Fédération française de cardiologie

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Fédération française de cardiologie (FFC)
Cadre
Forme juridique Association reconnue d’utilité publique
But Cardiologie, prévention, recherche, réadaptation
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1964
Identité
Siège 5, rue des Colonnes-du-Trône - 75012 Paris
Président Pr Claire Mounier-Vehier
Secrétaire Dr Marie Christine Iliou
Trésorier Pr Pierre Lantelme
Site web Site officiel

La Fédération française de cardiologie est une association de lutte contre les maladies cardio-vasculaires.

Depuis plus de 50 ans, la FFC œuvre pour réduire le nombre de décès et d’accidents d’origine cardio-vasculaires en mettant en avant quatre missions prioritaires et essentielles pour atteindre ce but : le soutien de la prévention, de la recherche en cardiologie, l’accompagnement des patients cardiaques et la promotion des gestes qui sauvent.

Association reconnue d’utilité publique depuis 1977, la FFC est financée exclusivement grâce à la générosité du public et ne perçoit aucune subvention de l’Etat. La Fédération Française de Cardiologie est présente dans toute la France et regroupe :

·        300 cardiologues bénévoles,

·        26 associations régionales rassemblant plus de 230 Clubs Coeur et Santé,

·        1 600 bénévoles,

·        17 salariés au siège de l'association,

·        Plus de 15 000 patients cardiaques bénéficiaires de la réadaptation dite de phase III.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

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La FFC est une association loi de 1901 reconnue d'utilité publique depuis 1977 et indépendante du Ministère de la Santé, dirigée et animée par des cardiologues bénévoles engagés au quotidien dans la lutte contre les maladies du cœur. La direction est assurée par un bureau et un conseil d'administration, élu par l’assemblée générale. Basée à Paris, la délégation nationale assure le fonctionnement de la FFC. Financée à 98 % la générosité du public (dons, legs et assurances-vie), la Fédération Française de Cardiologie ne reçoit aucune subvention de l’État et/ou de collectivités locales.

Missions[modifier | modifier le code]

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La Fédération Française de Cardiologie agit pour la réduction du nombre de décès et d'accidents d'origine cardio-vasculaire. Les actions de la FFC s’articulent autour de quatre missions principales : la prévention par l’information, la recherche en cardiologie, la réadaptation des cardiaques et l’information sur les gestes qui sauvent.

Prévention par l’information[modifier | modifier le code]

La FFC mène des campagnes nationales d’information pour sensibiliser les Français sur les risques cardio-vasculaires et sur les meilleures façons de les prévenir. Elle édite ainsi chaque année plus de deux millions de documents diffusés gratuitement dans le cadre d’actions de sensibilisation sur le terrain et à travers les réseaux des professionnels de la santé (hôpitaux, cliniques, pharmacies…) ainsi que des fiches pratiques téléchargeables sur son site Internet 

Recherche en cardiologie clinique[modifier | modifier le code]

Avec plus de 2M d’euros, la FFC est aujourd’hui la 1ere organisation de financement privé et indépendant de la recherche cardio-vasculaire, hors industrie pharmaceutique. Elle soutient également la recherche épidémiologique, notamment par le recensement des maladies et des pratiques à grande échelle. 

Réadaptation des cardiaques[modifier | modifier le code]

La FFC accompagne aussi les malades cardiaques dans leur démarche de réadaptation, grâce aux 230 Clubs Cœur et Santé répartis sur tout le territoire regroupant plus de 15 000 cardiaques.

Les Clubs Cœur et Santé ont deux missions principales :

·        Informer et prévenir les maladies cardio-vasculaires par le biais de manifestations, conférences/débats…

·        Accompagner, rassurer et motiver les cardiaques ainsi que leur entourage en proposant de nombreuses activités physiques adaptées et encadrées par des professionnels de la santé et du sport. Ces clubs sont également des lieux de soutien moral et d’échanges entre cardiaques.

Information sur les gestes qui sauvent[modifier | modifier le code]

La FFC soutient les initiatives destinées à encourager / inciter la population française à se former aux gestes de premiers secours et à maîtriser ces « gestes qui sauvent »..

Combats[modifier | modifier le code]

Le cœur des femmes[modifier | modifier le code]

Les maladies cardio-vasculaires sont trop souvent perçues comme spécifiquement masculines touchant l’homme de 50 à 60 ans, fumeur, sédentaire, avec de l’embonpoint. Ce préjugé reste très présent, alors que de plus en plus de femmes jeunes sont touchées. Le nombre d’infarctus chez les femmes de 45 à 54 ans à augmenté de 17,9 % alors qu’il a baissé de 8,2 % chez les hommes sur la même période[1]. Cette progression est liée à l’évolution de leur mode de vie depuis 30 ans.

En vivant au même rythme que les hommes, elles ont adopté les mêmes mauvaises habitudes : tabac, mauvaise alimentation, stress, manque d’exercice physique…

La lutte contre les maladies cardio-vasculaires chez les femmes représente pour la Fédération Française de Cardiologie une priorité de santé publique.

Pour lutter contre ces préjugés, la Fédération Française de Cardiologie a lancé en décembre 2015 un message d’alerte à travers un film court réalisé par Maïwenn. Il incite les femmes, quel que soit leur âge, à prendre soin de leur cœur et de leurs artères.

Les infarctus ont triplé ces 15 dernières années chez les femmes de moins de 50 ans. Et dans plus de la moitié des cas, ils se manifestent par des symptômes méconnus des femmes, ce qui réduit leur chance d’être prises en charge à temps. Les femmes doivent s’alerter si elles ressentent de manière brutale ou intense les symptômes suivants : oppression thoracique, difficultés à respirer, palpitations, essoufflements à l’effort parfois au repos, grande fatigue persistante, troubles digestifs, nausées.  

« Les femmes sont moins bien dépistées et prises en charge plus tardivement. Les études montrent qu’elles arrivent dans les services d’urgence une heure plus tard que les hommes... Ce retard de diagnostic est grave puisqu’il peut conduire à un retard de prise en charge thérapeutique. C’est une véritable perte de chance, car les femmes se remettent plus difficilement » explique le Professeur Claire Mounier-Vehier, Présidente de la Fédération Française de Cardiologie.

Pour sensibiliser les femmes aux symptômes atypiques de l’infarctus, la Fédération Française de Cardiologie lance un deuxième film mettant en scène des actrices lors d’un casting devant jouer l’infarctus. Aucune d’entre elles n’y parvient. A l’image du désarroi des actrices, le film dénonce la méconnaissance de ces femmes.  

Le cœur des jeunes[modifier | modifier le code]

Depuis 40 ans, les enfants de 9 à 16 ans des grands pays industrialisés ont perdu 25 %[2] de leur capacité cardio-vasculaire. C’est à dire qu’ils courent, en moyenne, moins vite et moins longtemps. En cause : le surpoids, l’obésité et la sédentarité.

L’augmentation du temps passé assis dans le mode de vie des enfants participe grandement à la progression inquiétante du surpoids et de l’obésité qui touche les jeunes. Le surpoids associé à la sédentarité explique la réduction de la capacité physique. Cette évolution pourrait avoir des conséquences durables sur leur capital-santé de futurs adultes (surpoids, augmentation de la pression artérielle, glycémie, cholestérol). Les acquis cardio-vasculaires se faisant jusqu’à 18 ou 20 ans.

Face à ce constat, la Française de Cardiologie lance en 2017 la campagne #LaissezLesTomber incitant les parents à laisser courir (au risque de chuter) les enfants. Le message est simple : un enfant de 4 à 17 ans doit faire 60 minutes d’activité physique chaque jour. Hors en France, ils ne sont que 50 % à suivre cette recommandation. 

Actions[modifier | modifier le code]

Les Parcours du Cœur[modifier | modifier le code]

Plus grande opération de prévention santé de France, les Parcours du Cœur ont pour objectif principal de promouvoir l'activité physique comme moyen efficace de prévention des maladies cardio-vasculaires. L’occasion de découvrir le bien-être que procure la pratique d’une activité physique régulière et adaptée et de recevoir des conseils pour améliorer sa qualité de vie.

En 2017, plus de 150 000 personnes ont participé à plus de 800 Parcours du Cœur Grand publics organisés partout en France et plus de 250 000 enfants issus de 8000 classes ont participé aux Parcours du cœur scolaires.

Depuis 2016, le groupe Havas, Thalès, BNP Parisbas, Harmonie Mutuelle ou Shiseido en ont organisé un Parcours du cœur Entreprise pour leurs salariés. 

La Semaine du Cœur[modifier | modifier le code]

Organisée chaque année autour de la journée mondiale du cœur le 29 septembre, la Semaine du Cœur propose de nombreux événements pour sensibiliser le public sur les maladies cardio-vasculaires (conférences, journées portes ouvertes,…). Pour organiser ces manifestations, la FFC s’appuie sur les 26 associations de cardiologie régionales et les 230 clubs Cœur et Santé qui composent son réseau.En 2017, 110 événements ont été organisés partout en France ainsi que 6 rencontres avec des chercheurs à Paris, Rennes, Nancy, Blois, Alès et Lyon.

Les brochures de prévention[modifier | modifier le code]

La Fédération Française de Cardiologie édite chaque année 2 millions de brochures d’information sur les maladies cardio-vasculaires et sur les facteurs de risques. Elles sont toutes téléchargeables librement et gratuitement sur son site internet. Toutes les brochures de la FFC

L'Observatoire du coeur[modifier | modifier le code]

L’Observatoire du cœur est une série de publications de la Fédération Française de Cardiologie visant à mettre en lumière un thème particulier éclairé par des experts de tout bord.

1. L’Observatoire du cœur des Français #1 : état des lieux [modifier | modifier le code]

En janvier 2017, la Fédération Française de Cardiologie lance donc son Observatoire du Cœur des Français. Il s'agit d'une enquête réalisée par l’IFOP auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 Français qui révèle l’état de leurs connaissances sur le cœur, les maladies cardio-vasculaires et la manière dont ils comprennent et mettent en pratique les conseils de prévention.

Pour 65 % des Français, le cœur est l’organe le plus important du corps humain, cependant ils sous-estiment les méfaits des maladies cardio-vasculaires.

Bien que 4 Français sur 10 aient un proche atteint par une maladie cardio-vasculaire (MCV), la population ignore l’ampleur et la gravité de ces maladies. Les Français sous- estiment ainsi largement le nombre de décès provoqués par les MCV. 58 % d'entre eux ignorent qu'elles sont la première cause de mortalité chez les femmes. Ils sont 77 % à penser qu’elles provoquent moins de 200 décès par jour en France. Un chiffre qui monte à 88 % pour les moins de 35 ans. Une estimation bien loin de réalité : la moyenne nationale représente en réalité le double, avec 400 décès par jour liés aux MCV, soit 150 000 décès par an. Tous les résultats de l’Observatoire du Cœur des Français

2. L’Observatoire du cœur des Français #2 : l’avenir du cœur des jeunes[modifier | modifier le code]

Pour accompagner la campagne de sensibilisation sur la diminution de la capacité cardio-vasculaire des enfants, la Fédération Française de Cardiologie sort, en avril 2017, l’Observatoire du cœur des jeunes. Il s'agit d'un panorama complet de la sédentarité chez les enfants, conjuguée avec l’addiction aux écrans et aux méfaits du tabac. Ce constat scientifique est éclairé par des avis d’experts : cardiologues, pédopsychiatre, sociologue… Fabien Gilot, multi-médaillé olympique en natation, livre également sa vision en insistant sur la notion de plaisir dans le sport. Des conseils pratiques pour limiter la sédentarité complètent le document. Tout savoir sur l’observatoire du cœur des jeunes

L’activité physique au quotidien[modifier | modifier le code]

La sédentarité tue autant que le tabac, elle serait à l’origine de 5,3 millions de décès dans le monde contre 5,1 millions pour le tabac[3]. Au quotidien, le maintien ininterrompu de la position assise prolongée et le manque d'activité physique sont un facteur de développement des facteurs de risque cardio-vasculaire, comme l'hypertension artérielle, le diabète et l'élévation du cholestérol. Le choix d'un mode de vie sédentaire est donc une cause majeure d'obésité.

Pour inciter les Français à bouger plus, la FFC lance en 2016, une série de vidéos présentant des gestes du quotidien simple et facile à réaliserpermettant d’effectuer les 30 minutes d’activité physique quotidienne recommandées par l’OMS : prendre l’escalier au lieu de l’ascenseur, téléphoner debout, prendre les transports en commun, s’arrêter une station plus tôt, se lever au lieu d’envoyer un mail, se garer à 5 minutes de chez soi. 

Jamais la première cigarette[modifier | modifier le code]

« Jamais la première cigarette » était une campagne nationale de prévention du tabagisme des jeunes4, qui invitait chaque année les 9-15 ans à nouer ou à renouer le dialogue autour du tabac. Plus de 100 000 jeunes ont participé tous les ans de 1997 à 2001 à cet événement au travers d’actions de prévention menées en classe par les enseignants.

Partenariats[modifier | modifier le code]

Pour démultiplier son action, la FFC a noué une multitude de partenariats institutionnels dans le monde associatif, sportif, éducatif ou médical.

1. Les partenaires issus du monde sportif [modifier | modifier le code]

Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), la Fédération Française de Natation (FFN), la Fédération de la Gymnastique Volontaire (FFEPGV), la Fédération Nationale du Sport en Milieu Rural (FNSMR), la Fédération Française de Basket (FFB)

2. Les partenaires issus du monde éducatif [modifier | modifier le code]

L’Association des Parents d’Elèves de l’Enseignement Libre (APEL), l’Union Générale Sportive de l’Enseignement Libre (UGSEL), l'Union Sportive de l'Enseignement du Premier degré (USEP), la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE), Les Parents d'Elèves de l'Enseignement Public (PEEP).

3. Les partenaires issus du monde médical[modifier | modifier le code]

La Société Française de Cardiologie (SFC), la Société Française d’Hypertension Artérielle (SFHTA), le Collège National des Cardiologues Français (CNCF), le Collège National des Cardiologues des Hôpitaux (CNCH), l’Alliance du Cœur, la Croix Rouge Française, le SAMUCespharm, Pharmavie, Pharmagest, Paris Pharma, Harmonie Mutuelle, Identités Mutuelle, Mutuelle Interiale

4. Les partenaires institutionnels[modifier | modifier le code]

Le Ministère des Solidarités et de la Santé, le Ministère de l'Education Nationale, le Ministère des Sports, l'Union Nationale des Centre Communaux d'Action Sociale (UNCCAS), l'Association des Maires de France (AMF), l'Association des Maires Ruraux de France (AMRF), l'Association Nationale des Elus en charge du Sport (ANDES)

5. Autres partenariats[modifier | modifier le code]

BNP Paribas, Mutuelle du Groupe BNP Paribas, Salvetat

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Evolution du nombre de personnes hospitalisées pour un infarctus du myocarde en France entre 2002 et 2008 selon l’institut de Veille Sanitaire. 
  2. Selon deux études publiées en 2006 et 2013 par le Dr Grant Tomkinsom, chercheur à l’université d’Australie-Méridionale (UNISA) à Adélaïde
  3. Méta-analyses publiées dans l'International Chair on Cardiometabolic Risk (ICCR) en 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]