Cordon (Haute-Savoie)

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Cordon
Cordon (Haute-Savoie)
Le village de Cordon au premier plan avec la chaîne du Mont-Blanc en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Intercommunalité Communauté de communes Pays du Mont-Blanc
Maire
Mandat
Jacques Zirnhelt
2020-2026
Code postal 74700
Code commune 74089
Démographie
Population
municipale
979 hab. (2018 en diminution de 1,41 % par rapport à 2013)
Densité 44 hab./km2
Population
agglomération
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 26″ nord, 6° 36′ 46″ est
Altitude Min. 580 m
Max. 2 520 m
Superficie 22,35 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Sallanches
(banlieue)
Aire d'attraction Sallanches
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sallanches
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Cordon
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Cordon

Cordon est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. En raison de la vue panoramique sur le massif du Mont-Blanc, ce village est parfois surnommé le « balcon du mont Blanc ». Ses habitants sont les Cordonnants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La route départementale 113 traverse la commune de Cordon, dans un ralentisseur.
Traversée de Cordon sur la route départementale 113.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sallanches Rose des vents
La Clusaz N Sallanches
O    Cordon    E
S
La Giettaz (Savoie)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 235 hectares ; son altitude varie de 580 à 2 537 mètres[1].

La station de ski est située à une altitude de 1 000 à 1 600 mètres.

Cordon est dominé par le Croise Baulet (2 236 m) montagne que l'on peut grimper en environ trois heures à pied et qui symbolise avec la pointe Percée les massifs chargés d'histoire des Aravis. Mais son point culminant se trouve dans les Aravis tête pelouse 2537m l accès se fait par le couloir des Confins.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La commune s’étage sur un dénivelé de 1940 m (entre les cotes 580 et 2520 m).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Pour venir de la vallée de Sallanches (avec gare TGV) il faut emprunter une route sinueuse, longue de 7 km, qui monte rapidement. À peu près à la même altitude, Combloux est à 6 km. On peut ensuite rejoindre les différentes villes telles que Megève (12 km, dix minutes en voiture), Saint-Gervais-les-Bains.

En passant par Sallanches, on peut accéder au Plateau d'Assy, ou bien par l'autoroute Blanche :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cordon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sallanches, une agglomération inter-départementale regroupant 12 communes[6] et 45 359 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sallanches dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 4 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (20,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (14,2 %), zones urbanisées (3,4 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Cordon provient du mot patois écordza qui désigne une « courroie, lanière, fouet » et du suffixe diminutif -on, pouvant ainsi désigner « désigner un terrain étroit et allongé, une gorge ou un vallon étroit, au sens ancien de corde »[12]. Cordon peut également être une « rangée, bordure »[12].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Kordon, selon la graphie de Conflans[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Anciennement rattachée au syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc (regroupant initialement 14 communes), elle est depuis 2013 membre de la communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) regroupant dix communes, avec Combloux, Les Contamines-Montjoie, Passy, Demi-Quartier, Domancy, Megève, Praz-sur-Arly, Saint-Gervais-les-Bains et Sallanches (les 4 autres communes ont formé la communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc).

Cordon relève de l'arrondissement de Bonneville et de la sixième circonscription de la Haute-Savoie (créée en 2009).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
vers 1726 Nicolas Delezaive syndic
vers 1815 Jean Marie Pugnat
1861 1867 Marin Joseph Petit-Jean-Genaz décédé en fonction
1867 1867 François Bottollier-Vevaz intérim
1867 1870 Joseph Bottollier-Curtet
1870 1873 Jean Marin Pugnat
1873 1876 Joseph Marie Baz
1876 1883 Marin François Pugnat
1884 1888 François Marie Bottollier-Vevaz
1888 1889 Isidore Baz
1889 1892 François Marie Bottollier-Vevaz
1892 1896 Joseph Pugnat
1896 1919 François Bottollier-Vevaz
1920 1929 Luc Joseph Petit-Jean-Genaz
1930 1934 Joseph Pugnat (Mariennon)
1934 1942 Alfred Baz
1942 1944 Luc Petit-Jean-Genaz
1944 1947 Hippolyte Pugnat
1947 1950 Luc Petit-Jean-Genaz
1950 1953 Hippolyte Pugnat
1953 1975 Alcide Pugnat
1975 1980 Jean Bottollier-Dépois
1980 1984 Jean Gerola
1984 1995 Paul Callens Fondateur du Furet du Nord
1995 2001 Maurice Pugnat
mars 2001 2020 Serge Paget
2020 En cours Jacques Zirnhelt

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Cordonnantes et les Cordonnants[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 979 habitants[Note 3], en diminution de 1,41 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
542745758847950992726705699
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
679693699704702708686685700
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
591569554571527490510581629
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 - -
701766881983995985979--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs événements sont organisés tout au long de l'année[20] :

  • le 27 juin, illumination des sommets pour la fête de la Saint-Jean ;
  • le Festival du Baroque au pays du Mont Blanc organisé durant la première quinzaine de juillet, et ce, depuis 1998. Il est axé sur la découverte de sites architecturaux du pays du Mont-Blanc, sur des manifestations musicales et culturelles telles que récitals de chants, concerts, et conférences sur l’art baroque...) ;
  • la fête patronale le 15 août ;
  • la fête du pain le premier dimanche de septembre ;
  • les soirées potée ou farcement ;
  • des activités en été et en hiver proposées par l'office du tourisme.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Mont-Blanc, La Radio Plus ou encore Radio Giffre… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Faucigny, le Courrier savoyard, ou l'édition locale Le Faucigny.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Tourisme d'été et d'hiver.
  • Station familiale de sports d'hiver de Cordon, reliée au domaine skiable des Portes du Mont-Blanc.
  • Artisanat.
  • Agriculture.
  • Marché de Sallanches (4 km) tous les samedis matins.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’extérieur est sobre, comme le préconisait l'Église catholique à l'époque. L'intérieur est magnifique avec un retable et des peintures baroques. Des décors peints et fresques sont dus à un peintre suisse Joseph Léonard Isler (v 1759 - 1837 ; originaire d'Argovie), travaux réalisés entre 1785 et 1787 (source Fernand Roulier et S. Haberer).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les Cordonnants ont pour surnom les Copa-Cave ou Kopa kava, ou les coupe-queue, au cours du XIXe siècle-début du XXe siècle[23].

  • Paul Callens, fondateur du Furet du Nord, fut son maire pendant deux mandats.
  • Brigitte Bardot y a passé son voyage de noces et s'y est rendue plusieurs années de suite[24]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Des films ou téléfilms ont été tournés sur la commune :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'association « Cordon, Patrimoine d'hier pour demain » a édité plusieurs fascicules : Les noms de lieux-dits du village, Des bornes romaines aux alpages (juin 2004), Les maisons de Cordon et 100 ans de tourisme, en vente à l'office de tourisme.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a et b Préfecture Haute-Savoie ; Direction Départementale des Territoires ; Service Aménagement Risques, Plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN), Annecy, , 106 p. (lire en ligne [PDF]).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Sallanches », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sallanches », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. a et b Henry Suter, « Contamines », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le ).
  13. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  14. Registres d'État Civil (1860-1930).
  15. « Cordon », Accueil > Ressources > Communes, sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Site de la mairie.
  21. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, Montmélian, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-84206-350-4), p. 190.
  22. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-88295-117-5), p. 57-58.
  23. Brusson, 1982, p. 139-140 (lire en ligne).
  24. « CORDON CÔTÉ CHARME », sur LEFIGARO (consulté le ).
  25. La Rédaction, « “Le voyage de Monsieur Perrichon” diffusé le 27 décembre », le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).