Allinges

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Allinges
Vue des ruines du château-Vieux à Allinges.
Vue des ruines du château-Vieux à Allinges.
Blason de Allinges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Thonon-les-Bains
Intercommunalité CC des Collines du Léman
Maire
Mandat
François Deville
2014-2020
Code postal 74200
Code commune 74005
Démographie
Gentilé Allingeois
Population
municipale
4 226 hab. (2013)
Densité 282 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 09″ N 6° 27′ 51″ E / 46.3358333333, 6.4641666666746° 20′ 09″ Nord 6° 27′ 51″ Est / 46.3358333333, 6.46416666667
Altitude Min. 438 m – Max. 750 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

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Allinges, que l'on retrouve encore parfois sous la forme ancienne Les Allinges[Note 1], est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Chablais savoyard aux abords du lac Léman, à proximité de Thonon-les-Bains.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Commelinges ;
  • Mésinges.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Allinges dérive d'un nom d'origine burgonde *Alingum, « chez les Alingi », selon l'auteur Théodore Perrenot[3],[2],[4]. Il pourrait s'agir d'un dérivé de la forme familière d'un nom burgonde *alls, germanique *alla, qui signifie « tout, tout à fait ». Certain auteurs observent que le toponyme pourrait également dériver du prénom latin Alanus ou encore de l'ethnonyme Alains, un peuple envahisseur scythique originaire d'Asie, présence en Gaule vers le début du Ve siècle[2].

La paroisse est mentionnée sous la forme in Alingo entre 979 et 1046[2],[3],[4]. Au cours du XIIe siècle, on trouve les formes Alingis (1138-48) ou encore decanatus Allinges (1196), puis Alinco au début du siècle suivant[2],[3],[4]. Dans un document de 1210 du Cartulaire de Lausanne, il s'agit à nouveau de la forme Alingis, puis Cura de Alingio vers 1344[2],[4]. Lors de l'annexion du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, la forme Alinges est utilisée (1793) [2],[4].

En francoprovençal, la commune s'écrit Alinzho selon la graphie de Conflans ou encore (Les) Alinjos selon l'ORB[5].

Les lieux-dits :

  • Commelinges :

Nom d'origine burgonde, dérivant probablement de *Gumolingum (Gumoldingum), « chez les Gumoldingum »[6]. Le village est mentionné sous cette forme en 1540[6].

  • Mésinges :

Nom d'origine burgonde, dérivant probablement de *Miesingus, d'un germanique *meusa, musa désignant un lieu marécageux, «où pousse la mousse »[7],[8]. Le village est mentionné au XIIIe siècle sous les formes Meizinio (1248), Mesingis (1294), Mecingis (1298), puis on trouve Messinge et Mezinges, durant les périodes révolutionnaire et impériale (1793, 1810)[7],[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une première mention du château des Allinges est citée dès 1071[9], mais il semblerait que les deux châteaux datent de cette période, appartenant chacun à deux branches de la famille[9]. Château-Vieux, en 1124, est inféodé aux sieurs de Faucigny, devenant le centre d'une châtellenie[9]. Il faut attendre le XIIIe siècle pour que les dénominations Château-Vieux et Château-Neuf fassent leur apparition, le second dépendant désormais des comte de Savoie[9]. Entre 1123 et 1203, Château-Neuf ne relève plus de la famille d'Allinges[10],[9].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , un TER percute un car scolaire du collège de Margencel, sur un passage à niveau du Hameau de Mésinges. Sept jeunes adolescents âgés entre 11 et 13 ans y trouvent la mort[11]. Le 6 mars 2014, Réseau ferré de France annonce que ledit passage à niveau va être rénové à cause de défauts du platelage durant le mois d'avril 2014 avant d'être totalement supprimé aux alentours du mois de septembre 2015 après qu'un contournement routier ait été mis en service[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Allinges appartient au canton de Thonon-les-Bains, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 12 communes[13]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Thonon-les-Bains-Ouest, créé en 1995 des suites de la scission de l'ancien canton de Thonon-les-Bains.

Elle forme avec sept autres communes la communauté de communes des collines du Léman (CCCL).

Allinges relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[14].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1995 Gérard Duvaut UDF-CDS  
1995 2014 Jean-Pierre Fillion DVD  
mars 2014 en cours François Deville DVD Cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Allingeois[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 4 226 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
496 537 542 878 949 1 057 1 104 1 070 1 038
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 030 1 082 1 044 1 085 1 042 1 030 1 003 986 1 007
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
878 932 877 900 913 885 903 1 115 1 576
1982 1990 1999 2006 2008 2011 2013 - -
2 098 2 627 3 021 3 472 3 766 4 092 4 226 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Allinges est située dans l'académie de Grenoble. En 2015, elle administre une école maternelle et une école élémentaire « la Chavanne » regroupant 437 élèves[18].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La 9e édition de la fête du Fromage a eu lieu en août 2008.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 15 931 lits touristiques répartis dans 2 728 structures[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 18 meublés ; un centre ou Village de vacances/auberge de jeunesse et un refuge ou gîte d'étape[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Demi-clocher de la chapelle.
  • Le bloc erratique sculpté : cette gravure rupestre a été classée monument historique par arrêté du 28 janvier 1907[20].
  • Château-Vieux.
    Article détaillé : Château-Vieux d'Allinges.
  • Château-Neuf et sa chapelle romane avec fresque du XIe siècle (monument classé).
    Article détaillé : Château-Neuf d'Allinges.
  • La « pierre du Diable » surnommée aussi « la pierre à Passet » au hameau du Châteauvieux.
  • Château de Chignans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Allinges

Les armes d'Allinges se blasonnent ainsi :

De gueules, à la croix d'or.

Les armes de la commune reprennent ceux de la famille d'Allinges[21],[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath,‎ , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0).
  • Abbé Jean-François Gonthier (1847-1913), Les Châteaux et la chapelle des Allinges, Annecy, impr. de J. Niérat (Ancienne imprimerie Burdet),‎ , 136 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La graphie Allinges respecte le Code officiel géographique français[1]. On trouve encore parfois au niveau local ou dans la littérature l'emplois de l'article « Les », Les Allinges, pour la désigner[2].
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[19].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique des Allinges sur le site de l'Insee, consulté le 30 août 2014.
  2. a, b, c, d, e, f et g D'après Henry Suter, « Aleins, Allinges », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
  3. a, b et c Théophile Perrenot, Albert Dauzat, La Toponymie burgonde, 1942, p. 191.
  4. a, b, c, d et e Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), Article « Allinges ».
  5. Lexique des noms des communes savoyardes en arpitan - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen,‎ , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 17
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. a et b D'après Henry Suter, « Commelinges », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
  7. a et b Théophile Perrenot, Albert Dauzat, La Toponymie burgonde, 1942, p. 195.
  8. a et b D'après Henry Suter, « Mésinges », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
  9. a, b, c, d et e Chablais, p. 127.
  10. Chablais, p. 24.
  11. Reconstitution de la collision mortelle d'Allinges, Le Figaro, 17 juin 2009.
  12. « Le passage à niveau d'Allinges va être rénové avant d'être supprimé », Tribune de Genève / AFP,‎ (lire en ligne)
  13. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté le 9 avril 2015).
  14. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 9 avril 2015).
  15. « Allinges », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 5 août 2015), Ressources - Les communes.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  18. « Haute-Savoie (74) > Allinges > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 août 2015).
  19. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,‎ (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  20. « Bloc erratique sculpté », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Comte Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 1, Grenoble, Allier Frères,‎ 1863-1966, p. 22-36.
  22. André Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines, vol. A18, Grenoble, Allier Frères,‎ (ISSN 2019-8086, lire en ligne), p. 373.