Clarafond-Arcine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Clarafond-Arcine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois
Canton Canton de Frangy
Intercommunalité Communauté de communes de la Semine
Maire
Mandat
Jean-Marc Lagriffoul
2014-2020
Code postal 74270
Code commune 74077
Démographie
Gentilé Clarcinois
Population
municipale
909 hab. (2012)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 54″ N 5° 53′ 40″ E / 46.065, 5.8944444444446° 03′ 54″ Nord 5° 53′ 40″ Est / 46.065, 5.89444444444  
Altitude Min. 330 m – Max. 1 000 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Clarafond-Arcine

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Clarafond-Arcine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Clarafond-Arcine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Clarafond-Arcine

Clarafond-Arcine est une commune française de la Haute-Savoie. Ses habitants se nomment les Clarcinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tourné vers la vallée du Rhône, le village est situé en bordure du plateau de la Semine. Ce plateau domine la vallée du Rhône en aval du défilé de l'Écluse au nord et à l'ouest, avec la ville de Bellegarde-sur-Valserine située au nord-ouest, et la vallée des Usses au sud. À l'est, la montagne de Vuache une chaîne dorsale de 13 km de long sur 1,5 km de large d'altitude 700 à 1101 m (Mont Vuache), délimitant l'extrême sud-ouest du bassin genevois.

La commune issue de la fusion des communes de Clarafond et Arcine, compte plusieurs hameaux : Bange, Beauchatel, Fruitière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom vient du latin « clara », « claire, limpide », et du vieux français « font » (Xe siècle (latin fons, fontis), « source, fontaine, eau de source ».

En 2006, elle a pris le nom de Clarafond-Arcine, à la suite de la fusion avec la commune d'Arcine (qui était associée à Clarafond depuis 1973).

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir les travaux d'histoire locale de François Burdeyron, déposés aux Archives d'État de Genève et aux Archives départementales de Haute-Savoie.

Nom du village[modifier | modifier le code]

Le nom de Clarafond a évolué au fil du temps :

  • Clarofonte en 1275 et 1344-1365
  • Claire Fontaine 1338
  • Clarifontis 1377
  • Clara Fons et Clarus Fons XIVe siècle.

Les habitants, en langue savoyarde, s’appelaient les Clarafouni.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

La population a également évolué :

  • 1411 : 50 feux (= unité fiscale ; environ 3,5 personnes par « feu »)
  • 1481 : 36 feux
  • 1517 : 53 feux
  • 1581 : 50 feux
  • 1607 : 20 feux solvables.
  • 1730 : 360 habitants
  • 1756 : 200 habitants

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

  • Fin VIe, bandes huguenotes
  • Repas des ouvriers qui travaillent à l’église en 1725 : le matin légumes, le soir raves + pain et vin. Le peuple mange du pain de blé noir et des fruits, des noix. Le froment est vendu à l’extérieur.
  • Gelées d’octobre 1740
  • 1742-1749, occupation espagnole.
  • 1753 à 1755 : loups
  • Production agricole en 1754 : froment, seigle, légumes secs, orge. 84 bœufs, 46 vaches seulement (donc peu de lait), 34 veaux, 3 chevaux, 60 moutons (laine) et 20 cochons.
  • Hiver 1765-1766 : froid et pluies. Famine.
  • Au début du XXe siècle, les maisons étaient couvertes en chaume.
  • La commune d'Arcine fut rattachée à Clarafond en juin 1973.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Beauquis ... ...
mars 2008 en cours Guy Bordon ... ...

Élections[modifier | modifier le code]

Régionales 2004 1er tour[modifier | modifier le code]

Résultats complets

Inscrits 498
Votants 312 62,65 %
Exprimés 284 91,03 %
LCR/LO 15 5,28 %
PS/PCF/PRG 53 18,66 %
Verts 51 17,96 %
DVD 6 2,11 %
UDF/UMP 96 33,80 %
FN 61 21,48 %
MNR 2 0,70 %

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 909 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
324 355 441 404 399 436 449 451 593
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
600 614 569 566 514 456 446 409 432
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
403 375 373 325 294 283 277 271 343
1982 1990 1999 2006 2011 2012 - - -
398 550 707 857 910 909 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle publique
  • École élémentaire publique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Richard Roman (1959-2008)
  • François Burdeyron, historien local, spécialiste de la Semine et des passages du Rhône. A écrit de nombreux ouvrages conservés aux Archives départementales de Haute-Savoie et aux Archives d'État de Genève.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune est située 36 km au nord-est d'Annecy, à 11 km après Frangy, et à 10 km avant Bellegarde-sur-Valserine. Elle est desservie par :

  • La RN 508 section Annecy - Bellegarde-sur-Valserine, puis RD 908a (carrefour avant sortie A40 « Éloise ».
  • L'autoroute A40, sortie « Éloise » (3 km).
  • TGV ou TER dans les gares de Bellegarde-sur-Valserine (10 km), Seyssel (14 km), Culoz (27 km).
  • Aéroport international de Genève-Cointrin (35 km) ou aéroport régional d'Annecy (36 km).
  • Clarafond-Arcine fait partie des Communes inscrites à la Fête des Villes et Villages Fleuris.
  • Clarafond est le rendez-vous des ravers et des teufeurs qui y organisent des rave-party tant diurnes que nocturnes dès les beaux jours venus, le bruit gênant les personne dans la région, ce qui peut générer des conflits entre ravers et habitants de la commune.
  • Les Tines de Parnant, canyon creusé dans la molasse (un grès) par le "nant" (ruisseau) du Parnant à son embouchure dans le Rhône.
  • La cheminée de fées, juste en amont de ces gorges, sur une colline.

Économie[modifier | modifier le code]

  • La commune fait partie du terroir pour les appellations d'origine contrôlées AOC « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie ».

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Clarafond bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012
  3. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • ...