hautecombe, avec au sommet de l'autre rive le village de Cessens.
Vue du Lac du Bourget de l'abbaye de Hautecombe, avec au sommet de l'autre rive le village de Cessens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Aix-les-Bains-1
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Albens
Code postal 73410
Code commune 73062
Démographie
Gentilé Cessanais
Population 399 hab. (2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 01″ nord, 5° 52′ 58″ est
Altitude Min. 464 m
Max. 982 m
Superficie 13,29 km2
Historique
Date de fusion 1er janvier 2016
Commune(s) d’intégration Entrelacs
Localisation

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Cessens est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. Elle fait partie du pays de l'Albanais et du canton d'Albens.

Par arrêté préfectoral du 25 septembre 2015, elle devient une commune déléguée au sein de la Commune nouvelle d'Entrelacs le 1er janvier 2016[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sèssin (graphie de Conflans) ou Sèssens (ORB)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de Faucigny y détient un château. En 1282, Béatrix de Faucigny cède à Amédée de Genève le château et le mandement. La possession directe du château reste aux mains des Grésy-Faucigny[réf. nécessaire]. En 1300, dans une reconnaissance de Pierre et Mermet de Grésy au comte de Genève, il est déjà qualifié d'antique. En 1316, à la suite d'un échange, le comte Guillaume III inféode château-vieux à Rodolphe de Grésy. Le comte se gardant le droit de le reprendre en cas de conflit armé. Les deux châteaux, le vieux et le neuf, sont alors la possession de la famille de Grésy.

Cessens a accueilli à ses débuts l'abbaye d'Hautecombe ; c'était alors un ermitage localisé sur le plateau de Paquinot, entre les hameaux de Topy et des Granges[3] ; l'abbaye a ensuite été déménagée à Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive opposée du lac du Bourget, où elle est devenue la nécropole des comtes et ducs de Savoie.

La commune fusionnera avec Albens,Épersy, Mognard, Saint-Germain-la-Chambotte et Saint-Girod pour former au la commune d'Entrelacs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 décembre 2015 Yves Grange    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 399 habitants, en diminution de -1,48 % par rapport à 2008 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
486 450 526 621 739 805 668 668 681
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
663 694 666 667 603 609 591 563 562
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
501 504 485 466 429 382 348 335 301
1982 1990 1999 2008 2013 - - - -
289 320 331 405 399 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

La composition de la population reste stable du XVIe au XIXe siècle, les principaux patronymes restant constants : Bontron, Jeandet (Jandet), Janin, Pétellat (Pételat, Pétellaz), Collomb (Colon, Colomb, Collon), Germain, Burdet, Cathelin (Cathelain, Catelin)[8].

Autres patronymes étudiés : Toinet (Thoinet), Grange, Duchêne (Duchesne)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • École d'escalade de Cessens.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique de Cessens est en Regroupement Pédagogique Intercommunal (RPI) avec Saint-Germain-la-Chambotte. Deux classes composent l'école, accueillant des élèves de la PS au CP.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Col du Sapenay.
  • Massif de la Chambotte.
  • Vue sur le lac du Bourget depuis le col du Sapenay.
  • Vue sur la chaine des Alpes depuis une partie du village.
  • Château de Cessens-Vieux ou Tour de César ; situé sur un mamelon de la montagne de Cessens, en direction du col du Sapenay, à 830 m d'altitude, distant de 220 m du château de Cessens-Neuf, Cessens-Vieux, au Moyen Âge centre de la seigneurie de Cessens, est un ancien château fort du XIIe siècle, aujourd'hui en ruines. Ce château est l'un des plus anciens du Genevois.
  • Château de Cessens-Neuf ; situé sur mamelon de la montagne de Cessens, à 220 m au sud-ouest de Cessens-Vieux, Cessens-Neuf est un ancien château fort du XIIIe et XIVe siècles, aujourd'hui en ruines.
  • l'église Saint-Laurent construite en 1749, avec son magnifique clocher à bulbe. Elle abrite une cloche en bronze du XVIIIème siècle classée monument historique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6). (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de Savoie,Arrêté du 25 septembre 2015 portant création de la commune nouvelle d'Entrelacs, consulté le 7 octobre 2015.
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 20
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Jean Guhl, « Balade à Cessens et à Lavours », sur http://entre-semnoz-et-cheran.over-blog.com/, Entre Semnoz et Chéran, (consulté le 24 octobre 2012).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  8. Étude des registres d'état civil et de catholicité de la commune de Cessens, et réalisation d'un arbre généalogique des habitants de Cessens.