Cordon (Haute-Savoie)

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Cordon
Le village de Cordon au premier plan avec la chaîne du Mont-Blanc en arrière-plan.
Le village de Cordon au premier plan avec la chaîne du Mont-Blanc en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Sallanches
Intercommunalité CC Pays du Mont-Blanc
Maire
Mandat
Serge Paget
2014-2020
Code postal 74700
Code commune 74089
Démographie
Population
municipale
973 hab. (2015 en diminution de 3,09 % par rapport à 2010)
Densité 44 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 26″ nord, 6° 36′ 46″ est
Altitude Min. 580 m
Max. 2 520 m
Superficie 22,35 km2
Localisation

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Cordon

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Cordon

Cordon est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. En raison de la vue panoramique sur le massif du Mont-Blanc, ce village est parfois surnommé le « balcon du mont Blanc ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La route départementale 113 traverse la commune de Cordon, dans un ralentisseur.
Traversée de Cordon sur la route départementale 113.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sallanches Rose des vents
La Clusaz N Sallanches
O    Cordon    E
S
La Giettaz (Savoie)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 235 hectares ; son altitude varie de 580 à 2 520 mètres[1].

La station de ski est située à une altitude de 1 000 à 1 600 mètres.

Cordon est dominée par le Croise Baulet (2 236 m) montagne que l'on peut grimper en environ trois heures à pied et qui symbolise avec la pointe Percée les massifs chargés d'histoire des Aravis.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Pour venir de la vallée de Sallanches (avec gare TGV) il faut emprunter une route sinueuse, longue de 7 km, qui monte rapidement. À peu près à la même altitude, Combloux est à 6 km. On peut ensuite rejoindre les différentes villes telles que Megève (12 km, dix minutes en voiture), Saint-Gervais-les-Bains.

En passant par Sallanches, on peut accéder au Plateau d'Assy, ou bien par l'autoroute Blanche :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Cordon provient du mot patois écordza qui désigne une « courroie, lanière, fouet » et du suffixe diminutif -on, pouvant ainsi désigner « désigner un terrain étroit et allongé, une gorge ou un vallon étroit, au sens ancien de corde »[2]. Cordon peut également être une « rangée, bordure »[2].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Kordon, selon la graphie de Conflans[3].

Ses habitants sont appelés les Cordonnant(e)s[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Anciennement rattachée au syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc (regroupant initialement 14 communes), elle est depuis 2013 membre de la communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) regroupant dix communes, avec Combloux, Les Contamines-Montjoie, Passy, Demi-Quartier, Domancy, Megève, Praz-sur-Arly, Saint-Gervais-les-Bains et Sallanches (les 4 autres communes ont formé la communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc).

Cordon relève de l'arrondissement de Bonneville et de la sixième circonscription de la Haute-Savoie (créée en 2009), dont la députée est Sophie Dion (UMP) depuis les élections de 2012[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
vers 1726 Nicolas Delezaive syndic
vers 1815 Jean Marie Pugnat
1861 1867 Marin Joseph Petit-Jean-Genaz décédé en fonction
1867 1867 François Bottollier-Vevaz intérim
1867 1870 Joseph Bottollier-Curtet
1870 1873 Jean Marin Pugnat
1873 1876 Joseph Marie Baz
1876 1883 Marin François Pugnat
1884 1888 François Marie Bottollier-Vevaz
1888 1889 Isidore Baz
1889 1892 François Marie Bottollier-Vevaz
1892 1896 Joseph Pugnat
1896 1919 François Bottollier-Vevaz
1920 1929 Luc Joseph Petit-Jean-Genaz
1930 1934 Joseph Pugnat (Mariennon)
1934 1942 Alfred Baz
1942 1944 Luc Petit-Jean-Genaz
1944 1947 Hippolyte Pugnat
1947 1950 Luc Petit-Jean-Genaz
1950 1953 Hippolyte Pugnat
1953 1975 Alcide Pugnat
1975 1980 Jean Bottollier-Dépois
1980 1984 Jean Gerolla
1984 1995 Paul Callens Fondateur du Furet du Nord
1995 2001 Maurice Pugnat
mars 2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Serge Paget

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2015, la commune comptait 973 habitants[Note 1], en diminution de 3,09 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
542 745 758 847 950 992 726 705 699
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
679 693 699 704 702 708 686 685 700
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
591 569 554 571 527 490 510 581 629
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
701 766 881 983 995 985 973 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs événements sont organisés tout au long de l'année[11] :

  • le 27 juin, illumination des sommets pour la fête de la Saint-Jean ;
  • le Festival du Baroque au pays du Mont Blanc organisé durant la première quinzaine de juillet, et ce, depuis 1998. Il est axé sur la découverte de sites architecturaux du pays du Mont-Blanc, sur des manifestations musicales et culturelles telles que récitals de chants, concerts, et conférences sur l’art baroque...) ;
  • la fête patronale le 15 août ;
  • la fête du pain le premier dimanche de septembre ;
  • les soirées potée ou farcement ;
  • des activités en été et en hiver proposées par l'office du tourisme.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Mont-Blanc, La Radio Plus ou encore Radio Giffre… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Faucigny, le Courrier savoyard, ou l'édition locale Le Faucigny.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Tourisme d'été et d'hiver.
  • Station familiale de sports d'hiver de Cordon, reliée au domaine skiable des Portes du Mont-Blanc.
  • Artisanat.
  • Agriculture.
  • Marché de Sallanches (4 km) tous les samedis matins.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’extérieur est sobre, comme le préconisait l'Église catholique à l'époque. L'intérieur est magnifique avec un retable et des peintures baroques. Des décors peints et fresques sont dus à un peintre suisse Joseph Léonard Isler (v 1759 - 1837 ; originaire d'Argovie), travaux réalisés entre 1785 et 1787 (source Fernand Roulier et S. Haberer).

Légende[modifier | modifier le code]

Les Cordonnants sont aussi appelés les Copacave. Ce nom patois viendrait de leurs voisins de La Giettaz en raison d'une dispute pour un terrain de pâturage pour les chevaux. Les Giettois faisant paître leurs chevaux sur un terrain, ils retrouvèrent leurs chevaux avec la queue coupée par les Cordonnants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'association « Cordon, Patrimoine d'hier pour demain » a édité plusieurs fascicules : Les noms de lieux-dits du village, Des bornes romaines aux alpages (juin 2004), Les maisons de Cordon et 100 ans de tourisme, en vente à l'office de tourisme.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a et b Henry Suter, « Contamines », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 4 novembre 2016).
  3. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. « Cordon », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 5 novembre 2016), Ressources - Les communes.
  5. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Sixième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté en octobre 2014).
  6. Registres d'État Civil (1860-1930).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. Site de la mairie.
  12. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 190.
  13. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 57-58.