Royaume médio-assyrien

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Royaume médio-assyrien
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Extension approximative du royaume médio-assyrien entre la fin du XIIIe et le début du XIe siècle.
Informations générales
Capitale Assur

Le royaume médio-assyrien est une phase de l'histoire de l'Assyrie, d'environ 1500 ou 1400 à 934 av. J.-C. Le royaume dirigé depuis la cité d'Assur devient alors une des grandes puissances du Proche-Orient, parvenant à dominer la Haute Mésopotamie du milieu du XIVe au début du XIe siècle av. J.-C. Cette période dite « médio-assyrienne » correspond à la période finale de l'âge du bronze récent.

Après une période paléo-assyrienne (XXe – XVIe siècle av. J.-C.) durant laquelle la cité d'Assur n'est pas une puissance politique qui compte dans le Nord mésopotamien, et après la phase de domination de cette région par le Mittani de la fin du XVIe siècle av. J.-C. jusqu'à la première moitié du XIVe siècle av. J.-C., les rois assyriens, à partir d'Assur-uballit Ier, deviennent la puissance hégémonique de cette région, et une des principales puissances du Moyen-Orient de l'époque, rivale de Babylone et des Hittites. Durant le XIe siècle av. J.-C., ils reculent néanmoins, face aux incursions de tribus araméennes, qui entraînent un rétractation du royaume assyrien autour de sa cité d'origine, à partir de laquelle il devait partir à la reconquête de la Haute Mésopotamie au début de la période néo-assyrienne.

Localisation des principaux sites de la Mésopotamie durant la période médio-assyrienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Assur au sortir des âges obscurs[modifier | modifier le code]

Copie de la Liste royale assyrienne, Assur, VIIe siècle av. J.-C., Musée de l'Orient ancien d'Istanbul.
Copie de l’Histoire synchronique datée du VIIe siècle av. J.-C., Ninive, British Museum.

Durant la première phase de son existence, la période dite « paléo-assyrienne », le royaume assyrien est cantonné à la cité d'Assur et ses alentours, et guère plus. La littérature académique évoque certes couramment un premier grand royaume assyrien durant le règne de Shamshi-Adad Ier (v. 1815-1775), mais il a été mis en évidence que ce souverain n'était pas originaire d'Assur, mais un conquérant de cette ville venant d'une cité voisine, Ekallatum, et que s'il a bien vu en Assur un important centre religieux, il n'en a jamais fait sa capitale. Il a néanmoins été considéré par la tradition assyrienne postérieure comme un souverain de ce royaume[1]. Assur est à cette période le siège d'une communauté marchande active, documentée par les archives mises au jour sur le site turc de Kültepe, mais politiquement et militairement elle n'est pas une puissance qui compte dans le très complexe échiquier politique de la Haute Mésopotamie, région divisée en plusieurs petits royaumes, où quelques grands royaumes tentaient d'imposer leur loi (Ekallatum, Eshnunna, Mari, Babylone). Après la disparition de la dynastie de Shamshi-Adad et du commerce avec l'Anatolie à la fin du XVIIIe siècle av. J.-C., l'histoire d'Assur, s'ouvre une longue période très mal documentée qui a pu être vue comme des âges obscurs, ou une « transition »[2]. La Liste royale assyrienne a préservé le nom de rois supposés avoir dirigé la cité durant cette longue période, mais aucun n'est connu par d'autre source, jusqu'au règne d'Assur-nerari Ier, vers 1550, qui effectue plusieurs travaux dans la ville (restauration des murailles et de temples)[3].

Avec Puzur-Assur III (v. 1521-1498), successeur du précédent, les travaux de construction à Assur se poursuivent, et même au-delà, puisqu'une ville est fondée à l'est du Tigre, sans doute pour des motivations militaires. L’Histoire synchronique (ou Chronique synchrone), chronique du début du VIIIe siècle av. J.-C., rapporte un accord politique passé entre ce souverain et son homologue babylonien, Burna-Buriash Ier, fixant les frontières entre les deux royaumes, quelque par dans la région moyenne du Tigre. Cette faculté à traiter d'égal-à-égal avec le puissant royaume babylonien indique qu'Assur est alors indépendante, et a connu une extension territoriale. On peut considérer que le royaume médio-assyrien apparaît sous ce règne[4]. La situation de l'Assyrie vis-à-vis de la principale puissance de la Haute Mésopotamie, le royaume du Mittani dont le centre est situé plus à l'ouest dans le triangle du Khabur, n'est pas connue pour cette période, mais rien n'indique que l'Assyrie lui ait rendu hommage. Assur-nadin-ahhe Ier (1452-1430) semble poursuivre cette entreprise diplomatique avec les autres grandes puissances du Moyen-Orient, puisqu'il aurait reçu de l'or en présent de l'Égypte si on se fie à une lettre adressée un siècle plus tard par son lointain successeur Assur-uballit Ier à la cour égyptienne (voir plus bas). Les sources égyptiennes contemporaines sur les campagnes de Thoutmosis III au Levant indiquent qu'il a reçu des présents du royaume assyrien à trois reprises. Ce rapprochement est sans doute destiné à faire face au Mittani dont on sait qu'il est alors en conflit contre l'Égypte, et qui semble un rival logique d'une Assyrie en pleine expansion[5].

La situation politique au Moyen-Orient durant la première moitié du XIVe siècle av. J.-C., avant l'expansion assyrienne.

C'est vers cette époque (1440-1430) qu'il faudrait situer une campagne d'une roi Shaushtatar du Mittani, qui se serait soldée par la prise d'Assur. Elle est là encore mentionnée par un seul texte postérieur, un traité de paix passé par un roi du Mittani avec le royaume hittite environ un siècle plus tard. Sans autre source, il est impossible de comprendre dans quel contexte cette campagne s'est faite. Elle a souvent été prise pour une preuve de la domination d'Assur par le Mittani. Celle-ci semble corroborée par le fait que le Mittani est suzerain du royaume d'Arrapha, situé à l'est d'Assur, et qu'on voit mal comment cette situation serait possible pour des raisons de continuité géographique, Assur étant située entre les deux. Mais il n'y a aucun argument décisif en ce sens, les documents de provenance assyrienne datés de l'époque du roi Assur-nerari II (1414-1408) et de ses successeurs ne comportant pas la moindre trace d'une domination du Mittani. Si celui-ci est effectivement suzerain d'Assur, ce qui est de loin la solution la plus couramment envisagée, alors ce serait une domination très peu intrusive. Les rois d'Assur de la période continuent d'embellir leur ville, tandis qu'Assur-bel-nisheshu (1407-1399) conclut un nouveau traité frontalier avec Babylone[6]. Eriba-Adad Ier (1380-1354) amorce peut-être la montée en puissance de l'Assyrie, mais son règne est très peu documenté[7].

Assur-uballit Ier : l'Assyrie dans le club des « grands rois »[modifier | modifier le code]

Si l'Assyrie est effectivement un vassal du Mittani, alors il lui aura fallu attendre une crise à la cour de ce dernier pour pouvoir s'émanciper. Cela survient à la suite du meurtre d'Artashumara par son frère Tushratta, qui entraîne une lutte entre deux prétendants, le second étant soutenu par le roi hittite Suppiluliuma Ier qui y trouve un prétexte à mener campagne en Syrie. Après une première tentative infructueuse, il parvient finalement à prendre la capitale mittanienne, et à placer son rival sous sa coupe[8]. L'aubaine est saisie par le roi assyrien, Assur-uballit Ier (1353-1318), qui s'allie avec le royaume d'Alshe, situé en Anatolie du sud-est. Ils soutiennent un prétendant au trône du Mittani rival de celui des Hittites, Artatama II, en échange d'une ponction importante sur le Trésor mittanien, dont la restitution des portes du temple d'Assur qui avaient été enlevées lors de la campagne de Shaushtatar un siècle plus tôt. Ils parviennent à le faire monter sur le trône, mais il n'y reste pas longtemps, délogé par une contre-offensive hittite à laquelle Assur-uballit ne semble pas avoir réagi. Il est vrai que le Mittani est alors tellement diminué qu'il ne représente plus une menace pour lui, et que la balance du pouvoir a penché en sa faveur[9]. En témoigne le fait qu'il s'empare à cette époque du royaume d'Arrapha (détruisant au passage la cité de Nuzi), et étend ainsi sa domination sur la région du Zab inférieur[10].

Lettre adressée par Assur-uballit Ier au roi d'Égypte (probablement Akhenaton) mise au jour à Tell el-Amarna. Metropolitan Museum of Art.

Assur-uballit entreprend alors des évolutions idéologiques à la mesure de ses nouvelles ambitions. Il se proclame « roi du pays du dieu Assur », donc l'Assyrie, alors que ses prédécesseurs se considéraient comme « vicaires du dieu Assur » ; les nuances étant la prise du titre de roi, auparavant réservé au seul dieu Assur, et l'introduction de la notion de « pays », qui implique une entreprise de conquêtes territoriales allant au-delà de l'arrière-pays de la ville d'Assur[11]. Sur le plan diplomatique, Assur-uballit se prétend alors l'égal des principaux rois du Moyen-Orient de l'époque, les Égyptiens, Babyloniens et Hittites, en lieu et place du Mittani, et il cherche donc à entrer dans le jeu diplomatique de ces grandes puissances, ceux qui ont le privilège d'être nommés « grand rois ». Cela est documenté par la correspondance diplomatique des monarques égyptiens Amenhotep III et Akhénaton mise au jour à el-Amarna, qui est la plus éloquente illustration du fonctionnement de l'élite des grands rois, qui règlent diverses affaires par messagers interposés, et s'offrent des présents somptueux et des jeunes princesses[12]. Pour intégrer cette élite, il faut être reconnu par les autres grands rois comme un de leurs pairs, et Assur-uballit s'y attelle en écrivant au roi égyptien avec lequel il n'a pas d'autre affaire à régler[13] :

« Dis au roi d’Égypte : ainsi parle Assur-uballiṭ, roi d’Assyrie. Pour toi, pour ta maison, pour ton pays, pour tes chars et tes troupes, que tout aille bien. J’envoie mon messager afin qu’il te voie et qu’il voie ton pays. Jusqu’à présent, mes prédécesseurs n’ont pas écrit ; aujourd’hui je t’écris. Je t’envoie un beau char, deux chevaux, et une datte en lapis-lazuli authentique, comme cadeau en ton hommage. Ne retarde pas le messager que je t’ai envoyé pour une visite. Qu’il visite et puis qu’il s’en retourne chez moi. Qu’il voie comment tu es et comment est ton pays, et puis qu’il s’en retourne chez moi[14]. »

Le début de correspondance d'Assur-uballit avec le roi égyptien a été porté à la connaissance du roi babylonien Burna-Buriash II qui a écrit en réaction une lettre courroucée au Pharaon, dans laquelle il se prétend suzerain de l'Assyrie et cherche à dissuader son homologue de la reconnaître comme son égale. Par la suite, le Babylonien s'est manifestement fait à l'idée qu'il devait composer avec son voisin du nord, puisqu'il a conclu une alliance avec lui et a épousé une de ses filles. Les affaires entre les deux royaumes mésopotamiens se compliquent à la mort de Burna-Buriash : son successeur n'est autre que le petit-fils d'Assur-uballit, Karahardash. Ceci déplaît à une partie de l'aristocratie babylonienne qui le renverse et le remplace par un certain Nazi-Bugash. Le roi assyrien réagit aussitôt : il envoie son armée à Babylone, l'usurpateur est détrôné, et à sa place Kurigalzu II monte sur le trône ; selon une version de l'histoire il est un autre petit-fils du roi assyrien, selon une autre le fils d'un roi babylonien précédent. Cet événement est à l'origine de plusieurs siècles de conflits entre l'Assyrie et Babylone[15].

De fait, Kurigalzu II cause rapidement des soucis au successeur d'Assur-uballit, Enlil-nerari (1317-1308). Les deux souverains s'affrontent dans la localité de Sugaga, à peine à une journée d'Assur, et parmi les sources postérieures mentionnant le fait, l’Histoire synchronique, assyrienne, proclame le triomphe des Assyriens, tandis que la Chronique P, babylonienne, prétend que la victoire revient aux Babyloniens. S. Jakob est plus enclin à croire la première. Quoi qu'il en soit, cela reflète la capacité de Babylone à porter la menace très près du cœur de l'Assyrie, ce que semble confirmer un autre fragment de chronique relatif aux conflits entre les deux à cette époque. La traîtrise de Kurigalzu II est un grief repris un siècle plus tard par Tukulti-Ninurta Ier quand il prend Babylone: il voit dans sa victoire une gratification divine au fait que son pays est dans son bon droit. Aucun conflit entre le roi assyrien suivant, Arik-den-ili (1307-1296) n'est connu, la seule campagne évoquée par les inscriptions de ce roi se situant au nord de son royaume[16].

Le XIIIe siècle : la consolidation de la puissance assyrienne[modifier | modifier le code]

La situation politique du Moyen-Orient au XIIIe siècle av. J.-C. après l'expansion des Hittites et des Assyriens.

La quasi-totalité du XIIIe siècle assyrien est partagée entre trois rois : Adad-nerari Ier (1295-1264), Salmanazar Ier (1263-1234) et Tukulti-Ninurta Ier (1233-1197). Cette longévité remarquable reflète une stabilité qui l'est tout autant, et une consolidation et une expansion de la puissance assyrienne après les temps fondateurs. Cette période est très bien documentée par les nombreuses inscriptions laissées par ces rois[17].

Épée à lame courbe en bronze, inscrite au nom d'Adad-nerari Ier. Metropolitan Museum of Art.

Adad-nerari Ier (1295-1264) doit d'abord faire face au cas du Mittani laissé en suspens. Il vainc le roi de ce dernier, Shattuara, qui suivant les inscriptions du roi assyrien aurait été hostile à son égard, et lui fait reconnaître son autorité. Mais cela ne suffit pas puisque le roi mittanien suivant se soulève à son tour, avec l'appui des Hittites, pour un résultat guère plus favorable à son royaume :

« Ensuite Wasashatta, son fils (de Shattuara) se révolta, il entreprit une rébellion contre moi et engagea des hostilités. Il alla au pays de Hatti pour obtenir de l'aide. Le Hittite prit ses cadeaux mais ne fournit aucun secours. Grâce aux puissantes armes du dieu Assur mon seigneur [...] je m'emparai et saisis sa cité royale de Taidu et les cités d'Amasaka, Kahat, Suru, Nabula, Hurra, Shaddulu et Washshukanni. Je pris et transportai à ma cité d'Assur les biens de ces cités, les richesses accumulées par ses pères et le trésor de son palais. »

— Introduction historique d'inscriptions d'Adad-nerari Ier[18]

Le royaume du Mittani survit à cette défaite, mais l'Assyrie a alors pu étendre sa domination sur la partie occidentale de la Haute Mésopotamie, plaçant ce qu'il reste du Mittani (qui est souvent désigné par le terme Hanigalbat) sous son emprise et repoussant dans la foulée les limites de la sphère d'influence hittite. On ignore cependant si les deux grandes puissances en sont venues directement aux armes[19]. Babylone semble en tout cas rester le principal rival aux yeux des Assyriens, Adad-nerari ambitionnant de venger l'affront fait à ses prédécesseurs. C'est sans doute avec cela en tête qu'il avance ses positions vers la Diyala, sans succès durable. Puis il affronte ensuite directement les troupes du roi babylonien Nazi-Maruttash, à Kar-Ishtar sur le Zab inférieur. L'Assyrie sort victorieuse de l'affrontement, et selon l’Histoire synchronique la frontière entre les deux royaumes est repoussée en direction du sud, sur la rive gauche du Zab inférieur[20].

Salmanazar Ier (1263-1234) se charge d'achever le Mittani, dont le nouveau roi, Shattuara (II) avait sollicité l'appui des Hittites, à nouveau, et d'un groupe de tribus nomade qui apparaît alors, les Ahlamu. Les relations avec les Hittites se sont depuis longtemps tendues, et les campagnes conduites par les troupes assyriennes jusque sur la rive droite de l'Euphrate et dans la région de Malatya confortent la rupture des relations diplomatiques entre les deux, d'autant plus qu'une lettre adressée par le souverain égyptien Ramsès II au roi hittite Hattusili III mise au jour dans le palais de ce dernier semble indiquer que le roi assyrien avait rejeté une offre du paix du Hittite. Peut-être cette rivalité a précipité l'alliance entre l'Égypte et les Hittites qui étaient jusqu'alors des ennemis mortels. Sur sa frontière nord, Salmanazar doit faire face à une nouvelle menace, l'Uruatri, quelque part entre le Zab supérieur et le lac de Van, où il s'empare de plusieurs localités. Des archives de la période indiquent par ailleurs que l'administration assyrienne s'est installée au sud du Zab inférieur à la suite des campagnes du règne précédent[21].

Double représentation de Tukulti-Ninurta Ier, debout et assis, sur un autel sculpté (copie). Pergamon Museum.
Tablette en pierre comportant une description de campagnes de Tukulti-Ninurta Ier et de la fondation de Kar-Tukulti-Ninurta. British Museum.

Le règne de Tukulti-Ninurta Ier (1233-1197) est l'acte le plus flamboyant du XIIIe siècle assyrien, tant par ses succès que son issue dramatique, au point que ce souverain est souvent présenté comme le plus grand roi de la période médio-assyrienne ; en tout cas c'est le plus étudié. La situation ne s'arrange pas pour les Hittites, bien que le roi de ces derniers, Tudhaliya IV, écrive au nouveau roi assyrien pour le féliciter lorsqu'il monte sur le trône, ce qui constitue un progrès dans les relations entre les deux cours. Mais cela ne va pas plus loin, au contraire c'est probablement du début du règne de Tukulti-Ninurta qu'il faut dater la sévère défaite infligée par les troupes assyriennes aux Hittite à Nihriya ; elle est le fait d'un roi assyrien qui la rapporte dans une lettre adressée au roi d'Ugarit et retrouvée dans cette ville, vassale des Hittites, derrière lequel on voit généralement ce roi (mais pour certains ce serait Salmanazar[22]). Les inscriptions de Tukulti-Ninurta ne sont pas vraiment prolixes sur ses affrontements avec les Hittites, mais elles évoquent tout de même leur défaite en Syrie et la déportation de 28 800 d'entre eux. Des brouillons de lettres adressées à la cour assyrienne par le roi hittite Tudhaliya IV et des missives de ce dernier à Ugarit indiquent clairement qu'il voit dans l'Assyrie une menace majeure, contre laquelle il tente d'imposer un blocus[23]. Tukulti-Ninurta porte ensuite ses efforts au sud du Zab inférieur à l'est du Tigre, où il conquiert plusieurs territoires, apparemment sans susciter de réaction babylonienne dans un premier temps. Il revendique restituer à l'Assyrie des territoires qui lui reviennent en raison des accords passés avec les rois babyloniens. Puis survient le conflit entre les deux puissances, dont on suppose généralement qu'il s'agit d'une initiative de l'impétueux roi assyrien, qui en sort vainqueur. Il capture le roi ennemi Kashtiliash IV et l'emmène à Assur. Son triomphe et sa justification idéologique sont développés dans un document remarquable, surnommé l'« Épopée de Tukulti-Ninurta ». Le roi assyrien se proclame « roi de Sumer et d'Akkad », donc de la Babylonie, mais la souveraineté assyrienne ne s'y installe pas durablement. Cette campagne s'accompagne d'une conquête de la région du moyen Euphrate[24].

« Adad le héros fait se déverser la tornade et le déluge sur leur combat […]. Derrière les dieux ses alliés, le roi, à la tête de son armée, se prépare à combattre. Il fait voler une flèche, la féroce, irrésistible, écrasante arme d’Assur. Il fait tomber quelqu’un, mort. Les guerriers d’Assur crient : « À la bataille ! ». Au moment où ils vont affronter la mort, ils lancent leur cri de guerre : « Ishtar, pitié ! » et louent la déesse dans le tumulte. Ils sont furieux,déchaînés. »

— L'affrontement romancé entre Assyriens et Babyloniens d'après l’Épopée de Tukulti-Ninurta[25].

La quête de gloire du roi assyrien se voit également dans ses travaux de restauration de temples à Assur, et surtout la fondation non loin de la capitale d'une nouvelle ville à son nom, Kar-Tukulti-Ninurta, c'est-à-dire « Port Tukulti-Ninurta »[26]. Les victoires assyriennes n'assurent pas la paix au royaume, et au contraire tout semble indiquer que les troubles s'aggravent avec le temps. Dans la région du Khabur, la documentation administrative de l'époque indique qu'une menace pèse sur plusieurs centres administratifs assyriens, peut-être des attaques de groupes nomades. Surtout la situation de la Babylonie est particulièrement houleuse : selon ce qui peut être déduit de différentes sources, les Élamites y font une incursion, provoquant un changement de règne, et il semblerait que cela motive une nouvelle campagne assyrienne qui résulte en l'installation d'un nouveau roi babylonien, Adad-shuma-iddina, à peine trois ans (et autant de rois babyloniens) après la précédente. Tukulti-Ninurta semble alors être retourné personnellement en Babylonie, cette fois dans un but pacifique, pour faire des offrandes aux dieux babyloniens. La situation de cette région ne s'apaise pas, et une nouvelle campagne assyrienne y est menée, se soldant cette fois-ci par la prise de Babylone et la capture de la statue de son dieu Marduk, emportée en Assyrie[27].

Les Assyriens s'avèrent cependant incapables de consolider leur triomphe sur la Babylonie, qui est sans doute au-delà de leur capacité militaire. Celle-ci retrouve son indépendance avec Adad-shuma-usur, qui se présente comme un fils de Kashtiliash IV. Cette fois-ci l'Assyrie n'est plus en mesure de reprendre la région[28]. Ce revers provoque peut-être une perte de confiance en l'autorité de Tukulti-Ninurta. En tout cas celui-ci est assassiné quelques années plus tard, après 37 années de règne. La Chronique P indique que l'acte a été commis dans son palais de Kar-Tukulti-Ninurta, et que le coupable est son fils Assur-nadin-apli, appuyé par des hauts dignitaires assyriens[29].

Une période de tourments[modifier | modifier le code]

Une lettre mise au jour à Tell Sabi Abyad indique que l'inhumation du roi assassiné se produit dans un climat d'angoisse, les tensions n'étant pas apaisées. En tout cas Assur-nadin-apli ne règne que trois ans (1196-1193), après quoi son frère Assur-nerari III (1192-1187) lui succède, puis un autre membre de la fratrie, Enlil-kudurri-usur (1186-1182). Apparemment ce dernier avait été opposé à son assassinat. De l'autre côté, on suppose que la faction ayant ourdi la mort du monarque est dominée par la figure du haut dignitaire Ili-pada, issu d'une branche collatérale de la famille royale (descendante d'Eriba-Adad Ier), devenu grand vizir et « roi du Hanigalbat » (un titre indiquant une position éminente dans l'administration des provinces occidentales du royaume), qui occupe une position éminente à la cour assyrienne dans les années suivant l'assassinat de Tukulti-Ninurta puisque le roi de Babylone Adad-shuma-usur lui adresse une lettre en même temps qu'au roi assyrien Assur-nerari, où il les désigne comme les « deux rois d'Assyrie ». Cela expliquerait que l'intronisation d'Enlil-kudurri-usur ait ravivé les tensions. En tout cas il est renversé après quelques années de règne par Ninurta-apil-Ekur (1181-1169), le fils d'Ili-pada. L'usurpateur a manifestement bénéficié de l'appui du roi babylonien Adad-shuma-usur. Il est attesté dans le royaume de ce dernier avant son coup d'État, peut-être après y avoir été exilé. Les Assyriens occupaient encore la portion septentrionale de la Babylonie, ce qui est à l'origine d'un conflit que perd Enlil-kudurri-usur, après quoi il est apparemment capturé par ses propres troupes, tandis que Ninurta-apil-Ekur prend le pouvoir en Assyrie. Cela crée en tout cas un changement dynastique, le dernier connu de l'histoire assyrienne. Durant ces années, le prestige assyrien semble affaibli, et l'activité des quatre souverains qui ont succédé à Tukulti-Ninurta semble limitée sur la plan militaire que monumental[30].

Le long règne d'Assur-dan Ier (1168-1133) commence sous de meilleurs auspices pour les Assyriens, puisqu'il remporte une victoire contre l'ennemi babylonien, alors dirigé par Zababa-shuma-iddina, qui lui permet de prendre des villes dans la région contestée située au sud du Zab inférieur. La documentation de son règne, notamment une archive enregistrant les présents faits par ceux qui viennent pour des audiences à la cour assyrienne, indique que l'Assyrie tient la vallée du Khabur, le moyen Euphrate, et étend son influence jusqu'aux contreforts du Zagros. Dans cette partie orientale, elle a cependant dû faire face à des offensives des Élamites conduits par Shilhak-Inshushinak, qui ont pris possession pour un temps de la cité d'Arrapha, mais qui sont par la suite plus occupés en Babylonie où ils font chuter la dynastie kassite[31]. Les deux rois suivants, Ninurta-tukulti-Assur et Mutakkil-Nusku, fils du précédent semblent lutter pour le trône en 1133 (selon ce que rapporte la Liste royale assyrienne), le second semble l'emporter alors que le premier est exilé en Babylonie. Il est au moins sûr que la rivalité avec le royaume méridional a été ravivée dans ces années-là, et entraîné un nouvel affrontement, puisque le souverain assyrien suivant, Assur-resha-ishi Ier (1132-1115), croise le fer à plusieurs reprises avec Ninurta-nadin-shumi et Nabuchodonosor Ier, qui ont relevé la puissance babylonienne. Si les Assyriens semblent avoir été en difficulté face au premier dont les troupes auraient avancé aussi loin d'Arbèles, dans un second temps ils remportent des succès, notamment à Idu sur le Zab inférieur[32].

Tiglath-Phalasar Ier : une nouvelle expansion[modifier | modifier le code]

Prisme octagonal comportant une inscription de Tiglath-Phalasar Ier rapportant des conquêtes, expéditions de chasse et constructions. British Museum.

Tiglath-Phalasar Ier (1114-1074) est le dernier des grands rois de l'époque médio-assyrienne, l'auteur d'une seconde tentative d'expansion et de consolidation du royaume[33], aussi par bien des aspects un précurseur des stratégies et pratiques militaires de l'époque néo-assyrienne[34]. C'est aussi le plus disert sur ses accomplissements militaires, ses inscriptions royales étant plus longues et détaillées que celles de ses prédécesseurs, et le premier à évoquer ses chasses (y compris en mer).

Dès le début de son règne, dégagé des affaires de la frontière avec Babylone par la victoire de son prédécesseur, il lance ses troupes à l'assaut des régions du haut Tigre et de Syrie du nord, les pays d'Alzu (l'ancien Alshe), Purumzulu, Katmuhu, Nairi, aussi les peuples anatoliens Mushki, Kaska et Urumu, régions en pleine ébullition depuis la chute de l'empire hittite au début du XIIe siècle. Il faut en particulier plusieurs campagnes pour soumettre Katmuhu. Le roi proclame avoir combattu 42 pays durant ses premières années de règne, sur un territoire allant du Zab inférieur jusqu'au lac de Van près des rives duquel une de ses inscriptions a été mises au jour, et aussi en Syrie orientale, puisqu'il traverse à plusieurs reprises l'Euphrate et atteint la Méditerranée et le mont Liban. Les textes officiels de Tiglath-Phalasar mettent l'emphase sur le fait qu'en plus de ramener dans le giron assyrien des pays qui s'en étaient éloignés, qu'il défait des adversaires que ses prédécesseurs n'avaient pas soumis, et rapportent scrupuleusement leur nom, leur géographie, mentionnent à plusieurs reprises le nombre de soldats vaincus, le tribut qu'ils versent (notamment des chevaux et des chars), les otages emportés, aussi des expéditions de chasse[35]. Dans les régions occidentales, il fait face à un nouvel adversaire, les tribus d'Araméens, accompagnés des Ahlamu déjà connus par ses prédécesseurs, qui le forcent à traverser 28 fois l'Euphrate, sans succès durable. Ces groupes occupent apparemment la région qui va de la Méditerranée (le pays d'Amurru) jusqu'au moyen Euphrate (Suhu), rendant le contrôle de ces régions instables, en particulier durant la seconde partie du règne de Tiglath-Phalasar[36].

« Tiglath-Phalasar, roi fort, roi de l'univers, roi d'Assyrie, roi des quatre contrées (du monde) (...).
Sur l'ordre d'Anu et d'Adad, les grands dieux mes Seigneurs, j'allai au mont Liban ; je coupai et j'emportai des troncs de cèdre pour le temple d'Anu et d'Adad, les grands dieux mes Seigneurs. Je passai en Amurru ; je conquis le pays d'Amurru en son entier. Je reçus le tribut des pays de Byblos, de Sidon et d'Arwad.
J'embarquai dans des bateaux de la ville d'Armada du pays d'Amurru ; je fis avec succès trois lieues de la ville d'Armada qui est en pleine mer à la ville de Çamuru du pays d'Amurru ; je tuai en pleine mer un souffleur qu'on appelle un cheval de mer.
Et à mon retour je subjuguai le pays de Hatti en son entier. J'imposai à Ini-Teshub, roi de Hatti, (de livrer) otages, redevance, tribut et troncs de cèdre. »

— Les campagnes occidentales de Tiglath-Phalasar Ier, extraits de deux inscriptions de la seconde partie de son règne[37].

C'est sans doute pour cela que ce roi ne semble jamais avoir tenté de s'imposer durablement en Babylonie, avec laquelle il est en conflit au début du XIe siècle, y conduisant deux campagnes. La première se déroule comme souvent dans les régions situées au sud du Zab inférieur et jusqu'à la vallée de la Diyala, mais se solde aussi par la consolidation des positions assyriennes sur le moyen Euphrate (autour de Rapiqu dans le pays de Suhu). La seconde porte les affrontements dans la Babylonie du nord, les Assyriens parvenant à prendre les grandes cités de Dur-Kurigalzu, Sippar de Shamash, Sippar d'Annunitu, Upu et finalement Babylone même qui subit apparemment de lourdes destructions. L'origine de ce nouvel affrontement reste obscure, mais un texte administratif rapporte l'enterrement de deux fils du roi assyrien tués lors d'une attaque babylonienne, ce qui semblerait plaider en faveur d'une première offensive de Babylone ayant atteint l'Assyrie, puis motivé une réplique aussi brutale de la part de Tiglath-Phalasar, en particulier la seconde campagne[38].

Sur le plan monumental, Tiglath-Phalasar entreprend d'importants travaux à Assur, mais aussi à Ninive, autre manifestation de ses ambitions et moyens plus importants que ceux de ses prédécesseurs directs[39].

Le recul de l'Assyrie[modifier | modifier le code]

Peut-être qu'il faut estimer que de la même manière que Tukulti-Ninurta Ier avant lui, Tiglath-Phalasar Ier a par ses ambitions militaires et monumentales surexploité les capacités de son royaume, et qu'il laisse en héritage un territoire trop étendu, de surcroît menacé en plusieurs endroits, en particulier dans les régions où les Araméens sont actifs[40]. Son fils et successeur Ashared-apil-Ekur ne règne que brièvement (1075-1074), et est remplacé par son frère Assur-bel-kala (1073-1056) a qui il incombe d'essayer de rétablir la situation. Le déroulement de son règne n'est qu'incomplètement reconstitué, et ses inscriptions sont des calques de celles de son père au point qu'il est souvent difficile de les en distinguer et de déterminer ce qu'il a réellement accompli, même s'il est probable que le fait qu'on retrouve les mêmes régions que par le passé s'explique par le fait que les objectifs militaires n'ont pas vraiment évolué. De fait il est surtout retenu par ses affrontements avec les Araméens, qui progressent en Syrie où ils mènent une guerre d'usure, portée jusque dans la région du Khabur. Cette situation profite à un certain Tukulti-Mer qui tente de se tailler un royaume dans la vallée du moyen Euphrate, avec pour capitale Terqa, et se proclame roi de Mari, avant d'être vaincu après deux campagnes assyriennes. En Babylonie, la situation conflictuelle perdure au début du règne d'Assur-bel-kala, les troupes assyriennes remportant une victoire près de Dur-Kurigalzu, avant que la paix ne soit conclue avec Marduk-shapik-seri. À la mort de ce dernier en 1070, le roi assyrien parvient même à installer sur le trône babylonien un allié, Adad-apla-iddina, dont il épouse la fille. Le règne d'Assur-bel-kala est donc marqué par d'incontestables succès, et la préservation d'une bonne part de la puissance assyrienne en dépit des menaces[41].

Ce qui se passe durant les décennies suivantes est moins clair, faute de sources. Eriba-Adad II, fils et successeur du précédent, ne règne pas longtemps (1055-1054), déposé par un de ses oncles, Shamshi-Adad IV (1053-1050). Assurnasirpal Ier (1049-1031) a laissé une mention de ses campagnes militaires sur un « Obélisque blanc », qui se déroulent au nord, en Anatolie et au sud du lac d'Orumieh[42]. Après sa mort, l'Assyrie est sur le recul jusqu'au règne d'Assur-dan II (934-911), qui marque classiquement le début de l'époque néo-assyrienne. Entre les deux, la succession de rois est ininterrompue, et la plupart d'entre eux, à l'exception d'Assur-nerari IV et Assur-rabi II, sont connus par des inscriptions, certes très courtes en général[43]. Ce qui s'est passé entre temps peut être déduit de la situation géopolitique existant quand les sources reprennent, au moins dans les grandes lignes car le détail ne peut être connu : les Araméens ont connu d'importants succès, forçant l'Assyrie à abandonner la plupart de ses territoires occidentaux, où ils constituent leurs propres royaumes. Aucune entreprise militaire assyrienne n'est attestée pendant un siècle entre en gros 1030 et 930, et la tradition postérieure impute aux règnes de Salmanazar II (1030-1019) et Assur-rabi II (1012-972) les pertes territoriales les plus importantes[44]. Mais une analyse plus balancée de la situation conduit à estimer que les Assyriens ont tenu bon au moins jusqu'à la fin du XIe siècle av. J.-C., ce qui réduirait leur période de « débâcle » aux années qui suivent, jusqu'au règne de Tukulti-Ninurta II (966-935) compris. Ils ont apparemment préservé des positions fortifiées dans la haute vallée du Khabur, en plus de leurs cités du cœur du royaume, autour du Tigre moyen. C'est en fin de compte un tableau moins dramatique que ce qui a pu être proposé par le passé, qui indique une grande capacité de résistance assyrienne[45].

Liste des rois médio-assyriens[modifier | modifier le code]

La datation est donnée av. J.-C. et approximative pour la première partie de la période[46].

Références[modifier | modifier le code]

  1. N. Ziegler, « Samsî-Addu », dans Joannès (dir.) 2001, p. 750-752 ; Lafont et al. 2017, p. 295-299.
  2. (en) S. Yamada, « The Transition Period (17th to 15th Century BCE) », dans Frahm (dir.) 2017, p. 109-113.
  3. Lafont et al. 2017, p. 529-530
  4. Lafont et al. 2017, p. 530-532.
  5. Lafont et al. 2017, p. 532-533.
  6. Lafont et al. 2017, p. 533-535 et 540-541. (en) S. Yamada, « The Transition Period (17th to 15th Century BCE) », dans Frahm (dir.) 2017, p. 114-115.
  7. Lafont et al. 2017, p. 535-536.
  8. Lafont et al. 2017, p. 541-544
  9. Lafont et al. 2017, p. 544 ; Jakob 2017a, p. 117-118
  10. Lafont et al. 2017, p. 539-540 ; Jakob 2017a, p. 117-118
  11. Lafont et al. 2017, p. 536 et 537
  12. Selon l'expression de H. Tadmor. Cf. (en) M. Liverani, « The 'Great Powers' Club », dans R. Cohen et R. Westbrook (dir.), Amarna Diplomacy, The Beginning of International Relations, Baltimore et Londres, , p. 15-24
  13. Lafont et al. 2017, p. 537-538 ; Jakob 2017a, p. 117
  14. EA 15
  15. Lafont et al. 2017, p. 538-539 ; Jakob 2017a, p. 118
  16. Jakob 2017a, p. 118-119
  17. Lafont et al. 2017, p. 545-546
  18. L. 15-34, Grayson 1987, p. 134. Traduction adaptée de Jacques Freu, Histoire du Mitanni, Paris, L'Harmattan, coll. « Kubaba / Antiquité », , p. 180
  19. Lafont et al. 2017, p. 547-548
  20. Lafont et al. 2017, p. 549 ; Jakob 2017a, p. 121 et 122
  21. Lafont et al. 2017, p. 550-552 ; Jakob 2017a, p. 121-122
  22. Jakob 2017a, p. 122
  23. Lafont et al. 2017, p. 554-557 ; Jakob 2017a, p. 122. Voir aussi (en) T. Bryce, The Kingdom of the Hittites, Oxford, 2005, p. 314-319.
  24. Lafont et al. 2017, p. 559-541 ; Jakob 2017a, p. 122-126
  25. Traduction de Sophie Démare-Lafont, « De bruit et de fureur. Le péan dans la culture politique du Proche-Orient ancien », dans M. T. Schettino et S. Pittia (dir.), Les sons du pouvoir dans les mondes anciens, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, , p. 196
  26. Lafont et al. 2017, p. 561
  27. Jakob 2017a, p. 126-129
  28. Jakob 2017a, p. 130-132
  29. Lafont et al. 2017, p. 562 ; Jakob 2017a, p. 132
  30. Lafont et al. 2017, p. 562-563 ; Jakob 2017a, p. 132-133
  31. Jakob 2017a, p. 133
  32. Jakob 2017a, p. 133-134
  33. Jakob 2017a, p. 134
  34. Lafont et al. 2017, p. 564
  35. Lafont et al. 2017, p. 564-566 ; Jakob 2017a, p. 134-135
  36. Lafont et al. 2017, p. 566 ; Jakob 2017a, p. 135-136
  37. À partir de J. Briend et M.-J. Seux, Textes du Proche-Orient ancien et Histoire d'Israël, Paris, Le Cerf, , p. 71-72.
  38. Lafont et al. 2017, p. 566-569 ; Jakob 2017a, p. 136
  39. Lafont et al. 2017, p. 569-571
  40. Jakob 2017a, p. 137
  41. Lafont et al. 2017, p. 571-573 ; Jakob 2017a, p. 137-138
  42. Lafont et al. 2017, p. 573-575
  43. Grayson 1991, p. 113-130.
  44. (en) E. Frahm, « The Neo‐Assyrian Period (ca. 1000–609 BCE) », dans Frahm (dir.) 2017, p. 165-167.
  45. Lafont et al. 2017, p. 593-594
  46. Repris de Frahm (dir.) 2017, p. 614-615.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généralités sur la Mésopotamie[modifier | modifier le code]

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  • Francis Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
  • Bertrand Lafont, Aline Tenu, Philippe Clancier et Francis Joannès, Mésopotamie : De Gilgamesh à Artaban (3300-120 av. J.-C.), Paris, Belin, coll. « Mondes anciens »,

Assyrie[modifier | modifier le code]

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  • (en) A. Kirk Grayson, The Royal inscriptions of Mesopotamia. Assyrian periods Vol. 2 : Assyrian Rulers of the First Millennium B.C. (1114-859 B.C.), Toronto, Buffalo et Londres, University of Toronto Press,
  • (en) Prudence O. Harper, Evelyn Klengel-Brandt, Joan Aruz et Kim Benzel, Assyrian Origins : Discoveries at Ashur on the Tigris, New York, The Metropolitan Museum of Art, (lire en ligne)
  • (en) John Nicholas Postgate, The Land of Assur & The Yoke of Assur : Studies on Assyria 1971-2005, Oxford, Oxbow,
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Période médio-assyrienne[modifier | modifier le code]

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  • (en) Stefan Jakob, « The Middle Assyrian Period (14th to 11th Century BCE) », dans Eckart Frahm (dir.), A Companion to Assyria, Malden, Wiley-Blackwell, , p. 117-142
  • (en) Stefan Jakob, « Economy, Society, and Daily Life in the Middle Assyrian Period », dans Eckart Frahm (dir.), A Companion to Assyria, Malden, Wiley-Blackwell, , p. 143-160

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]