Sabarat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sabarat
Sabarat
L'Arize à Sabarat.
Blason de Sabarat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Arize Lèze
Maire
Mandat
Laurent Milhorat
2020-2026
Code postal 09350
Code commune 09253
Démographie
Gentilé Sabaratois
Population
municipale
378 hab. (2018 en augmentation de 13,51 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 02″ nord, 1° 23′ 23″ est
Altitude Min. 265 m
Max. 510 m
Superficie 9,50 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Arize-Lèze
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
Voir sur la carte administrative de Occitanie (région administrative)
City locator 14.svg
Sabarat
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Sabarat
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sabarat
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sabarat

Sabarat est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Sabaratois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Sabarat s’étale au nord de la chaîne du Plantaurel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sabarat est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Sabarat et de ses proches communes.

Relief, hydrographie et hameaux[modifier | modifier le code]

Le bourg se développe de part et d'autre de l'Arize, au niveau d’un méandre de cette rivière venant de traverser le massif calcaire du Plantaurel.

Sur la rive gauche de l'Arize se trouve le noyau ancien du village ; un noyau plus récent, sur la rive droite, s'est formé autour du carrefour de la D 119 avec la D 628.

La superficie de la commune est de 950 hectares ; son altitude varie de 265 à 510 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun : Navette Mûnoz, du Mas d’Azil à Montesquieu-Volvestre rejoignant les lignes régulières de transport interurbain réseau Arc-en-ciel de Montesquieu-Volvestre à Toulouse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sabarat est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (37,2 %), zones agricoles hétérogènes (32,2 %), forêts (21,4 %), terres arables (8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Existence d'un dolmen au Peyré. Découvertes en ce lieu de haches polies, de ciseaux, de couteaux polis, de meules, de percuteurs, de burins, de grattoirs. Découverte de «  la cachette du Peyré » contenant boucles, rouelles, tubes en spirale et des objets en bronze indéterminés.

Le , les habitants incendièrent le village et, à l'approche du maréchal du Thémines, se réfugièrent au Mas-d’Azil. L'église fut détruite (on signale qu'en 1623 se trouvait encore un cloître, en l'emplacement de l’église actuelle). L'église fut reconstruite et la date de 1688 gravée sur le portail marque certainement l'achèvement de la remise en état des lieux.

L’église fut dès lors dédiée à sainte Anne, elle était auparavant dédiée à sainte Marie.

Une ligne de chemin de fer à voie métrique de Toulouse à Sabarat exploitée par les Chemins de fer du Sud-Ouest a fonctionné jusqu'en 1936.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sabarat Blason
D'or, à sept sabres de gueules posés en pal et rangés en orle.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[9],[10].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes Arize Lèze et du canton des Portes d'Ariège (avant le redécoupage départemental de 2014, Les Bordes-sur-Arize faisait partie de l'ex-canton du Mas-d'Azil) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes de l'Arize.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Bernard Fraisse    
mars 2008 En cours Laurent Milhorat   Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 378 habitants[Note 2], en augmentation de 13,51 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
629608636622699785800830800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
823725714679696678622600558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
517456508432443438434395374
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
348327305279304284337344351
2013 2018 - - - - - - -
333378-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 337 318 279 260 249 238 244 228
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces : Vente de carrelages.

Principales entreprises : entreprise de maçonnerie, entreprise de transport, exploitations agricoles (dix-sept fermes sont disséminées sur les coteaux environnants), menuiseries, carrosserie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sabarat fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée par un regroupement pédagogique intercommunal avec la commune des Bordes-sur-Arize pour l'école primaire.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Principales associations : Comité des fêtes, foyer rural, observatoire, bibliothèque.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Pétanque, moto...

Culte[modifier | modifier le code]

Culte : catholicisme et protestantisme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Temple de l'Église protestante unie de France de Sabarat.
  • Sur la rive gauche de l’Arize, au plan semblable à celui des bastides on remarque des maisons à colombages construites en encorbellement, de vastes demeures de maîtres, un mail au bout duquel se trouve le temple, une fontaine imposante au fond de la promenade de l'Ario.
  • Un solide pont en pierre enjambe l'Arize où viennent se refléter les façades anciennes qui la surplombent
  • Un peu plus loin, à l'ouest du village, rive gauche se trouve un temple protestant datant certainement de la fin du XVIIIe siècle.
  • Le dolmen du Peyré. Selon une tradition locale, il était habité par une sorcière nommée Matèbe. Elle allait au sabbat dans un champ tout proche, le Prat des Gats (Pré des Chats), à minuit et elle y rencontrait d'autres sorcières[20].
  • L'Observatoire astronomique, dont le fondateur est le pasteur Richardot. Depuis son inauguration en , l'observatoire astronomique accueille groupes pour soirées d'observations, stagiaires, élèves allant des classes primaires à l'université, grand public.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Pouech, chanoine titulaire de la cathédrale de Pamiers est né à Sabarat en 1814 et mort en 1892. Auteur de nombreux travaux sur les principaux saints du diocèse, il fut surtout connu comme géologue et paléontologue. Il a laissé une collection[21] (ossements, poteries, colliers, monnaies, pistolets du temps de Louis XIII) malheureusement quelquefois en partie perdue et de nombreux écrits non publiés. Elle a été présentée lors du colloque organisé à Pamiers pour le centenaire de la mort du chanoine les 16 et . Pour ce centenaire, la place du village a été dénommée place du Chanoine-Pouech.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
Notes de type "Carte"

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 5 septembre 2020).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. « Eglise », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 11 juin 2020)
  20. Olivier de Marliave, « Les roches à légendes d'Ariège... sur les pas de Joseph Vézian », dans Société des amis du Musée pyrénéen, Pyrénées : organe officiel du Musée pyrénéen du Château-fort de Lourdes, de la Fédération franco-espagnole des sociétés pyrénéistes, du G.P.H.M. / Société des amis du Musée pyrénéen, (lire en ligne), p. 254
  21. E. D., « La collection Pouech va sortir de l'oubli », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :