Paris Match

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Paris-Match)

Paris Match
PM
Image illustrative de l’article Paris Match

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité hebdomadaire
Genre actualités
Prix au numéro 3,00 
Diffusion 505 044[1] ex. (2019)
Fondateur Paul Gordeaux, Jean Prouvost
Date de fondation (il y a 72 ans)
Éditeur Lagardère média news
Ville d’édition Paris

Propriétaire Vincent Bolloré (23 %), Qatar Investment Authority (13 %) et Arnaud Lagardère (8 %)
via Lagardère et Lagardère News[2]
ISSN 0397-1635
Site web parismatch.com

Paris Match est un magazine hebdomadaire français d’actualités et d’images, né en 1949 et connu par sa devise : « Le poids des mots, le choc des photos ». En 2008, l’hebdomadaire adopte toutefois une nouvelle devise, « La vie est une histoire vraie ».

Depuis , l'hebdomadaire est également disponible en numérique.

Le titre appartient au groupe Lagardère via la branche Lagardère Média News.

Historique[modifier | modifier le code]

Paris Match est créé, en 1949, par Paul Gordeaux pour l’industriel et patron de presse Jean Prouvost[3].

Match[modifier | modifier le code]

Le journal tire son origine d’un titre plus ancien, Match, créé le 9 novembre 1926 par Léon Bailby, intitulé Match l'intran (pour « L'Intransigeant » dont il est un supplément sportif), et se qualifiant de « plus grand hebdomadaire sportif »[4]. Ce modeste hebdomadaire au format magazine appartient ensuite à partir de 1931 au groupe Louis-Dreyfus.

Il est repris en 1938, par Jean Prouvost, qui a aussi racheté le grand quotidien Paris-Soir, et qui transforme Match en magazine d'information illustré[5]. Mais Paul Gordeaux, nommé rédacteur en chef de L'intransigeant par Jean Prouvost, ne veux pas relancer le supplément sportif. Il propose une nouvelle formule, sorte de Life français : « Le Match de la vie »,qui devint le 7 juillet (numéro 633), Match , l’hebdomadaire de l'actualité mondiale, avec le mot « Match » en blanc sur un rectangle rouge, proche du logo actuel, graphisme inspiré en réalité de celui du magazine américain Life.

Par la suite, le rectangle devint un cercle rouge c’était le « Match de la Guerre » le 5 octobre 1939 Match nouvelle série, n° 66 cinquième semaine de la guerre M. Raczkiewicz, nouveaux Manu de Pologne 23 mai 1440, n° 99 Le Général Weygand en page 3 France censure Lundi 13 mai Grande Bretagne Churchill au pouvoir en der pleine page "SOUSCRIVEZ AUX BONS D'ARMEMENTS ils donnent la clef pour ouvrir la porte de la victoire" avant de revenir au rectangle rouge [pas clair].

Vendu 2 francs, contenant de nombreuses reproductions de photographies, le tirage atteint 80 000 exemplaires dès le mois d'août, pour culminer à 1,45 million en novembre 1939. Gordeaux qui était a Londres l'envoyé spécial de Paris-Soir et Match demande à Pierre Lazareff qui revenait des États-Unis de rentrer a Paris avec le photographe Paul Renaudon [pas clair]. La couverture du 12 octobre 1939 est une création du peintre Salvador Dalí[réf. nécessaire][pas clair].

Interrompu le 6 juin 1940 (avec le numéro 101), Match ne cesse pas de paraître durant la Seconde Guerre mondiale[6]. Il devient "le Match de la Guerre".

Paris-Match[modifier | modifier le code]

Télégramme de 1962 de Paul Chaland, rédacteur en chef à un correspondant

Le projet des Beghin et Prouvost[modifier | modifier le code]

Match renaît en 1949. Au capital du journal, Henri Béghin, héritier d'une dynastie de sucriers[7] qui règne dans le Nord sur le sucre et le papier[8], est l'associé de Jean Prouvost, de 17 ans son aîné[8], qui s'est débarassé en 1947 de ses tracas en Justice avec l'aide de Philippe Boegner et d'André Roux. La rédaction mixe des anciens de « Paris-Soir » et du Match d’avant-guerre, Hervé Mille et Philippe Boegner[7], fils du pasteur Marc Boegner, l’une des grandes figures du protestantisme français[9]. Prouvost parvient à débaucher le trio de direction de France-Dimanche, en désaccord avec Pierre Lazareff[10]: Max Corre, Bill Higgins et Philippe de Baleine, qui tous trois en 1955 reviendront à France-Dimanche pour tenter avec succès d'en faire un nouveau Paris-Match[10]. Max Corre va plus tard recruter le photographe Willy Rizzo, qui revient de Californie où il a fait des reportages sur des stars comme Gregory Peck, Richard Widmark, Gary Cooper et Anne Baxter[11] le premier à faire du photographe un personnage élégant et plein d’humour, loin de l'image classique du baroudeur, qui signera 28 pages de photos en exclusivité sur le pape Pie XII, en 1952, les premières sans le photographe attitré du Vatican. Mais après la Libération, les nouveaux magazines sont pénalisés par lisés par la pénurie du papier et le rétrécissement du marché publicitairela pénurie du papier et le rétrécissement du marché publicitaire[12].

Le premier rédacteur en chef est Paul Gordeaux, l'ex-ancien envoyé spécial permanent de Paris-Soir et Match à Londres. Jean Prouvost l'avait déjà nommé rédacteur en chef de L'Intransigeant et lui avait demandé de relancer son additif sportif avant guerre. Gordeaux parlant très bien l'anglais, il était chef des traductions des journaux étrangers pendant la guerre mais n’était pas sportif. Prouvost lui propose de lui faire une sorte de Life, journal traitant d'actualité générale.

Le titre « Le Match de la vie » étant jugé trop long, Match lui est préféré. Prouvost veut alors un magazine « à la fois populaire et intelligent, et très ouvert sur le monde »[13].

Les premiers numéros[modifier | modifier le code]

Le premier titre « Paris Match », lancé à 339 572 exemplaires, paraît le , avec le leader politique anglais Winston Churchill [14] et le pont aérien de Berlin[12] à la une, ainsi qu'un reportage sur Shangaï[15].

Il est tiré à 329000 exemplaires, pour lancer l'hebdo mais le tirage baisse rapidement pour lors des numéros suivants[7] et Zizi Jeanmaire « clôture l’année sur une maigre pointe de 200 000 » exemplaires[7] alors que le titre ne se vend qu'autour de 180.000 par numéro[9], souffrant d'une absence de choix entre les différentes directions, people et actualité générale, selon Philippe Boegner[9].

Tito, Svetlana, la fille de Staline, Roosevelt et un dossier sur la bombe atomique « imposent la gravité en une »[7]. Des articles du grand chroniqueur Raymond Cartier[7], « colonne vertébrale idéologique du journal », dénonçant la force « croissante » du « monstre communiste »[12], alternent avec les stars et starlettes ou amourettes de saison. Parmi eux, Yvette Chauviré, première danseuse de France, le boxeur Marcel Cerdan, Ali Khan et Rita Hayworth, Michèle Morgan (deux fois en quatre mois), Martine Carol, Maurice Chevalier (deux fois en cinq mois) et Tyrone Power[7]. Tout le monde doit y retrouver son compte, la ménagère rangée aussi bien que le cadre pressé, répondant à la devise « le journal de la famille » de Prouvost et celle de Raymond Castans, « le journal que l’on n’oublie pas dans les trains » et dont la politique éditoriale met en avant des choix très conservateurs[9].

Les premières pertes[modifier | modifier le code]

Les débuts de "Paris-Match" sont difficiles[5]. Après seulement quelques mois, « Prouvost est sur le point de mettre la clef sous la porte mais Philippe Boegner, fidèle second du « patron », décide alors le tout pour le tout »[10] en mettant plus d'artistes en "Une". Les neuf premiers mois de 1949 génèrent 250 millions de francs de déficit[5],[16]. La cessation de paiements est imminente[7] et la famille Béghin déplorent la promotion des amourettes de saison comme de « l’immoralité notoire »[7]. Pour neutraliser leurs protestations Jean Prouvost, publie un long reportage correspondant au travail de l’archevêché de Paris[7]. Début 1950, la famille Béghin[7] accepte de remettre au pot. Au même moment il est vrai, Mme Léon Cotnareanu, veuve du parfumeur François Coty, actionnaire du Figaro, accepte de lui céder ses parts[5]. Le quotidien a doublé ses ventes entre 1945 et 1950[17], sur fond de couverture équilibrée du Procès Kravtchenko[17]. La veuve Coty a échoué à le reprendre à son retour en France, perdant en Justice dès juillet 1948 face au fondateur Pierre Brisson[17]. En mai 1950[17], elle accepte de céder la moitié de ses parts[5],[17] à une nouvelle association entre la famille Béghin et les Prouvost, via une "société fermière d'indépendance", dotée d'un conseil de sept membres dont seulement 2 représentants des propriétaires [8], qui garantit l'indépendance de la rédaction[5].

Jean Prouvost, directeur-rédacteur en chef, de « Paris-Match » y est par contre souverain sans limite. Il paie sa rédaction à prix d'or et offre à ses journalistes, dont l'âge s'échelonne de 26 à 32 ans[18], et dont il est très proche, des avantages et primes généreuses[18]. Il parcourt les couloirs de son journal pour donner les consignes[18]. Son projet est d’inventer la formule de l’information par l’image[19], alors que la télévision ne représente encore que 3794 postes en France en 1950[19].

L'Annapurna et la nouvelle politique commerciale[modifier | modifier le code]

Les ventes de l'hebdomadaire rebondissent à partir de la couverture historique du 19 août 1950 sur la conquête de l'Annapurna avec 320 000 exemplaires pour le numéro 74, qui affiche en "Une" Herzog brandissant le drapeau français. Paris Match a déboursé 600 000 francs pour obtenir le récit exclusif des membres de l'expédition[20]. Le reportage photographique de Marcel Ichac comporte 16 pages, noir et couleur[7]Ce numéro paraît à 320 000 exemplaires et assure la pérennité du journal[21]. Le succès réel ne viendra cependant qu'en 1951, modestement, et le tirage moyen sera toujours de 702 000 exemplaires en 1952 trois fois moins que les 1,8 million de 1957[12]. Le journal fera ses nouveaux coups commerciaux, réussis de manière progressive, à partir d'un an plus tard, avec la mort de Pétain, en août 1951 (580 000 exemplaires)[10], la mort du maréchal de Lattre (600 000)[10], le décès de George VI, en février 1952 (980 000)[10], puis ses funérailles (1,2 million)[10]puis le couronnement d'Elizabeth, en juin 1953 : 1,3 million d’exemplaires[10]. Il conservera conservant une couverture importante de l’actualité générale[10]: ainsi en janvier 1954, Paris-Match consacre un numéro spécial à René Coty, nouveau Président de la République, proche d'Antoine Pinay[10].

Les guerres coloniales[modifier | modifier le code]

Le sport est désormais faiblement représenté à la une de Paris Match[22], qui ne s'y intéresse le plus souvent que dans « sa capacité à révéler une réalité sociale »[22]. Le magazine fait une place conséquente aux guerres coloniales[22], d'abord indochinoise puis algérienne[22], dans l’ensemble des numéros[22], vantant l’engagement de l’armée française, via une couverture engagée, contre la décolonisation[22]. Le fils de la comptesse qui avait caché Jean Prouvost est mort en Indochine[23] et les Béguin sont une famille proche[24],[25]. La Famille Prouvost y est sensible aussi car René Dugravot, ex-militaire de carrière[26],[27], le bras droit de Charles Prouvost III, héritier de la branche "François Masurel"[28], s'est engagé volontaire comme commandant.

Du 8 au 13 juillet 1952, Paris-Match patronne et organise les "six nuits de gala" de l'armée française, qui réunissent mille musiciens au Vélodrome d'hiver[29]. Le président de la République Vincent Auriol y accorde plus d'attention au directeur du journal Philippe Boegner qu'à Jean Prouvost[23], qui passe outre, mais se séparera de ce dernier l'année suivante[9], alors qu'il vient de mener le journal vers le succès et la reconnaissance[23]. Le numéro du 29 novembre 1952 est titré en "Une" par «Deux Généraux pleins de problèmes», avec une photo de Salan[30]nettement moins avantageuse que celle de Marcel Bigeard. La famille Béghin[23] demande alors à Prouvost de rappeler Raymond Cartier, qui était reparti aux USA.

La popularité du journal doit aussi beaucoup à celle de son photographe-vedette, Jacques de Potier, qui parcourt la jungle du Cambodge à dos d'éléphant, après avoir été décoré de la croix de guerre, sur son lit, par un "ami"[31], le général Salan[32], quand il est grièvement atteint d’une rafale de mitraillette en portant secours à un légionnaire blessé, alors qu'il accompagnait les parachutistes montant à l'assaut d'un piton près de Kon-Nhoï, fin décembre 1952, lors de la "victoire totale" de Na San[31] qui voit les français résister à l'attaque lancée Général Giap le 1er décembre 1952[33], épisode qui donne, à tort, l'impression aux français qu'ils pourront le rééditer à Diên Biên Phu 16 mois plus tard[31].

Philippe de Baleine et Willy Rizzo sont envoyés par Philippe Boegner pour couvrir cette Guerre d'Indochine. Leurs reportages, remarqués, sont critiqués par l'armée lors des épisodes les plus difficiles pour la presse[34],[35]. Willy Rizzo, qui a été envoyé pour deux mois[36], signe une série de photos "Avoir ving ans dans les rizières" sur les "Bigeard Boys" se relaxant avant de sauter sur Tulé le 16 octobre 1952[31], puis l'évacuation d'un d'eux sur une civière, doublement blessé, le 28 octobre[31] et leur atterrissage, en chantant, en novembre sur l'aéroport de Na San[31],[37]. Il effectue des portraits de Bigeard et Salan, mais ces derniers dénoncent une des photos du camp de Na San, qui rappelle la guerre de tranchées de la Grande Guerre et déconstruit « l'image officielle d’une armée bien organisée »[38].

Dès les premiers jours de la Guerre d'Algérie, le numéro du 6 novembre 1954 publie la photographie d’un militaire pointant son arme sur un prisonnier enchaîné par une corde au cou et aux poignets[39], également publiée par le journalcommuniste L’Humanité le 6 novembre 1954[39], mais pour dénoncer le militaire qui pose pour le photographe[39] et surtout Paris Match « qui ose publier ce cliché sans un mot de réprobation »[39]. Le journal est le premier à offir « une histoire visuelle de la guerre d’indépendance algérienne »[39], grâce à des rédacteurs de talent, plutôt marqués à droite[39] comme Jean Farran, Raymond Cartier, Pierre Joffroy, ou Jean-Raymond Tournoux et surtout une soixantaine de photoreporters, qui passent parfois des semaines, ou même des mois sur place[19], mis en avant dans la promotion du journal[39], dont 21 envoyés en Algérie[39]. Parmi eux, six ont fait la guerre, Claude Azoulay, Patrice Habans, Jean-Claude Sauer, Jean Tesseyre, Izis Bidermanas et Jean Tassouan, qui a rejoint ensuite les commandos Delta de l’OAS[39]. Quatre avaient combattu en Indochine[39], dont Daniel Camus, Philippe Le Tellier et Georges Ménager[39]. Le magazine ouvre un bureau à Alger[39]. Sa devise publicitaire, « le poids des mots, le choc des photos », est servie par ces photoreporters au cœur de l’action[39]. Au même moment, les amours de Grace et du Prince Rainier de Monaco, qui se marient en 1956, inaugurent un feuilleton qui rebondit des dizaines de fois[19]. Une photo de la crise à Budapest en 1956 est signée Jean-Pierre Pedrazzini, tué lors du reportage[9].

L'apparition de concurrents[modifier | modifier le code]

En 1958-1959, la photo représente 70% de la surface du magazine[12], qui avec 34 % de surface publicitaire[12] est un des plus rentables ce qui permet d'injecter des fonds dans le nouveau Télé 7 jours[12].

Porté par cette actualité favorable à la photo, le titre connaît un grand succès jusqu’à la fin des années 1950 sous la direction de Hervé Mille. De 1954 à 1962, il est vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires[39]. Puis, les ventes baissent au fil du temps, subissant la concurrence de nouveaux hebdomadaires et de la télévision. Fin 1956 est lancé un nouveau France-Dimanche qui délaisse l’actualité générale pour la vie privée des célébrités[10], inspiré du succès du magazine Noir et Blanc[10].

La mort de Sacha Guitry et d’Ali Khan aide à son succès immédiat avec en 1957 un tirage déjà à 466 000 exemplaires[10] puis sept ans après en 1964 près de 1,3 million d’exemplaires, ce qui en fait « la plus forte vente des hebdomadaires français »[10]. Autre concurrence, Cino Del Duca lance en septembre 1959[10], pour succéder à Franc-Tireur qu'il a racheté en 1957 et rebaptisé Paris-Journal[10], le quotidien Paris-Jour, tabloïd abondamment illustré aux articles courts et aux titres percutants[10], sur le modèle des tabloïd anglais Daily Mirror et Daily News[10].

En janvier 1959, alors que le photographe Daniel Camus est en voyage de noces avec la journaliste de Paris Match Marie-Hélène Vivies[40], la révolution cubaine éclate à La Havane[41]. Ils interrompent leur lune de miel pour couvrir l’événement et le magazine sera le seul en Europe à publier des photos des premières heures de ces événements[42].

La diffusion passe de 1 800 000 exemplaires en 1958 (année du record de sa diffusion) à 550 000 en 1975[43].

Les années 1960[modifier | modifier le code]

A la fin de la Guerre d'Algérie, le journal a plusieurs scoops, comme lors de l'attentat de l’OAS contre André Malraux. La bombe a grièvement blessé une petite fille, Delphine Renard, qui y perdra un œil puis la vue. Son visage ensanglanté « suscite une grande émotion dans l’opinion »[44] et, en réaction, quelques jours après l'Affaire de la station de métro Charonne[44], où 9 manifestants sont tués lors d'un défilé on autorisé par le préfet Maurice Papon. La même semaine le mariage du capitaine Jean Souètre, militant de l'OAS interné dans le Gard fait l'objet d'un reportage quatre pages dans le numéro du 10 février 1962[45]. Peu après c'est la Fusillade de la rue d'Isly de mars 1962. Les reporters du magazine, scindés en deux groupes en rapportent des photos permettant de comprendre le drame[46].

En 1962 aussi[9], Gaston Bonheur tombe en disgrâce auprès de Jean Prouvost, après des prises de position qui déplaisent à l'égard de l'OAS[18].

Le duo Philippe de Baleine et Willy Rizzo a inspiré les personnages de Walter Rizotto et Jean-Loup de la Batellerie dans Les Bijoux de la Castafiore en 1962. Il apparait aussi d'autres albums de Tintin, souvent sur le ton de la dérision car leurs articles sensationnalistes comportent des erreurs factuelles. Au tout début des années 1960, Willy Rizzo avait été faire des photos à Milan, chez Maria Callas, qui hurle soudain : "On a volé mon émeraude !" et se rend compte que le personnel suspecte un peu le photographe et son assistant[47],[48]. Ce reportage a inspiré Hergé, qui a eu vent de l'anecdote dans les couloirs de Paris-Match [47].

Roger Thérond, autre figure historique, qui animait la société des journalistes fondée en 1965 au sein du magazine, alors en perte de vitesse[18], doit à son tour le quitter en 1968, avec d'autres collègues, après avoir réclamé de profondes réformes[18]. Prouvost lui lance « n'oubliez pas que le journal est fait par les élites; ce n’est pas le nombre qui fait le journal »[9] et les ventes vont ensuite progressivement diminuer de plus de moitié[9].

Les années 1970[modifier | modifier le code]

En décembre 1973, la baisse du tirage de Paris-Match[5] est telle que Jean Prouvost fait acheter par la société propriétaire du Figaro les parts (49 %) que détenait encore Ferdinand Béghin dans Paris-Match et Marie-Claire, pour 35 millions de francs[5]. Hachette rachète en juin 1976 Télé 7 jours et Paris-Match, cédé ensuite [5] à Daniel Filipacchi, qui fut photographe à Paris Match au début de sa carrière, pour 20 millions de francs[49]. Daniel Filipacchi, a peu après décliné une offre de Jean-Jacques Servan-Schreiber, propriétaire d'un concurrent, le magazine L'Express. Lorsque le président chinois Mao meurt le 9 septembre 1976, le journal publie 16 pages de photos retraçant sa vie[18], qui sont un succès avec 1,8 million d'exemplaires vendus alors que les ventes étaient peu avant tombées à 400 000 exemplaires[18]. Ensuite, les ventes progressent à nouveau[18].

Roger Thérond revient avec beaucoup des collègues reporters licenciés en 1968[12], qui faisaient partie de l’équipe 1949 Hervé Mille, Gaston Bonheur, Paul Gordeaux, Mania Croissard, Georges Pernoud, Raymond Castan, Jacques Audiberti, Jacques Perret. Le magazine préfère désormais miser sur l’aventure humaine, les scoops et les images chocs[12] et il atteint 919 000 exemplaires en 1981[12]. En 4 ans, la valeur du journal, qui avait été bradé à 5 millions de francs, est multipliée par 200 [9].

Les années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

En 1980, Matra présidée par Jean-Luc Lagardère prend le contrôle de Hachette et du groupe de presse de Daniel Filipacchi, donnant naissance à Matra Hachette. Au moment de l'Affaire Grégory, la direction est critiquée[18] pour avoir envoyé deux groupes de journalistes, qui travaillent en parallèle pour enquêter sur ce meurtre d'un petit garçon, plusieurs mois durant[18].

Matra Hachetteest rebaptisé Hachette Filipacchi Médias en 1997. Thérond, celui qu’on avait surnommé « l’Œil », se retire à 74 ans. Alain Genestar lui succède en .

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Le , Paris Match réalise ses meilleures ventes de l’année en publiant en couverture la photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant (et futur mari), le publicitaire Richard Attias, à New York[50].

Arnaud Lagardère, propriétaire du magazine et ami personnel de Nicolas Sarkozy, n’est prévenu de la couverture qu’une fois le magazine imprimé. La direction du groupe Lagardère entre alors en conflit avec Alain Genestar, directeur de la publication de Paris Match, et finit par le licencier en juin 2006[51].Il est remplacé par Olivier Royant en 2006[52]. Une polémique s’ensuit sur le rôle de Nicolas Sarkozy dans ce licenciement. En effet, si ce dernier affirme à plusieurs reprises « n’avoir aucune responsabilité dans cette décision »[53], Genestar déclare au Monde que « le ministre de l’Intérieur, quand il affirme n’être pour rien dans mon licenciement, ne dit pas la vérité. »[54]. Cette couverture aurait en effet provoqué la colère de Nicolas Sarkozy, lequel aurait obtenu le départ de Genestar.

Ce licenciement, après vingt années passées à la rédaction, suscite le mécontentement de ses collègues, qui, en signe de protestation, cessent de travailler le 29 juin 2006, la décision de la direction leur paraissant liée à « des raisons politiques ». Il s’agit de la deuxième grève dans l’histoire de Paris Match, la première ayant eu lieu en mai 1968. En signe d’apaisement, Olivier Royant, membre apprécié du personnel et précédemment directeur adjoint de la rédaction, est nommé en remplacement d’Alain Genestar, le 24 juillet 2006.

Après le départ d'Alain Genestar, son hebdomadaire se retrouve au cœur d'une série d'affaires. Paris Match a été mis en cause pour avoir retouché dans son édition du 9 août 2007 une photo des vacances de Nicolas Sarkozy, où un bourrelet à la taille a été masqué. La retouche de cette photo aurait été le fait du magazine lui-même[55].

A la même époque, selon The Daily Telegraph reprenant les propos de Raphaëlle Bacqué, Ségolène Royal serait intervenue auprès de Paris Match pour obtenir, même si elle n'avait aucune chance de l'obtenir, Paris Match appartenant à Arnaud Lagardère, le renvoi d’une journaliste, Valérie Trierweiler, présentée comme l’« amie » de François Hollande[56],[57].

Dans une édition spéciale consacrée au 400e anniversaire de la ville de Québec (le numéro du 26 juin 2008), Paris Match confond la ville et la province, comme en témoigne le titre dans le sommaire du magazine : « 1608-2008 : le Québec a 400 ans » La province de Québec est créée en 1763 et celle de la ville en 1608[58].

La diffusion payée en France a atteint plus de 633 000 exemplaires en 2008[59]. Le , le site parismatch.com publie un lien intitulé « Tout sur la mort de Johnny Hallyday »[60]. Le chanteur était alors hospitalisé à Los Angeles et plongé dans un coma artificiel[61]. Cette erreur déclenche une vive polémique sur l'anticipation par les journaux à sensation de la mort de personnes célèbres ayant des soucis de santé[62]. La rédaction de l'hebdomadaire s'émeut de cet épisode, soulignant que l'édition « web » de Paris Match lui échappe au profit d'une filiale de Lagardère-Active qui gère le site en dehors même du siège des magazines du groupe. La rédaction présente néanmoins ses excuses sur le site[63].

Actionnaire et Dirigeants[modifier | modifier le code]

En 2019, Paris Match intègre le pôle news du groupe Lagardère nommé « Lagardère News » rejoignant ainsi Le Journal du dimanche et Europe 1.

Paris Match et ParisMatch.com sont édités par la société Lagardère média news.

Dirigeants actuels[modifier | modifier le code]

President d’honneur : Daniel Filipacchi

Directrice de la publication : Constance Benqué

Directeur général de la rédaction : Hervé Gattegno

Siège social[modifier | modifier le code]

Paris Match est situé au 3-9 avenue André Malraux à Levallois Perret dans l’immeuble dit « Sexant »

Courant 2020, les équipes déménageront dans le siège de Lagardère Média News situé au 2 rue des Cévennes dans le 15e arrondissement de Paris.

Ainsi l’ensemble des médias du groupe Lagardère seront réunis dans le même bâtiment.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le singulier logo noir initial à la typographie sobre est rapidement abandonné pour épouser l'harmonie du titre (une police linéale noire et blanche à forte graisse, dans un rectangle rouge) qui est depuis la carte de visite et d'identité du magazine[64].

Slogans successifs[modifier | modifier le code]

Le tandem Roger Thérond et Daniel Filipacchi, voulant situer le magazine par rapport à la télévision, adopte la devise « Paris Match, le poids des mots, le choc des photos » inventée en 1978 par Jean Cau et bientôt inscrite au fronton de milliers de kiosques à journaux. Elle est remplacée en janvier 2008 par le slogan « La vie est une histoire vraie », censée inscrire le journal dans une relation plus passionnelle avec le lecteur[65],[66].

Les photographes de Paris Match[modifier | modifier le code]

Dans les années soixante, Paris Match avait une équipe de 22 photographes parmi lesquels on comptait : Claude Azoulay, Daniel Camus, Walter Carone, Izis, Willy Rizzo, Jean-Claude Sauer, Jack Garofalo, etc[67].

En 2006, on trouve dans une équipe beaucoup plus restreinte : Benoît Gysembergh, Bruno Mouron, Pascal Rostain, Bernard Wis, etc.

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Magazine d’information, Paris Match couvre l’actualité nationale et internationale, en recherchant le « scoop » en images. Il reste un débouché pour les agences photographiques et le photojournalisme de grand reportage. Cependant, l’hebdomadaire a une facette show biz et « presse people » très affirmée. La vie des célébrités et les clichés de paparazzis forment une part majeure de la ligne éditoriale.

Couvertures de Paris Match[modifier | modifier le code]

Les « unes » en couverture sont une des grandes spécialités de Paris Match ; plusieurs sont restées mémorables. Toutes sont consultables sur le site internet du périodique, depuis le premier numéro de mars 1949 jusqu’au dernier paru. Exemples de personnalités citées en couverture, sur la période -  :

Technologies[modifier | modifier le code]

Depuis le 15 septembre 2016, Paris Match ainsi que 7 autres éditeurs de presse français (Le MondeL'Équipe, MeltyCosmopolitan, Vice, Konbini et Tastemade) diffuse tous les jours des contenus exclusifs et une expérience visuelle inédite sur Discover, l'espace réservé aux médias de l'application Snapchat[68].

Le 30 mars 2017, à l'occasion de l'élection présidentielle, Paris Match et sa cellule de datajournalisme, Data Match, ont lancé l'application web "Le Poids des mots", qui permet de rechercher tout mot prononcé par les candidats[69]. Depuis le 7 mai 2017, l'application est dédiée aux discours du président Emmanuel Macron.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Paris Match - ACPM », sur www.acpm.fr (consulté le 13 février 2020).
  2. « Médias français, qui possède quoi ? », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 19 novembre 2020).
  3. Olivier Royant, « Adieu Évelyne Prouvost », Paris Match, semaine du 27 juillet au 2 août 2017, page 7.
  4. Gallica Bnf.
  5. a b c d e f g h et i "Le créateur de " Paris-Soir" par Pierre Viansson-Ponté dans Le Monde du 19 octobre 1978 [1]
  6. « Paris Match : le premier magazine français d'actualité », Gralon,‎ (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2018).
  7. a b c d e f g h i j k et l "L’Himalaya a sauvé Paris Match", par Patrick Mahé le 26/03/2009 dans "Paris Match" [2]
  8. a b et c "La bataille du Figaro" par Maurice Roy, dans L'Express du 19 mai 1969 [3]
  9. a b c d e f g h i et j "Paris Match: le magazine "institution nationale" par Marc Mentré, dans Mediatrends, le 22 avril 2009 [4]
  10. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r "Des échos mondains du XIXe siècle à Voici" par le professeur Christian Delporte - Université de Versailles - Saint Quentin-en-Yvelines, pour la revue Médiamorphoses en 2008 [5]
  11. Exposition du 19 Février au 9 avril 2009 à la Grande Verrière Grimaldi de Monaco []
  12. a b c d e f g h i et j "Naissance, constitution progressive et epanouissement d'un genre de presse aux limites floues : le magazine" par Gilles Feyel Hermès Science Publications – 2001 [6]
  13. Fabrice Schlosser, Les légendes de la presse, Aléas, , p. 238.
  14. Photothèque Willy Rizzo [7]
  15. Dominique Lormier, Histoire de la presse en France, Éd. De Vecchi, , p. 85.
  16. Jean Durieux, Patrick Mahé, Les dossiers secrets de Paris Match. 60 ans de scoops, 60 ans d'histoire, Laffont, , p. 32
  17. a b c d et e "Le Figaro littéraire, de la revue politique et littéraire au news magazine", par Claire Blandin, dans la revue Matériaux pour l'histoire de notre temps en 2004 [8]
  18. a b c d e f g h i j et k "Le magicien de Paris Match", par Renaud Revel le 15/10/1998 dans L'Express [9]
  19. a b c et d "Paris Match “L’album des Français” par François Pédron dans Paris Match le 14/08/2012 [10]
  20. Paris Match no 74 du 19 août 1950
  21. Jean Durieux, Patrick Mahé, Les dossiers secrets de Paris Match. 60 ans de scoops, 60 ans d'histoire, Laffont, , p. 33.
  22. a b c d e et f "Paris Match et la fabrique sportive de la figure de l’immigré au cours des années 1950 : entre naturalisation et assignation" par Michaël Attali dans la revue Migrations Société 2011 [11]
  23. a b c et d "Citizen Prouvost: Le portrait incontournable d'un grand patron de la presse" par Marcel Haedrich, Editions Filipacchi, 1995 [12]
  24. "Histoire de Thumeries" par Jean-Claude Collérie. Société historique de Thumeries
  25. "Les Grandes Familles" de Maurice Druon, publié en 1948 aux éditions Julliard, Prix Goncourt la même année, inspiration du film français éponyme de Denys de La Patellière, sorti en 1958 avec Jean Gabin dans le rôle de Jean Prouvost
  26. Les Charles et les Georges Prouvost, par Thierry Prouvost[13]
  27. "La lignée des Prouvost", en 2018 par Thierry Prouvost
  28. "La Saga des Prouvost. Vingt générations depuis le XIVe siècle [14]
  29. Le Monde du 9 juillet 1952 [15]
  30. Rétrospective Willy Rizzo au Salon de la Photo 2010 [16]
  31. a b c d e et f "Indochine Algérie, la fin d'un empire" Hors-Série de Paris-Match en photos [17]
  32. Le Monde du 2 janvier 1953 [18]
  33. "Na San. Amère victoire" dans Paris Match le 11/12/2012, par François Pédron [19]
  34. "Le général gambiez et les catholiques vietnamiens pendant la guerre d'indochine" par Francis Latour, article de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains en 2010[20]
  35. Philippe de Baleine et Willy Rizzo, « Dans Na-Sam assiégée », Paris Match, no 194, 29 novembre-6 décembre 1952. [21]
  36. "Indochine: des territoires et des hommes, 1856-1956", par Christophe Bertrand, Caroline Herbelin, et Jean-François Klein, en 2013
  37. « Dans Na - Sam assiégée », PM du 29 novembre - 6 décembre 1952
  38. "Acquisition : Willy Rizzo (1928-2013), photographies de la guerre d’Indochine" par Anthony Petiteau Responsable des collections de photographies [22]
  39. a b c d e f g h i j k l m et n "La Révolution algérienne dans Paris Match : construction d’une mémoire photographique (1954-1962)" par Fadila Yahou, dans la revue "Continents manuscrits" en 2020 [23]
  40. La Havane prend feu, par Marie-Hélène Vivies, photographies Daniel Camus, Paris Match no 509, 10 janvier 1959.
  41. La Havane prend feu, par Marie-Hélène Vivies, photographies Daniel Camus, Paris Match, no 509, 10 janvier 1959.
  42. Sabine Cayrol, « Il y a 60 ans, la révolution cubaine : l'incroyable récit de Match », sur Paris Match,
  43. Francis Balle, Médias et sociétés, LGDJ, , p. 76
  44. a et b Attentat de l’OAS contre André Malraux – AfVT – Association française des Victimes du Terrorisme
  45. "Saint-Maurice l’Ardoise : Un camp pour activistes dans le Gard en 1962" par Didier Lavrut dans la Revue d'histoire moderne et contemporaine de Nîmes et du Gard, n° 23, 2007 [24]
  46. La tragédie du 26 mars 1962: reportage de Paris-Match [25]
  47. a et b "Willy Rizzo, chasseur de stars et pionnier de "Paris Match", par Michel Guerrin dans Le Monde du 28 février 2009 [26]
  48. Article du Monde repris et illustré par couvertures fictives de Paris-Flash [27]
  49. Jean Durieux, Patrick Mahé, Les dossiers secrets de Paris Match. 60 ans de scoops, 60 ans d'histoire, Laffont, , p. 155
  50. Paris-Match : "l'affaire Cécilia" selon Roquemaurel, Le Point, 6 octobre 2007
  51. Paris Match : Alain Genestar fera son « dernier bouclage » en début de semaine AFP, 25 juin 2006
  52. Jean Durieux, Patrick Mahé, Les dossiers secrets de Paris Match. 60 ans de scoops, 60 ans d'histoire, Laffont, , p. 391
  53. France 5, 29 septembre 2006
  54. « Selon Alain Genestar, Nicolas Sarkozy est à l’origine de son licenciement », article du Monde, 17 novembre 2006
  55. « Paris Match » gomme les poignées d’amour de Sarkozy, article de Libération, 23 août 2007
  56. (en) Royal 'wanted love rival sacked', The Telegraph, 25 juin 2007.
  57. (en) How bloggers revealed Royal’s break-up, The Daily Telegraph, 24 juin 2007.
  58. Paris Match fait fausse route Radio-Canada, 28 juin 2008
  59. Source : OJD.
  60. Capture de l'article où apparaît le lien.
  61. « Johnny Hallyday doit être sorti du coma "en début de semaine" » paru le même jour sur NouvelObs.com.
  62. Article « Paris Match s'emmêle les liens sur l'état de santé de Johnny Hallyday » sur Libération.fr, le .
  63. Dépêche « Précisions à propos de Johnny » sur le site officiel de Paris Match le .
  64. Jean Durieux, Patrick Mahé, Les dossiers secrets de Paris Match. 60 ans de scoops, 60 ans d'histoire, Laffont, , p. 30
  65. « "La vie est une histoire vraie" : nouveau slogan de Paris-Match », sur nouvelobs.com,
  66. Marie-Laetitia Bonavita, « Paris Match change de slogan choc », sur Lefigaro.fr,
  67. Fadila Yahou, « La Révolution algérienne dans Paris Match : construction d’une mémoire photographique (1954-1962) », Continents manuscrits, no 14,‎ (lire en ligne)
  68. Alexis Delcambre, « Snapchat lance une offre d’information en français sur Discover », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  69. « Le Poids des mots », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Paris Match, la saga des unes, documentaire de François Hubert-Rodier, France, 2009, 52'

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :