Hip-hop underground

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Underground hip-hop
Origines stylistiques Hip-hop, rock indépendant, hip-hop alternatif, rock alternatif, musique alternative
Origines culturelles Années 1990 ; États-Unis, Royaume-Uni
Instruments typiques Chant, échantillonneur

Le hip-hop underground, underground hip-hop ou hip-hop indépendant, est un terme générique désignant la musique hip-hop publiée en dehors du système commercial[1]. Le terme est typiquement associé aux musiciens indépendants ou signés à des labels indépendants. Le hip-hop underground est souvent caractérisé par des paroles conscientes, positives, ou anti-commerciales[2]. Cependant, il ne s'associe à aucun thème universel.

« L'underground » désigne également la communauté des musiciens, fans ou autres, associés à la musique non commerciale ou indépendante. Les scènes musicales associées au hip-hop underground sont le hip-hop alternatif et l'horrorcore. Certains musiciens désormais considérés « underground », ne l'ont pas toujours été, ou ont parfois abandonné les classements du magazine Billboard[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Aesop Rock, au Irving Plaza NYC, en 2007.

Le hip-hop underground compense de nombreux styles musicaux associées aux thèmes politiques et conscients. De nombreux musiciens sont décrits par l'ouvrage How to Rap (en) comme à la fois underground et politiquement ou socialement impliqués, comme[4], Little Brother, Lowkey (en)[5], Brother Ali[5], Mr. Lif[6], Murs[6], Immortal Technique, Diabolic[6], Binary Star[7], People Under the Stairs[8], Lifesavas (en)[3],[9], et Zion I[10].

Les groupes underground bien accueillis par la presse spécialisée et auteurs d'albums à succès incluent Jurassic 5[11], Aesop Rock[11], Ugly Duckling[12], Little Brother[5], Brother Ali[5], El Da Sensei (en)[13], Dilated Peoples[14], Non Phixion[15], Freestyle Fellowship[7], Binary Star[7], Planet Asia[16], People Under the Stairs[8], Cannibal Ox[3],[8], et Zion I[10].

Les paroles de musiciens et groupes underground sont qualifiées par la presse spécialisée comme « intelligentes », « profondes » ou « complexes » ; des musiciens et groupes comme Astronautalis, Akir (en)[12], Ugly Duckling[12], Brother Ali[5], Cage[17], Immortal Technique, El Da Sensei[13], R.A. the Rugged Man, Lowkey[13],[14], Mr. Lif[6], Murs[6], Binary Star[7], Planet Asia[16], Lifesavas[9], Sage Francis[3], Zion I[10], Yasiin Bey, Thomas J (en), MF Doom, Yak Ballz, Eyedea & Abilities, Aesop Rock, et Tajai Massey. Certains musiciens underground composent à la mémoire d'éléments fondamentaux ou des piliers de la culture hip-hop, comme People Under the Stairs, Apathy, et Blacastan dont la musique « rappelle l'âge d'or du hip-hop[8]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant les premières années du hip-hop, la vaste majorité du genre est underground, par définition. Tandis que Sugarhill Gang se popularise en 1979, la majeure partie des musiciens ne se populariseront, quant à eux, pas avant le milieu des années 1980. Le premier album des Ultramagnetic MCs, Critical Beatdown, est considéré comme l'un des premiers exemples représentant le « hip-hop underground »[18]. L'album est décrit comme la caractéristique de ce qui émergera par la suite sous le terme de « hip-hop underground ». Le rappeur underground Kool Keith, originaire de New York, est notamment bien accueilli pour son album Dr. Octagonecologyst, classé « pendant un moment » dans la catégorie de hip-hop indépendant[19].

Dans les années 2000, l'album Masters of the Universe du groupe Binary Star est décrit comme « forme alternative rafraîchissante originaire du rap mainstream[20]. » Tech N9ne et Strange Music obtiennent le succès grâce à l'album All 6's and 7's[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Hip Hop Industry History », sur stinkzone.com, (consulté le 14 février 2015).
  2. (en) Cheryl L. Keyes, Rap Music and Street Consciousness, University of Illinois Press, , 336 p. (ISBN 0-252-07201-4).
  3. a, b, c et d Edwards 2009, p. 342
  4. Edwards 2009.
  5. a, b, c, d et e (en) Edwards 2009, p. 317.
  6. a, b, c, d et e (en) Edwards 2009, p. 325.
  7. a, b, c et d (en) Edwards 2009, p. 326.
  8. a, b, c et d (en) Edwards 2009, p. 332.
  9. a et b (en) Edwards 2009, p. 333.
  10. a, b et c (en) Edwards 2009, p. 334.
  11. a et b (en) Edwards 2009, p. 315.
  12. a, b et c (en) Edwards 2009, p. 316.
  13. a, b et c (en) Edwards 2009, p. 321.
  14. a et b (en) Edwards 2009, p. 322.
  15. (en) Edwards 2009, p. 323.
  16. a et b (en) Edwards 2009, p. 327.
  17. (en) Edwards 2009, p. 318.
  18. (en) Price, E Hip hop culture, ABC-CLIO, 2006. p. 295.
  19. (en) Steve Huey, « Review of Dr. Octagonecologyst », sur AllMusic (consulté le 27 janvier 2009).
  20. (en) « Masters of the Universe - Binary Star - Songs, Reviews, Credits, Awards », sur AllMusic (consulté le 16 septembre 2014).
  21. (en) « Tech N9ne's 'All 6's and 7's' debuts No. 4 on Billboard 200 », sur The Boombox, (consulté le 24 mars 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) C rispin Sartwell, Act Like You Know: African-American Autobiography and White Identity, University of Chicago, University Of Chicago Press, (ISBN 978-0-226-73527-6), « Rap Music and the Uses Of Stereotype ».
  • (en) Paul Edwards, How to Rap (en) : the Art & Science of the Hip-Hop MC, Chicago Review Press,

Liens externes[modifier | modifier le code]