Rap metal

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Rap metal
Origines stylistiques Rap rock, metal alternatif[1],[2], hip-hop, heavy metal
Origines culturelles Fin des années 1980, États-Unis
Instruments typiques Basse, batterie, chant, échantillonneur, guitare, rap
Popularité Modérée au début des années 1990, élevée à la fin des années 1990.
Voir aussi Rapcore, funk metal

Genres associés

Nu metal

Le rap metal est un sous-genre musical du rap rock et du metal alternatif mêlant des éléments vocaux et instrumentaux issus du hip-hop et heavy metal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et développement[modifier | modifier le code]

Le rap metal est issu du rap rock, un genre mêlant des éléments vocaux et instrumentaux issus du hip-hop et rock[2]. Les racines du genre sont tracées chez des groupes de hip-hop qui reprenaient des éléments sonores issus de chansons heavy metal, tels que les Beastie Boys[3], Cypress Hill[4], Esham[5],[6], et Run–D.M.C.[7] ; et chez des groupes rock mêlant heavy metal et hip-hop, comme 24-7 Spyz[8] et Faith No More[9].

En 1987, le groupe Anthrax, originaire de New York, mêle hip-hop et heavy metal dans leur extended play intitulé I'm the Man[10], et s'associe avec Public Enemy pour une reprise de leur chanson Bring the Noise mêlant hip-hop et thrash metal[11]. L'année suivante, le rappeur Sir Mix-a-Lot s'associe à Metal Church pour la composition de son single sorti en 1988 Iron Man, inspiré du titre homonyme de Black Sabbath[2]. En 1990, le rappeur Ice-T forme un groupe de heavy metal appelé Body Count. Stuck Mojo, un groupe de metal dont le chanteur rappe, est considéré comme un autre pionnier du genre[12],[13].

Popularité[modifier | modifier le code]

Les années 1990 assistent à la popularisation du rap metal auprès du grand public. La chanson Epic des Faith No More est un véritable succès commercial et atteint la 9e place du Billboard Hot 100[14]. Par exemple, l'album Evil Empire des Rage Against the Machine atteint le Billboard 200 à la première place en 1996. En 1999, leur troisième album studio, The Battle of Los Angeles, est également classé au Billboard 200 ; il se vend à 430 000 la première semaine[15]. Chaque single de leurs albums est certifié disque de platine[16].

En 1998, Ice Cube fait paraître son album tant attendu War & Peace Vol. 1 (The War Disc) mêlant des éléments de nu metal et rap metal sur certaines chansons[17]. L'album débute à la 7e place au Billboard 200, avec la vente de 180 000 exemplaires la première semaine[18]. Limp Bizkit, un groupe de néo-metal, fait paraître l'album Significant Other qui est classé à la première place du Billboard 200, avec 643 874 exemplaires vendus la première semaine[19]. À sa seconde semaine, il se vend à 335 000 exemplaires de plus[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Alternative Metal », AllMusic (consulté le 21 novembre 2012), The first wave of alternative metal bands fused heavy metal with prog-rock (Jane's Addiction, Primus), garage punk (Soundgarden, Corrosion of Conformity), noise-rock (the Jesus Lizard, Helmet), funk (Faith No More, Living Colour), rap (Faith No More, Biohazard), industrial (Ministry, Nine Inch Nails), psychedelia (Soundgarden, Monster Magnet), and even world music (later Sepultura)... Some of those bands eventually broke out to wider audiences, often with help from the Lollapalooza tour, and they also set the stage for a new wave of alt-metal that emerged around 1993-94, centered around the Rap Metal fusions of Rage Against the Machine and Korn, the grindingly dissonant Tool, the heavily production-reliant White Zombie, and the popular breakthrough of Nine Inch Nails. These bands would become the most influential forces in shaping the sound and style of alternative metal for the rest of the '90s, along with Pantera, whose thick, molten riffs sounded like no other thrash-metal band.
  2. a, b et c (en) Alex Henderson, « Rap-Metal », AllMusic (consulté le 24 juin 2008).
  3. (en) Stephen Thomas Erlewine, « Review of Licensed to Ill », AllMusic (consulté le 31 décembre 2008).
  4. (en) Steve Huey, « Review of Black Sunday », AllMusic (consulté le 31 décembre 2008).
  5. Cheryl Lynette Keyes, Rap Music and Street Consciousness, University of Illinois Press, (ISBN 9780252072017), « Blending and Shaping Styles: Rap and Other Musical Voices », p. 108.
  6. (en) William E. Ketchum II, « Mayor Esham? What? », Metro Times, Detroit (Michigan), (consulté le 16 octobre 2008).
  7. (en) « Biography of Run-D.M.C. », AllMusic (consulté le 31 décembre 2008).
  8. « 24-7 Spyz! Threw reggae, rap, metal and positive vibes into a blender, then drank in the musical mix », Rocky Mountain News, (consulté le 8 janvier 2009).
  9. (en) « Faith No More has more faith than its record company bargained for », San Jose Mercury News, (consulté le 8 janvier 2009).
  10. (en) Thane Peterson, « How Corrosive Is Heavy Metal? », BusinessWeek, (consulté le 8 janvier 2009).
  11. (en) Jonathan Gold, « Anthrax, Public Enemy Fuse Rap, Metal », Los Angeles Times, (consulté le 8 janvier 2009).
  12. (en) « Mojo's Working — Rap-Rock Pioneers Are Back », Columbus Ledger-Enquirer, (consulté le 9 décembre 2008).
  13. (en) Brad Barnes, « Rap-rock pioneers have their 'Mojo' workin' », Columbus Ledger-Enquirer, (consulté le 9 décembre 2008).
  14. (en) « Faith No More Album & Song Chart History », Billboard, Prometheus Global Media.
  15. (en) « Raging Sales Put Rage Atop Billboard 200 », Billboard.com, (consulté le 30 août 2008).
  16. (en) « RIAA - Gold & Platinum: Searchable Database », Recording Industry Association of America (consulté le 29 novembre 2008).
  17. (en) War & Peace Vol. 1 (The War Disc). AllMusic.
  18. Billboard - Google Livros, Books.google.com.br (lire en ligne).
  19. a et b Colin Devenish, Limp Bizkit, St. Martin's, (ISBN 0-312-26349-X), p. 95–113.