Campagne-sur-Arize

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Campagne-sur-Arize
Campagne-sur-Arize
Le pont sur l'Arize et le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Arize Lèze
Maire
Mandat
Jean-Claude Commenge
2020-2026
Code postal 09350
Code commune 09075
Démographie
Gentilé Campagnéens
Population
municipale
279 hab. (2018 en augmentation de 4,89 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 43″ nord, 1° 20′ 20″ est
Altitude 250 m
Min. 251 m
Max. 482 m
Superficie 13,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Arize-Lèze
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Campagne-sur-Arize
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Campagne-sur-Arize

Campagne-sur-Arize est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune, située à l'ouest de l'Ariège et limitrophe du département de la Haute-Garonne, non loin du massif du Plantaurel, est soumise à la double influence de la Haute-Garonne (le Volvestre), et du voisinage ariégeois immédiat de la vallée de l'Arize, marqué en particulier par Le Mas-d'Azil. Le village de Campagne-sur-Arize se répartit de part et d'autre de la rivière Arize, formant une "ville haute" et une "ville basse", qui sont reliées par un pont à arche unique. Elle fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Campagne-sur-Arize est limitrophe de six autres communes dont une dans le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Campagne-sur-Arize et de ses proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 334 hectares ; son altitude varie de 251 à 482 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la D 628 ancienne route nationale 628,

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Campagne-sur-Arize.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par l'Arize, la Dourne, le Tucol, le ruisseau de Coumebère, le ruisseau de la goutte, le ruisseau de Lapiche et de Portecluse, le ruisseau du Bois de Marsoulies et par deux petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 17 km de longueur totale[4],[5].

L'Arize, d'une longueur totale de 83,78 km, prend sa source dans la commune de Sentenac-de-Sérou et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans la Garonne à Carbonne, après avoir traversé 20 communes[6].

La Dourne, d'une longueur totale de 12,1 km, prend sa source dans la commune de Sabarat et s'écoule du sud vers le nord puis d'est en ouest. Elle traverse la commune et se jette dans l'Arizesur le territoire communal, après avoir traversé 5 communes[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[8]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[9]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[8].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 790 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13],[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Carla Bayle », sur la commune de Carla-Bayle, mise en service en 1976[15]et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[16],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 789,7 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 23 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[19], à 12,3 °C pour 1981-2010[20], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Campagne-sur-Arize est une commune rurale[Note 3],[22]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[23],[24]. La commune est en outre hors attraction des villes[25],[26].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,5 %), prairies (23,9 %), terres arables (20,4 %), zones agricoles hétérogènes (16,2 %)[27].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie[modifier | modifier le code]

La ville haute, sur une petite éminence, est le cœur historique de la cité, typique d'un bourg fortifié, auquel on peut encore accéder aujourd'hui par une ancienne porte ogivale du XIVe siècle. L'enceinte d'habitation est visible avec l'emplacement d'une grande cour centrale. Selon la tradition locale, les comtes de Pailhès y avaient établi leur résidence d'été.

La ville basse date principalement des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. L'homogénéité du bâti et le fait que Campagne-sur-Arize ait connu un développement modéré lui confèrent un charme désuet qui en font une sorte d'archétype du petit village français.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Campagne apparaît au XIIe siècle. La toponymie classique considère que ce nom a été donné à des communes qui étaient situées en plaine, ou dans des espaces dégagés. Cette explication conviendrait pour Campagne-sur-Arize. Selon d'autres sources, ce nom aurait été donné car il s'agissait d'un lieu de repos (une campagne) pour les évêques de Pamiers. L'adjonction de la mention "sur Arize" à la dénomination "Campagne", date de 1933.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dans la grotte du Couly[28], au cours des années 1866-1868, l'abbé Jean-Jacques Pouech a découvert des fragments de céramique et des os humains. Au début des années 1970, Jean Vézian a également recueilli du mobilier daté du paléolithique inférieur et du paléolithique moyen (grattoir, pendeloque en os à perforation centrale...)[29].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ancienne bastide du XIIIe (traité de paréage du ), la paroisse est sous le patronage des abbés de Combelongue (qui possédaient le domaine de Porcluse) et est mentionné dans les lettres apostoliques de la formation du diocèse de Rieux ().

Des sources anciennes mentionnent la présence d'un monastère de religieuses, au lieu-dit Portecluse, fondé à la fin du VIIIe siècle, sans que l'ordre religieux auquel elles se rattachaient n'ait pu être élucidé.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Selon Thierry del Rosso-d'Hers qui descend des anciens seigneurs de Campagne-sur-Arize :

Jean de Bordes de Camp (né en 1582 et décédé entre 1614 et 1619) est seigneur de Campagne sur Arize au tout début du 17e siècle. Il a épousé en 1601 Anne de Méritens de Rozès d'Argelès. Parmi les huit enfants connus de Jean de Bordes et d'Anne de Méritens (6 filles et 2 garçons), nous ne savons pas qui hérita du fief de Campagne sur Arize. Il est logique qu'il s'agissait d'Alexandre de Bordes, fils aîné du couple et qui s'est marié à Jeanne du Pont. Mais Alexandre est mort très jeune et son épouse s'est remariée avec son beau-frère, Jean Paul de Bordes qui devient seigneur de Camp.

Le "Dénombrement du comté de Foix sous Louis XIV (1670-1674)", indique qu'à cette époque, Campagne est "un pauvre lieu dépourvu de gens de savoir". Cette situation explique que les traces de Campagne dans l'histoire sont bien minces. Nous savons que le village était étroitement lié à l'abbé de Combelongue, qui, en paréage avec le roi, exerçait la justice haute, moyenne et basse. L'abbaye de Combelongue, située à Rimont, possédait plusieurs terres dans le village de Campagne, ainsi que le "moulin farinier", et percevait des impôts.

Quelques familles vivant noblement sont mentionnées dans le "Dénombrement du comté de Foix sous Louis XIV".

Il en est ainsi de la famille du Pac, originaire du Couserans, seigneurs de Marsouliès à Campagne et de Marbé depuis le XVIe siècle. Les du Pac appartiennent à l'ancienne noblesse chevaleresque du midi de la France. Établissant sa filiation écrite depuis le XIVe siècle, la famille du Pac a fourni un grand nombre d'officiers de terre et de mer, des gouverneurs de places fortes, des chanoines et chanoinesses, des maîtres d'hôtel ordinaires, des gentilshommes de la chambre et des pages des rois de France, etc. en ses différentes branches (du Pac de Bellegarde, du Pac de Marsoulies, notamment). Ainsi, Fortanier du Pac (1465-1525), fils de Jean du Pac - seigneur de La Salle - fut tué en 1525 à la bataille de Pavie en combattant avec François Ier. Bien plus tard, Gabriel du Pac, chevalier de Malte en 1780, officier de marine, périt dans l'expédition de la Pérouse. Ses armes sont : « D’or à la vache de gueules, cornée et clarinée d’azur, passant au brochant sur le fût d’un arbre de sinople sur une terrasse de même ». La concession de joindre aux armes une vache clarinée d’azur semblable à l’écu de Béarn, vient des rois de Navarre. Sa devise est « Atavis et armis. »

La terre de Marsouliès, située à Campagne, fut apportée en dot à Mathieu du Pac (fils de François du Pac et de Françoise de L'Estandart, lui-même fils de Fortanier déjà cité et d'Anne d'Orbessan) le par son épouse Jeanne de Solan, fille de Charles de Solan de Sabolies. Le contrat de mariage passé devant notaire à Saint-Girons, qualifie Jeanne de Solan de Sabolies d’héritière des seigneuries « de Marbé et de Marsoliés ». Charles du Pac, fils du couple et seigneur de Marsoliès et de Marbé épousa le Marguerite de Mauléon, d'où notamment Catherine du Pac qui épousa le Jean de Bordes et, d'autre part, Balthazar du Pac marié en 1613 avec Louise d'Ustou.

En 1641, les du Pac de Marsouliès firent bâtir la maison forte de Marsoulies qui subsiste encore aujourd’hui. La date de construction figure sur le linteau de la tour.

La famille de Courbaut revient également fréquemment dans les registres de Campagne. Dans une lettre écrite de Rotterdam, et datée du , le philosophe Pierre Bayle, natif du village voisin du Carla, écrit à son cousin pour se féliciter que le sieur de Courbaut ait accepté de lui rendre un service pour l'entretien de sa bibliothèque : "Je suis bien aise qu'à votre égard il se soit mis à la raison, et je voudrais bien qu'il achevât ce qu'il a commencé".

Comme dans de nombreuses communes proches, il existe à Campagne une forte communauté protestante. Le cimetière de Campagne, déplacé à l'extérieur du village en 1890, comporte un carré protestant, séparé des tombes catholiques par un rideau de cyprès.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La ligne de Carbonne au Mas-d'Azil dite le Tacot du Volvestre a desservi la commune de 1911 à 1938.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[30],[31].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes de l'Arize et du canton d'Arize-Lèze (avant le redécoupage départemental de 2014, Campagne-sur-Arize faisait partie de l'ex-canton du Mas-d'Azil).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Henri Dumas    
1971 1995 Pierre Mathieu    
1995 2008 Pierre Durrieu    
2008 En cours Jean-Claude Commenge DVG Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2018, la commune comptait 279 habitants[Note 4], en augmentation de 4,89 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
627669365733801809880903866
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800797826788775696671662640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
618578559525503447446430363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
348326274258258281268264267
2018 - - - - - - - -
279--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[36] 1975[36] 1982[36] 1990[36] 1999[36] 2006[37] 2009[38] 2013[39]
Rang de la commune dans le département 78 101 98 103 98 107 107 110
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Une fabrique de meubles, la société d’exploitation Meubles Eychenne du Val d’Arize (MEVA), est installée sur la commune

Le domaine de Portecluse s'étend sur 97 hectares dont 2 utilisés en maraîchage. Se développe également un élevage laitier : vaches suisses, chèvres pyrénéennes et brebis manech à tête rousse. Les productions sont certifiées agriculture biologique.

Service[modifier | modifier le code]

Une épicerie est ouverte toute l'année. Elle est installée dans l'ancien "Café Masbond". Ce commerce est estampillé "relais poste commerçant", depuis que la poste a fermé.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école primaire de Campagne-sur-Arize est située au cœur du village, dans le même bâtiment que celui de la mairie et de la salle des fêtes. Elle adhère au regroupement pédagogique intercommunal avec l’école de Daumazan-sur-Arize et de La Bastide-de-Besplas. L’enseignement est proposé aujourd’hui sur une classe CM1 - CM2. Pour l’année scolaire 2007-2008, 27 élèves ont été accueillis.

Le domaine de Portecluse abrite une école privée appliquant la pédagogie Steiner. Le jardin d'enfants accueille les tout-petits, tandis que le primaire est composé de trois classes : la 1re classe (la première après le jardin d'enfants), ensuite une classe à double-niveau pour la 2e et 3e classe, et à nouveau un double-niveau pour les 4e et 5e classe.

Sports[modifier | modifier le code]

Pétanque, tennis, basket-ball, randonnée pédestre, chasse...

La commune possède un terrain de tennis, un espace d'entraînement pour la pratique du basket-ball, et un terrain de sport.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Association des fêtes et des loisirs, foyer rural,

Spécialités[modifier | modifier le code]

Le millas et l'omelette (sucré ou salé).

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes de l'Arize[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Comparé à celui de ses voisins immédiats que sont Daumazan-sur-Arize et sa splendide église romane, ou bien Montesquieu-Volvestre et ses belles demeures patriciennes en brique, le patrimoine de Campagne apparaît nettement en retrait.

Il ne fait cependant que refléter l'histoire modeste de ce village ; sous sa simplicité, il raconte quelques pages de la vie d'autrefois. Il résonne aussi parfois des échos de la grande Histoire...

À remarquer en particulier :

  • Petit château néo-gothique, dit Château Robert, à l'entrée du village, le long de la route départementale, avec sa tourelle et un bestiaire typique de l'imagination de la fin du XIXe siècle
  • Château du Touronc (ancienne propriété des Bardies-Montfa)
  • Maison forte de Marsoulies (1641)
  • Porte monumentale à ogive de type "gothique" dans la ville haute, considérée comme datant du XIVe, et reste d'une maison forte, dit l'ancien "château" de Campagne
  • Pont à arche simple, au-dessus de l'Arize
  • Plusieurs maisons de maître des XVIIIe et XIXe siècle, notamment dans la rue de l'Église, avec des inscriptions sur les clés d'encadrement des portes d'entrées. L'une d'elles porte par exemple la mention "1799, an VIII de la R.P.F." Une autre, qui appartenait peut-être à un partisan de la Restauration et des Bourbons, affiche la date "1824", encadrée par des fleurs de Lys. Une troisième, présente une coquille Louis XV, et des éléments de décoration XVIIIe plus travaillés (appuis de fenêtre, encadrement de porte) qui la distinguent de l'habitat rustique du village.
  • L'église dédiée à sainte Marie Madeleine possède une décoration intérieure du XIXe. À noter, au-dessus de l'entrée du clocher menant à l'église, une représentation de la Vierge Marie apparaissant à Bernadette Soubirous dans une réplique de la grotte de Massabielle de Lourdes.
  • Cadran solaire sur le presbytère, avec la devise "Tout passe ici-bas"
  • Ancienne église Saint-Martin, avec cimetière, sur le chemin de Daumazan
  • Monuments aux morts inaugurés en 1920 : l'un dans le cimetière (obélisque), l'autre dans l'église (Mater Dolorosa)
  • Calvaires : croix en fonte restaurée à la suite de la tempête de 1999, en bas du pont ; calvaires en pierre, l'un sur le chemin de la croix, l'autre à l'emplacement de l'embranchement sur la montée de la Crouzette.

Enfin, une flânerie dans les rues de Campagne permet de retrouver des traces de la vie d'autrefois : les deux forges (l'une en haut du pont, divisée en deux maisons au milieu du siècle dernier, l'autre en bas du pont, avec sa clé d'encadrement de porte sculptée), l'ancien relais de poste (grand bâtiment faisant face au pont et bordé par le boulevard de la mairie et la Grand Rue), ou encore le moulin, au fond d'une belle place ombragée par les platanes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

dénombrement, 1889

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Cartes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  4. « Fiche communale de Campagne-sur-Arize », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  5. « Carte hydrographique de Campagne-sur-Arize » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  6. Sandre, « l'Arize »
  7. Sandre, « la Dourne »
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  9. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  10. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
  11. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  12. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  13. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
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  18. « Orthodromie entre Campagne-sur-Arize et Lorp-Sentaraille », sur fr.distance.to (consulté le ).
  19. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  20. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  21. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
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  27. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  28. Gaiffe, Olivier, « Avant-propos : actualité de l'Age du Bronze dans le sud-ouest de la France », Bulletin de la Société préhistorique française, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 97, no 4,‎ , p. 517–520 (DOI 10.3406/bspf.2000.11158, lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  29. Source : L'Ariège, J.-M. Escudé-Quillet, 1996
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