Alexandre Aja

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Alexandre Aja
Alexandre Aja (17493159043) (cropped).jpg
Alexandre Aja au festival de Nocturna en 2015
Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Alexandre Jouan-ArcadyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Père
Conjoint
Autres informations
Films notables

Alexandre Jouan-Arcady, dit Alexandre Aja, est un réalisateur, producteur de cinéma, scénariste, dialoguiste et acteur français, né le à Paris.

Fils du cinéaste Alexandre Arcady et de la critique de cinéma Marie-Jo Jouan, il commence sa carrière en tant que comédien (1982-1992) et réalisateur de seconde équipe (2000-2004) dans les films de son père. Il se fait connaître en 2003 grâce au succès de son second film, Haute Tension, pour lequel il remporte le Grand Prix du film fantastique européen et le Prix du meilleur réalisateur au Festival international du film de Catalogne.

Il collabore très souvent avec Grégory Levasseur, son coscénariste, dialoguiste et directeur artistique, qu'il a rencontré au lycée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né le à Paris, fils du cinéaste Alexandre Arcady et de la critique de cinéma Marie-Jo Jouan, Alexandre Jouan-Arcady rencontre au lycée Montaigne de Paris[1],[2],[3] Grégory Levasseur, avec qui il partage des goûts communs pour le cinéma américain, les films d'horreur et le magazine Mad Movies[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

À l'âge de quatre ans, Alexandre Jouan-Arcady fait sa première apparition dans le film noir de son père Le Grand Pardon (1982), puis, toujours suivant son père sous le pseudonyme d'Alexandre Jouan, il continue à endosser d'autres personnages dans Le Grand Carnaval (1983), L'Union sacrée (1989) et le dernier Le Grand Pardon 2 (1992) où il reprend le rôle d'Alexander Atlan.

En 1997, il écrit avec Grégory Levasseur[3] et réalise son premier court métrage Over the Rainbow, une comédie dramatique-épouvante de dix minutes en noir et blanc. Présenté en compétition officielle au festival de Cannes sous le nom d'Alexandre Aja (les trois initiales de son identité civile), il y est nommé pour la Palme d'or du court métrage, ainsi que pour le prix du Meilleur premier court métrage au festival du Film international de Molodist.

Entre-temps, il est assistant réalisateur en seconde équipe dans les films de son père Là-bas... mon pays (2000), Entre chiens et loups (2002), pour lequel il coécrit avec son père et Grégory Levasseur, et Mariage mixte (2004).

Révélation[modifier | modifier le code]

« Nous nous connaissons depuis assez longtemps pour nous compléter parfaitement. Les scénarios s'écrivent à deux, puis Alexandre s'occupe de la réalisation et moi je me consacre à la direction artistique du film. »

— Grégory Levasseur[2].

Avec Grégory Levasseur, Alexandre adapte une nouvelle Graffiti de Julio Cortazar[5] pour son premier long-métrage fantastique Furia (2003) à budget faible de 1 700 000 euros[6], avant de partir pour le tournage à El Jadida[7], une petite ville au sud de Casablanca au Maroc, avec Stanislas Merhar, Marion Cotillard, Wadeck Stanczak, sous l'œil de son père alors producteur de ceci. Avec 8 403 entrées en France[6], le résultat est un échec.

En 2004, après le tournage de son père pour Mariage mixte, alors qu'ils sont influencés par des films d'horreur des années 1980 dans leur jeunesse, Alexandre Aja et Grégory Levasseur ont « cette idée classique d'histoire dans la tête : deux filles dans une maison, un tueur, une nuit. (…) Ce serait la meilleure manière de leur rendre hommage »[8] pour en faire un film. Accepté et impressionné par leur travail, Luc Besson avec sa distribution EuropaCorp finance leur film[8] Haute Tension (2003), d'un budget de 2 200 000 euros. Le tournage a eu lieu à Bucarest en Roumanie[9], avec Cécile de France, Maïwenn, Philippe Nahon. 110 544 entrées en France et, pour une recette mondiale au total, 6 015 095 dollars[10], un succès dans les festivals en France et à l'étranger au Festival international du film de Catalogne où il rapporte le Prix du Meilleur réalisateur et le Grand Prix du film fantastique européen, surtout au Festival du film indépendant de Sundance en 2004 qui permet de lui faire des premiers pas à Hollywood. « Pour moi, faire un film à Hollywood est un rêve qui se réalise. Avec le genre de films que nous faisons, le fait d’être Français n’a aucune importance. Si vous savez faire peur, vous pouvez le faire dans n’importe quelle langue ! », lâche le metteur en scène[11].

Carrière outre-atlantique[modifier | modifier le code]

Grâce au succès de son dernier film, les studios d'Hollywood proposent aux deux jeunes hommes de nombreux projets de remake. Dimension leur confie le remake de La colline a des yeux (2006) que Wes Craven avait réalisé en 1977. « Pour être honnête, on m’aurait proposé de faire le remake de Massacre à la tronçonneuse, de Délivrance ou des Chiens de paille, j’aurais refusé, j’aurais dit aux producteurs : Désolé les gars, j’adore ces films mais je peux pas. Pourquoi refaire ces films ? Ça ne sert à rien, ils sont déjà très bien comme ils sont. Par contre, La Colline a des yeux, si j’ai accepté de le refaire, c’est d’abord parce que le concept de base est très fort et ensuite parce que le film original me fait vraiment marrer. Et je ne dis pas ça par mépris vis-à-vis du film, je l’aime vraiment parce que c’est plein de maladresses. », s'explique le réalisateur[12]. Une fois sorti le aux États-Unis, le public américain se montre très satisfait avec 40 000 000 dollars de recettes[12] en un mois.

Juste au moment de la sortie de La colline a des yeux[13], en mars, les producteurs de Twentieth Century Fox leur proposent Mirrors (2008), un autre remake du film sud-coréen Into the Mirror réalisé en 2003 par Kim Sung-ho. Alexandre Aja et Grégory réécrivent le scénario de Jim Uhls et Joe Gangemi, pourtant révisé par Kieran et Michelle Mulroney, avant qu'ils ne commencent le tournage en automne[14] durant huit semaines à Bucarest en Roumanie et deux semaines les extérieurs à New York et Los Angeles[15] en compagnie de Kiefer Sutherland et Paula Patton.

Pour les producteurs de Summit Entertainment, après avoir travaillé tous les trois sur le montage de La colline a des yeux[16], Alexandre Aja et son acolyte joignent, en au Canada, Franck Khalfoun pour travailler sur le scénario de 2e sous-sol, dont ils sont également producteurs.

Il s'attaque à un projet d'un budget d'environ 24 000 000 de dollars, un film en tridimensionnel numérique que Dimension leur avait exposé, il y a sept ans[17], dont le titre est Piranha 3-D (2010). Ce film avait été réalisé en 1978 par Joe Dante, et « ce n'est pas du tout un remake du film de Joe Dante, même s'ils partagent le même nom »[17], prévient Alexandre Aja. Sorti aux États-Unis le , il s'est installé au sixième place en trois jours avec 10 millions de dollars[18].

En tant que Jury long métrage au Festival international du film fantastique de Gérardmer en janvier 2011

En 2010, il obtient les droits d'adaptation du manga Cobra, le pirate de l'espace de space-opera de Buichi Terasawa (1978), dont il écrit le script avec Grégory Levasseur avant de se lancer dans la production et la réalisation en trois dimensions[19] pour un budget d'environ 120 000 000 dollars, sa sortie est prévue en 2013[20]. Fin août 2010, il déclare dans Le Journal du dimanche participer au projet du producteur Thomas Langmann, qui a acquis les droits d'adaptation de la bande dessinée espagnole Blacksad en janvier 2004[21],[22].

Alexandre Aja au Festival de Comic-con de San Diego en juillet 2014

Le , Le Figaro annonce que le tournage de Maniac réalisé par Franck Khalfoun vient de se terminer à Los Angeles. Ce remake du film du même nom de William Lustig en 1980, dont Alexandre Aja est scénariste et producteur, est sollicité par les productions françaises en passant par la production exécutive Barbes Brothers, filiale américaine de La Petite Reine de Thomas Langmann[23].

En 2014, Julien Mokrani annonce son premier long-métrage Les Sentinelles basé sur une bande dessinée signée Xavier Dorison et Anrique Breccia sous la production d'Alexandre Aja après avoir géré Rock the Casbah de Laïla Marrakchi (2013) et Pyramide de son ami Grégory Levasseur (2014)[24].

En 2019, il présente son film Crawl sur le scénario de Michael et Shawn Rasmussen, produit par Sam Raimi.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Alexandre Aja est marié à la cinéaste marocaine Laïla Marrakchi, née en 1975[25].

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

En tant que scénariste[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

En tant que producteur[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 2009 : The Esseker File de lui-même
  • 2017 : Campfire Creepers: The Skull of Sam de lui-même

Série télévisée[modifier | modifier le code]

En tant qu’acteur[modifier | modifier le code]

Films

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Haute Tension 

Nominations[modifier | modifier le code]

Over the Rainbow 
Furia 
Haute Tension 
La Colline a des yeux 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Braustein, « Les jeunes maîtres de l'horreur », GQ, mai 2015, page 58.
  2. a et b « Secrets de tournage - Alexandre Aja et Grégory Levasseur », sur Allociné (consulté le 15 août 2010).
  3. a et b Christophe d'Yvoire et Thierry Chèze, « Trois jeunes cinéastes : Emmanuel Mouret / Alexandre Aja / Djamel Bensalah », sur L'Express, (consulté le 15 août 2010).
  4. Frédéric Wullschleger, « Alexandre Aja : Pour l'amour du gore », sur Abus de Ciné, (consulté le 9 septembre 2010).
  5. « Secrets de tournage - Adapté d'une nouvelle », sur Allociné (consulté le 15 août 2010).
  6. a et b « Furia », sur JP’s box-office (consulté le 15 août 2010).
  7. « Secrets de tournage - Un tournage marocain », sur Allociné (consulté le 15 août 2010).
  8. a et b Andy Timms de Substance001, « Interview avec Alexandre Aja, Grégory Levasseur & Cécile De France », sur Oh My Gore, (consulté le 15 août 2010).
  9. « Filming locations for High Tension », sur Internet Movie Database (consulté le 15 août 2010).
  10. « Haute Tension », sur JP’s box-office (consulté le 15 août 2010).
  11. Céline, « La colline a des yeux », sur Algerie-dz.com, (consulté le 15 août 2010).
  12. a et b « Interview : Alexandre Aja (La colline a des yeux) », sur Excessif, (consulté le 15 août 2010).
  13. Stéphanie Belpêche, « Terrifiant jeu de miroirs », sur Le Journal du dimanche, (consulté le 15 août 2010).
  14. « Nouveau film d'horreur pour Alexandre Aja », sur Cinemovies, (consulté le 16 août 2010).
  15. « Secrets de tournage - Tournage à Bucarest », sur Allociné (consulté le 16 août 2010).
  16. « Alexandre Aja producteur… », sur Cinemovies, (consulté le 16 août 2010).
  17. a et b David Doukhan, « La Mer rouge », Mad Movies, Custom Publishing France,‎ , p. 44 (ISSN 0338-6791).
  18. Clément Cuyer (avec Box Office Mojo et Box Office Guru), « Box-office US : les "Expendables" ne craignent personne ! », sur AlloCiné, (consulté le 3 septembre 2010).
  19. Julien Loubière, « Alexandre Aja va adapter le manga Cobra en 3D », sur Excessif, (consulté le 3 septembre 2010).
  20. Christopher Ramoné, « Mais où en est Alexandre Aja ? », sur Excessif, (consulté le 31 décembre 2011).
  21. "Les droits cinématographiques de Blacksad : vendus !" sur le site Actua BD.
  22. Interview d'Alexandre Aja dans le JDD, 28 août 2010.
  23. Alice Bosio, « Maniac, le tournage du remake terminé », sur Le Figaro, (consulté le 31 décembre 2011).
  24. Nicolas Gilli, « Merveilleux concept arts pour « Les Sentinelles » de Julien Mokrani », sur Filmosphère, (consulté le 8 février 2016).
  25. « Rock the Casbah » – Laïla Marrakchi : « Les Marocains sont condamnés à la schizophrénie », sur Jeune Afrique, (consulté le 6 février 2019).

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Staci Layne Wilson et Scott Essman, « Piranha 3D : vacances sanglantes », L'Écran fantastique n° 312, , p. 54-59.
  • Cédric Delelée, « Family Plot », Mad Movies n° 308, , p. 54-59.

Internet[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]