Histoire de l'Aube

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L’histoire du département de l’Aube commence le , lorsqu’il est créé en application de la loi du .

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces d'habitation de la Tène ont été mises en évidence sur trois aires dans le département : autour de Troyes (Les Perrières, Saint-Benoit, Michaulot...) un autre autour de Méry-sur-Seine (la Saulsotte, Barbuise, Champ Potet...) et le troisième au nord, autour de l'Aube et de ses affluents (le Chêne, Plancy-l'abbaye, Mailly-le-Camp...).

Les premiers habitants du territoire actuel de l’Aube furent les peuples gaulois des Tricasses et des Lingons, avec une forte occupation humaine à la fin du Ve siècle av. J.-C..

Saint Potentien et saint Savinien[1], prêtres grecs originaires de Samos, vinrent prêcher l'évangile dès le milieu du IIIe siècle. Saint Patrocle fut l'un des premiers martyrs de la foi nouvelle en l'an 259. Peu de temps après, sainte Jule et quelques notables de la cité des Tricasses subirent également le martyre. Malgré tout, comme ailleurs, la communauté chrétienne devint assez nombreuse pour accueillir un évêque ; saint Amateur fut le premier, en 340. En l'an 286, les Bagaudes ravagèrent la contrée formant l'Aube. L'empereur Julien vint à Troyes avec son armée et la délivra.

Le XIIe siècle et les monastères[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Clairvaux, aujourd'hui établissement pénitentiaire

Deux importants monastères furent fondés sur le territoire du département : l'un à Clairvaux en 1114, créé par Bernard de Clairvaux, l'autre au Paraclet, par son illustre rival, Abélard, et dont Héloïse fut la première abbesse. Le premier se fit remarquer par son éloquence au concile de Troyes et par sa prédication de la seconde croisade, qui n'eut aucun résultat et dont l'issue fut désastreuse.

La réunion de la Champagne avec le royaume de France ne fut définitive qu'en 1361. Pourtant la population désirait absolument le rattachement de la Champagne ; en effet, en 1328, le roi Philippe VI offrit la ville de Bar-sur-Seine à Philippe de Croÿ, mais les habitants lui rachetèrent pour la rendre au roi, à condition qu'elle devienne inaliénable.

Révolution et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du crée officiellement le département de l’Aube à partir d'un démembrement de la province de Champagne.
Son premier président est Augustin Henri Marie Picot[2] et son premier député est Louis Antoine Joseph Robin. Jacques Claude Beugnot est quant à lui élu procureur-général syndic et également député[3].

De 1791 à 1793, les 6 districts (Nogent-sur-Seine, Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, Ervy et Troyes) du département de l'Aube fournirent 4 bataillons de volontaires nationaux.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes russes de à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle marque le développement de l'industrie de la bonneterie dans le département.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le début de ce siècle est marqué par la révolte des vignerons champenois. En effet, la loi sur la délimitation de la Champagne viticole de 1908 autorisait uniquement la production de ce vin mousseux aux départements de la Marne et de l'Aisne. La vente du vin auprès de ces départements en était même interdite durant l’année 1911. Cette situation provoque d'importantes émeutes dans le département, faisant plusieurs dizaines de blessés[4].

En 1919, un décret autorise pour la première fois le département de l'Aube à produire du champagne[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]