Adelans-et-le-Val-de-Bithaine

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Adelans-et-le-Val-de-Bithaine
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Lure-1
Intercommunalité Communauté de communes du Triangle Vert
Maire
Mandat
Paul Martaux
2014-2020
Code postal 70200
Code commune 70004
Démographie
Population
municipale
300 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 36″ nord, 6° 23′ 55″ est
Altitude Min. 292 m – Max. 445 m
Superficie 17,3 km2
Localisation

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Adelans-et-le-Val-de-Bithaine est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Adelans-et-le-Val-de-Bithaine est située à 15 km à l'ouest de Lure, dans un environnement vallonné. La commune est dominée par le mont Jarroz et parcourue par trois cours d'eau : le Bourbier, le Bauvier et la Colombine. Le territoire communal repose sur le bassin houiller stéphanien sous-vosgien[1].

Rose des vents Genevrey Dambenoît-lès-Colombe, Quers Rose des vents
Chateney
Châtenois
N Quers
O    Adelans-et-le-Val-de-Bithaine    E
S
La Creuse Genevreuille, Amblans-et-Velotte Bouhans-lès-Lure

Toponymie[modifier | modifier le code]

Adelans serait issu du nom propre d'homme germanique, latinisé sous la forme imparisyllabique Adalo, au génitif Adalonis : forme familière et hypocoristique de l'un des nombreux anthroponymes germaniques (Adalbaldus, Adalbertus, Adalmundus, Adalricus) dont le premier élément est adal sigifiant « noble »[2]. Une autre explication, selon Ernest Nègre, est qu'Adelans soit issu du nom de personne germanique Addelo et du suffixe germanique -ingen, romanisé en -ingos[3].

Bithaine est une forme vulgaire du bas latin Bethania[4],[5], désignant une localité située à deux kilomètres de Jérusalem, dont les Évangiles font douze fois mention. Par exemple, c'est à Béthanie que saint Luc place la dernière apparition du Christ à ses apôtres : Eduxit autem eos foras in Bethaniam, et, elevatis manibus suis, benedixit eis ; et factum est, dum benediceret illis, recessit ab eis et ferebatur in caelum (Luc, XXIV, 50-51)[5][réf. obsolète][Quoi ?].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Bithaine était déjà occupé sous l'Antiquité. Des fouilles archéologiques ont en effet mis au jour des vestiges de constructions gallo-romaines. Mais le village doit son origine à la construction de l'abbaye cistercienne fondée en 1133.

L'occupation d'Adelans semble être plus récente, elle est cependant citée en 815 dans le cartulaire de Charlemagne. Et dès le XIIe siècle une maison du Temple est située sur le territoire de la commune. Au Moyen Âge, Adelans devient une ville importante ; ainsi, en 1415 elle fut citée comme l'une des plus riches villes de la seigneurie de Faucogney.

Bithaine a appartenu à la même seigneurie, jusqu'au XIIIe siècle, époque à laquelle les seigneurs donnent leurs droits et leurs terres à l'abbaye de l'ordre de Cîteaux, construite sur la commune. Pendant la première moitié du XIXe siècle une importante filature de coton y a fonctionné, le site ayant été vendu comme bien national à la Révolution française.

Après la découverte du gisement de houille dans le secteur, le territoire communal est intégré en juin 1914 dans la concession de Saint-Germain, d'une superficie de 5 308 ha. Aucun chantier d'exploitation n'a lieu, retardé par les guerres mondiales, les crises du charbon et l'incertitude d'une rentabilité[6].

Les deux communes d'Adelans et de Bithaine-et-le-Val, qui ne comptait plus que 15 habitants en 1990, ont été réunies sous le nom d'Adelans-et-le-Val-de-Bithaine en 1993[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

La commune a été constituée en 1993 par la réunion d'Adelans et de Bithaine-et-le-Val. La première dépendait depuis 1805 du canton de Lure, puis, à la suite de sa division, du canton de Lure-Nord en 1985[8], et la seconde dépendait du canton de Saulx, créé en 1793[7].

Entre la fusion des communes et le redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est restée divisée entre ces deux anciens cantons. Depuis 2015, la commune est rattachée en totalité du canton de Lure-1.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes des Franches-Communes, créée le et qui regroupait 14 communes et environ 4 200 habitants.

Dans le cadre des dispositions de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales[9], qui prévoit toutefois d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants, le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 a prévu la fusion des communautés de communes :
- du Pays de Saulx,
- des grands bois
- des Franches Communes (sauf Amblans et Genevreuille),
et en y rajoutant la commune isolée de Velorcey, afin de former une nouvelle structure regroupant 42 communes et environ 11 200 habitants[10].

Cette fusion est effective depuis le et a permis la création, à la place des intercommunalités supprimées, de la Communauté de communes du Triangle Vert.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[11] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 4 1,94
Marine Le Pen (FN) 69 33,50
Nicolas Sarkozy (UMP) 40 19,42 74 42,29
Jean-Luc Mélenchon (FG) 29 14,08
Philippe Poutou (NPA) 4 1,94
Nathalie Arthaud (LO) 2 0,94
Jacques Cheminade (SP) 0 0,00
François Bayrou (MoDem) 10 4,85
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 8 3,88
François Hollande (PS) 40 19,42 101 57,71
Inscrits 230 100,00 230 100,00
Abstentions 18 7,83 25 10,87
Votants 212 92,17 205 89,13
Blancs et nuls 6 2,83 30 14,63
Exprimés 206 97,17 175 85,37


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs d'Adelans[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1954 1994 Henri Magrey[13]    
Liste des maires successifs de Bithaine-et-le-Val
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs d'Adelans-et-le-Val-de-Bithaine[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1994 2001 Michel Monnin    
2001 2008 Eliane Olivier    
2008[14] en cours
(au 19/4/2016)
Paul Martaux SE Retraité Peugeot
Réélu pour le mandat 2014-2020[15]

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants se nomment les « Adelanais » et les « Adelanaises ».

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2008, Adelans-et-le-Val-de-Bithaine comptait 313 habitants (soit une augmentation de 1 % par rapport à 1999). La commune occupait le 21 793e rang au niveau national et le 172e au niveau départemental sur 545 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Adelans-et-le-Val-de-Bithaine depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint à Adelans en 1846 avec 528 habitants, tandis que pour Bithaine c'est en 1831 avec 334 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 371 372 423 451 475 527 528 510
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418 401 404 417 427 399 386 355 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
316 293 298 261 227 231 217 206 203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
197 180 167 197 270 251 305 309 300
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (23,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,4 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 21,1 %).
Pyramide des âges à Adelans-et-le-Val-de-Bithaine en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,0 
3,9 
75 à 89 ans
8,6 
11,8 
60 à 74 ans
10,5 
24,2 
45 à 59 ans
23,7 
21,6 
30 à 44 ans
21,7 
17,6 
15 à 29 ans
16,4 
20,3 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département de la Haute-Saône en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,5 
75 à 89 ans
10,0 
13,9 
60 à 74 ans
14,6 
21,8 
45 à 59 ans
21,0 
20,9 
30 à 44 ans
19,9 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
19,3 
0 à 14 ans
17,8 

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Sport : Football : AS Adelans-et-le-Val-de-Bithaine – Bouhans (4e Division de District) 2005-2006.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fêtes patronales 
  • d'Adelans : le 15 août ;
  • du Val de Bithaine : le 6 novembre.

Économie[modifier | modifier le code]

Adelans-et-le-Val-de-Bithaine est une commune rurale dont l'économie est essentiellement agricole.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et le lavoir.
  • L'église néo-gothique d'Adelans : elle a été édifiée au XIXe siècle. Elle abrite une table de communion en fer forgé ainsi que du mobilier et des statues du XVIIIe siècle.
L'abbaye de Bithaine.
D'après une légende que la tradition locale a conservée, la fondation de l'abbaye de Bithaine serait l'accomplissement d'un vœu fait par Aymon de Faucogney, seigneur de Faucogney. Parti en croisé il est fait prisonnier par les Sarrasins à Béthanie en Terre Sainte. On l'avertit alors qu'après trois jours de captivité, il sera tué et mangé par ses ennemis. Durant ce laps de temps, le captif invoque alors dévotement la Sainte Vierge et la prie de lui épargner la mort cruelle dont il est menacé ; il lui fait la promesse de faire bâtir, sur ses propres terres, un monastère où l'on célébrera tous les jours une messe en son honneur. Sa prière est exaucée : une nuit, la porte de sa prison s'ouvre et il se retrouve miraculeusement transporté dans sa province natale, au milieu de broussailles du val de Bithaine. C'est de ce miracle que serait née l'abbaye.
L'origine de Bithaine s'inscrit en effet dans la foulée des croisades. Aymon de Faucogney, fait alors, en avril 1133, la donation d'une partie de ses terres aux abbés de l'abbaye de Morimond, quatrième fille de Cîteaux. L'abbé Otton de Freising y envoie Albéric accompagné de quelques moines. C'est ainsi que l'abbaye Notre-Dame de Bethania (Béthanie), aujourd'hui Bithaine a vu le jour. Elle est la huitième fille de Morimond.
Bithaine connaît au cours des siècles d'abord la prospérité puis le déclin.
Dès sa création, le monastère est favorisé et protégé par les seigneurs de Faucogney. Au rythme de nombreuses donations, l'abbaye de Bithaine prospère et voit le nombre de ses moines augmenter suffisamment pour qu'au milieu du XIIe siècle, l'abbaye puisse à son tour essaimer en terre de Lorraine. C'est ainsi que Ferrière, 323e abbaye de la filiation Morimond, voit le jour (Clairelieu constituant le site définitif à quelques kilomètres plus au nord).
Par la suite, la situation financière se détériore progressivement, le rythme des donations fléchit, et le nombre de moines présents sur le site ne cesse de s'amenuiser. La dispersion géographique trop importante des granges sous la responsabilité de Bithaine et les difficultés de gestion qui en découlent contribuent à l'accentuation des problèmes financiers de l'abbaye. Malgré ces épreuves, le domaine survivra.
Trois églises successives, toutes de dimensions modestes, semblent avoir été érigées : une première à la date de la fondation de l'abbaye, une seconde à la fin du XIIIe siècle, et la dernière en 1769 et qui fut démolie durant la Révolution.
La tourmente de 1789 engendre en effet la fin de la vie monastique à Bithaine et le saccage des bâtiments alors à peine restaurés. Déclarées bien national en 1793, les terres de Bithaine sont découpées en lots et vendues. L'abbaye déjà endommagée lors de révoltes est pillée puis partiellement détruite. Après la Révolution, sont construits les bâtiments actuels sur les ruines de l'ancienne abbaye. Ceux-ci passent ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires. En 1995, l'abbaye est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[21]. Il ne reste actuellement de l'ancienne abbaye, que le quartier claustral du XVIIIe siècle, l'aile est, le pigeonnier et une fontaine inscrite aux Monuments Historiques.
  • Bois communaux : les 1 000 hectares de bois communaux sont traversés par des chemins de randonnée. Des circuits-découverte vélo-route ont également été mis en place dans toute la communauté de communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Thirria, Manuel à l'usage de l'habitant du département de la Haute-Saône, (lire en ligne), p. 184-185.
  2. Auguste Longnon et Léon Mirot, Noms de lieu de la France, leur origine, leur signification, leurs transformations., Paris, E. Champion, , 832 p., In-8° (lire en ligne) op. cit. p. 218
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume II, 1990
  4. Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque » (sic), Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 329.
  5. a et b Auguste Longnon et Léon Mirot, Noms de lieu de la France, leur origine, leur signification, leurs transformations., Paris, E. Champion, , 832 p., In-8° (lire en ligne) op. cit. p. 397
  6. « En 1914, le bassin houiller de Ronchamp faillit avoir un voisin… », sur http://aetdebesancon.blog.lemonde.fr, .
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Bithaine-et-le-Val », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 30 août 2016)
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  10. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 22 août 2016), p. 5.
  11. Ministère de l'Intérieur - Haute-Saône (Franche-Comté), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Adelans-et-le-Val-de-Bithaine » (consulté le 8 novembre 2014)
  12. a et b « Les maires de Adelans-et-le-Val-de-Bithaine », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 30 août 2016).
  13. L. V., « Christelle Grillot, Michèle Guillotte, Isabelle Hennequin, Michèle Lamboley, Nadège Magrey », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Nadège (Magrey) (...) est la petite-fille de Henri Magrey, maire d'Adelans pendant quarante ans ».
  14. « Adelans-et-le-Val-de-Bithaine : candidat à un second mandat », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Paul Martaux, 65 ans, retraité Peugeot, pose candidature à sa succession. Élu conseiller municipal en 2001, il devient maire en 2008 ».
  15. « Adelans-et-le-Val-de-Bithaine : Paul Martaux dans la continuité », L'Est républicain, édition de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population à Adelans-et-le-Val-de-Bithaine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 février 2011)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Haute-Saône en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 février 2011)
  19. Abbaye de Bithaine
  20. [1] [2]
  21. Notice no PA00135342, base Mérimée, ministère français de la Culture