Allinges

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Allinges
Vue des ruines du château-Vieux à Allinges.
Vue des ruines du château-Vieux à Allinges.
Blason de Allinges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Thonon-les-Bains
Intercommunalité Thonon Agglomération
Maire
Mandat
François Deville
2014-2020
Code postal 74200
Code commune 74005
Démographie
Gentilé Allingeois
Population
municipale
4 295 hab. (2014)
Densité 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 09″ nord, 6° 27′ 51″ est
Altitude Min. 438 m – Max. 750 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

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Allinges

Allinges, que l'on retrouve encore parfois sous la forme ancienne Les Allinges[Note 1], est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Chablais savoyard aux abords du lac Léman, à proximité de Thonon-les-Bains.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Commelinges ;
  • Mésinges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Anthy-sur-Léman Thonon-les-Bains Armoy Rose des vents
Margencel N Lyaud, Orcier
O    Allinges    E
S
Perrignier Draillant

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Allinges dérive d'un nom d'origine burgonde *Alingum, « chez les Alingi », selon l'auteur Théodore Perrenot[3],[2],[4]. Il pourrait s'agir d'un dérivé de la forme familière d'un nom burgonde *alls, germanique *alla, qui signifie « tout, tout à fait ». Certain auteurs observent que le toponyme pourrait également dériver du prénom latin Alanus ou encore de l'ethnonyme Alains, un peuple envahisseur scythique originaire d'Asie, présence en Gaule vers le début du Ve siècle[2].

La paroisse est mentionnée sous la forme in Alingo entre 979 et 1046[2],[3],[4]. Au cours du XIIe siècle, on trouve les formes Alingis (1138-48) ou encore decanatus Allinges (1196), puis Alinco au début du siècle suivant[2],[3],[4]. Dans un document de 1210 du Cartulaire de Lausanne, il s'agit à nouveau de la forme Alingis, puis Cura de Alingio vers 1344[2],[4]. Lors de l'annexion du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, la forme Alinges est utilisée (1793) [2],[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Alinzho selon la graphie de Conflans ou encore (Les) Alinjos selon l'ORB[5].

Les lieux-dits :

  • Commelinges :

Nom d'origine burgonde, dérivant probablement de *Gumolingum (Gumoldingum), « chez les Gumoldingum »[6]. Le village est mentionné sous cette forme en 1540[6].

  • Mésinges :

Nom d'origine burgonde, dérivant probablement de *Miesingus, d'un germanique *meusa, musa désignant un lieu marécageux, «où pousse la mousse »[7],[8]. Le village est mentionné au XIIIe siècle sous les formes Meizinio (1248), Mesingis (1294), Mecingis (1298), puis on trouve Messinge et Mezinges, durant les périodes révolutionnaire et impériale (1793, 1810)[7],[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un dépôt de fondeur de la phase ancienne du bronze final (1350 à 1200 av. J.-C.) a été découvert en 1984. Il s'agit de fragments d'objets (pendeloques, torques, faucilles, épingle, hache, épée, poignard, lingots) en bronze qui avaient dû être enterrés dans un sac en toile ou en cuir. Ils sont conservés au Musée du Chablais[9].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une première mention du château des Allinges est citée dès 1071[10], mais il semblerait que les deux châteaux datent de cette période, appartenant chacun à deux branches de la famille[10]. Château-Vieux, en 1124, est inféodé aux sieurs de Faucigny, devenant le centre d'une châtellenie[10]. Il faut attendre le XIIIe siècle pour que les dénominations Château-Vieux et Château-Neuf fassent leur apparition, le second dépendant désormais des comte de Savoie[10]. Entre 1123 et 1203, Château-Neuf ne relève plus de la famille d'Allinges[11],[10].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. En 1913 le Chablais s'insurge. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 2], dont 186 pour la commune[14]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[15].

En Chablais elle reste une Zone Sarde. En possession d'un Duc au même titre que Monaco. Ils avaient même le droit avec la banque de Savoie le droit de fabriquer leurs propres monnaies. Elle sous protection au même titre que la Suisse du traité de Vienne. Elle est titulaire d'une neutralité révolue. Elle d'ailleurs toujours plus ou moins respectée de nos jours ne trouvant pas plus de 3 grandes franchises françaises. Elle est d'ailleurs après traité et union matrimoniale sous protection de l'Espagne. Du fait que le grand Marquis- ans ce vue anobli Duc après avoir épousé l'infante d'Espagne ce qui en fait le tout premier Don Maria... Le roi de Sardaigne devenu roi d'Italie y a perçu un impôt jusqu'en 1948 comme la France d'un montant de l'équivalent de 1€ par an soit 6,55957 franc. Après traité le roi abdique de ce privilège ![réf. nécessaire]

Le , un TER percute un car scolaire du collège de Margencel, sur un passage à niveau du Hameau de Mésinges. Sept jeunes adolescents âgés entre 11 et 13 ans y trouvent la mort[16]. Le 6 mars 2014, Réseau ferré de France annonce que ledit passage à niveau va être rénové à cause de défauts du platelage durant le mois d'avril 2014 avant d'être totalement supprimé aux alentours du mois de septembre 2015 après qu'un contournement routier ait été mis en service[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Allinges appartient au canton de Thonon-les-Bains, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 12 communes[18]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Thonon-les-Bains-Ouest, créé en 1995 des suites de la scission de l'ancien canton de Thonon-les-Bains.

Elle forme avec sept autres communes la communauté de communes des collines du Léman (CCCL).

Allinges relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[19].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1995 Gérard Duvaut UDF-CDS  
1995 2014 Jean-Pierre Fillion DVD  
mars 2014 en cours François Deville DVD Cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Allingeois[20].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 4 295 habitants, en augmentation de 10,92 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
496 537 542 878 949 1 057 1 104 1 070 1 038
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 030 1 082 1 044 1 085 1 042 1 030 1 003 986 1 007
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
878 932 877 900 913 885 903 1 115 1 576
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
2 098 2 627 3 021 3 472 4 092 4 295 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006 [24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Allinges est située dans l'académie de Grenoble. En 2015, elle administre une école maternelle et une école élémentaire « la Chavanne » regroupant 437 élèves[25].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La 9e édition de la fête du Fromage a eu lieu en août 2008.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 15 931 lits touristiques répartis dans 2 728 structures[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 18 meublés ; un centre ou Village de vacances/auberge de jeunesse et un refuge ou gîte d'étape[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Demi-clocher de la chapelle.
  • Le bloc erratique sculpté : cette gravure rupestre a été classée monument historique par arrêté du 28 janvier 1907[27].
  • Château-Vieux.
    Article détaillé : Château-Vieux d'Allinges.
  • Château-Neuf et sa chapelle romane avec fresque du XIe siècle (monument classé).
    Article détaillé : Château-Neuf d'Allinges.
  • La « pierre du Diable » surnommée aussi « la pierre à Passet » au hameau du Châteauvieux.
  • Château de Chignans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Allinges

Les armes d'Allinges se blasonnent ainsi :

De gueules, à la croix d'or.

Les armes de la commune reprennent ceux de la famille d'Allinges[28],[29].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 57-58, « Canton de Thonon », 125 à 133, « Allinges ».
  • Abbé Jean-François Gonthier (1847-1913), Les Châteaux et la chapelle des Allinges, Annecy, impr. de J. Niérat (Ancienne imprimerie Burdet), , 136 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La graphie Allinges respecte le Code officiel géographique français[1]. On trouve encore parfois au niveau local ou dans la littérature l'emplois de l'article « Les », Les Allinges, pour la désigner[2].
  2. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord de ce fais le peuple armé de fourche chasse les ressortissants Suisses. (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[12],[13].
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[26].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique des Allinges sur le site de l'Insee, consulté le 30 août 2014.
  2. a, b, c, d, e, f et g D'après Henry Suter, « Aleins, Allinges », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
  3. a, b et c Théophile Perrenot, Albert Dauzat, La Toponymie burgonde, 1942, p. 191.
  4. a, b, c, d et e Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), Article « Allinges ».
  5. Lexique des noms des communes savoyardes en arpitan - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 17
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. a et b D'après Henry Suter, « Commelinges », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
  7. a et b Théophile Perrenot, Albert Dauzat, La Toponymie burgonde, 1942, p. 195.
  8. a et b D'après Henry Suter, « Mésinges », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
  9. Laurent Berman, « Un dépôt de l'âge du bronze découvert sur la commune d'Allinges », Nature et patrimoine en pays de Savoie, pages 10-11, n° 37, juin 2012.
  10. a, b, c, d et e Histoire des communes savoyardes 1980, p. 127.
  11. Histoire des communes savoyardes 1980, p. 24.
  12. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  13. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  14. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 43-45.
  15. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  16. Reconstitution de la collision mortelle d'Allinges, Le Figaro, 17 juin 2009.
  17. « Le passage à niveau d'Allinges va être rénové avant d'être supprimé », Tribune de Genève / AFP,‎ (lire en ligne)
  18. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté le 9 avril 2015).
  19. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 9 avril 2015).
  20. « Allinges », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 5 août 2015), Ressources - Les communes.
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. « Haute-Savoie (74) > Allinges > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 août 2015).
  26. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,‎ (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  27. « Bloc erratique sculpté », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Comte Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 1, Grenoble, Allier Frères, 1863-1966, p. 22-36.
  29. André Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines, vol. A18, Grenoble, Allier Frères, (ISSN 2019-8086, lire en ligne), p. 373.