Flórián Albert
| Flórián Albert | ||
Flórián Albert en 1966. | ||
| Biographie | ||
|---|---|---|
| Nationalité | ||
| Naissance | Hercegszántó (Royaume de Hongrie) |
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| Décès | (à 70 ans) Budapest (Hongrie) |
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| Taille | 1,81 m (5′ 11″) | |
| Poste | Attaquant | |
| Parcours professionnel1 | ||
| Années | Club | M.(B.) |
| 1958-1974 | 643 (595) | |
| Sélections en équipe nationale2 | ||
| Années | Équipe | M.(B.) |
| 1959-1974 | 75 (32) | |
| Parcours entraîneur | ||
| Années | Équipe | Stats |
| 1978-1983 | ||
| 1985 | ||
| 1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés. 2 Matchs officiels. |
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Flórián Albert, né le à Hercegszántó (Hongrie) et mort le à Budapest (Hongrie), est un footballeur international hongrois évoluant toute sa carrière au Ferencváros TC de la fin des années 1950 aux années 1970.
Attaquant considéré comme l'un des joueurs les plus élégants de tous les temps, Albert est formé au Ferencváros TC puis y débute et remporte quatre championnats de Hongrie, une Coupe nationale en 1972 ainsi que la Coupe des villes de foires en 1965, avant d'en être finaliste trois ans plus tard. Après une carrière de seize ans, une blessure le contraint à s'arrêter en 1974.
En 75 sélections en équipe nationale de Hongrie, Albert inscrit 31 buts pour son pays. Il remporte la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1960 à Rome et termine à la troisième place du Championnat d'Europe en 1964 en Espagne. En 1966, il s'illustre à la Coupe du monde en participant à l'élimination des champions en titre brésiliens.
En 1967, il remporte le Ballon d'or récompensant le meilleur footballeur européen, étant élu footballeur hongrois de l'année en 1966 et 1967. Albert termine meilleur buteur aux championnats de Hongrie en 1960, 1961 et 1965, la Coupe d'Europe des clubs champions en 1966, et la Coupe des villes de foires en 1967.
Après avoir terminé sa carrière sportive, Albert connaît deux courtes expériences d'entraîneur en Libye, avec Al-Ahly Benghazi de 1978 à 1982 puis en 1985. Après son retour d'Afrique du Nord, il travaille pour Ferencvaros à plusieurs postes, tels que directeur technique, dirigeant et plus tard président honoraire. En 2007, le stade du club est renommé en son hommage.
Son fils, Florian Albert Junior est également footballeur professionnel et international hongrois.
Biographie
[modifier | modifier le code]Débuts
[modifier | modifier le code]Florian Albert est le troisième enfant d'une famille de quatre vivant à Hercegszanto, un village situé à 200 km au sud de Budapest[1], à la frontière yougoslave[2]. Dans les années 1940, la famille s’installe à Budapest[2].
Florian Albert commence le football dans les équipes de jeunes de Ferencváros à l'âge de douze ans, en 1953, en plein âge d'or du football hongrois[2],[3]. Le Onze d'or hongrois est alors en pleine réussie durant la première moitié des années 1950 : championne olympique en 1952 et finaliste malheureuse de la Coupe du monde 1954[2]. Le 2 novembre 1958, après six ans de présence dans l'école de football du club, il débute en équipe première lors d'un match de championnat (3-1) contre Diosgyor[1].
Le , à dix-huit ans, il est retenu par le sélectionneur Lajos Baróti en équipe hongroise, alors qu'il ne compte que deux matchs avec le Ferencváros[1],[2]. Pour ses débuts contre la Suède (victoire 3-2)[4], il inscrit un doublé[2]. Orpheline de ses ex-stars parties en exile, le pays place son espoir dans le jeune Florian[2].
Le 6 septembre 1960, malgré ses six buts lors des trois matchs de la phase éliminatoire, dont une victoire 7-0 contre la France, la Hongrie est éliminée (0-2) par le Danemark en demi-finale des Jeux olympiques de Rome[1],[2]. Elle accroche la médaille de bronze[2] lors du match de classement (2-1) face à l'Italie[1].
En juin 1962, il participe à sa première Coupe du monde, au Chili, marque contre l’Angleterre (2-1) puis inscrit un triplé face à la Bulgarie (6-1)[2]. La Hongrie est éliminée en quarts de finale par la Tchécoslovaquie (1-0)[1]. Flórián termine meilleur buteur de la compétition[2],[3], avec quatre réalisations, à égalité avec cinq autres joueurs.
Lors de la saison 1962-1963, Ferencváros atteint les demi-finales de la Coupe des villes de foires.
En juin 1963, il se marie avec l'actrice Bársony Irén. La cérémonie provoque un embouteillage dans Budapest.
Le , il inscrit le premier des trois buts de la victoire (1-3) contre la France, à Colombes, en quarts de finale aller de la Coupe d'Europe des nations. Lors de la phase finale en Espagne, la Hongrie obtient la troisième place[1].
Résultats internationaux et Ballon d'or
[modifier | modifier le code]Sacré champion de Hongrie en 1963 et 1964, le 23 juin 1965, il remporte la Coupe des villes de foires[3] avec Ferencváros, en finale contre la Juventus (1-0)[5],[6] au Stadio Comunale de Turin, après avoir éliminé Rome, Bilbao et Manchester United[1],[2].
Le pouvoir communiste de l'époque l'empêchée de franchir le rideau de fer pour signer à la Juventus Turin[7],[8]. Contrarié par l’exil de Ferenc Puskas et Sandor Kocsis en Espagne, le régime communiste de Hongrie exerce un contrôle total sur ses internationaux[8]. Gianni Agnelli, patron de Fiat et propriétaire des Bianconeri, se déplace à Budapest pour le recruter, en vain[8].
En 1966, ils sont battus en quart-de-finale de la Coupe des champions par l'Inter Milan.

Le , au Goodison Park de Liverpool, il contribue à l'élimination (3-1) du Brésil[3],[9] dès le premier tour de la Coupe du monde. La Hongrie de Lajos Baroti devient la première équipe depuis dix ans à oser l'offensive à outrance face aux champions du monde[1]. Albert est à l'origine des trois buts hongrois[2], en particulier du dernier[10]. Il hérite du ballon au milieu du terrain, dribble trois Brésiliens avant de servir Ferenc Bene dont le centre est repris victorieusement par János Farkas[1],[10]. Florian Albert fait oublier l'absence de Pelé sur blessure et sa sortie donne lieu à une ovation[1]. La sélection hongroise est éliminée en quart de finale (1-2) par l'URSS[3].
Les dirigeants de plusieurs clubs cariocas veulent l'engager, dont celui de Flamengo, qui l'invite à venir s'entraîner 15 jours avec l'équipe[2]. Il dispute le bouillant derby de Rio de Janeiro face à Vasco de Gama[2]. On lui propose un contrat de deux ans, mais le gouvernement de Hongrie refuse et menace le joueur de l’envoyer en prison avec les membres de sa famille[8]. Florian donne sa version : « À cette époque, on ne pouvait pas quitter la Hongrie car un transfert à l’étranger n’était pas compatible avec la morale sportive socialiste »[2].
Son club est éliminé au troisième tour de la Coupe des villes de foires par l'Eintracht Francfort en 1967.
Le , il devient papa pour la deuxième et dernière fois d'un petit Flórián junior, puis reçoit son Ballon d'or quelques jours plus tard[1]. Florian apprend sa victoire au téléphone le soir de Noël : « Le téléphone a sonné et ma femme a décroché. C'était un ami journaliste, qui lui a demandé : Est-ce que je parle à l'épouse du meilleur joueur d'Europe ? On a tout de suite compris. Ce fut un Noël magnifique. »[11]. En fin de saison, avec son club, il est finaliste malheureux de la Coupe des villes de foires[2], contre Leeds United. Les Hongrois s'inclinent à Elland Road (1-0) à l'aller et, malgré le soutien de 70 000 spectateurs au match retour à Budapest, ils sont tenus en échec 0-0.
L'année suivante, le 6 novembre 1968, il marque l'unique but de la sélection de FIFA contre le Brésil au Stade Maracanã de Rio[12].
Blessure et fin de carrière
[modifier | modifier le code]Un an et demi après son ballon d'or, Florian Albert est victime d'une fracture du péroné lors d'un choc avec le gardien danois[2] Erik Engedahl[1] en éliminatoires de la Coupe de monde 1970 (défaite à Copenhague 3-2). L'attaquant met un an à retrouver le chemin des terrains[1].
Lors de la saison 1971-1972, ils atteignent les demi-finales de la nouvelle Coupe UEFA et sont tenus en échec à domicile par Wolverhampton Wanderers (2-2), avant de perdre 2-1 au retour.
Le 17 mars 1974, il dispute son 351ème et dernier match de championnat (pour 245 buts) avec Ferencvaros[1].
Le 29 mai 1974 à Szekesfehervar, il fête sa 75e et dernière cape en équipe nationale hongroise qui domine la Yougoslavie (victoire 3-2)[4], devant 15 000 spectateurs[1]. En 75 sélections Flórián Albert inscrit 31 buts[5].
En 1975, il foule pour la dernière fois la pelouse du stade de Ferencváros rénové à l'occasion de son jubilé contre l'équipe yougoslave de Vojvodina.
Reconversion, fin de vie et hommages
[modifier | modifier le code]Florian Albert part en Libye diriger l'Al Ahly Benghazi SC.
Il revient à Ferencváros, son club de toujours, au bout d'un an comme responsable de l'équipe junior.
Il retourne plus tard à Benghazi, mais n'y reste pas en raison de la dégradation de la situation politique et économique.
Durant la trêve hivernale 1988-89, les dirigeants de Ferencváros mettent fin au trio d’entraîneurs que forment Flórián Albert, Rákosi et Szücs. En mars 1989, l'arrivée de István Debreczeny à la tête lui assure le poste de vice-président du club. Albert devient ensuite responsable de la formation des jeunes.
En 2007, le stade de Ferencváros prend son nom[5],[9] et une statue y est présente[7]. Seule une rue conduisant au stade porte son nom après la démolition du stade en 2013[7].


Le , il meurt à l'âge de 70 ans à la suite d'un pontage coronarien[3]. Ses obsèques sont diffusées en direct à la télévision[2]. Il repose au cimetière d'Óbuda.
Style de jeu
[modifier | modifier le code]Surnommé « Császár » (littéralement, « L'Empereur »[13],[14]), Flórián Albert évolue au poste d'attaquant et est décrit comme l'un des footballeurs les plus élégants de tous les temps[5] et est reconnu pour sa finesse[15]. Le sélectionneur de ses débuts en équipe nationale, Lajos Baróti, confie : « il était aussi bon en 10 qu’en 9. C’est rare de voir un joueur aussi exceptionnel à la finition qu’à la création. Albert savait tout faire et il le faisait avec une classe immense »[2].
Intelligent, élégant, racé, il sait débuter les actions d'une position très en retrait, comme ses aînés Sarosi et Hidegkuti, tel un chef d'orchestre toujours en retrait des exécutants[10]. « Il arrivait de loin, éliminait les adversaires comme s’ils n’existaient pas puis nous donnait de magnifiques ballons dans la profondeur. C’était un bonheur de jouer avec lui, il nous facilitait tellement les choses » se souvient son coéquipier en sélection Lajos Tichy[2].
Son style épuré et la fluidité de ses gestes au service d'une technique au dessus de la moyenne ne sont repris que par Franz Beckenbauer plus tard en terme d'élégance naturelle sur le terrain[1].
Statistiques
[modifier | modifier le code]Flórián Albert marque 31 buts au cours de sa carrière internationale avec l'équipe de Hongrie, de 1959 à 1974[3] en 75 matchs[4].
En club, au sein du Ferencváros Budapest, Flórián Albert trouve le chemin des filets à 255 reprises en 351 rencontres disputées dans le championnat hongrois[3] entre 1958 et 1974[9]. Toutes compétitions confondues, il joue 537 fois sous le maillot vert[1].
| Saison | Club | Championnat | Coupe(s) nationale(s) | Compétition(s) continentale(s) |
Total | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Division | M. | M. | Comp. | M. | M. | M. | |||||||
| 1958-1959 | D1 | 15 | - | - | - | 1 | 16 | ||||||
| 1959-1960 | D1 | 26 | - | - | - | 7 | 33 | ||||||
| 1960-1961 | D1 | 26 | - | - | 1 | 9 | 36 | ||||||
| 1961-1962 | D1 | 22 | - | - | - | 10 | 32 | ||||||
| 1962-1963 | D1 | 21 | - | - | - | 6 | 27 | ||||||
| 1963 | D1 | 12 | - | - | 2 | 5 | 19 | ||||||
| 1964 | D1 | 16 | - | - | - | 6 | 22 | ||||||
| 1965 | D1 | 24 | - | CF | 5 | 5 | 34 | ||||||
| 1966 | D1 | 25 | - | C1 | 2 | 9 | 36 | ||||||
| 1967 | D1 | 27 | - | - | - | 6 | 33 | ||||||
| 1968 | D1 | 27 | - | CF | - | 1 | 28 | ||||||
| 1969 | D1 | 13 | - | - | - | 3 | 16 | ||||||
| 1970 | D1 | 8 | - | - | - | - | 8 | ||||||
| 1970-1971 | D1 | 24 | - | - | - | 3 | 27 | ||||||
| 1971-1972 | D1 | 30 | - | C3 | - | 2 | 32 | ||||||
| 1972-1973 | D1 | 26 | - | C2 | 3 | - | 29 | ||||||
| 1973-1974 | D1 | 9 | - | - | - | 1 | 10 | ||||||
| Total sur la carrière | 255 | - | - | 33 | 31 | 319 | |||||||
Palmarès
[modifier | modifier le code]En club
[modifier | modifier le code]Avec le Ferencváros , il remporte quatre championnats de Hongrie, une Coupe nationale ainsi que la Coupe des villes de foire en 1965[5].
- Vainqueur de la Coupe d'Europe des villes de foires : 1965 (Ferencváros TC).
- Finaliste : 1968
- Champion de Hongrie : 1963, 1964 et 1968 (Ferencváros TC).
- Vainqueur de la Coupe de Hongrie : 1972 (Ferencváros TC).
En équipe nationale
[modifier | modifier le code]Avec l'équipe de Hongrie, Flórián Albert obtient la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1960 à Rome et termine à la troisième place du Championnat d'Europe en 1964 en Espagne[15].
- Troisième du Championnat d'Europe de 1964.
- Médaille de bronze lors des Jeux olympiques de Rome de 1960.
Distinctions personnelles
[modifier | modifier le code]Fin 1967, Florian Albert se voit attribuer le Ballon d'or, trophée qui récompense à l'époque le meilleur footballeur européen de l'année[15]. Il devance largement l'Anglais Bobby Charlton, tenant du trophée, l'Écossais Jimmy Johnstone ou encore le Portugais Eusébio[3], étant placé huit fois à la première place, contre quatre fois pour Charlton[10]. Deuxième représentant des pays d'Europe de l'Est à figurer au palmarès après Josef Masopust en 1962[10], il est auparavant nommé en 1962 (19e)[19], 1963 (13e)[20] et 1964 (16e)[21]
- Ballon d'or : 1967
- Meilleur buteur de l'histoire de Ferencvàros avec 595 buts.
- Joueur le plus capé de l'histoire de Ferencvàros avec 643 matchs.
- Meilleur buteur du Championnat de Hongrie : 1960 (27 buts), 1961 (21 buts) et 1965 (27 buts).
- Meilleur jeune joueur de la Coupe du monde 1962.
- Meilleur buteur de la Coupe du monde 1962 (4 buts, en 270 minutes).
- Meilleur buteur de la Ligue des champions 1965-1966 avec 7 buts.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Albert, l'élégance pour l'éternité » [archive du ]
, sur inside.fifa.com, (consulté le )
- Raphaël Brosse, « Flórián Albert, l’Empereur devenu Roi - CEC »
, sur Le Courrier d'Europe centrale, (consulté le )
- Le Monde avec AFP, « Décès du footballeur hongrois Florian Albert, Ballon d'or 1967 », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ).
- (en) Roberto Mamrud, « Florian Albert - Goals in International Matches »
, sur www.rsssf.org, (consulté le )
- « Décès de Flórián Albert, unique Ballon d'Or hongrois »
, sur UEFA.com, (consulté le )
- ↑ S. Bu., « Ligue des champions : Ferencvaros signe son retour en phase de groupes, 25 ans après »
, sur L'Équipe, (consulté le )
- Bernard Lions, « Florian Albert, le Ballon d'Or prisonnier »
, sur L'Équipe, (consulté le )
- Jean-Sébastien Grond, « Un Ballon d’Or menacé de prison », sur Football.fr, (consulté le )
- Joachim Barbier, « La Hongrie pleure son Ballon d’or »
, sur SOFOOT.com, (consulté le )
- Robert Vergne, « 1967 - Florian Robert »
, France Football no 1137, (consulté le )
- ↑ Thierry Marchand et Johan Tabau, « Ballon d'Or France Football : les petits secrets des grandes annonces »
, sur France Football, (consulté le )
- ↑ FIFA XI Matches, RSSSF
- ↑ (en) « World Cup Best Young Player – 1962 Florian ALBERT (HUN) », sur fifa.com (consulté le ).
- ↑ (en) « Hungarian great Florian Albert dies aged 70 », Liverpool Echo, (consulté le ).
- Thomas Simon, « Sur les traces de Florian Albert, le dernier empereur »
, sur L'Équipe, (consulté le )
- ↑ Flórián Albert sur le site de L'Équipe.
- ↑ « Fiche de Flórián Albert », sur footballdatabase.eu
- ↑ (en) « Fiche de Flórián Albert », sur national-football-teams.com
- ↑ (en) José Luis Pierrend, « European Footballer of the Year ("Ballon d'Or") 1962 »
, sur www.rsssf.org, (consulté le )
- ↑ (en) José Luis Pierrend, « European Footballer of the Year ("Ballon d'Or") 1963 »
, sur www.rsssf.org, (consulté le )
- ↑ (en) José Luis Pierrend, « European Footballer of the Year ("Ballon d'Or") 1964 »
, sur www.rsssf.org, (consulté le )
Liens externes
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- Ressources relatives au sport :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :