Drill (musique)

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Drill
Origines stylistiques Rap hardcore, Chicago hip hop, gangsta rap, trap, Dirty South
Origines culturelles Début des années 2010 ; Chicago (États-Unis)
Instruments typiques Séquenceur, boîte à rythmes, synthétiseur, clavier, percussions, instruments à cordes
Scènes régionales

Chicago, Detroit, Londres et

Région parisienne
Voir aussi Drill and bass

La musique drill (habituellement drill, parfois décrite drill scene ou drill-hop[1]) est un sous-genre musical du hip-hop lancé par les jeunes rappeurs et producteurs originaires des quartiers de South Side à Chicago. Le genre est l'une des facettes contemporaines les plus importantes de la scène hip-hop de Chicago. La drill est caractérisée par un contenu lyrique violent, morbide, sombre et un rythme orienté trap.

Popularisée localement à Chicago, la drill se fait connaître à l'échelle nationale vers 2012 grâce à des rappeurs tels que Lil Durk, Fredo Santana, SD, Lil Reese, Soulja Boy, Chief Keef. L'attention de la presse écrite est graduellement importante et de nombreux labels majors commencent à signer des musiciens de drill. Chief Keef et d'autres rappeurs drill attirent l'attention médiatique de par leur contenu lyrique violent, et la scène sera par la suite associée aux crimes perpétrés à Chicago.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les paroles de la drill se concentrent sur la vie dure menée quotidiennement à Chicago. Lucy Stehlik, du Guardian, explique que « la drill nihiliste reflète la vie actuelle, là où ses équivalents du hip-hop ont échoué[2]. » Les paroles de la drill divergent fortement de celles des premiers rappeurs de Chicago, comme Common et Twista, qui s'inclinent plus vers le rap conscient[3] et le hip-hop contemporain populaire, qui au temps de la montée de la drill semblerait glorifier et célébrer un gain de richesse[4]. Les paroles de la drill reflètent typiquement la loi de la rue, et se concentrent sur des thèmes sombres, nihilistes, réalistes et violents. Les rappeurs drill font usage de l'Auto-Tune[5],[6]. Les rappeurs originaires d'Atlanta Gucci Mane et Waka Flocka Flame influencent significativement la scène drill[7]. Partageant quelques similitude avec la musique trap, le rythme de la drill est plus lent et s'accompagne d'un tempo modéré, oscillant entre 120 et 130 BPM[8],[9].

Les « drillers » sont habituellement jeunes ; la plupart des musiciens de cette scène attirent l'attention tandis qu'ils sont encore adolescents[10]. L'un de ces musiciens, Chief Keef, n'avait que 16 ans lorsqu'il a signé un contrat de 6millions de dollars avec Interscope[11] ; Lil Wayne, par exemple, signera un driller de 13 ans, Lil Mouse[12]. Des artistes féminines représentent également la scène à ses débuts[13].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rob Markman et Mangum, Ade, « King L Reigns Over Chicago's Drill Scene With Drilluminati », sur MTV.com, (consulté le 21 juin 2013).
  2. (en) Lucy Stehlik, « Chief Keef takes Chicago's drill sound overground », sur The Guardian, (consulté le 21 juin 2013).
  3. (en) Jim DeRogatis, « The battle for the soul of Chicago hip hop », sur wbez.org, WBEZ, (consulté le 21 juin 2013).
  4. (en) Jon Caramanica, « Chicago Hip-Hop’s Raw Burst of Change », (consulté le 21 juin 2013).
  5. (en) David Drake, « Katie Got Bandz, "Ridin Round and We Drillin" MP3 », (consulté le 21 juin 2013).
  6. (en) Jordan Sargent, « Lil Durk: Life Ain't No Joke », (consulté le 21 juin 2013).
  7. (en) David Drake, « Chicago Rap Blazes Up From the Streets », (consulté le 23 juin 2013).
  8. (en) « What is Trap Music? Trap Music Explained », sur Run The Trap (consulté le 29 janvier 2015).
  9. (en) SherronShabazz, « Young Chop Says, I Don't Even Know What Drill Music Is », HiphopDX (consulté le 29 janvier 2015).
  10. (en) Jordan Sargent, « Drum Majors: Four Producers to Watch: Paris Beuller », (consulté le 23 juin 2013).
  11. (en) Rob Markman, « Chief Keef's Interscope Deal Revealed To Be Worth $6 Million », MTV, (consulté le 21 juin 2013).
  12. (en) Sam Gould, « Chief Keef, Chicago and violence in hip hop », (consulté le 21 juin 2013).
  13. (en) Miles Raymer, « Sasha Go Hard: Round 3: The Knockout », (consulté le 21 juin 2013).