Maïwenn

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Maïwenn
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Nom de naissance Maïwenn Le Besco
Naissance (45 ans)
Les Lilas (France)
Nationalité Drapeau de la France Française Drapeau de l'Algérie Algérienne
Profession Actrice
Réalisatrice
Scénariste
Productrice
Films notables Le Bal des actrices
Polisse
Mon roi

Maïwenn Le Besco, généralement dite Maïwenn, née le aux Lilas (Seine-Saint-Denis), est une actrice, scénariste et réalisatrice française.

Elle commence sa carrière en tant qu'actrice dès son enfance, en utilisant d'abord son nom de famille, puis elle est créditée sous son seul prénom à partir de 1991[1],[2],[3].

Elle est nommée au César du meilleur espoir féminin et du meilleur premier film pour Pardonnez-moi puis deux fois à celui de meilleure réalisatrice pour Polisse et Mon roi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Maïwenn naît d'une mère franco-algérienne, l'actrice Catherine Belkhodja, et d'un père breton d'origine vietnamienne[4]. Son grand-père a fait la guerre d'Algérie du côté du FLN[5], chargé de l’émigration au ministère du Travail de 1965 à 1972, puis au ministère des Anciens Moudjahidines jusqu’en 1975[6]. Elle est la sœur aînée d'Isild Le Besco et du directeur de la photographie Jowan Le Besco (en) ; elle a également une demi-sœur et un demi-frère.

L'agente artistique Myriam Bru témoigne : « Sa mère n'avait pas fait de carrière et voulait à tout prix qu'elle soit actrice. À trois ans, elle la traînait dans tous les castings. Après, Maïwenn y allait toute seule, un gosse dans chaque main, un autre dans le dos. C'était démentiel, extrêmement touchant, elle était leur maman. J'ai refusé d'être son agent. Je sentais trop le désir de la mère et pas assez celui de l'enfant[4] ». Elle accuse également de maltraitance physique ses parents.

Carrière[modifier | modifier le code]

En , elle remporte à treize ans le concours mannequin du magazine de mode pour adolescentes 20 Ans[7].

Encouragée par sa professeure de théâtre Corine Blue à réaliser, durant un cours, une improvisation sur sa mère[8], elle se lance dans l'écriture d'un One-woman-show en grande partie autobiographique, Le Pois chiche, qu'elle interprète au Café de la Gare, sous la direction d'Orazio Massaro qui en assure également la réorganisation dramaturgique et la mise en scène.

Maïwenn au Festival de Deauville de 2009

En , sort son premier film autobiographique, Pardonnez-moi. Citée aux César 2007 pour le meilleur espoir féminin et du meilleur premier film, elle réalise son deuxième long-métrage Le Bal des actrices, en 2009, aux allures de comédie musicale, sur la face cachée des actrices. Chacune interprète une chanson d'un compositeur attitré, et la musique du film est supervisée par Gabriel Yared. Maïwenn décrit le film comme du « Voici-chic »[9]. JoeyStarr est cité au César du meilleur acteur dans un second rôle en 2010. Le film reçoit le prix Henri-Langlois 2009 de la « révélation ».

Elle préside le jury pour l'attribution du prix Cartier du Festival de Deauville 2009 et remet la palme au film The Messenger.

Son troisième film en tant que réalisatrice, Polisse, où elle joue aux côtés de Karin Viard, Marina Foïs et JoeyStarr[10] — a pour cadre le quotidien de la brigade de protection des mineurs de Paris. Il obtient le prix du Jury au festival de Cannes 2011 et remporte un succès en salles en France[11].

Au Festival de Cannes 2015, pour la présentation de Mon roi

En elle est l'égérie publicitaire de la marque Chanel, choisie par Karl Lagerfeld, avec Brad Pitt[12],[13].

Fin 2015 sort son quatrième long-métrage en tant que réalisatrice, Mon roi, avec Emmanuelle Bercot (qui décroche le prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes) et Vincent Cassel dans les rôles principaux.

Positions[modifier | modifier le code]

Le , au cinéma du Panthéon, à Paris, elle s'associe à une pétition signée par 1 600 personnalités du cinéma français, demandant que l’extension d’une convention collective de la production cinématographique soit suspendue par le ministère du Travail, à la suite de sa décision de valider cette convention collective signée par la CGT et quatre grands groupes — Pathé, Gaumont, UGC et MK2 — qu'ils estiment préjudiciable à un grand nombre de films, entraînant des pertes d'emplois artistiques et techniques[14],[15].

En 2015, elle a un différend avec l'actrice Julie Gayet, qui souhaitait la faire apparaitre dans un documentaire contre les violences conjugales. Maïwenn affirme lui avoir dit : « C'est simple, je vais venir t'égorger de mes propres mains si tu ne vires pas ma séquence »[16], et conclut un mois plus tard dans l'émission de Caroline Roux : « Je l'ai égorgée, elle est morte »[17].

En 2018, elle lit un texte dans l'émission de Léa Salamé, Stupéfiant !, à la suite de la publication d'une tribune dans Le Monde sur le « droit à importuner »[18].

Elle est membre du collectif 50/50 qui a pour but de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes et la diversité dans le cinéma et l’audiovisuel[19],[20].

En octobre 2020, elle évoque dans un long entretien accordé au magazine Paris Match le féminisme et ses partisanes, et assure ne pas adhérer à leurs idées[21]. Elle prend également la défense de Roman Polanski et, comme l'avait fait Lambert Wilson sept mois auparavant, critique le départ de l'actrice Adèle Haenel lors de la 45e cérémonie des César, après l'attribution du prix de la meilleure réalisation à ce cinéaste[22],[23],[24], ce départ ayant pour but de protester contre la remise d'un trophée à un réalisateur ayant fait l'objet d'accusations de viol.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Du fait de ses mauvais rapports avec ses parents, elle décide de ne plus utiliser son nom de famille dans ses activités professionnelles et d'être créditée sous son seul prénom aux génériques des films[10],[2].

En 1991, Maïwenn fait la connaissance de Luc Besson lors de la cérémonie des Césars, alors qu'elle est âgée de 14 ans. Le couple se marie l'année suivante et, le , donne naissance à une fille, Shanna[25]. Elle tient un petit rôle (créditée sous le nom de Ouin-Ouin[26]) dans Léon, dont elle réalise le making-of, et interprète le personnage de la Diva Plavalaguna dans Le Cinquième Élément[8].

En 1996, sur le tournage du Cinquième Élément, Luc Besson la quitte pour Milla Jovovich[25]. Elle fait une dépression nerveuse, devient boulimique, alcoolique et toxicomane[27], n’a plus ni compte en banque ni numéro de sécurité sociale[10], fait des publicités, devient assistante de Smaïn et Jean Paul Gaultier et fait des traductions français-anglais[28].

Elle se marie en (soit sept mois après leur rencontre) avec l'homme d'affaires Jean-Yves Le Fur, avec qui elle a un enfant, Diego, né en [29]. Le couple se séparera en 2004.

Maïwenn et JoeyStarr, couple à l'origine purement fictif dans Polisse, entament une véritable histoire d'amour[30].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Rôles[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisation et scénario[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Clip[modifier | modifier le code]

Rôles au théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Au Festival de Cannes 2011, pour Polisse.

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Je deviens dingue si on met « Le Besco ». C'est mon nom de famille, c'est mon père. J'ai envie de le garder pour moi. » in « Les Confidences de Maïwenn Le Besco », Marie Claire, 5 février 2009.
  2. a et b « Il y a quelques années, Libération m'a consacré un article et ils ont ajouté Le Besco à mon prénom. Depuis, les autres journalistes font la même erreur et ça m'agace. Mon prénom, je l'offre, mais mon nom de famille n'est qu'à moi. » in Guillemette Olivier-Odicino, « Maux et Merveilles », Télérama (2006) sur le site personnel de Maïwenn [PDF]
  3. Elle a encore, cependant, été créditée en 2003 sous le nom Maïwenn Le Besco dans les génériques de début et de fin du film Haute Tension, d'Alexandre Aja, l'affiche la créditant uniquement sous le nom de Maïwenn.
  4. a et b « Elle tuerait père et mère », Libération, 10 avril 2002.
  5. Karelle Fitoussi, « Maïwenn : "Je viens de traverser des épreuves personnelles très dures" », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 2 septembre 2020).
  6. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article151494
  7. FB, Couverture du magazine 20 ans n°42, février 1990 sur le blog Dans mes archives, 31 octobre 2011.
  8. a et b « Maïwenn : L'Enfance de l'art », Télécinéobs, 30 juillet 2011, pages 6-10.
  9. C à vous, France 5, 20 février 2012.
  10. a b et c « Maïwenn tout court », M, le magazine, 7 octobre 2011.
  11. « Box-office 14h : Polisse prend le pouvoir », commeaucinema.com, 19 octobre 2011.
  12. lofficielmode.com.
  13. metropolitaine.fr.
  14. « « La pétition des professionnels du cinéma opposés à la convention collective », Télérama, 28 mars 2013
  15. Léna Lutaud, Maiwenn monte au front « Guillaume Canet et Maïwenn montent au front contre François Hollande », Le Figaro, 28 mars 2013.
  16. Maïwenn : "Julie Gayet n'a pas du tout culpabilisé de trahir ma confiance", Pure People.
  17. Maïwenn sur Julie Gayet : « Je l'ai égorgée, elle est morte », Le Figaro.
  18. Harcèlement sexuel : Maïwenn, en larmes, réagit à La Tribune signée par Catherine Deneuve, Le Parisien
  19. « Femmes dans le cinéma : "La parité n'est pas qu'un problème de nana !" », sur LExpress.fr, (consulté le 3 avril 2020)
  20. « Le collectif 5050 », sur collectif5050.com (consulté le 5 avril 2020)
  21. « Maïwenn tacle les féministes et défend Polanski, l'interview choc de la réalisatrice ne passe pas », sur Le HuffPost, (consulté le 22 octobre 2020)
  22. Marc Arlin, « Maïwenn dézingue Adèle Haenel et les féministes : "C'est fou ce qu'elles peuvent dire comme conneries" », sur www.programme-tv.net, (consulté le 22 octobre 2020)
  23. « Maïwenn tacle l'attitude d'Adèle Haenel aux César : "Elle doit avoir un gros bobo quelque part..." », sur fr.news.yahoo.com (consulté le 22 octobre 2020)
  24. « Féministes, harcèlement de rue, Roman Polanski... Les propos chocs de la réalisatrice Maïwenn dans Paris Match », sur ladepeche.fr (consulté le 22 octobre 2020)
  25. a et b [vidéo] « Interview biographie de Maïwenn Le Besco », Tout le monde en parle, 29 septembre 2001, sur le site de l'INA.
  26. Léon sur IMDb.
  27. « Maïwenn battue et maltraitée », 7sur7.be, 1er juillet 2011.
  28. Maïwenn, interviewée par Karelle Fitoussi, « Maïwenn, le feu sous la grâce », Paris Match, semaine du 31 août au 6 septembre 2017, pages 7-9.
  29. « Maïwenn, l'ex de Luc Besson a fait un bébé au play-boy, ex de Karen Mulder, Jean-Yves Le Fur », Le Matin, 18 juillet 2003.
  30. « Descente de Polisse dans l'enfance maltraitée chez Maïwenn », Le Courrier de l'ouest, 13 mai 2011.
  31. « Studiocanal date et change le titre du prochain film de Maïwenn », sur Le Film Français (consulté le 3 septembre 2020).
  32. « Maiween réalise la pub télé de Meetic », L'Express, 3 janvier 2012.
  33. « Préjugés - une réalisation signée Maïwenn | Fédération Française de Cardiologie », sur www.fedecardio.org (consulté le 20 février 2016)
  34. « Pub : TGV Inoui joue la complicité pour son premier anniversaire », Les Échos, 26 septembre 2019.
  35. « [1] », melody.tv.
  36. « Dani est de retour avec un clip signé Maïwenn », premiere.fr.
  37. Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres, janvier 2012
  38. Rien à déclarer : prix UniFrance Films aux Trophées 2012, UniFrance, 16 février 2012.
  39. « Lefigaro.fr Les prix de la SACD 2012 », Le Figaro, consulté le 23 juin 2012.
  40. « Autour des Nominations 2021 », sur Académie des César (consulté le 10 février 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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