Hilaliens

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Les Hilaliens ou Banu Hilal (en arabe بنو هلال) est une tribu arabe principalement présente en Tunisie en Libye en Algérie et au Maroc.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Mouvement des Tribus Souliem et hilal.png
Arbre généalogique des Banou Souleim & Banou Hilal.png

La tribu originelle des Banu Hilal est composée de trois fractions[1] :

  • Athbej : Doreid, Taouba, Bokhtor, Kerfa, Dahak, Aiadh, Latif
  • Riah : Mohammed, Sinber, Douaouida, Akhder
  • Zoghba : Sad, Khachna, Amer

Lors de leur migration vers le Maghreb, les Banu Hilal sont joints par trois autres groupes tribaux arabes :

  • Jochem : Corra, Acem, Mocaddem, Kholt, Safiane, Djaber
  • Maqil : Hedadj, Kharadj, Chebanat, Ghosl, Metarfa, Thaleba, Ahlaf
  • Sulaym : Zoghb, Heïb, Mirdas, Aouf, Kaoub, Hakim, Debab, Ouchah, Djouari

Histoire[modifier | modifier le code]

Ils vivaient dans la partie du Hedjaz qui confine au Nedjd. Circulant parfois vers l’Irak en quête de pâturages et de points d’eau, ils devinrent les alliés politiques des Qarmates, sectaires chiites qui prêchaient le massacre des ennemis de leurs croyances et désolèrent l'Arabie pendant plus d'un siècle. Ils les suivirent en Syrie et avec eux combattirent les Fatimides. Ils vainquirent les Qarmates et leurs alliés qui furent installés dans les déserts de la rive droite du Nil. Après avoir reçu l'ordre d'envahir l'Ifriqiya, ils occupèrent vite le Maghreb central ainsi que sa partie extrême où ils ne vinrent pas de leur propre mouvement, mais y furent déportés vers 1188 par le sultan almohade El Mansour pour purger la partie orientale de l'empire. Le sultan se promettait d'utiliser leur activité et de consacrer leurs aptitudes à la guerre contre les chrétiens d'Espagne, selon les recommandations de son aïeul. Il les conduisit par les routes du Sud et les plaça dans le Hebet, au sud de Tétouane et dans le Tamesna, entre Salé et Marrakech. Sous le règne du sultan Moulay Ismaël, les Makil, qui avaient atteint, dans leur mouvement vers l'Ouest, le Sahara mauritanien et les rives de l'Atlantique, pénétrèrent dans le Maroc actuel par les contrées méridionales de l'empire à différentes époques et dans des circonstances diverses. Ce sultan, qui voulait opposer aux habitants irréductibles des montagnes du Maghreb des guerriers n'ayant aucune attache avec ces Berbères, créa d'une part, une armée noire dite des Abid Bokhari et, de l'autre, des corps ou guichs composés des Bani Hilal et Makil. Ils ont été cantonnés dans des pays d'eaux et de pâturages, de collines, de vallées et de plaines bien arrosées, où ils cultivent un sol varié et riche permettant toutes cultures et où ils élèvent du bétail.[2]

Taghribat Bani Hilal[modifier | modifier le code]

Taghribat Bani Hilal ou L'Épopée hilalienne est répartie en trois cycles principaux. Les deux premiers rassemblent les événements qui se déroulent en Arabie et dans divers pays de l'Orient; la troisième, appelé Taghriba (marche vers ouest), relate la migration des Hilal vers l’Afrique du Nord. Les récits et les enregistrements que le poète folklorique Abdel Rahmane al-Abnoudi a recueillis auprès de bardes de la Haute-Égypte[3].

Il existe trois formes de récits :

– le poème classique entrecoupé de passages en prose rimée ;
– le mawwal chanté
– et enfin le récit poétique libre[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Geste hilalienne : Version de Bou Thadi (trad. Lucienne Saada, préf. Jean Grosjean), Gallimard, coll. « Blanche », , 400 p. (ISBN 2070701573)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, Ibn Khaldoun, Introduction XIII
  2. Ismaël Hamet, « Notice sur les Arabes hilaliens », Revue d'histoire des colonies, vol. 20,‎ , p. 241–264 (DOI 10.3406/outre.1932.2836, lire en ligne)
  3. a et b Musique et spectacle : Le théâtre lyrique arabe - Esquisse d'un itinéraire... Par Mohamed Garfi, p. 38.