Culture arabe

La culture arabe fait référence aux cultures communes partagées par les pays du monde arabe, du Nord de l'Afrique jusqu'au golfe Persique.
Géographie
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- seule langue officielle
- langue co-officielle dans un pays à majorité arabophone
- langue co-officielle dans un pays à minorité arabophone
Sont considérés comme constituant le monde arabe, les pays suivants, listés par ordre alphabétique : l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Comores, Djibouti, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, l’Oman, le Qatar, la Palestine, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie et le Yémen. Ces pays sont membres de la Ligue Arabe[1], ils se situent dans le Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie et Libye)[2], le Proche-Orient, le Moyen-Orient, la corne africaine, et l'océan Indien (pour les Comores). Le monde arabe contient plusieurs sites à fort enjeu géostratégique et notamment les détroits de Gibraltar, du Bosphore, d’Ormuz et d’Aden, ainsi que le canal de Suez.
Le monde arabe a rarement constitué une entité géopolitique unifiée. Les États de culture arabo-musulmane entretiennent des relations souvent disparates, et chaque pays possède une civilisation qui lui est propre, à savoir : la civilisation arabo-musulmane, arabe, ou comportant une population arabe ou islamique importante pour des pays tels que Chypre et Israël[3].
Les appellations des États constituant le monde arabe ont évolué, selon trois périodes charnières : l’Antiquité, les débuts de l’islam (VIIe et VIIIe siècles) et les temps modernes (depuis 1850). Seul le Koweït fait exception. Son nom ayant été décidé par les Européens durant la période coloniale[4].
Les grands bassins hydrographiques du monde arabe sont les fleuves du Nil, du Tigre et de l’Euphrate[3].
Langue
[modifier | modifier le code]La langue arabe a deux composantes, l’arabe littéraire et l’arabe dialectal. L’arabe littéraire est utilisé dans les textes littéraires, particulièrement dans la poésie ancienne. Le Coran est écrit en arabe littéraire, pré-classique, dit arabe coranique. L'arabe standard moderne est la version moderne (depuis la renaissance (Nahda, à partir de 1800), courante dans le système scolaire et universitaire, les médias, l'édition, les relations officielles. Il est églement utilisé dans les sociétés occidentales, dans un public immigré ou expatrié. L’arabe dialectal est différent pour chaque région : maghrébin, dans ses variantes marocaine, algérienne et tunisienne ; arabe syrien, arabe égyptien, etc. Ainsi, la langue arabe est comme toutes les langues du monde, elle a diverses ramifications. L’arabe est parlé par environ 280 millions de personnes, de l’Irak jusqu’en Mauritanie, en passant par la Palestine et Malte.
- Langues sémitiques, proto-sémitique
- Langues sudarabiques anciennes, langues sudarabiques modernes, Qahtanites (Arabes du Sud)
- Arabe, Adnanites (Arabes du Nord)
- Arabe classique, phonologie de l'arabe, prononciation arabe, écriture de l'arabe, alphabet arabe, grammaire arabe
- Académie arabe de Damas (1918)
Histoire antique
[modifier | modifier le code]Des peuplements anciens de chasseurs-cueilleurs sont attestés à l'intérieur de la péninsule arabique, datant d'entre 300 000 et 500 000 ans avant le présent.
Des outils de la fin du Paléolithique et du Néolithique, trouvés dans le Rub al-Khali, aujourd'hui désertique, y ont été laissés par des chasseurs ou des colons venus s'installer sur les berges des lacs : une première vague de ces peuplements a eu lieu il y a 17 000 ans, suivie d'une autre il y a 10 000 ans (dont Al-Magar, de la culture néolithique du Nejd), et d'une dernière il y a 5 000 ans.
À partir du Ve millénaire av. J.-C., les tribus pastorales et nomades, potentiellement arabes, se sédentarisent au bord des fleuves Nil, Tigre et Euphrate. Le climat propice et la fertilité des sols, due notamment aux lœss terres alluvionnaires, permettent le développement de domaines agricoles. La maîtrise des techniques de l’irrigation contribue à la croissance et à la stabilité, ce qui favorise l’accroissement démographique et la fondation des premières villes. Une survivance en serait la population des Arabes des marais du sud irakien (marais de Mésopotamie et Chatt-el-Arab)[5].
Parmi les réussites plurimillénaires en agriculture des populations de la région, on peut admirer les techniques d'irrigation développées dans la grande région (qanat, falaj, khettara) et les oasis, particulièrement de palmiers-dattiers, entre autres de Qatif et de Al-Hassa[6]. Les services du patrimoine culturel immatériel de l'humanité ont inscrit (pour la plupart des pays arabes) les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier, ainsi que l'art de la fauconnerie.
Vers 2334 av. J.-C., le seigneur Sargon d'Akkad prend possession de la Haute et la Basse-Mésopotamie sumérienne. Ce nouveau territoire constitue l’un des premiers empires centralisés au monde. De 1894 à 539 av. J.-C., les Babyloniens dominent ce territoire, en grande partie depuis la cité de Babylone (porte de Dieu), capitale commerciale et religieuse des Babyloniens.
La civilisation maritime de Dilmun (Île de Failaka (Koweït), Bahreïn, Gerrha), d'environ 2500 à 709, occupe une position privilégiée au nord-ouest du golfe Persique : thalassocratie également célèbre pour la pêche à la perle, et pas encore pour la perliculture.
La domestication du dromadaire a très probablement eu lieu dans le sud-est de la péninsule Arabique vers 2000 ou 3000 av. J.-C.[7] voire seulement tout à la fin du deuxième millénaire. Des restes de dromadaire domestiqué ont été trouvés à Qasr Ibrim (Basse-Nubie) et datent du Ier millénaire av. J.-C.[8]. La première attestation de l'emploi massif de dromadaires remonte à durant la bataille de Qarqar (Oronte, Syrie)[9].
Vers 539 av. J.-C., Cyrus Ier, roi de Perse, prend possession de la Mésopotamie, et inaugure plusieurs siècles de domination étrangère. En 525 av. J.-C., les Perses prennent également possession de l’empire égyptien[10]. L'Empire achéménide (559-330), premier empire perse, contrôle désormais l'essentiel des relations Inde-Mésopotamie (en). La Transeuphratène (Outre-Euphrate), des archives assyriennes et babyloniennes, serait une possible satrapie de l'empire perse correspondant actuellement à une partie du Liban, de la Syrie, d’Israël, de la Palestine et de la Jordanie.
En 336-323, Alexandre, roi de Macédoine (356-323) envahit l'Egypte, la Mésopotamie, jusqu’à la vallée de l'Indus. La péninsule arabique n'est pas concernée, sauf sur les marges (Mésopotamie, Égypte) et les ports. La route de la soie (l'essentiel du commerce Asie-Europe), terrestre, même si une de ses branches aboutit à Gaza et à l'Égypte, ignore l'Arabie, sans doute en raison de la réputation du désert d'Arabie.
Le royaume d'Himyar (de -110/+15 à +525), en Arabie du sud, serait le seul État à avoir entretenu des relations suivies (et complexes) avec les États voisins africains, ici le royaume d'Aksoum (~50-950~). C'est aussi le seul à cumuler des traces de tensions entre religion sémitique antique, judaïsme et christianisme (martyrs de Najran, en 523), avec divers rois chrétiens ou juifs.
Le limes Arabicus (vers 120, partie du système défensif de l'Empire romain, protège la province romaine d'Arabie (Arabie pétrée, créée en +106), constituée par le royaume nabatéen (~350-106) sous protectorat romain, avec pour capitale Pétra puis Bosra. Les provinces romaines ultérieures (390-636) de Palaestina Prima, Palaestina Secunda et Palaestina Salutaris (en) (Palaestina Tertia) concernent au mieux une partie occidentale des actuelles Syrie-Jordanie (Aqaba, Pétra, Damas), et les côtes de la péninsule du Sinaï et du nord de la Mer Rouge. Il en est de même pour l'éphémère empire palmyrénien (260-273).
Les côtes de la péninsule arabique sont connues des géographes gréco-romains et fréquentées par les bateaux, grecs puis romains (échanges commerciaux entre la Rome antique et l'Inde, relations entre la Chine et l'Empire romain, ports antiques, navigation dans l'Antiquité, Périple de la mer Érythrée), mais apparemment pas l'intérieur (route de l'encens et de la myrrhe).
L’influence des économies et cultures grecques puis romaines favorisent le développement de diverses religions, dont le christianisme primitif, au Proche-Orient : Église de l'Orient, christianisme dans l'Arabie préislamique, chrétiens syriaques (en), Église d'Antioche (38), nestorianisme. Le diocèse d'Antioche (ou diocèse d'Orient, 330-620/640) ne cherche pas à intégrer l'intérieur de la péninsule arabique.
L'Antiquité tardive (280/330-650/750) voit l'effondrement de l'Empire romain d'Occident (395-476) et l'établissement de l'Empire romain d'Orient, ou Empire byzantin (395-1204 et 1261-1453).
Divers groupes arabes, christianisés ou non, Ghassanides, Lakhmides, Arabaya, Salihides,, Tanukhides et autres tribus arabes du haut Moyen Âge, constituent des royaumes fédérés, états-tampons de la puissance byzantine, contre l'Empire sassanide (224-651). Les Sassanides sont présents en Arabie avec la province de Mazun (en) (240-628, sur presque toute la partie sud du golfe Persique : Koweit, Bahreïn, UAE, province orientale et Oman, avec ses propres lignes de défense sassanides (en) et ses états-tampons lors de la longue série de guerres perso-romaines (de -100 à +628)), puis la province du Yémen (en) (570-628).
Le monde arabe a longtemps été contenu, ou s'est contenu, dans la seule péninsule arabique ou dans ses marges. Dès avant la mort de Mahomet (632), l'histoire du monde arabe se confond, pour partie, durant de nombreux siècles avec l'histoire de l'islam, l'expansion de l'islam, les guerres arabo-byzantines.
Valeurs et croyances
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Le peuple arabe peut être approximativement divisé en deux grandes catégories, selon les valeurs culturelles : les Bédouins, plutôt conservateurs et aux coutumes fortement ancrées, et les citadins, eux-mêmes divisés entre le monde arabe et le monde occidental. La noblesse, la fraternité, la convivialité et la générosité, autant envers les proches qu’envers les étrangers, sont des valeurs généralement vénérées, et les peuples arabes sont réputés très hospitaliers[11]. Le rituel du lavement des mains et des pieds que les enfants, l’hôte ou l’hôtesse de la maison prennent parfois soin d’effectuer aux visiteurs sont considérés comme une forme de respect pour ceux qui arrivent de loin. Une tasse supplémentaire peut également être placée sur la table des repas afin que celui ou celle qui arrive par hasard se sente attendu(e).
Relations
[modifier | modifier le code]Le système juridique islamique (fiqh) définit cinq (ou six) catégories de décisions (الأحكام الخمسة, al-aḥkām al-khamsa) :
- fard (obligatoire) / wajib,
- mustahabb (recommandé) / mandoub / sunnah / fadila
- halal (licite / permis / autorisé) - mubah (en) (neutre / permissible),
- haram (illicite / interdit),
- makrouh (indésirable / répréhensible).
L'hanafisme serait plus précis pour catégoriser les actions humaines.
Il existe cependant en islam d'autres considérations :
- Hila (islam), ruse juridique, subterfuge, stratagème, fourberie, constorsion, artifice, astuce
- Taqîya, principe de précaution (islamique)
Vie familiale
[modifier | modifier le code]La place des femmes dans les sociétés arabes est variable, selon les époques et les pays. Ainsi, les mariages arabes préislamiques, tels qu'on peut les connaître, sont sensiblement différents des pratiques contemporaines : mariage en Algérie, mariage en Tunisie...
Dans la culture arabe la cérémonie du mariage diffère selon les pays, les régions, les traditions et les croyances des familles[12].
Par exemple, le monde berbère continue à observer des rituels de mariage assez divergeants[13].
La place des femmes dans l'islam découle de la situation des femmes dans le Coran et des diverses écoles de jurisprudence islamique.
- Droit du mariage dans la tradition musulmane
- Formes moins conventionnelles : mut'a (mariage temporaire), misyar (mariage du voyageur), urfi (égyptien)
- Pratiques matrimoniales islamiques (en)
- Jurisprudence matrimoniale islamique (en)
- Mariage arabe (en), mariage musulman marocain
- Violence familiale dans l'islam
- Répudiation en islam : talâq, khul'
- Mahr, don (argent, biens) de l'époux à l'épouse : voir dot, douaire
- Walima (en), banquet de réception de mariage
- Mariage sunnite
- Mariage musulman marocain
- Mariage aux Émirats arabes unis (es)
- Polygamie dans l'islam
- Houri
- Féminisme musulman
Savoir-vivre arabe
[modifier | modifier le code]- Adab (islam), étiquette arabe et/ou islamique, bonnes manières, correction de comportement, civilité, code de conduite, convenance, courtoisie, norme sociale, politesse, respect
- Adab (littérature)
- Étiquette au Proche-Orient (en)
- Prescriptions alimentaires islamiques
- Charles Vial, « Jean-Claude Vadet, L'esprit courtois en Orient dans les cinq premiers siècles de l'Hégire [compte-rendu] », sur persee.fr, (consulté le )
- « L’Islam porte très haut les valeurs de l’adab اداب, et les belles manières », sur nospetitsmusulmans.com, sd (consulté le )
- Abû 'Abd ar-Rahmân as-Sulamî (937-1021), La courtoisie en islam, Traité de chevalerie soufie, Les convenances de la compagnie spirituelle et des relations sociales
Relation au corps
[modifier | modifier le code]Les deux formes les plus anciennes connues d'attention au corps sont le
- le hammam (bain arabe, bain turc, en lien avec la médecine hippocratique et les thermes romains),
- le henné[14],[15], mehndī (art de tatouage temporaire au henné), soirée du henné.
L'islam a développé toute une jurisprudence sur la propreté corporelle :
- Tahara (islam), purification : ghousl (grandes ablutions, bain rituel, lavage, ghusl), wodzū/wudu (petites ablutions, nécessaires avant la prière islamique),
- Tayammum, purification sèche (avec du sable, à défaut d'eau adaptée),
- Étiquette islamique des toilettes (en),
- Médecine arabe au Moyen Âge,
- Phytothérapie, herboristerie : simples, plante médicinale, plante officinale, jardin médicinal.
- Le tatouage est haram (interdit), mais pratiqué dans le monde berbère.
Les soins cosmétiques, particulièrement les soins du visage sont pratiqués dès l'antiquité : gommage, maquillage, épilation, tonique, massage...
- poudre faciale : céruse, craie, khôl, mascara, ocre, cinabre,
- Soins cosmétiques dans l'Égypte antique, cosmétologie en Égypte antique (en)
- Rouge à lèvres, cire d'abeille, résine végétale, encens, caroubier, huile d'argan (Maroc)
- Cosmétiques masculins (en) (Égyptiens, Romains)
- Perruque (Égyptiens, Assyriens, Phéniciens, Grecs, Romains)
- Parfums orientaux, dont nard, musc, cannelle, acanthe, myrrhe, aloès, safran, roseau odorant...
- Liste des plantes à cosmétique et à parfum
Pistes de réflexion :
- Avicenne (Ibn Sina), Qanûn (1020), canon de la médecine arabo-musulmane (puis occidentale pendant plusieurs siècles)
- Dr É.-L. Bertherand, Médecine et hygiène des Arabes : études sur l'exercice de la médecine et de la chirurgie chez les musulmans de l'Algérie, 1855[16]
- Elisabeth Longuenesse, « Introduction – Santé, médecine, société dans le monde arabe : héritages et enjeux [liminaire] », sur persee.fr, (consulté le )
- « Le Corps découvert (exposition) », sur imarabe.org, (consulté le )
- Aisha Stacey, « L'hygiène personnelle », sur islamreligion.com, (consulté le )
- « Corps et désordre dans le monde arabe (annonce de colloque et bibliographie) », sur calenda.org, (consulté le )
- Ahmed Kharraz, Le corps dans le récit intime arabe, Paris, éd. Orizons, 2013[17]
- Patrice Cressier, Sophie Gilotte et Marie-Odile Rousset, « Lieux d’hygiène et lieux d’aisance au Moyen Âge en terre d’Islam », sur openedition.org, (consulté le )
- Gilles Suzanne, « Introduction – Les régimes esthétiques du corps dans le monde arabe », sur usj.edu.lb, (consulté le )
- « Jeudis de l'IMA », sur imarabe.org, (consulté le )
- Miss Arab World (depuis 2006)
Relation à l'eau et aux déchets
[modifier | modifier le code]Les questions de l'eau (ressource hydrique, distribution de l'eau, khettara, utilisation de l'eau et des déchets (traitement des eaux usées, des déchets ménagers) se posent, pour le passé comme pour le présent, dans le monde arabe comme ailleurs.
Pistes de réflexion :
- Alain Cariou, « Les techniques d’irrigation dans la péninsule Arabique », sur journals.openedition.org, (consulté le )
- Ieva Reklaityte, « Les latrines en al‑Andalus : leurs principales caractéristiques et les conditions sanitaires urbaines », sur journals.openedition.org, (consulté le )
- Patrice Cressier, Sophie Gilotte et Marie-Odile Rousset, « État des lieux … d’hygiène et d’aisances en terre d’Islam au Moyen Âge », sur archeorient.hypotheses.org, (consulté le )
- « l’or bleu dans le monde arabe (exposition) », sur imarabe.org, sd (consulté le )
- Habib Ayeb (et autres), « Partage de l’eau dans le monde arabe », sur journals.openedition.org, (consulté le )
- « Partage de l’eau dans le monde arabe (suite) (dossier de presse) », sur journals.openedition.org, (consulté le )
- Pierre Guichard, « Eau et société dans l’islam occidental [article] (Actes du 22e colloque de la Villa Kérylos à Beaulieu-sur-Mer les 7 et 8 octobre 2011) », sur persee.fr, (consulté le )
- Rémi Barroux, « La reconversion verte des chiffonniers de Meknès », sur lemonde.fr, (consulté le )
- « Les Zabbalines : un objet sur-étudié ? (appel à contributions) », sur imaf.cnrs.fr, (consulté le )
- Pierre Desvaux, Jamie Furniss, Yann Philippe Tastevin, « Les Zabbalîn du Caire (portfolio) », sur shs.hal.science, (consulté le )
- Gaëtan du Roy, Les Zabbalin du Muqattam. Ethnohistoire d’une hétérotopie au Caire (979-2021), Brill, 2022
Sport
[modifier | modifier le code]Parmi les pratiques sportives anciennes de ce qui devient un islam musclé (en)
- Arts martiaux des pays musulmans (en), dont
- le tahtib (Égypte), lutte au bâton, et/ou danse martiale
- le sport de combat traditionnel au bâton El Matrag (Algérie)
- la danse-jeu d'Al Mezmar[18], proche du jeu du bâton canarien
- le takourt, sport traditionnel berbère, jeu de balle/ballon
- la lutte
- l'aha, lutte-boxe depuis l'Égypte ancienne
- la hikuta, lutte depuis l'Égypte ancienne
- la lutte sebekkah égyptienne en corps à corps
- le ta-merrian (Égypte)
- la lutte turque (Turquie) : kırkpınar (en), karakucak (en) (Turquie), khuresh (en) (Touva), kourach (Ouzbékistan, Tatarstan)
- le zurkhaneh (Iran), Varzesh-e Pahlavani
- la chasse
- l'équitation : furûsiyya, art équestre ancien, développé en période islamique
- Jeux équestres en Asie centrale (non-arabe, musulmane) : Bouzkachi, Oulak, Kok-borou
- Fantasia (cavalerie) (Maghreb), tbourida (Maroc)[20], moussem de Tan-Tan[21]
- la course d'animaux
- la course de dromadaires[22]
- la course de lévriers persans (saluki)
- la colombophilie
- la plongée en apnée, en relation avec la pêche, et la pêche à la perle
Les conceptions modernes du sport interviennent tardivement dans le monde arabo-musulman, pour des raisons évidentes, à l'exception de minorités favorisées. Actuellement (2025), la plupart des activités physiques sportives sont internationales (football, rugby, athlétisme, cyclisme, judo, tennis...).
- Sport en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Libye (en), en Égypte (en)...
- Sport au Liban, en Palestine (en), en Arabie saoudite (en), au Qatar (en), aux Émirats arabes unis (en)...
- Jeux panarabes (depuis 1953)
- Union des comités nationaux olympiques arabes (1976)
Pistes de réflexion :
- Festival national des jeux et des sports traditionnels (au Maroc)
- Abderrazak El Akari, « La revivification de l’héritage sportif traditionnel au Maroc : le cas du Festival national des jeux et sports traditionnels », sur books.openedition.org, (consulté le )
- Raphaël Le Magoariec, « Abécédaire de la ville au Maghreb et au Moyen-Orient », sur univ-tours.fr, sd (consulté le )
- Maurice Lombard, « La chasse et les produits de la chasse dans le monde musulman (VIIIe-XIe siècle) [article] », sur persee.fr, (consulté le )
Rôles sociaux
[modifier | modifier le code]- Wasta (en), version arabe du népotisme (favoritisme et défavoritisme, copinage, réseautage d'affaires, capital social (sciences sociales))
Commerce
[modifier | modifier le code]Dès la haute antiquité, l'Arabie est concernée par la route de l'encens et de la myrrhe, les routes des épices, mais aussi par la route de la soie (puisqu'au moins un des itinéraires terrestres aboutissait à Gaza) : figure de la Terre dans l'Antiquité, Table de Peutinger (vers +10, actualisée vers 350), Géographie (Strabon) (entre -20 et +20), Géographie (Ptolémée) (vers 150), Périple de la mer Érythrée (vers 150-200).
L'économie du Moyen-Orient contemporaine ne correspond plus à ce qu'elle a été à l'époque de l'âge d'or de l'islam, « à la croisée des routes commerciales » : conquêtes musulmanes des Indes, histoire de la pensée économique dans l'Islam médiéval, commerce transsaharien, traite orientale, routes maritimes de la soie, liste de géographes musulmans (surtout persans), Relation de la Chine et de l'Inde (Soleyman le marchand, 851/910), Livre des Routes et des Royaumes (Ibn Khordadbeh, 870), Radhanites, commerce islamo-européen.
La navigation maritime arabe (ou arabo-musulmane) s'effectue sur des boutres, et autres types de bateaux arabes, avec participation à l'amélioration des technologies médiévales, en partie dans le domaine[23],[24]. Voir les articles : kamal, astrolabe, azafea, boussole, représentation de la Terre au moyen-âge selon les travaux arabes, géographie et cartographie dans le monde arabo-musulman médiéval, Tabula Rogeriana (Al Idrissi, 1154).
À Oman se développe le courant religieux de l'ibadisme, qui facilite un commerce maritime ouvert sur le monde indien et africain : histoire du commerce dans l'océan Indien à l'époque musulmane, culture swahilie, traite négrière dans le sud-ouest de l'océan Indien... Et le sultanat de Mascate et Oman (1856-1970) constitue rapidement un empire commercial est-africain.
- Caravane (convoi)
- Caravansérail, liste de caravansérails (en)
- Fondouk, ribat
- Souk (arabe), bazar (persan)
- Smala (Algérie/Maghreb), douar
- Commerce interrégional par caravanes en Afrique de l'Est
Patrimoine culturel immatériel de l'humanité dans le monde arabe
[modifier | modifier le code]Le Patrimoine culturel immatériel de l'humanité a inscrit sur ses listes les pratiques suivantes (sans inclure ce qui relève plutôt du Maghreb) :
Agriculture, élevage
[modifier | modifier le code]- Les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier[25]
- La fauconnerie, un patrimoine humain vivant[19]
- Al aflaj, système traditionnel d’irrigation (Émirats arabes unis), traditions orales, connaissances et savoir-faire liés à sa construction, à son entretien et à la distribution équitable de l’eau[26]
- Les pratiques et l'artisanat associés à la rose damascène à Al-Mrah (Syrie)[27]
- Les pratiques culturelles relatives aux roses de Taëf (Arabie saoudite)[28]
- La course de dromadaires, pratique sociale et patrimoine festif associés aux dromadaires (Oman)[29]
- Alheda’a (en), traditions orales de l’appel des troupeaux de dromadaires (Arabie saoudite, Oman)[30]
- L’Alardhah du cheval et du chameau (Oman)[31]
- Les connaissances et les pratiques liées à la culture du café Khawlani (Arabie saoudite)[32]
Convivialité, musique, danse, spectacle
[modifier | modifier le code]- Le café arabe, un symbole de générosité[33]
- Le fjiri, rituel musical de fin de pêche à la perle (Bahreïn)[34]
- Les services et l’hospitalité offerts pendant la visite de l’Arba’in (Iraq)[35]
- L'As-samer (Jordanie)[36]
- L'Al 'azi, art de la poésie, symbole de louange, de fierté et de force d’âme (Oman, Émirats arabes unis) [37],[38]
- L'Al-Qatt Al-Asiri (en), décoration murale traditionnelle par les femmes de l’Asir (Arabie saoudite)[39]
- L'Almezmar, danse du bâton au son des tambours (Arabie saoudite)[18]
- La fête de Khidr Elias (en) et l'expression des vœux (Iraq)[40]
- Le tahteeb, jeu du bâton (Égypte)[41]
- Alardah Alnajdiyah, danse, tambours et poésie (Arabie saoudite)[42]
- Al-Bar'ah, musique et danse des vallées du Dhofar (Oman)[43]
- Al-Razfa, un art traditionnel du spectacle (Émirats arabes unis, Oman)[44]
- Al-Taghrooda, poésie chantée traditionnelle des Bédouins (Émirats arabes unis, Oman)[45]
- Al-Ayyala (en), un art traditionnel du spectacle (Oman, Émirats arabes unis)[46]
- L’espace culturel des Bedu de Petra et Wadi Rum (Jordanie)[47]
- La Hikaye (Palestine)[48]
- Le chant de Sana’a (Yémen)[49]
- Le Majlis, un espace culturel et social (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Oman, Qatar)[50]
- Le maqâm iraquien (Iraq)[51]
- La calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques[52]
- La semsemiah (simsimiyya) : fabrication et pratique musicale de l'instrument (Arabie saoudite, Égypte)[53]
- La dabkeh, danse traditionnelle (Palestine)[54]
- Le théâtre d'ombres syrien (Syrie)[55]
- L'al-Qudoud al-Halabiya (Syrie)[56]
- La fabrication et la pratique de l'oud (Syrie, Iran)[57]
Techniques artisanales
[modifier | modifier le code]- Le henné : rituels, esthétique et pratiques sociales[15]
- Le plat harees (harissa) : savoir, savoir-faire et pratiques[58]
- Les arts, savoir-faire et pratiques associés à la toreutique (gravure sur métaux : or, argent, cuivre)[59]
- Al talli, savoir-faire traditionnels de la broderie (alseen) (Émirats arabes unis)[60]
- L’art de la broderie en Palestine (tatreez), pratiques, compétences, connaissances et rituels (Palestine)[61]
- Al-Khanjar, compétences artisanales et pratiques sociales (vêtement, bijouterie, décoration, poésie)[62]
- Le tissage traditionnel Al Sadu (en) (Émirats arabes unis)[63],[64]
- L’artisanat et les arts traditionnels de la construction liés au mudhif (Sud-Irak)[65]
- Les savoir-faire artisanaux et artistiques traditionnels relatifs à l'Al-Naoor (noria) (Irak)[66]
- Le soufflage du verre traditionnel (Syrie)[67]
Autres
[modifier | modifier le code]Parmi les arts traditionnels, diverses compétences artisanales et pratiques sociales n'ont pas encore obtenu (de manière globale) cette forme de reconnaissance internationale, dont
- la broderie islamique (en),
- le jardin islamique.
Cuisine
[modifier | modifier le code]Il n'y a pas une cuisine arabe, mais un amalgame de plusieurs cuisines dites « complémentaires ». Parmi les plus populaires, la cuisine algérienne, la cuisine marocaine, la cuisine tunisienne, la cuisine égyptienne et la cuisine du Proche-Orient, souvent appelée « cuisine libanaise ». Trois caractéristiques leur sont communes :
- Chacune accorde la prédominance de ses mets au pain, un symbole social et religieux ; il constitue soit un accompagnement qu’on rehausse avec des condiments (olives, tomates, fritures, etc.), soit le repas lui-même (les mets en sauce).
- Le mets de base de toute cuisine arabe est la céréale, qui diffère selon les régions. Se font concurrence la semoule (Afrique du Nord), le blé concassé (Balkans, Turquie, Moyen-Orient) et le riz (pays de la Péninsule, Égypte). Les céréales se retrouvent sous forme de pâtes maison ou industrielles telles que le richta (Algérie) ou le makruna (Tunisie). On se sert de la semoule pour concocter le couscous, un mets très prisé par les arabes qui le préparent avec de la viande ou simplement avec des légumes.
- Les cuisines arabes font une large place aux soupes et potages ainsi qu'aux bouillies. Les premières sont préparées avec des pâtes, céréales ou légumes et les secondes avec de la farine ou du maïs[68].
Assiette où sont présentés des dolmas.
Ce qui différencie ces cuisines est la manière d’adapter les plats au goût des aliments qui se trouvent dans leur région. Les régions rurales sont caractérisées par leur alimentation pauvre et monotone tandis que les régions urbaines ont droit à des menus plus riches et variés, conséquence de la mondialisation et des recettes rapportées d’ailleurs.
Les cuisines arabes, qu'elles soient du Maghreb ou de Méditerranée orientale, ont un héritage commun : elles sont à la fois héritières de la cuisine de la Rome antique, qui était la référence culinaire de tout le bassin méditerranéen pendant l'Antiquité, et les héritières de la gastronomie arabe de Bagdad ou d'al-Andalus, entre le Xe et le XIVe siècle[69]. Des livres de cuisine proposant aussi bien des indications de diététique que des recettes de la gastronomie de cour ou des recettes plus simples ont été écrits à Bagdad, Alep, en Égypte ou dans al-Andalus, entre le Xe et le XIVe siècle, à une époque antérieure aux livres de cuisine européens[70]. Certaines recettes sont communes à ces livres, ce qui permet d'affirmer une certaine unité de la cuisine arabe, malgré ses différences. Couscous ou makrut, nougat ou sirop sont déjà présents dans ces livres de cuisine, comme le goût pour les épices, les saveurs acidulées ou aigre douces, l'eau de rose, l'amande ou les fruits en cuisine, les viandes très cuites cuisinées en sauce avec des légumes ou en sauce épaissie par du pain ou des pâtes.
L'Europe a une dette culinaire vis-à-vis de la cuisine arabe[non neutre] : les Arabes ont fait découvrir à l'Europe l'aubergine, l'épinard, les pâtes, l'escabèche, le feuilletage, de nombreuses confiseries (confitures, pâtes de fruit, sirops, nougats[71]…) ou la distillation.
Les produits originaires d'Amérique (tomate, poivron, piment, pomme de terre) ont révolutionné la cuisine arabe, comme cela s'est passé pour les autres cuisines de la Méditerranée[69].
- Épices
- Cuisine arabe, cuisines arabes
- Cuisine moyen-orientale
- Cuisine méditerranéenne
- Cuisine médiévale
- Mssakhan (plat palestinien)
Interdits religieux
[modifier | modifier le code]La consommation de viande de porc et d'alcool est interdite aux arabes musulmans[72]. L'abattage rituel est également de rigueur[72].
- Tabou alimentaire, prescriptions alimentaires islamiques : halal (licite) / haram (illicite) / makrouh (détestable)
Habillement
[modifier | modifier le code]Code vestimentaire
[modifier | modifier le code]Dans les pays aux conditions climatiques placées sous le sceau du soleil, le voile peut posséder une vertu protectrice contre les rayons solaires, au même titre que le ghutra, un tissu que portent les hommes et qui couvre la tête mais laisse le visage à découvert, et qui peut être agrémenté d'une igal qui le maintient sur la tête, ou porté en turban.[réf. souhaitée]
Religion
[modifier | modifier le code]Si certains arabes sont juifs ou chrétiens (dits Chrétiens d'Orient), la majorité d'entre eux sont musulmans[73],[74]. L'islam reste un des cadres de toute vie publique et privée, dans les pays arabes ou musulmans principalement, mais aussi pour les populations arabes ou musulmanes minoritaires dans le reste du monde.
L'essentiel est traité dans les articles : islam, livres sacrés de l'islam, histoire de l'islam, courants de l'islam, culture islamique.
Des points relativement secondaires sont les suivants :
- Serment par Allah, basmala, salaam (paix), Al-ḥamdu li-l-lāh, Inch Allah, Allahu akbar, Assalamu alaykum
- Jurisprudence islamique (fiqh), istihlal, charia, shirk
- Attitudes islamiques envers la science (en)
- Fasiq (musulman ayant péché), munafiq (hypocrite), kufr (incroyant)
- Superstition dans la tradition islamique (en)
- Apotropaïque : amulette, talisman, grigri, khamsa (main de Fat(i)ma/Myriam)
- Islam et magie (en)
- Karamat (en) (position islamique sur les miracles)
- Miracles de Mahomet (en)
- Tay al-Ard (en) (téléportation thaumaturgique, en mystique islamique)
- Roqya (islam) (exorcisme en islam)
- Tahara (rituels de purification en islam), wodzū (ablutions), zamzam (source d'eau sacrée)
- Guérison par la foi (islam)
Enfin, le monde arabo-musulman est traversé par des problèmes sociaux religieux et inter-religieux :
- Division du monde dans l'islam, musta'min (non-musulman résident), dhimmi (non-musulman protégé, sous gouvernance musulmane)
- Islamisation, conversion à l'islam
- Conquête musulmane de la Perse, de la Transoxiane, des Indes, de l'Égypte, du Maghreb, de l'Hispanie
- Droits de l'homme dans les pays à majorité musulmane (en)
- Persécutions musulmanes contre des groupes musulmans minoritaires (en), persécution des alévis
- Persécution du soufisme et des soufis (en)
- Morisques, conversion forcée des musulmans d'Espagne (1500-1526), fatwa d'Oran (1504), crypto-Islam (en), taqîya, révolte des Alpujarras (1568-1571), expulsion des morisques d'Espagne (1609-1614)...
- Traite des esclaves de Barbarie (1500-1800), Barbaresques, république du Bouregreg (1627-1668, Maroc)
- Persécution des musulmans, dont politique anti-religieuse soviétique
- Persécution des coptes (1972-)
Arts
[modifier | modifier le code]En Europe, la culture arabe médiévale s'est particulièrement illustrée en Al-Andalus (711-1492), et dans l'Émirat de Sicile (831-1091) aghlabide puis fatilmide.
Architecture arabe
[modifier | modifier le code]Pour l'Arabie préislamique :
- Architecture ancienne au Yémen (en), barrage de Marib, temple d'Awām, Chibam, hauts lieux de l'ancien royaume de Saba...
- Anciennes cités d'Arabie saoudite...
- Architecture nabatéenne : Pétra, Madâin Sâlih...
Au Maghreb, une partie de l'architecture berbère est faite pour durer :
- Djeddars, medracen, mausolée royal de Maurétanie, mausolée de Blad Guitoun
- Ghorfa (berbère), greniers fortifiés des Aurès (en)
- Ksar (fortification) (berbère), liste des ksour au Maroc, et en Tunisie
L'architecture islamique s'impose durablement, au Proche-Orient, et en Afrique du Nord dès la conquête musulmane du Maghreb (647-709) :
- Mosquée, médersa, médina, mihrab, minaret, muqarnas, sahn, turbah
- Mausolée, maqâm (sanctuaire), mazar, dargah, qoubba, tombeau de marabout
- Architecture mauresque, architecture almohade en Espagne, architecture mudéjare, des taïfas, des Omeyyades de Cordoue
- Architecture fatimide (es), seldjoukide (a.) (es), mamelouke, timouride (a.) (es), safévide (es), ottomane, indo-islamique (es), moghole, africaine islamique (es)
- Histoire des dômes arabes et ouest-européens médiévaux (es), histoire des dômes persans (es)
- Jardin islamique, jardin persan
- Céramique islamique, zellige
- Architecture iranienne
Arts figuratifs
[modifier | modifier le code]Plusieurs expositions[75] se font partout dans le monde concernant la peinture, la sculpture, le dessin.
- Arts de l'Islam
- Miniature arabe
- Peinture algérienne contemporaine
- Henri Bresc, « Les statues des villes arabes au Moyen Âge [article] », sur persee.fr, (consulté le )
- Site essentiels.bnf.fr : Manuscrits et peintures arabes, La peinture arabe en images...
Artisanats
[modifier | modifier le code]Il reste difficile de déterminer ce qui relèverait d'un artisanat de culture arabe, par rapport à un artisanat de culture berbère, ou de culture kabyle par exemple.
- Artisanat algérien, artisanat marocain, artisanat tunisien
- Tazouaqt (peinture sur bois, Maroc)
- Bijoux berbères, bijoux kabyles, fibule berbère
- Tapis berbère, tenues berbères
- Costume traditionnel algérien
Calligraphie
[modifier | modifier le code]
La calligraphie arabe est un art qui comporte deux branches distinctes, la première est le style hijâzî (d'Arabie saoudite) qui se caractérise par une écriture dont les verticales sont inclinées vers la droite et la seconde qui vient du style coufique plus utilisé dans les écrits stylisés. Il y a 6 styles d’écriture de base. Ceux-ci vont de la signature aux anciennes formes que l’on peut admirer dans les manuscrits[76]. La calligraphie se pratique avec un qalame fabriqué en roseau biseauté à son extrémité. Pour chaque style, il y a son calame.

Musiques arabes
[modifier | modifier le code]Le monde de la musique (hors islam) reste très actif, et participe à ce qu'on continue à dénommer la musique orientale : chanteurs arabophones, chanteuses arabophones, chanson francarabe...
Un des système musicaux majeurs des musiques arabes et le maqâm, système microtonal utilisé dans différentes musiques arabes et turques. Le baladi (musique baladi (en), avec ou sans son complément de danse orientale, se pratique depuis des milliers d’années et hypnose encore les foules de curieux.
- Musique arabe
- Musique arabo-andalouse, nouba andalouse
- Musique berbère (Afrique du Nord), musique dans les Aurès, musique kabyle...
- Instruments de la musique arabe, marocaine...
Au moins une partie des musiques des nations contemporaines entrent dans ce cadre :
- Arabie : saoudienne, yéménite, bédouine
- Proche-Orient : irakienne, syrienne, jordanienne, libanaise, palestinienne, mizrahi (des Juifs arabes),
- Maghreb : : marocaine, algérienne, tunisienne, libyenne, égyptienne.
La dénomination de musique arabe ne convient évidemment pas pour qualifier les musiques araméenne, syriaque, kurde, azérie... et encore moins la musique iranienne (populaire ou savante), ou la musique turque (celle des divers peuples turciques, de la musique ottomane, celle des pratiques religieuses alévies et encore moins celle des prolongements contemporains).
La musique islamique, musique religieuse dévotionnelle, en arabe, concerne principalement les chants musulmans, et d'abord la cantillation coranique, le tajwid, et le tartil. Elle s'épanouit avec la musique soufie dans le chant qawwalî (en persan ou en ourdou), le nachid, le samā‘, et divers rituels des confréries musulmanes mystiques soufies, dont le gnaoua, le lila, l'ouzia, le stambeli, dans le monde arabe et dans d'autres parts du monde musulman (Inde, Pakistan, sûfyâna kâlam).
Les chants nachid (en arabe : نشيد, au pluriel أناشيد, anachîd, appelés « ilahi » en Turquie, « nasyid » en Malaisie et en Indonésie, « ilahija » en Bosnie-Herzégovine, « naat » au Pakistan et en Inde, « kasuda » aux Comores, sont d'origine pieuse, mais servent lors de tout autre évènement supposé célébrer la divinité. Les pièces sont polyphoniques sans accompagnement.
Les courants islamiques modernes du salafisme et du wahhabisme prônent un abandon de toute forme de musique (et de danse).
Danses arabes
[modifier | modifier le code]Arts de scène
[modifier | modifier le code]L'art de la marionnette semble avoir été adopté tardivement dans le monde arabe. Le théâtre d'ombres turc Karagöz pourrait bien être une des origines du théâtre d'ombres arabe, dont le théâtre d'ombres syrien.
Cinémas arabes
[modifier | modifier le code]Le cinéma est actif et les compagnies cinématographiques font de nombreux films annuellement.
Jeux
[modifier | modifier le code]L'Afrique du Nord et le Proche-Orient connaissent au moins deux types de jeu de stratégie combinatoire abstrait : alquerque, dhamet, kharbaga.
Divers jeux du monde arabe tirent leur origine des jeux dans l'Égypte antique, de la Grèce antique ou encore de la Rome antique. Les échecs sont un jeu de société manifestement d'origine persane. Le jeu des dominos (d'origine chinoise) est ou a été une pratique courante.
Littérature
[modifier | modifier le code]- Art du livre arabe
- Calligraphie arabe
- Littérature préislamique, dont qasida, saj', Mu'allaqât (anthologie)
Littérature religieuse / spirituelle
[modifier | modifier le code]Littérature médiévale
[modifier | modifier le code]- Maqâma, Maqamat Badi' az-Zaman al-Hamadhani (en)
- Littérature d'al-Andalous (en)
- Littérature mozarabe (en)
- Littérature épique arabe (en), dont Sīra shaʿbiyya, Les Mille et Une Nuits
- Theologus Autodidactus (en) (écrit vers 1268-1277)
- Salons et sociétés littéraires féminines dans le monde arabe (en)
- Littérature copte-arabe (en)
- Énigmes arabes (en), énigmes persanes (en)
- Manuscrits de Tombouctou
- Adab (littérature), exemplum, littérature d'édification
Littérature moderne
[modifier | modifier le code]- Nahda (1800-1930), grande période de réveil culturel arabe
- Charles Pellat, « La renaissance de la littérature arabe (prologue) », sur shs.cairn, (consulté le )
- Littérature arabophone
- Poésie arabe, métrique arabe, rhétorique arabe, critique arabe classique
- Histoire de l'édition de journaux dans le monde arabe (en)
- Littérature arabe moderne (en), poésie arabe moderne (en)
- Romans arabes contemporains, site imarabe.org
- Kadhim Jihad Hassan, Le Roman arabe (1834-2004), Actes Sud, 2006, 300 p. (ISBN 978-2-7427-5459-5)
- Lamjed Ben Romdhan, Le Nouveau Roman Arabe : la production romanesque au regard de la critique, (les romans de Sun' Allâh Ibrâhîm comme exemple), thèse, 2018
- Littérature arabe américaine (en)
Littérature (arabophone) par pays
[modifier | modifier le code]- Littérature syrienne, jordanienne, irakienne, libanaise, palestinienne
- Littérature du Koweït (en), Littérature du Bahreïn (en), Littérature du Qatar (en)
- Théâtre au Yémen (en), théâtre au Qatar (en), théâtre au Bahreïn (en)
- Littérature des Émirats arabes unis, liste d'écrivains émiratis (en)
- Littérature d'Arabie saoudite, Littérature du Yémen, Littérature d'Oman
- Littérature égyptienne, soudanaise, libyenne
- Littérature tunisienne, algérienne, marocaine, mauritanienne, arabe maghrébin
Scolarisation
[modifier | modifier le code]Le monde arabe a longtemps été contenu, ou s'est contenu, dans la seule péninsule arabique ou dans ses marges. À la mort de Mahomet (632), l'histoire du monde arabe se confond, pour partie, durant de nombreux siècles avec l'histoire de l'islam, et l'expansion de l'islam.
L'âge d'or de l'Islam (et des pays arabes) couvre la période 750-1250, avec de nombreux métissages culturels. Le déclin s'amorce avec les croisades, s'accentue avec les conquêtes mongoles (1206-1279), s'achève avec la renaissance européenne (1350-1500). Après 300 à 400 ans de retards cumulés, la renaissance culturelle arabe moderne (Nahda) s'impose progressivement à partir de 1798-1806, avec la montée en puissance de l'Occident en Méditerranée, la décomposition politique de l’Empire ottoman, la modernisation égyptienne de Méhémet Ali.
La plupart des pays de culture arabe connaissent diverses autres formes de dépendance à l'Europe (conflits locaux, protectorats, colonisation, guerres régionales et mondiales) jusque dans les années 1960 et les indépendances.
La tradition orale (en école coranique) fournit une formation commune réduite (au sens de la modernité occidentale). Les nombreuses médersas (madrasa = collège-mosquée) débouchent pour une minorité sur les universités islamiques : universités du monde islamique classique (it).
En 2025, la place de l’enseignement dans les pays arabes actuels varie. La Banque mondiale[77] considère le Koweït et la Jordanie comme les pays champions de l’éducation. L’importance qu’on y accorde, grâce à de nombreuses réformes, permet à ces pays de montrer l’importance de l’éducation des jeunes pour un meilleur avenir.
Les populations présentant le plus de retard éducatif (aux normes occidentales) seraient en 2025 le Yémen, Djibouti, le Maroc et l’Irak. Dans le cas de l’Irak, la succession de guerres et de conflits sociaux ont pu être une des causes de ce classement. Les raisons qui peuvent aussi amener certains pays à être en bas de la liste peuvent être la pauvreté, le manque de ressources professionnelles et les incessants conflits. La destruction des édifices et du matériel peut rendre la tâche plus ardue. La situation tend à changer encore. Les pays pétroliers semblent faire des pas en avant grâce aux pétrodollars. Les pays ayant moins de ressources font ce qu’ils peuvent et tentent de faire des réformes. Les pays ont ouvert des universités et des programmes adaptés aux demandes estudiantines. Les échanges d'étudiants entre les universités américaines et canadiennes ont permis aux étudiants arabes d’acquérir des savoirs différents et de les rapporter dans leur pays.
Les mégaprojets saoudiens (Vision 2030, Neom, The Line) indiquent des horizons triomphants. Les réalités d'Education City à Doha (Fondation du Qatar) symbolisent les ambitions du monde arabe pour le XXIe siècle.
Sciences
[modifier | modifier le code]- Maison de la sagesse, Ville ronde de Bagdad
- Frères de pureté (en)
- Astrologie arabe
- Philosophie islamique, culture islamique
- Liste des scientifiques et érudits arabes pré-modernes (en)
- Liste des scientifiques de l'âge d'or de l'Islam
- Liste de scientifiques d'Ifriqiya
- Sciences arabes, histoire des sciences arabes
- Astronomie arabe, liste des étoiles ayant un nom d'origine arabe
- Géographie et cartographie dans le monde arabo-musulman médiéval, liste de géographes musulmans
- Mathématiques arabes, liste de mathématiciens arabo-musulmans
- Médecine arabe au Moyen Âge, Qanûn (Avicenne)
- Ophthalmologie dans la civilisation islamique médiévale
- Sciences et techniques en al-Andalus
- Sciences au Maghreb central
- Techniques arabes au Moyen Âge, Livre des mécanismes ingénieux, Livre de la connaissance des procédés mécaniques
- Zoologie arabe
- Sciences et techniques dans l'Empire ottoman, Observatoire de Constantinople (1577-1580)
Influence sur les cultures européennes
[modifier | modifier le code]- Transmission du savoir médical arabe en Occident latin au Moyen Âge
- Traductions arabes du IXe siècle
- Traductions latines du XIIe siècle (École de traducteurs de Tolède : transmission de savoirs grecs, juifs et arabes, en latin médiéval)
- Renaissance du XIIe siècle
- Contribution islamique à l'Europe médiévale (it)
- Influences de l'Islam sur l'art occidental
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Larousse Encyclopedie » (consulté le )
- ↑ Dmoh Bacha, « Haut Maghreb », sur Le Haut Maghreb, (consulté en )
- Lemarchand, P., 1994, Atlas géopolitique du Moyen-Orient et du monde arabe; Le croissant des crises. Paris, Complexes (2e éd.).
- ↑ Buresi, P., 2005, Géo-histoire de l’Islam. Paris, Belin.
- ↑ Besma El Kahky, « Le patrimoine des Arabes des Marais en Irak », sur patrpmlo.hypotheses.org, (consulté le ).
- ↑ https://whc.unesco.org/en/list/1563
- ↑ Bernard Faye, Guide de l'élevage du dromadaire, Montpellier, Sanofi Santé nutrition Animale, , 49 p. (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Damien Agut et Juan Carlos Moreno-Garcia, L'Égypte des pharaons : De Narmer à Dioclétien, Paris, éditions Belin, coll. « Mondes anciens », , 847 p. (ISBN 978-2-7011-6491-5), chap. 12.
- ↑ Bertrand Lafont, Aline Tenu, Philippe Clancier et Francis Joannès, Mésopotamie : De Gilgamesh à Artaban (3300-120 av. J.-C.), Paris, Belin, coll. « Mondes anciens », , 1040 p. (ISBN 978-2-7011-6490-8), chap. 17 (« L'Assyrie impériale »), p. 713-718.
- ↑ Lemarchand, P., 1994, Atlas géopolitique du Moyen-Orient et du monde arabe; Le croissant des crises. Paris, Complexes (2e éd.).
- ↑ Nydell, Margaret K., 1995, “Beliefs and values in the Arab world”. Dans Richard Holeton (dir.), Encountering cultures, 2e éd. Englewood Cliffs, N.J., Prentice Hall : 445-453.
- ↑ MARGAUX DUJARDIN, « Le mariage musulman : la cérémonie, les traditions ... Comment se déroule-t-il ? », sur zankyou,
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- ↑ Ammar Benkhodja, « Ahmed Kharraz, Le Corps dans le récit intime arabe (CR) », sur shs.cairn.info, (consulté le )
- https://ich.unesco.org/fr/RL/l-almezmar-danse-du-baton-au-son-des-tambours-01011
- https://ich.unesco.org/fr/RL/la-fauconnerie-un-patrimoine-humain-vivant-01708
- ↑ https://ich.unesco.org/fr/RL/la-tbourida-01483
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- ↑ Florence Somer, Jean-Charles Ducène, « Entretien avec Jean-Charles Ducène - Des marins arabes et persans dans l’océan Indien aux 9e et 10e siècles », sur lesclesdumoyenorient.com, (consulté le )
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- ↑ Old cook, Les livres de cuisine en arabe
- ↑ Marie Josèphe Moncorgé, Le nougat dans tous ses états, une histoire méditerranéenne de confiserie, TAMBAO, 2013. (ISBN 9782369320104)
- Marion Festraëts, Cédric Gouverneur, Laurent Védrine, « Interdits alimentaires », sur l'express, 28/03/2002 à 12:00, mis à jour le 02/06/2006 à 01:30
- ↑ « L’islam, religion des Arabes ? », sur Institut du monde arabe (consulté le )
- ↑ « Société : Pourquoi les gens confondent-ils Arabe et musulman ? », sur eurekoi,
- ↑ « Institut du monde arabe », sur Institut du monde arabe (consulté le ).
- ↑ (en) « Hicham Chajai », sur calligraphie-arabe.com (consulté le ).
- ↑ (en) « World Bank Group - International Development, Poverty, & Sustainability », sur World Bank (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Monde arabe, arabisation
- Études arabes (Arabistik)
- Liste des pays ayant l'arabe pour langue officielle
- Capitale arabe de la culture
- Noms de personnes en arabe
- Nationalisme arabe
- Panarabisme
- Études génétiques sur les Arabes (en)
- Histoire génétique du Moyen-Orient (en)
- Langues régionales et minoritaires dans les pays arabes
- Chrétiens arabes, Juifs arabes
- Monde iranien, langue persane
- Histoire des Arabes en Palestine, Arabes israéliens, Palestiniens
- Diaspora arabe : Arabes américains, Arabo-Canadiens, Arabo-Indonésiens, Arabo-Brésiliens...
Proche-Orient ancien
[modifier | modifier le code]- Arabes, Arabie, Tribus d'Arabie
- Arabie préislamique, Jâhilîya (ignorance)
- Anciennes cités d'Arabie saoudite
- Route de l'encens, ports antiques du golfe Persique
- Mariages arabes préislamiques
- Hanifisme, supposé monothéisme préislamique
- Religion en Arabie préislamique
- Liste des divinités arabes préislamiques, Houbal, Al-Lat
- Religion sud-arabique antique (de), Divinités antiques sud-arabiques (de)
- Littérature préislamique, poésie arabe, Mu'allaqât
- Histoire du Yémen préislamique (royaumes de Saba, Hadramaout, Ma'in, Himyar, Kindah)
- Architecture au Yémen antique (de), art sud-arabique ancien (en)
- Nabatéens (royaume vers 400-100), religion nabatéenne, art nabatéen
- Ghassanides (royaume, 220-638)
- Lakhmides (royaume, 300-602)
- Salihides (Zokomides, ~350-520~)
- Tanukhides (Sarrasins, ~200-1100~)
- Dilmun (civilisation de, ~2500-709)
- Genre dans le Proche-Orient ancien, Harem dans le Proche-Orient ancien
- Religions du Proche-Orient ancien
Islam
[modifier | modifier le code]- Islam, foi musulmane, islamisation, expansion de l'islam
- Réformes de la société par Mahomet, piliers de l'islam
- Monde arabo-musulman, civilisation islamique, culture islamique
- Courants de l'islam, charia
- Système juridique islamique, droit pénal musulman
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- Moralité en islam (en), éthique islamique (en)
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Arabes du présent et du futur
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- Racisme en Tunisie, abeed
- Arabes israéliens, racisme en Israël
- Diaspora arabe (catégorie), diaspora arabe (en)
- MENA (Middle East and North Africa)
- Géopolitique du golfe Persique, et du golfe d'Aden
- Eschatologie islamique, Paradis/Jardin d'Éden/Jannah, Jugemlent dernier (islam), Enfer (islam)
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Mathieu Guidère, Dictionnaire de la culture arabe, 2022, éd. Ellipses, 536 p. (ISBN 978-2-3400-7590-0)
- Marie Josèphe Moncorgé, La Méditerranée à table, une longue histoire commune, TAMBAO, (ISBN 9782369320029).
- Abdelaziz Kacem, Culture arabe, culture française, la parenté reniée, Paris, L’Harmattan, , 223 p. (ISBN 2-7475-2281-4).
- Raif Georges Khoury, Passé et présent de la culture arabe, éd. Deux mondes, .
- Jean-Paul Charnay, Jacques Berque et Pierre Alexandre, L'Ambivalence dans la culture arabe, éd. Anthropos, .
Liens externes
[modifier | modifier le code]« Langue et Culture arabes », sur langue-arabe.fr (consulté le ).

