Succession de Bourgogne (1032-1034)

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Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, mort sans postérité, le , avait institué comme son héritier, l'empereur germanique Conrad le Salique. Mais son neveu Eudes II de Blois, fils de sa sœur aînée Berthe de Bourgogne, suscita contre Conrad le Salique, la révolte des féodaux et des prélats du royaume de Bourgogne, menée par le comte Renaud Ier de Bourgogne, le comte de Genève Gérold, l'archevêque de Vienne, l'évêque de Saint-Jean-de-Maurienne et l'archevêque de Lyon, Burchard III[1].

Face à eux, Conrad le Salique avait l'appui d'Héribert, l'archevêque de Milan, du marquis Boniface III de Toscane, d'Hermengarde ou Ermengarde, la veuve du Rodolphe III, et d'un valeureux lieutenant, le comte Humbert, ancien conseiller et vassal de Rodolphe III — aujourd'hui, plus connu sous le nom d'Humbert aux Blanches Mains —, ce dernier espérait, en cas de victoire, avoir les mains libres pour assurer sa domination sur les terres savoyardes, situées aux frontières de l'empire.

Eudes II de Blois se fit couronner roi de Bourgogne à Lausanne, par ses partisans, mais en janvier 1033, l'empereur se fit aussi couronner à Bâle.

Eudes II de Blois eut finalement le dessous et, en 1034, l'empereur prit possession du Royaume des Deux-Bourgognes, en recevant, le 1er août, à Genève, l'hommage de ses nouveaux vassaux. C'est à cette occasion que le moine Gérald l'Allobroge, le futur pape Nicolas II, entra au service du marquis Boniface III de Toscane et partit avec lui en Italie.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Arthur Kleinclausz (dir.), Histoire de Lyon : Des origines à 1595, t. 1, Lyon, Laffitte, , 559 p., page 109.