Clarafond-Arcine

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Clarafond-Arcine
Vue sur le village.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité CC de la Semine
Maire
Mandat
Jean-Marc Lagriffoul
2014-2020
Code postal 74270
Code commune 74077
Démographie
Gentilé Clarcinois
Population
municipale
938 hab. (2014 en augmentation de 6,59 % par rapport à 2009)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 54″ nord, 5° 53′ 40″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 1 000 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

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Clarafond-Arcine est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune, tournée vers la vallée du Rhône, est située en bordure du plateau de la Semine. Ce plateau domine la vallée du Rhône en aval du défilé de l'Écluse au nord et à l'ouest, avec la ville de Bellegarde-sur-Valserine (Ain) située au nord-ouest, et la vallée des Usses au sud. À l'est s'étire la montagne du Vuache, une chaîne dorsale de 13 km de long sur 1,5 km de large, d'altitude 700 à 1 101 m (mont Vuache), délimitant l'extrême sud-ouest du bassin genevois.

La commune est située à 36 km au nord-est d'Annecy, à 11 km au nord de Frangy, et à 10 km au sud-est de Bellegarde-sur-Valserine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Léaz (Ain) Léaz Rose des vents
Éloise N Chevrier
Vulbens
Dingy-en-Vuache
Savigny
O    Clarafond-Arcine    E
S
Chêne-en-Semine Vanzy, Chessenaz Chaumont

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les Tines de Parnant, canyon creusé dans la molasse (un grès) par le « nant » (ruisseau) du Parnant à son embouchure dans le Rhône.

La cheminée de fées, juste en amont de ces gorges, sur une colline.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune issue de la fusion des communes de Clarafond et Arcine, compte plusieurs hameaux : Bange, Beauchatel, Fruitière, Trainant.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom vient du latin « clara », « claire, limpide », et du vieux français « font » (Xe siècle (latin fons, fontis), « source, fontaine, eau de source ».

Le nom de Clarafond a évolué au fil du temps : Clarofonte en 1275 et 1344-1365, Claire Fontaine en 1338, Clarifontis en 1377, Clara Fons et Clarus Fons au XIVe siècle.

En 2006, elle a pris le nom de Clarafond-Arcine, à la suite de la fusion avec la commune d'Arcine (qui était associée à Clarafond depuis 1973).

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Klyarafon, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir les travaux d'histoire locale de François Burdeyron, déposés aux archives d'État de Genève et aux archives départementales de Haute-Savoie.

  • Peu après l'an mil, l'abbaye de Saint-Claude a des droits seigneuriaux à Arcine. En 1296, le comte de Genève inféode la maison-forte d'Arcine à François de Lucinges. En 1398, François de Verboux achète la seigneurie d'Arcine au dernier des Lucinges.
  • Le Rhône n'était pas navigable entre le Crêt d'Eau et le Vuache. C'est pourquoi un chemin venait du port du Regonfle sur le Rhône (à Bassy), traversait Arcine et se dirigeait vers Chevrier et Genève.
  • Fin XVIe s., des bandes huguenotes rodent.
  • Au XVIIIe siècle, la Semine, région peu fertile, était plus pauvre que les environs. Il y avait beaucoup de broussailles. En 1754, la production agricole froment, seigle, orge et légumes secs. Mais le froment est vendu à l’extérieur. On produisait aussi un mauvais vin blanc. On comptait 84 bœufs, 46 vaches seulement (donc peu de lait et peu de fromages), 34 veaux, 3 chevaux, 60 moutons (laine) et 20 cochons. Les mauvaises années la nourriture est rare. En 1725 le repas des ouvriers qui travaillent à l’église le matin, et de raves avec du pain et du vin pour le soir. Le peuple mange du pain de blé noir et des fruits, des noix. De 1742 à 1749, occupation des troupes espagnoles. De 1753 à 1755, des enfants mangés par les loups.
  • Au début du XXe siècle, les maisons étaient couvertes en chaume.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Beauquis ... ...
mars 2008   Guy Bordon ... ...
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Jean-Marc Lagriffoul    

Élections[modifier | modifier le code]

Régionales 2004 1er tour[modifier | modifier le code]

Résultats complets

Inscrits 498
Votants 312 62,65 %
Exprimés 284 91,03 %
LCR/LO 15 5,28 %
PS/PCF/PRG 53 18,66 %
Verts 51 17,96 %
DVD 6 2,11 %
UDF/UMP 96 33,80 %
FN 61 21,48 %
MNR 2 0,70 %

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Clarafond bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[2].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants, en langue savoyarde, s’appelaient les Clarafouni.

La population a évolué de la façon suivante :

  • 1411 : 50 feux (= unité fiscale ; environ 3,5 personnes par « feu ») ;
  • 1481 : 36 feux ;
  • 1517 : 53 feux ;
  • 1581 : 50 feux ;
  • 1607 : 20 feux solvables ;
  • 1730 : 360 habitants ;
  • 1756 : 200 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2014, la commune comptait 938 habitants[Note 1], en augmentation de 6,59 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : +7,9 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
324 355 441 404 399 436 449 451 593
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
600 614 569 566 514 456 446 409 432
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
403 375 373 325 294 283 277 271 343
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
398 550 707 857 910 938 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle publique ;
  • École élémentaire publique.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Clarafond est le rendez-vous des ravers et des teufeurs qui y organisent des rave-party tant diurnes que nocturnes dès les beaux jours venus, le bruit gênant les personnes dans la région, ce qui peut générer des conflits entre ravers et habitants de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du terroir pour les appellations d'origine contrôlées AOC « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie ».

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Richard Roman (1959-2008).
  • François Burdeyron, historien local, spécialiste de la Semine et des passages du Rhône. A écrit de nombreux ouvrages conservés aux archives départementales de Haute-Savoie et aux archives d'État de Genève.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 331-335, « Le canton de Frangy », p.343, « Arcine », p.354, « Clarafond ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.