Histoire de la Haute-Saône

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Carte datée de 1852.

L'histoire de la Haute-Saône commence le en tant que département français. La ville de Vesoul est désignée comme chef-lieu grâce à sa position centrale[1]. L'histoire contemporaine est marquée par les guerres avec l'Allemagne. Le département possède également une longue histoire industrielle et minière.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, quelques villages dépendaient du Barrois mouvant, dans le Bailliage de Lamarche.

De la Révolution à la Libération[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Jussey, Luxeuil, Lure, Vesoul, Gray, Champlitte et Montbéliard à partir de 1793) du département de la Haute-Saône fournirent 12 bataillons de volontaires nationaux.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes autrichiennes de à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Le département est également marqué par la guerre franco-prussienne avec les batailles d'Héricourt, et de Villersexel mais aussi la proximité du Siège de Belfort. Le département accueille des alsaciens fuyant l’annexion de l’Alsace-Lorraine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs maquis s'établissent dans les forêts, les collines et les montagnes, notamment le maquis du Chérimont[2]. La Haute-Saône est une étape stratégique lors de la Libération, et les troupes alliées devant traverser la Trouée de Belfort. La progression est rapide sauf à Champagney où la situation stagne pendant 55 jours[3].

Histoire économique[modifier | modifier le code]

Le département connaît plusieurs régions minières, deux pour la houille et les autres pour les minerais métalliques et évaporites : le bassin houiller keupérien de Haute-Saône (exploité du XVIe siècle au XXe siècle de façon artisanale), le bassin minier de Ronchamp et Champagney (exploité du XVIIIe siècle au XXe siècle de façon industrielle), le bassin minier de Saint-Antoine pour les métaux précieux située à Plancher-les-Mines (exploité du XVe siècle au XXe siècle de façon artisanale), les mines de Fallon, de Saulnot, de Servance et du pays de Vesoul pour le fer mais aussi les salines de Gouhenans, Saulnot, Mélecey-Fallon et Athesans-Étroitefontaine. L'exploitation de schiste de Creveney permet la production de carburants liquides dans les années 1930.

Les industries textile (filature de Demangevelle, filature de Ronchamp) et métallurgique (forge-fonderie de Baignes, forges de Varigney, forges de Pesmes et forges d'Échalonge) sont également développées.

Métaphore[modifier | modifier le code]

La Haute-Saône a hérité par métaphore au XIXe siècle du surnom de Haute-Patate[4] devenu affectif[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Historique du département », sur http://www.la-haute-saone.com/ (consulté le 9 février 2013).
  2. Alain Jacquot-Boileau, Partir pour l'Allemagne : L'itinéraire de Lucien Berthel du Chérimont à Bergen-Belsen 1944-1945, Éditions de Haute-Saône, , 118 p., 20.5x50.5cm (ISBN 978-2-914425-00-1, lire en ligne).
  3. Alain Jacquot-Boileau, « 55 jours sous les bombes - Champagney - témoignages » (consulté le 5 septembre 2015).
  4. Albert Démard et Jean-Christophe Démard, Un homme et son terroir: Le bourg et le village, Joël Cuenot, (ASIN B00HOY7H6K, lire en ligne), p. 114.
  5. Le nouvel observateur, Paris, (ASIN B0047SO8NG, lire en ligne), P50.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. Suchaux, La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, A. Suchaux, (lire en ligne)