Le Mas-d'Azil

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Le Mas-d'Azil
Le Mas-d'Azil
Église.
Blason de Le Mas-d'Azil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Arize-Lèze
Intercommunalité Arize - Lèze
Maire
Mandat
Raymond Berdou
2014-2020
Code postal 09290
Code commune 09181
Démographie
Gentilé Aziliens
Population
municipale
1 187 hab. (2015 en diminution de 2,3 % par rapport à 2010)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 04′ 54″ nord, 1° 21′ 41″ est
Altitude 320 m
Min. 275 m
Max. 580 m
Superficie 39,36 km2
Localisation

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Le Mas-d'Azil, en occitan Lo Mas d'Asilh, est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Aziliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Ariège.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Mas-d'Azil est une ancienne bastide située dans la région du Volvestre, sur le cours de l'Arize, en plein massif du Plantaurel. La commune est incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Situation du Mas-d'Azil.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Mas-d'Azil[1]
Campagne-sur-Arize,
Montfa
Les Bordes-sur-Arize Sabarat
Camarade du Mas-d'Azil Gabre
Clermont,
Montseron
Durban-sur-Arize, Allières La Bastide-de-Sérou

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 275 et 580 mètres. La superficie est de 3 936 hectares[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Arize, un affluent de la Garonne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'ancienne route nationale 119.

En 1911, la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique de Carbonne à Montesquieu-Volvestre est prolongée jusqu'au Mas-d'Azil[4]. Elle est exploitée par la Compagnie des chemins de fer du Sud-Ouest jusqu'à sa fermeture en 1938[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le Mas d'Azil est un haut-lieu de la Préhistoire par les découvertes faites dans sa célèbre grotte : la commune a ainsi donné son nom à une période entre le Magdalénien et du Néolithique, l'azilien.

Le Mas-d'Azil est une ancienne bastide fortifiée créée par le comte Roger IV de Foix en 1246.

Le Seigneur Jean de Lacvivier, prieur du monastère de Saint-Béat au diocèse de Comminges est élu en 1426 par l'autorité apostolique du pape Martin V, abbé du monastère du Mas-d'Azil au diocèse de Rieux.

Dès l'arrivée de la réforme, Le Mas-d'Azil avait servi de refuge aux Protestants. Avec l'avènement d'Henri IV, les habitants construisent des temples pour se livrer librement à leur culte. Les Protestants deviennent dominants ; ils chassent le clergé et détruisent le monastère.

Le protestantisme y fait son apparition dès 1540 et s'y implante pour en devenir un haut lieu, surnommé « La Genève du comté de Foix ». En 1568 la tentative de conquête de la ville par Bellegarde, sénéchal de Toulouse, échoue ainsi que la tentative de prise des grottes où s'étaient réfugiées plusieurs familles protestantes des environs. C'est à cette époque que les moines sont chassés de la ville et l'abbaye rasée.

En 1625, Louis XIII envoie l'armée royale commandée par le maréchal de Thémines dans la région pour soumettre les Huguenots. Le 15 septembre son armée forte de 15 000 hommes arrive aux portes du Mas-d'Azil : les Aziliens offrent alors leur reddition contre 15 000 écus, Thémines en demande alors 20 000. Ne pouvant trouver une telle somme les habitants se préparent à défendre leur cité. Le siège dure un mois, 2 000 coups de canons sont tirés pour affaiblir les défenses et à l'aube du 12 octobre 1625 à h l'assaut est donné avec pour cible deux des bastions de la ville. Les combats sont acharnés, les femmes de la cité n'hésitant pas à prendre part aux combats, ce sont elles qui capturent le capitaine Sarraute. Six jours plus tard, l'armée royale se retire laissant sur place près de 500 morts, la cité étant toujours aux mains des protestants.

En 1629, le château est démantelé et les fortifications sont rasées en 1636.

En 1649, les moines reviennent et bâtissent une église en 1673 sur les ruines de l'ancienne abbaye.

En 1790, Le Mas-d'Azil devient une commune et absorbe entre 1790 et 1794 la commune de Raynaude[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[5],[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

En 1793, la commune du Mas-d'Azil est chef-lieu du canton du Mas-d'Azil au sein du district de Mirepoix-Pamiers, devenu arrondissement de Pamiers en 1801. Le canton est transféré à l'arrondissement de Saint-Girons en 1926 puis revient dans celui de Pamiers en 1942[2].

À compter des élections départementales de 2015, la commune du Mas-d'Azil rejoint le nouveau canton d'Arize-Lèze.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1895 1919 Amédée Roujas Radical Notaire, conseiller général du Mas d'Azil 1895-1919
         
2001 en cours Raymond Berdou PS enseignant, conseiller général puis conseiller départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 1 187 habitants[Note 1], en diminution de 2,3 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4002 5232 6642 7442 9083 0003 0023 0172 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6192 6882 7382 5752 5212 3762 3502 3232 141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1392 1131 9721 7121 6511 7201 6471 5891 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 6431 6821 5681 4041 3071 1171 2191 2091 187
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 11 13 17 20 22 20 20 21
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune jusqu'au collège André Saint-Paul[15].

  • L'école du cheval propose au Pas-del-Roc (route de Camarade) des cours adulte et enfant avec une pédagogie adaptée pour une meilleure relation au cheval.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

  • Salle omnisport de 1 200 m2 avec 200 places en gradin ouverte en 2017.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Mas-d'Azil est un bourg touristique où les commerces essentiels sont présents.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

  • L'Association Kokopelli[16] se consacre, depuis 1999, à la protection de la biodiversité alimentaire par la production de semences issues de l'agro-écologie avec environ 1 500 variétés en 2017 libres de droit et reproductibles (non-hybrides F1 et non-OGM).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dolmen de Cap del Pouech, photographie d'Eugène Trutat vers 1900.
Le dolmen en 2009.
  • Grotte du Mas d'Azil, haut-lieu de la préhistoire ;
  • L'église Saint-Étienne du XVIIIe siècle avec son clocher à bulbe, construite sur les anciens vestiges d'une puissante abbaye bénédictine fondée en 1286 et à l'origine de l'édification de la bastide ;
  • Halle à piliers ronds ;
  • Musée de la préhistoire ;
  • Dolmens de Cap del Pouech, de Seignas et de Brillaud ;
  • Pont Louis XIII ;
  • Musée-parc « La Forêt aux dinosaures » ;
  • Verrerie d'art ;
  • Espace d'art affabuloscope.fr. Ce lieu créé par l'artiste Claudius de Cap Blanc devient le Musée de l'Affabuloscope en 2018 suite à l'achat de la collection de l'artiste par Michel Malbec. Le projet du musée est dirigé par Fred Noiret, précédemment galeriste et par ailleurs sculpteur. Le musée est ouvert à la visite de mai à novembre. Il est un lieu culturel majeur sur le département de l'Ariège, rassemble une collection de plus de 600 œuvres de Claudius de Cap Blanc, et dispose par ailleurs d'une salle d'exposition temporaire permettant d'inviter des artistes extérieurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au château d’argent, ouvert du champ (1814)[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Claeys, Deux siècles de vie politique dans le département de l'Ariège 1789-1989, Pamiers, 1994.
  • Simone Henry Comminges et Couserans, éditions Privat, 1985, Toulouse.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a, b et c Notice Cassini du Mas-d'Azil
  3. « Plan séisme »
  4. a et b Site trains-fr.org, FACS : Les chemins de fer secondaires de France - département de la Haute-Garonne lire (consulté le 15 novembre 2011).
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. laetitia adminplantaurel, « COLLEGE ANDRE SAINT PAUL - », sur andre-saint-paul.entmip.fr (consulté le 9 décembre 2017)
  16. « Semences potagères et aromatiques bio »
  17. Armorial de France