Le Mas-d'Azil

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Le Mas-d'Azil
Église.
Église.
Blason de Le Mas-d'Azil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Arize-Lèze
Intercommunalité Arize - Lèze
Maire
Mandat
Raymond Berdou
2014-2020
Code postal 09290
Code commune 09181
Démographie
Gentilé Aziliens
Population
municipale
1 193 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 04′ 54″ nord, 1° 21′ 41″ est
Altitude 320 m (min. : 275 m) (max. : 580 m)
Superficie 39,36 km2
Localisation

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Le Mas-d'Azil (occitan : Lo Mas d'Asilh) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Aziliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Mas-d'Azil est une ancienne bastide située dans la région du Volvestre, sur le cours de l'Arize, en plein massif du Plantaurel. La commune est incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Situation du Mas-d'Azil

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Mas-d'Azil[1]
Campagne-sur-Arize
Montfa
Les Bordes-sur-Arize Sabarat
Camarade Mas-d'Azil[1] Gabre
Clermont
Montseron
Durban-sur-Arize
Allières
La Bastide-de-Sérou

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 275 et 580 mètres. La superficie est de 3 936 hectares[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mas-d'Azil est une ancienne bastide fortifiée dont l'histoire est très liée aux guerres de religion.

Le Seigneur Jean de Lacvivier, prieur du monastère de Saint-Béat au diocèse de Comminges fut élu en 1426 par l'autorité apostolique du pape Martin V abbé du monastère du Mas-d'Azil au diocèse de Rieux.

Le protestantisme y fit son apparition dès 1540 et s’y implanta pour en devenir un haut lieu et appelé « La Genève du comté de Foix ». En 1568 la tentative de conquête de la ville par Bellegarde, sénéchal de Toulouse, échoue ainsi que la tentative de prise des grottes où s'étaient réfugiées plusieurs familles protestantes des environs. C'est à cette époque que les moines sont chassés de la ville et l'abbaye rasée.

En 1625, Louis XIII envoie l'armée royale commandée par le maréchal de Thémines dans la région pour soumettre les huguenots. Le 15 septembre son armée forte de 15 000 hommes arrive aux portes du Mas-d'Azil : les Aziliens offrirent alors leur reddition contre 15 000 écus, Thémines en demanda alors 20 000. Ne pouvant trouver une telle somme les habitants se préparèrent à défendre leur cité.

Le siège dura un mois, 2 000 coups de canons furent tirés pour affaiblir les défenses et à l'aube du 12 octobre 1625 à 8 h l'assaut est donné avec pour cible deux des bastions de la ville. Les combats sont acharnés, les femmes de la cité n'hésitant pas à prendre part aux combats (ce sont elles qui capturèrent le capitaine Sarraute et le traînèrent dans les rues par les cheveux !). Six jours plus tard, l'armée royale se retire laissant sur place près de 500 morts, la cité étant toujours aux mains des protestants.

En 1629, le château est démantelé et les fortifications seront rasées en 1636.

En 1649, les moines reviennent et bâtissent une église en 1673 sur les ruines de l'ancienne abbaye.

Ent 1790, Le Mas-d'Azil devient une commune et absorbe entre 1790 et 1794 la commune de Raynaude[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1793 la commune du Mas-d'Azil est chef-lieu du canton du Mas-d'Azil au sein du district de Mirepoix-Pamiers, devenu arrondissement de Pamiers en 1801. Le canton est transféré à l'arrondissement de Saint-Girons en 1926 puis revient dans celui de Pamiers en 1942[2].

À compter des élections départementales de 2015, la commune du Mas-d'Azil rejoint le nouveau canton d'Arize-Lèze.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Raymond Berdou PS enseignant, conseiller général puis conseiller départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 193 habitants, en diminution de -2,21 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 400 2 523 2 664 2 744 2 908 3 000 3 002 3 017 2 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 619 2 688 2 738 2 575 2 521 2 376 2 350 2 323 2 141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 139 2 113 1 972 1 712 1 651 1 720 1 647 1 589 1 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 643 1 682 1 568 1 404 1 307 1 117 1 219 1 209 1 193
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dolmen de Cap del Pouech, photographie d'Eugène Trutat vers 1900
Le dolmen en 2009

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Laffont
  • Charles d'Amboix sous-lieutenant de la marine royale, participant au débarquement raté des Emigrés, à Quiberon, en 1795. Fait prisonnier, il est condamné à Vannes le 14 thermidor An III / samedi Ier Août 1795, et fusillé. Il était âgé de 24 ans.
  • Pierre-Jean d'Amboix frère du précédent ; lieutenant au régiment de Béarn, participant au débarquement raté des Emigrés, à Quiberon, en 1795. Fait prisonnier, il est condamné à Vannes le 14 thermidor An III, et fusillé. Il était âgé de 29 ans.
  • André Saint-Paul, né le vendredi 29 décembre 1916 à Rabastens-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), décédé le jeudi 7 septembre 2000 au Mas d'Azil. docteur en médecine. Résistant. Député socialiste de l'Ariège du 30 juin 1968 au 22 mai 1981, maire 1947-1989, conseiller général du Mas d'Azil, Président du Conseil général de l'Ariège1966-1985. Conseiller Régional Midi-Pyrénées 1974-1981.
  • Jean de Lacvivier, abbé du Mas-d'Azil en 1426.
  • François Huc, né le dimanche 24 janvier 1904 au Mas d'Azil, décédé le vendredi 12 février 1965. Charpentier-maçon, Compagnon du Devoir "Comtois l'Ami du trait". Résistant, Communiste, Président du Comité de Libération du Mas d'Azil. Maire du Mas d'Azil, 1944-1947, Conseiller Général du canton du Mas d'Azil 1944-1945.
  • Amédée Roujas, né le 28 juillet 1849 au Mas d'Azil, décédé le dimanche 30 janvier 1927 au Mas d'Azil, Notaire. Radical, maire du Mas d'Azil, conseiller général du Mas d'Azil 1895-1919.
  • Saint-Just Péquart, (1881-1944), archéologue et préhistorien. Il fouilla pendant près de dix ans la Grotte du Mas-d'Azil.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au château d’argent, ouvert du champ (1814)[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Clayes, Deux siècles de vie politique dans le département de l'Ariège 1789-1989, Pamiers, 1994.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]