Montigny-lès-Cherlieu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montigny.

Montigny-lès-Cherlieu
Montigny-lès-Cherlieu
Vue en contre-plongée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Jussey
Intercommunalité CC des Hauts du val de Saône
Maire
Mandat
André Nicolas
2014-2020
Code postal 70500
Code commune 70362
Démographie
Population
municipale
157 hab. (2015 en diminution de 11,3 % par rapport à 2010)
Densité 7,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 59″ nord, 5° 48′ 44″ est
Altitude Min. 227 m
Max. 369 m
Superficie 20,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

Voir sur la carte administrative de la Haute-Saône
City locator 14.svg
Montigny-lès-Cherlieu

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

Voir sur la carte topographique de la Haute-Saône
City locator 14.svg
Montigny-lès-Cherlieu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montigny-lès-Cherlieu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montigny-lès-Cherlieu

Montigny-lès-Cherlieu est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une vallée, où coule la rivière Ougeotte, au sud du village. Un plateau à l'est, et un autre au sud-est.

L'Ougeotte coule d'ouest en est ; elle a pour affluents le ruisseau de la Couaz et le ruisseau des Écrevisses. Elle se jette dans la Saône.

Vue générale avec l'Ougeotte en premier plan.

Dépendances :

  • hameau de Cherlieu avec les restes de l'abbaye cistercienne ;
  • moulin d'Agneaucourt ;
  • moulin du Ferry ;
  • ferme de Marlay ;
  • moulin du Battant en ruines.

Situé à environ 90 km de Nancy, Besançon ou Dijon, le village est limitrophe des communes de Melin, Oigney, Preigney, Bougey, Saint-Marcel, Vitrey-sur-Mance, Chauvirey-le-Châtel, Chauvirey-le-Vieil et du village de Noroy-lès-Jussey, désormais rattaché à la commune de Jussey.

Le village est situé à 8 km du bourg commercial de Jussey. Un centre médical et quelques petits commerces sont implantés au chef-lieu de canton Vitrey-sur-Mance.

Histoire du village[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2013)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Le blason de la fontaine, rue d'Arêne ; il s'agit d'anciennes armes de Lons-le-Saunier, que le fondeur a repris pour décorer ses fontaines.

Situé à la lisière de la forêt domaniale de Cherlieu, et sur le passage de l'ancienne voie romaine allant du Rhin à Langres, le village de Montigny-lès-Cherlieu doit son origine à un petit prieuré d'Antonins mentionné en 1127.

En 1131, saint Bernard de Clairvaux y fit construire une abbaye cistercienne qui prospéra rapidement grâce à la protection des comtes de Bourgogne. Au XVe siècle, cette abbaye étendit sa seigneurie sur 32 villages alentour. Ses plus anciennes propriétés furent celles de la ferme de Marlay et du moulin d'Agneaucourt.

Aujourd'hui, il ne reste de l'abbaye de Cherlieu que des vestiges, les pierres ayant été remployées pour construire les maisons du village.

Montigny-lès-Cherlieu (Montagne, Montigne dans les vieux documents, Montigny-le-Libre pendant la Révolution française) forme paroisse depuis le XIIe siècle. Après le concordat, la paroisse se compose de l'ancien territoire de Montigny et des fermes et dépendances de la vieille abbaye cistercienne et de ce qui fut l’église de Notre-Dame-de-Cherlieu.

Au civil, Montigny ressortissait au duché de Bourgogne. Dans la première moitié du XIIe siècle, par donation du duc Renaud III de Bourgogne, Montigny passe sous la juridiction du monastère de Cherlieu, auquel les sires de Fouvent, Gérard en 1160 et Henri en 1224, concèdent aussi les propriétés et vignes qu'ils possèdent sur le territoire. La terre de Marlay était déjà en possession des religieux, par donation de Gislebert, gouverneur et seigneur de Jussey.

Vers l'an 1200, la discussion s'engage entre la branche cadette des ducs de Bourgogne, représentée par Étienne II et la branche aînée représentée par Othon II. Celui-ci dépouille les religieux de la jouissance de Montigny, mais à sa mort, il reconnaît ses torts et recommande à sa femme Marguerite de Blois de rendre Montigny à l'abbaye de Cherlieu. Bien loin d'exécuter les dernières volontés de son mari, Marguerite de Blois passe Montigny en fief à Hugues II comte de Vaudemont. Instruit de cette injustice, l'empereur Philippe de Souabe, par un rescrit signé à Spire (1202) ordonne de remettre Montigny au monastère. Cet ordre n'est pas exécuté par les officiers de Bourgogne.

Un nouvel édit impérial signé à Strasbourg (1204) par Conrad de Schaeffernach, commande aux habitants de Montigny de jurer fidélité et obéissance aux religieux. Marguerite de Blois se soumet (1205), mais ce n'est qu'en 1211, que Hugues II de Vaudémont, abandonne Montigny et le rend à ses légitimes propriétaires. À partir de ce moment, malgré quelques légères contestations, Montigny reste sous la dépendance du monastère.

Son sort fut joint au sien, et jusqu'à la Révolution, il passa par les mêmes péripéties que l'abbaye.

Montigny subit les pillages accomplis par les bandes dites des Écorcheurs, aux environs de 1437-1439, et les guerres et dévastations sous Louis XI alors que celui-ci cherchait à s'emparer du duché de Bourgogne en 1476.

En 1569, Wolfgang de Bavière, duc des Deux-Ponts, incendie l'église de Cherlieu avec ses huguenots. Les Lorrains de Tremblecourt achèvent le désastre en 1595.

La peste fit aussi deux fois son apparition en 1349 et 1364.

La désolation fut à son comble pendant les invasions des Suédois sous la conduite de Saxe-Weimar, duc des deux Touts, au cours de la guerre de Dix Ans. En 1636, le pays fut presque entièrement incendié (il restait seulement deux maisons) ; la population en 1654 n'était plus que de 32 ménages. L’abbaye fut à nouveau pillée en 1641 par les Français de Du Hallier.

Enfin, Montigny eut à souffrir des armées de Louis XIV lors de sa conquête de la Franche-Comté vers 1668.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Montigny-lès-Cherlieu faisait partie depuis 1801du canton de Vitrey-sur-Mance. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Jussey.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes des vertes vallées (Haute-Saône), intercommunalité créée en 1997 et qui regroupait environ 1 500 hanitants en 2009.

L'article 35 de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010[1] « de réforme des collectivités territoriales » prévoyait d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre, dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants.

Dans ce cadre, le schéma départemental de coopération intercommunale a prévu la fusion cette intercommunalité avec d'autres, et l'intégration à la nouvelle structure de communes restées jusqu'alors isolées[2]. Cette fusion, effective le , a permis la création de la communauté de communes des Hauts du val de Saône, à laquelle la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de maires d'Ancien Régime[3]
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1726 après 1726 Jean Claude Gousset    
Liste des maires depuis la Révolution française[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1905 1919 Jean Baptiste Roy    
1919 1921 Marie Georges Martial Chatelet    
1921 1921 Benjamin Demange    
1921 1944 Auguste Payen    
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1947 Ernest Bertol    
1947 1950 Lucien Bouérat    
1950 1953 Louis Roussey    
1953 1959 Paul Petitot    
1959 1995 Jean Plançon    
1995 2008 Charles Mourlot    
2008[4] en cours
(au 28 novembre 2014)
André Nicolas   Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune de Montigny-lès-Cherlieu comptait 157 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9228988729221 0101 017890876902
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
802857814711683660663656611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
569524521421419390386354337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
285259219196169152169177157
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles sont implantées dans le village limitrophe de Vitrey-sur-Mance.

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

L'association Vivre à Montigny propose des animations tout au long de l'année.

Économie[modifier | modifier le code]

Activité essentiellement agricole : élevage et céréales. Une grande forêt, communale et domaniale. Une entreprise de bâtiments-travaux publics, une entreprise d'exploitation forestière.

Le tissu commercial qui, dans les années 1970, comptait 2 épiceries, 1 boucherie et 2 cafés, n'est constitué, en 2015, que par une boulangerie comprenant un rayon d'épicerie, fruits et légumes et produits frais, et qui assure des tournées dans les villages voisins[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Montigny.
La Vierge de Montigny.
  • Les ruines de l'abbaye de Cherlieu, construite entre 1150 et 1220, et dont l'église abbatiale avait des dimentions comparable à celle de Vézelay, mais dont il ne subsiste qu'un pan de mur[9],[10]
Article détaillé : Abbaye de Cherlieu.
Le village est resté sous la dépendance de l'Abbaye, tout au long de son existence.
  • L’église de l'Assomption, siège de la paroisse, succède à une première église, bâtie au XIIe siècle. Elle est remplacée en 1752 par une construction de style roman à trois nefs. Il en reste le clocher. En 1854, construction de l'église actuelle, de proportion plus vaste, de style roman-byzantin, où l'on remarque surtout l'autel en pierre sculptée et polychrome, don du cardinal Gousset, les peintures et les vitraux. Elle fut consacrée par le cardinal Gousset et monseigneur Guerrin.
La chaire de bois sculpté date du XVIIe siècle ; des boiseries, toiles et autres statues du XVIIIe siècle, et un buste du cardinal Gousset ; la porte et la table de communion en fer forgé sont remarquables et proviendraient de Cherlieu.
  • Une statue de la Vierge surplombe le village. Elle fut érigée en reconnaissance à la Vierge car le choléra avait épargné le village en 1854. Elle a été consacrée le 15 août 1857 par le cardinal Gousset.
  • Sept fontaines - toujours en eau - dont cinq avec lavoir associé ; deux lavoirs sont couverts.
  • Des croix dans le village et au sein du finage.
  • Le monument aux morts

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Un étang ouvert à la pêche en pleine forêt, un terrain de tennis.
  • Un circuit de randonnée[11] balisé, au départ de Montigny, permet de rejoindre Cherlieu (8 ou 18 km) à travers la forêt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  2. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 12 août 2016), p. 5.
  3. a et b « Les maires de Montigny-lès-Cherlieu », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 11 septembre 2016).
  4. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, publiée le 23 janvier 2013, consultée le 18 juillet 2013
  5. « Liste des maires de la Haute-Saône » [PDF], Liste des maires de la Haute-Saône et des présidents de communautés de communes, Préfecture de la Haute-Saône, (consulté le 9 septembre 2016).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « La boulangerie, cœur du village », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  9. « Visite de l’abbaye », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ 6/9/2015 / (lire en ligne).
  10. Jean-René Gousset, « L'Abbaye de Cherlieu », Le site de Jean-René (consulté le 11 septembre 2016).
  11. http://www.paysjusseen.org/sentiers/cherlieu.zip