Hip-hop à Marseille

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IAM (ici Shurik'n et Akhenaton) en concert lors de la fête de l'Humanité en 2014.

Le hip-hop marseillais désigne les productions artistiques appartenant au mouvement hip-hop et originaires de la ville de Marseille dans le sud de la France.

Autre capitale du hip-hop en France avec Paris et sa banlieue, Marseille est une des villes pionnières de l'introduction et de la diffusion de ce mouvement en France. Le mouvement hip-hop arrive à Marseille depuis le centre-ville, dans les quartiers de l'Opéra, de la Gare Saint-Charles et du Cours Julien, avant de s'étendre aux quartiers nord et au reste du territoire.

Dans les années 1990, elle connait un âge d'or et devient la seconde scène la plus importante en France après la capitale française, avec des artistes comme IAM, Fonky Family ou 3e Œil, et même si ces premiers sont les seuls à s'imposer durablement au niveau national.

Après avoir connu un déclin dans les années 2000, Marseille assiste à un renouveau du mouvement depuis quelques années, et ce dans plusieurs disciplines : musique, beatboxing, street art.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Née à New York dans les années 1970, la culture hip-hop trouve d'abord écho dans les discothèques marseillaises au début des années 1980 avec des titres comme Rapper's Delight (1979) ou The Message (1982). La funk est déjà très présente à Marseille[1] et ces titres sont tout de suite bien reçus au sein de cette mouvance. Chronologiquement, dans l'histoire du hip-hop, apparaissent en premier les DJs (qui sont plus tard appelés beatmakers)[2]. Ils collent ensemble des samples d'œuvres existantes pour en faire des créations originales, innovations permises par l'arrivée de nouveaux outils comme la boîte à rythmes programmable ou l'échantillonneur. Arrivent rapidement les danseurs (les b-boys) et les MCs (Master of Ceremony), qui dansent et rappent sur les morceaux des premiers.

À partir de novembre 1981 et la loi de « libéralisation des ondes »[3], plusieurs radios locales apparaissent et les Marseillais Philippe Subrini et Patrick Gastine créent en 1983 l'une des premières émissions dédiées au hip-hop dans l'hexagone : « prélude » sur Radio Delta Sud en Arles puis sur Radio Star[4] Marseille. Ils sont par ailleurs en contact avec les new-yorkais de la Zulu Nation, organisation prônant la culture hip-hop dans le monde et dirigée par le musicien Afrika Bambaataa, ce qui contribue à l'introduction et l'émergence du hip-hop en France. Le « son » hip-hop, qui s'impose ainsi en premier dans les discothèques, permet aux meilleurs danseurs se démarquer lors des soirées[n 1]. Le premier groupe de breakdance marseillais, les « Marseille City Breakers », participe à la promotion du film Beat Street au festival de Cannes 1984[5]. Sidney, qui les découvre à Cannes, les invite dans son émission intitulée H.I.P. H.O.P. Le Cours Julien voit lui se réaliser les premiers graffitis.

Importée au centre-ville, la culture hip hop s'étend peu à peu au reste de la commune et, à la fin des années 1980, ce mouvement commence à obtenir une certaine notoriété. Dans le sillage d'IAM émergent des groupes comme Soul Swing, Uptown (un groupe de Saint-Joseph, un des rares à posséder un studio à l'époque, La Cave)[6],[1] ou B-Vice, auquel appartient Ibrahim Ali[7], tué par des militants du Front national en 1995.

Autour de l'année 1986, la « Maison Hantée » au Cours Julien commence à accueillir des rappeurs sur sa scène, et parmi eux le premier embryon d'IAM (qu'on appelle alors le « Lively Crew »). Selon DJ Rebel, pionnier du rap marseillais, « cela leur a coûté une interdiction à vie de faire des événements musicaux. » La même année, le groupe présente son deuxième concert au centre commercial Bonneveine à l'occasion de la fête de la musique[8].

Âge d'or dans les années 1990[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, le rap commence à devenir médiatisé en France, porté par des artistes comme IAM, Suprême NTM, MC Solaar, Ministère A.M.E.R., Assassin. Les médias s'intéressent au phénomène les premières émissions de télé dédiées au hip-hop apparaissent, comme « RapLine » sur M6, et la radio Skyrock décide de se spécialiser dans le rap.

En 1993, le groupe IAM sort Je danse le mia qui connait un succès phénoménale et annonce l'âge d'or du rap marseillais. Parmi les albums les plus emblématiques de cette époque figurent Métèque et mat (1995) d'Akhenaton, L'École du micro d'argent (1997) d'IAM, Si Dieu veut... (1997) de la Fonky Family, Chroniques de Mars (1998), compilation où figurent les principaux acteurs de du moment, Où je vis (1998) de Shurik'n, Hier, Aujourd'hui, Demain (1999) du 3e Œil, L'Palais de justice (1999) de Freeman, et Art de Rue (2001) de la Fonky Family.

À la fin des années 1990 commencent également à émerger des artistes comme Psy 4 de la rime ou Keny Arkana qui connaitront le succès la décennie suivante. Le groupe Chiens de paille (1992-2010), pourtant originaire de Cannes, fait lui aussi partie de la scène rap marseillaise à cette période.

À travers leurs textes, tous apportent un témoignage unique sur la misère sociale et les difficultés que traversait la ville au cours des années 1990, notamment dans des titres comme Demain, c'est loin (1997) d'IAM. La bande originale du film à succès Taxi de Luc Besson, sorti en 1998, contribue à la diffusion du rap marseillais auprès du grand public.

Déclin et renouveau depuis les années 2000[modifier | modifier le code]

À partir du début des années 2000, on note un déclin du hip-hop marseillais sur la scène française. L’arrivée du graveur numérique et la crise du disque ont poussé les majors à des restrictions financières et les structures indépendantes marseillaises n’ont pas su prendre le relais. Ainsi, malgré le succès certain d'artistes comme Psy 4 de la rime (dont sont issus Soprano et Alonzo), Kenza Farah, Faf Larage ou Keny Arkana, beaucoup comme L'Algerino ou El Matador ne parviennent pas à connaître une carrière stable[1].

Néanmoins, le hip-hop marseillais reste aujourd'hui un vivier de créativité et connait un renouveau sur la scène nationale, voire internationale, avec l'émergence d'artistes comme Lacrim, Deen Burbigo (qui rejoint la scène parisienne en 2008)[9], La Méthode, Puissance Nord, Révolution Urbaine, Sch ou JUL.

De Marseille sont aussi issus Under Kontrol, champions du monde de Human Beatbox, et Chinese Man Records, label du collectif Chinese Man.

Rap[modifier | modifier le code]

Dans l'histoire du rap en France, Marseille peut être considérée comme l'autre capitale du hip-hop, avec Paris et sa banlieue : elle est la seule ville française à rivaliser avec la capitale en termes de diffusion et de production[10].

Comme à Paris, le rap apparaît tôt dans la cité phocéenne, dans les années 1980, peu de temps après sa naissance à New York. Le rap marseillais est d'ailleurs depuis ses origines relativement proche des acteurs du hip-hop de la ville américaine.

En effet, Philippe Subrini, créateur de l'une des premières émissions hip-hop en France au début des années 1980, est en relation avec la Zulu Nation et Afrika Bambaataa. Quant à IAM, deux de ses membres, Akhenaton et Kheops, passent l'été 1986 à New York d'où le second, DJ du groupe, ramène pas moins de 300 vinyles. IAM reste depuis lié au hip-hop new-yorkais et a réalisé plusieurs collaborations avec des artistes comme Method Man, Redman, Wu-Tang Clan, Talib Kweli, Beyoncé ou Millie Jackson.

La scène rap marseillaise connait un âge d'or dans les années 1990 où elle devient l'une des principales villes de création hip-hop en France avec des artistes comme IAM, la Fonky Family, 3e Œil ou Chiens de paille, même si ces premiers sont les seuls à véritablement s'imposer durablement au niveau national.

Durant la première partie des années 1990, l'hégémonie d'NTM et d'IAM sur la scène rap marseillaise, comme le fait que les premiers soient originaires de Paris et les seconds de Marseille, conduisent à une rivalité importante entre les deux groupes et dans une moindre mesure entre les villes[11]. Cet antagonisme semble se poursuivre après cette période, Joey Starr invité de Thierry Ardisson en 2003, assénant un « j'aime pas la démagogie » au moment d'évoquer le groupe marseillais[12].

En dix ans, entre 1994 et 2004, le rap marseillais obtient une dizaine de disques d'or avec Ombre est lumière (IAM) en 1994, Métèque et mat (Akhenaton) en 1995, ... De la planète Mars (IAM) en 1997, Si Dieu veut... (Fonky Family), Où je vis (Shurik'n) et Sad Hill (DJ Kheops) en 1998, Mode De Vie… Béton Style (Fonky Family) en 2000, Sol Invictus (Akhenaton) et Art de Rue (Fonky Family) en 2001 et Revoir un printemps (IAM) en 2003.

Julien Valnet, auteur de M.A.R.S. Histoires et légendes du hip-hop marseillais, estime que le rap marseillais se distingue des autres scènes françaises par « l’accent, mais aussi par les instrus « pialon » (piano-violon), une certaine mélancolie, des éléments spirituels ou mystiques, une approche plus consciente. Tout cela reste cependant à nuancer, car le rap marseillais est d’une extrême variété. » Cependant, pour le rappeur Akhenaton, cette particularité marseillaise tend à diminuer et « depuis 2000, [le rap français] s’est harmonisé (...). »[1]

DJing et beatboxing[modifier | modifier le code]

Le groupe Under Kontrol est champion du monde de Human Beatbox en 2009.

Parmi les beatmakers marseillais réputés figurent Kheops, DJ du groupe IAM et auteur de plusieurs albums solo, Sya Styles, beatmaker du groupe Psy 4 de la rime ou encore DJ Djel, du groupe Fonky Family.

Street-art[modifier | modifier le code]

Une rue du Cours Julien.

Le Cours Julien est réputé pour ses nombreux graffitis qui recouvrent les murs des rues ainsi que des enseignes des magasins. Considéré comme un des espaces majeurs du Street art à Marseille, le quartier accueille chaque année depuis 2014 le Street Art Festival[13].

On peut y notamment y admirer des œuvres de Thoma Vuille et depuis janvier 2015 une fresque géante dédiée à Cabu, mort peu de temps auparavant lors de l'attentat contre Charlie Hebdo[14]. Ce graffiti a par la suite été découvert par un vandale.

Ces productions artistiques sont par ailleurs soutenus par la commune qui propose, par exemple, une visite du quartier pour les enfants de la ville[15]

À la Galerie Saint Laurent, dans le marché aux puces des Aygalades, depuis 2014 est organisé chaque année le Marseille Street Art Show, l'un des plus grands événements du genre en Europe où sont réalisées puis exposées des fresques géantes d’art urbain[16].

Break dance[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980 apparaît le premier groupe de breakdance « Marseille City Breakers », composé de quatre danseurs.

Le groupe de breakdancers se réunit au Centre Bourse, centre commercial du centre-ville, pour s'entraîner dans les boutiques ayant fermées. Parmi eux se trouve le danseur d'IAM Kephren, qui rejoindra le groupe en 1990[17]. Entre 1985 et 1988, les Marseille City Breakers feront également des spectacles à l'Espace culturel la Busserine[6].

En 1984, pour la sortie du film City Breakers, les Marseille City Breakers organisent une battle au kiosque de la Canebière[6]. En 1984, le film Beat Street est présenté hors compétition au festival de Cannes et le collectif participe à la promotion du film. Sidney, qui les découvre lors de cette prestation, les invite à se produire dans l'émission H.I.P. H.O.P. sur TF1 pour un show face aux « Paris City Breakers ».

En 1986, les Belsunce City Breakers et les Flash Breakers, participent à l'expansion du mouvement lors d'une battle improvisée dans la fosse d'un concert donné en ville[18]

Soutien de la ville[modifier | modifier le code]

Plusieurs acteurs du hip-hop ainsi que les médias regrettent l'absence du hip-hop lors des manifestations de Marseille-Provence 2013. Le rappeur Akhenaton, parmi d'autres, dénonce la quasi absence de rap dans la programmation[19] alors que la ville de Marseille est renommée pour en abriter une large scène : en effet, la seule série de concerts de rap programmée met en scène des artistes venus d'ailleurs pour la plupart. Certains projets de rap ont été recalés car jugés trop chers, alors que le concert de David Guetta allait bénéficier d'une subvention de 400 000 euros, ce qui suscite l'indignation[20]. En le Comité européen de surveillance et de conseil pour la capitale européenne faisait déjà état d'une « sur-représentation de la “culture haute” »[21].

Malgré cela, quelques événements furent organisés en parallèle comme le projet Watt (rencontres entre rappeurs locaux et Méditerranéens), ainsi que des concerts à la prison de Luynes ou dans les quartiers nord.

Liste d'artistes du mouvement hip-hop marseillais[modifier | modifier le code]

Soprano en 2011.
Keny Arkana en 2012.

Parmi les artistes représentatifs du hip-hop marseillais figurent :

Certifications[modifier | modifier le code]

De nombreux albums issus du rap marseillais ont été certifiés disque d'or ou plus (double or, platine, double platine, triple platine et diamant)[22].

Année Artistes
1994
1995
1997
1998
2001
2002
2003
2005
2007
2008
2011
2013
2014
2015
2016

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « L'histoire, c'est surtout celle de la danse. [...] Tous les Disc-jockeys de la région passent Trouble Funk ou Sugarhill Gang pour mettre le feu aux soirées. Et les groupes de break et de smurf sont l'unité de base de la création hip-hop[5]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « IAM, Fonky Family, Keny Arkana... La grande histoire du rap marseillais », sur telerama.fr,
    « Retour sur trente ans “d’histoires et de légendes du hip-hop marseillais” avec Julien Valnet, à l'occasion de la sortie de l’ouvrage “M.A.R.S.” »
  2. Valnet 2013, City Breakers, p. 24.
  3. Loi n°81-994 du 9 novembre 1981, portant dérogation au monopole d'état de la radiodiffusion
  4. « Philippe Subrini », sur mucem.org.
  5. a et b IAM : le livre, Cinq années de genèse, p. 19
  6. a b et c Clémentine Vaysse, « Dans les premiers pas du hip-hop à Marseille | Marsactu », sur Marsactu (consulté le 29 mars 2016)
  7. « Dans les premiers pas du hip-hop à Marseille - Journal Marsactu », sur Journal Marsactu (consulté le 20 novembre 2015)
  8. « M.A.R.S : grandeur et décadence du hip hop marseillais », sur Bakchich (consulté le 20 novembre 2015)
  9. « Deen Burbigo : aller-retour Marseille-Paris pour percer dans le rap - Journal Marsactu », sur Journal Marsactu (consulté le 20 novembre 2015)
  10. Loïc Lafargue de Grangeneuve, Politique du hip-hop: action publique et cultures urbaines, Presses Univ. du Mirail, (ISBN 9782810700073, lire en ligne)
  11. http://www.lesinrocks.com/1995/04/26/musique/iam-ntm-dialogue-nord-sud-11236867/
  12. « Akhenaton revient sur la rivalité IAM NTM », sur www.terrafemina.com (consulté le 20 novembre 2015)
  13. « WAAW - Le haut-parleur culturel à Marseille - Un bistrot, un média », sur www.waaw.fr (consulté le 20 novembre 2015)
  14. « Vidéos : Marseille : une fresque pour Cabu au cours Julien | La Provence », sur LaProvence.com (consulté le 20 novembre 2015)
  15. « Marseille : au cours Julien, le street art devient un jeu d'enfants », sur LaProvence.com (consulté le 16 novembre 2015)
  16. « [Marseille Street Art Show 2015] L’un des plus grands événements d’Europe ! | Made In Marseille », sur madeinmarseille.net (consulté le 20 novembre 2015)
  17. Karim HAMMOU, Une histoire du rap en France, LA DECOUVERTE, (ISBN 9782707182975, lire en ligne)
  18. « Marseille : avec la Battle Pro, le hip-hop fait son grand retour », sur LaProvence.com (consulté le 29 mars 2016)
  19. « Marseille-Provence 2013 : où est passé le hip-hop ? - Journal Marsactu », sur Journal Marsactu (consulté le 20 novembre 2015)
  20. [vidéo] Elise Landschek et Éric Bergeron (pour Arte Journal), « Marseille 2013 : les oubliés des festivités », sur arte.tv, (consulté le 26 août 2013)
  21. « France - Marseille-Provence 2013 : le coup de gueule des rappeurs marseillais », sur France 24, https://plus.google.com/116536894056162235467/ (consulté le 20 novembre 2015)
  22. « Site du SNEP, organisme officiel chargé de remettre les certifications Disque d'Or et plus »
  23. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées vj
  24. (fr) « Certifications Albums Or - année 1997 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 18 mai 2012)
  25. (fr) « Certifications Albums Platine - année 1997 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 18 mai 2012)
  26. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées disqueenfrance-161298
  27. (fr) « Certifications Albums Or - année 1998 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 18 mai 2012)
  28. (fr) « Certifications Albums Or - année 1998 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 18 mai 2012)
  29. (fr) « Certifications Albums Or - année 2001 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 29 avril 2012)
  30. (fr) « Certifications Albums Or - année 2001 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 29 avril 2012)
  31. (fr) « Certifications Albums Or - année 2002 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 29 avril 2012)
  32. (fr) « Certifications Albums Or - année 2003 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 28 avril 2012)
  33. (fr) « Certifications Albums Or - année 2005 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 28 avril 2012)
  34. (fr) « Certifications Albums Or - année 2005 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 28 avril 2012)
  35. (fr) « Certifications Albums Or - année 2008 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 26 avril 2012)
  36. (fr) « Certifications Albums Triple Platine - année 2011 », sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, (consulté le 29 octobre 2012)
  37. Psy 4 de la rime : "Quatrième dimension Relaoded"
  38. Site IAM : Iam est déjà disque d'or avec arts Martiens
  39. « Lacrim est Disque D'Or avec son album Corleone », sur 13or-du-hiphop.fr, (consulté le 12 mars 2015)
  40. « Jul : Dans Ma Paranoia certifié disque d'or ! », sur 13or-du-hiphop.fr, (consulté le 27 février 2016)
  41. « Jul est Disque D'or avec son album Je Trouve pas le sommeil », sur 13or-du-hiphop.fr, (consulté le 27 février 2016)
  42. « Soprano : son album Cosmopolitanie est Disque d'Or ! », sur 13or-du-hiphop.fr, (consulté le 27 février 2016)
  43. « Jul : Je Tourne en Rond certifié Disque d'Or », sur melty.fr, (consulté le 27 février 2016)
  44. « Alonzo Disque D'Or avec Règlement de Comptes », sur 20minutes.fr, (consulté le 27 février 2016)
  45. « JUL obtient son 5ème Disque D'Or en 2 ans avec My World ! », sur 13or-du-hiphop.fr, (consulté le 27 février 2016)
  46. « Lacrim est Disque D'Or avec la mixtape RIPRO Vol.1 ! », sur booska-p.com, (consulté le 27 février 2016)
  47. « Lacrim : R.I.P.R.O. volume 2 est disque d'or ! », sur melty.fr, (consulté le 27 février 2016)
  48. « SCH est disque d'or avec A7 ! », sur melty.fr, (consulté le 8 mars 2016)